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House of Hell est en HIATUS
Merci pour cette chouette année. :coeeur:

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 A defaut de lever nos verres, relevons des morts [ Aksynia]

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Caïn A. Sullivan
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Posté le Mar 25 Juil - 19:13.
J’étais dans mon bureau, posé sur ma chaise, les pieds sur la table en train de boire un verre de whisky. Je venais de finir ma troisième clope et l’odeur de tabac régnait dans la pièce non aérée. Je réfléchissais à ce que je pouvais faire pour réussir à continuer d'asseoir la force des démons en ville. Bien sûr, je pouvais tout miser sur les flammes et tout brûler, mais je voulais quelque chose de plus spectaculaire, de plus terrifiant. Je voulais que les gens, enfin les survivants, se souviennent de ce qu’il se passera. Je regardais les glaçons flotter à la surface de l’alcool, me disant qu’inonder la ville pourrait être amusant, car les survivants se réfugieraient dans les bâtiments tenant encore debout et il suffirait de les cueillir à ce moment-là. Puis le téléphone sonna et me tira de mes pensées.

Oui ?

On a son nom et son adresse monsieur, je vous envoie tout cela sur votre téléphone.

Très bien, je m’occupe de la suite, mais ne la quittez pas des yeux, je ne veux pas qu’elle meure tant que je ne lui ai pas parlé.

Un sourire arriva sur mes lèvres. J’avais peut-être mon attaque spectaculaire. J’avais entendu parler d’une sorcière qui pouvait relever les morts. Je savais qu’elle aidait les familles à faire leurs adieux, mais jusqu’à présent j’ignorais, comment la contacter. Une nécromancienne, voilà une personne redoutable et parfaite pour amener la mort, au sens propre comme au figuré. Lever des morts pour s’en prendre au vivant, cela fait scénario de film d’horreur bancal. Cependant, je suis sûr que les humains arriveront à créer un mouvement de panique. Les plus faibles seront vite éliminés et les plus forts penseront à survivre, mais la survie n’est pas toujours facile dans ces cas-là.

Mais pour le moment, je devais d’abord trouver cette femme, j’avais besoin de réponse quant à son pouvoir. Je devais savoir comment ça marche ai à quel niveau elle peut l’utiliser. Je ne sais pas grand-chose d’elle, juste qu’elle n’est pas d’ici et qu’elle sait se défendre, j’ai pu retrouver un humain que j’avais envoyé pour la tester, le pauvre n’a pas eu de chance visiblement. La petite créature risque d’être coriace, cela tombe bien, j’aime cela. Je me demande si elle a déjà rencontré un de mes congénères.

Après avoir vidé d’un coup mon verre, je pris ma veste et sortis, une fois dehors, une nouvelle clope se retrouva allumée à mon bec. Je déambulais dans la ville en regardant mon téléphone, être un chef à des avantages, j’ai pu poser des yeux et des oreilles à plusieurs endroits en ville et actuellement j’en ai certains qui sont braqués sur cette femme. On me prévenait à chacun de ses déplacements et de cette façon j’allais pouvoir croiser son chemin et le hasard n’aura rien à voir là-dedans.

Je déambulais dans les rues de la ville d’un pas assuré et rapide, j’avais hâte de voir à quoi pouvait bien ressembler cette fameuse nécromancienne. Une femme capable de relever les morts, j’avais déjà des images en tête, images nourries des clichés des films d’horreur bien sûr.

Je n’étais plus qu’à quelques rues d’elle, j’avançais vers une créature qui était enfin intéressante dans cette ville. Plus rien à voir avec ces minables médiums, ni ces misérables exorcistes. Cette femme a des pouvoirs qui me seront nécessaires pour m’amuser en ville et je compte bien faire en sorte qu’elle les utilise pour moi, de gré ou de force.

J’entrais dans la même rue que la sienne, bientôt on serait face à face. Un homme arriva près de moi, légèrement essoufflé.

Elle arrive par ici monsieur. La rue est déjà bloquée dans les deux sens, personnes ne viendra vous déranger.

Parfait, laissez-moi maintenant et n’approchez sous aucun prétexte, cela pourrait chauffer dans la zone si cela tourne mal.

L’homme fit demi-tour pendant que je continuai mon chemin. Je ne connais pas cette capacité, ni même si elle a pu remarquer que la rue était vide à présent. J’avais des démons mineurs et des humains que je tenais par la peur qui s’assureraient que personne n’essaie de passer par ici.

Je vis la jeune femme approcher. Je dois avouer que je l’imaginais différemment, mais tous ses films ont rendu mon jugement subjectif. Elle paraît moins impressionnante que ce que je pensais, mais c’est souvent comme cela que la magie est la plus dangereuse, quand on baisse sa garde en sous-estimant la personne. Je n’étais qu’à quelques mètres d’elle, j’écrasais ma clope au sol avant de commencer à lui parler, tout en gardant une certaine distance, dirons-nous de sécurité.

Ah ! Miss Barton, le monde est petit, j’aimerais m’entretenir avec vous par rapport à votre don. Je pense que je pourrai avoir besoin de votre aide et pour ce faire j’aurai besoin de vous poser quelques questions.

J’avais horreur de la courtoisie et je faisais des efforts pour paraître si courtois et gentil, je devais déjà le faire bien assez souvent au funérarium avec les familles. La gentillesse n’est pas mon fort, pas plus que la compassion. Oh ! puis merde au diable tout cela, après tout ce n’est qu’une humaine avec un petit plus.

Bien entendu, je ne laisse pas vraiment le choix. J’aimerais que tu fasses quelque chose pour moi.

Je brûlais d’envie de voir son fameux pouvoir, j’avais déjà entendu parler des nécromanciens en Enfers, mais jusqu’à présent je n’avais pas encore eu la chance d’en rencontrer un seul. Je voulais voir ce que ça donne un mort qui se relève et surtout s’il est exploitable. Et si jamais cette femme ne voulait pas, je pourrai toujours l’embraser, après tout c’est comme cela que l'on traite les sorcières, avec un bûcher. Et l’avantage avec mon pouvoir, c’est que je n’ai nullement besoin de bois ou autres, un claquement de doigt suffira pour enflammer les jambes de ce petit bout de viande humaine et je me délecterai de ses cris de souffrance qui briseront le silence de la ville.


Dernière édition par Caïn A. Sullivan le Ven 28 Juil - 18:09, édité 1 fois
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Aksynia A. Barton
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Posté le Mer 26 Juil - 9:21.
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Featuring Caïn A. Sullivan


Les ruines s'amoncellent. Mais les gens reconstruisent au fur et à mesure. Pourtant tout ceci est une voie sans fin. Un cycle éternel que rien n'arrête. A moins que les Démons cessent les destructions ou que les autres groupes en sortent vainqueur. Parfois, il faut juste compter sur soi-même pour sa survie. Essayer d'éviter de croiser les gens dangereux et se cacher pour mieux vivre. Cacher n'est pas trop la bonne solution pour une jeune femme qui marche d'un pas décidé dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Dans le Quartier Est plus précisément. Elle sait pertinemment que ce quartier est dirigé par les démons et les esprits mais elle est contrainte de passer par cet endroit pour rentrer chez elle. Armée de son pouvoir, de ses armes planquées sur elle et de son courage sans faille, elle marche, bien consciente du danger persistant qui risque de la prendre par surprise.

Artyom lui manquait. Il l'avait accompagné durant son enfance jusqu'à ce qu'il disparaisse comme par enchantement. Mais elle avait l'impression qu'elle ressentait une présence en tout temps. Peut-être ne voulait-il pas se montrer pour le moment. Cela faisait des années. Mais elle avait appris à s'endurcir, ne montrant rien de ce qu'elle pensait ou ressentait. Un visage lisse où rien n'apparaîtra. Vêtue de vêtements noirs, ses armes ainsi invisible à quiconque – et puis après tout le sang n'était pas visible non plus-, elle marchait, haute sur ses talons, pas de talons aiguilles, ce n'était vraiment pas pratique pour courir surtout si la fuite devait être rapide. Parfois il fallait aussi faire face à voir ce qu'il allait bien se passer. Mais Aksynia était loin de se douter que les choses allaient pas mal changer aujourd'hui. Une rencontre qui pourrait bien tout bouleverser. Pour bouleverser sa vie, il en fallait tout de même beaucoup. Elle avait survécu jusque là, que pouvait-il arriver de pire ? Rencontrer un Démon Régent ? Elle frissonna à cette idée parce que son intuition la trompait rarement. Pourtant il ne faisait pas froid dehors.

Cependant, elle commença à ressentir un vide autour d'elle. Les voix ne se faisaient plus entendre. Elle s'arrêta donc et elle ne vit plus personne autour d'elle. Après quelques personnes au loin qui semblaient discuter. Mais juste semblaient. Pas qu'ils le faisaient réellement. Elle fronça les sourcils et ne tarda pas à voir un homme de haute stature arriver en face à face avec elle. Restant de marbres, elle continua à marcher jusqu'à s'arrêter en face. L'homme en particulier semblait vouloir garder une certaine sécurité. La nécromancienne ne put s'empêcher de sourire d'un air carnassier. Il n'avait pas peur, mais la sécurité semblait être primordiale apparemment. Alors qu'il écrasait sa cigarette sur le sol il parla:


Ah ! Miss Barton, le monde est petit, j'aimerais m'entretenie avec vous par rapport à votre don. Je pense que je pourrai avoir besoin de votre aide et pour ce faire j'aurai besoin de vous poser quelques questions.

Mais quelle était donc cette machination ? Elle n'avait jamais eu d'ennuis à cause de son pouvoir. Mais il semblerait que quelqu'un veuille l'utiliser pour arriver à ses fins. Mais jusqu'à quel point ? Et aurait-elle encore la vie sauve encore ensuite ? Elle fit la moue. Mais derrière l'homme en question, un fantôme fit son apparition. Il lui avait manqué ! Elle continuait de regarder l'homme dans les yeux, il était beau tout de même, elle n'allait pas le cacher. Mais elle voyait Artyom dans son champ de vision qui lui faisait des signes. Petite, ils parlaient souvent dans ce langage pour se faire comprendre de manière très discrète. Un signe de cornes, puis de flammes puissantes. Avec un signe pour dire une couronne et à quel point l'homme était dangereux. Elle savait à présent à qui elle avait affaire. Elle sourit d'autant plus que cela remettait les compteurs à zéro. 1 partout. Cela donnait un pied d'égalité à tout cela. Mais le Prince Démon Régent ajouta:

Bien entendu, je ne laisse pas vraiment le choix. J'aimerais que tu fasses quelque chose pour moi.

Il avait de beaux yeux et un certain charme. Renvoyant ses cheveux vers l'arrière elle se contenta d'un:

Caïn, ou plus connu sous le nom de Bélial, je présume. Qu'ai-je à gagner en échange de ce service ? Ce n'est pas que je tiens particulièrement à la vie vu que je suis attachée à la mort d'une quelconque façon, mais je tiens quand même à vivre. Que m'offres-tu à la place ? Ne me propose pas ma vie, cela ne compterait pas.

Elle aurait presque pu parler sèchement, mais si elle devait négocier avec le diable en personne, elle n'hésiterait pas à négocier dans des termes très strictes. Quitte à lui  donner mal à la tête à ce Démon.


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Caïn A. Sullivan
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Posté le Jeu 27 Juil - 11:12.
J’étais face à la jeune femme qui ne semblait pas spécialement effrayée. Très bien au moins elle aura les idées claires pour discuter. Et puis je pourrai lui donner une raison de me craindre par la suite si cela s’avère nécessaire. J’examinais la femme de haut en bas, cela faisait un moment que je n’avais pas vu de sorcière et je pense que les dernières remontent à Salem. Je m’étais bien amusé à l’époque, on proposait de les brûler sur un bûcher. En n'expliquant que si c'étaient vraiment des sorcières, elles survivraient ou seraient sauvées par le diable. Bien évidemment toutes sont mortes. Les humains sont tellement stupides et cette pratique avait déjà commencé au Moyen Âge, je m’en délectais à chaque fois, à vrai dire je me délecte de toutes les morts, mais celles au bûcher sont particulièrement savoureuses, surtout quand la personne commence à crier et à appeler à l’aide, tout en sachant que personne ne viendrait aider une sorcière.

Elle révéla rapidement mon nom, ainsi la présence derrière moi n’était pas sans intérêt pour elle. Elle pouvait donc les voir, c’était bon à savoir. Pourtant, celui-ci ne semblait pas dangereux, elle ne s’entourait pas pour se défendre. Elle commença directement à ouvrir les négociations. Elle était donc prête à passer un pacte avec le diable. Mais si elle sait qui je suis, je n’ai pas besoin de me cacher, j’étirai un large sourire en la fixant, elle promettait cette petite. Elle n’était pas laide en prime. Et puis je sentais que ce petit bout de femme pouvait être intéressant. Peut-être que je pourrai avoir plus qu’une armée de zombies au final.

Mais pour le moment je devais, en savoir plus sur son pouvoir, savoir s’il peut vraiment m’être utile et s’il vaut la peine de passer un pacte avec elle. Parce que, je n’irai pas loin avec juste un seul revenant, restons sérieux. À ce prix-là, j’ai autant à créer une mini-nova en ville et à admirer les gens courir dans tous les sens. Tiens cela pourrait être un projet intéressant cela.

Mais je fixais la jeune femme sans sourciller. Elle avait du répondant et cela me plaisait, mais attention à elle de ne pas pousser sa chance trop loin au point de devenir arrogante à penser pouvoir manipuler un régent.

Bien vous savez donc qui je suis, c’est une bonne chose, cela sera plus simple. Même si je sais que sans votre ami derrière moi, vous ne l’auriez pas su, du moins pas aussi facilement. J’ai beaucoup entendu parler de vous et de vos pouvoirs et je voulais voir cela par moi-même, même si j’ai pu voir des vidéos de vous grâce à mes hommes. Tant à ce que j’ai à vous proposer en échange de vos services ? Votre vie ? Ma chère, il y a des choses qui sont bien pires que la mort, vous savez. Cependant, je pourrai faire en sorte de vous octroyer une protection tant que vous travailliez pour moi, j’ai bien assez de monde sous mes ordres pour cela. Parce que, je ne doute pas que d’autres personnes puissent vouloir avoir accès à vos pouvoirs, surtout dans les démons liés à la Destruction.

Je ne quittais pas la jeune femme des yeux, à première vue elle ne semblait pas dangereuse, mais parfois ce sont les plus créatures qui ont l’air les plus inoffensives qui se révèlent les plus mortelles, regardez l’ornithorynque par exemple, ce petit-fils de pute à des glandes empoisonnées au niveau de ses chevilles. Cependant, même si elle savait se défendre, je ne suis pas un simple humain qui peut se faire avoir par un coup de couteau ou une balle de pistolet.

Je fis craquer mon cou tout en étirant un sourire carnassier sur mes lèvres. Puis en une fraction de seconde je me téléporte derrière elle et place mes mains sur ses épaules, la chaleur se dégage de mes mains, sans pour autant être dangereuse, mais juste pour lui faire comprendre que tout peut basculer en un instant.

Voyez-vous, je ne suis pas le démon le plus ouvert à la négociation, en général quand je veux quelque chose, je le prends par la force si nécessaire. Et je fonctionne sur le principe du « Si, je ne peux pas l’avoir, alors personne ne l’aura ». Je peux faire de votre vie un véritable Enfer si je le veux. Mais vous avez l’air de quelqu’un d’intéressant et d’intelligente, je suis sûr que vous prendrez la bonne décision.
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Aksynia A. Barton
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Posté le Ven 28 Juil - 10:07.
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Les choses devenaient de plus en plus intéressantes. Cela promettait d'être à la fois passionnant et dangereux. Mais le danger pouvait être remplis d'adrénaline. L'adrénaline était un carburant chez certains, chez d'autres, cela bloquait toutes les perceptions, rendant la personne très différente de ce qu'elle est réellement. La nécromancienne n'était pas le moins du monde effrayée par le démon qu'elle avait en face d'elle, fut-il un Prince Démon Régent que cela ne changerait rien. Elle n'était pas forcément de grande taille, même avec ses talons, mais la taille n'avait pas une grande importance dans un combat. Mais ici combat il n'y avait pas. Elle le savait dangereux et il serait bien capable de la tuer en une fraction de seconde. D'autant plus qu'il souriait. Elle semblait alors le voir réellement pour ce qu'il était. Mignon qui plus est, mais la beauté était aussi chose dangereuse. Tous comme les sentiments dont elle avait appris à se protéger. Elle ne souhaitait plus ressentir quoi que ce soit. Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore. Célèbre proverbe qui est pourtant tellement vrai. Elle l'observe alors qu'il ne sourcille pas, il ne semblait même pas déçu qu'elle ne soit pas effrayée. Le courage aidait pas mal. Un Démon était gérable et elle se fit la réflexion qu'heureusement qu'elle tombait sur lui plutôt que sur d'autres qui n'auraient peut-être pas hésité à user de leur force en nombre pour avoir ses faveurs. Elle ne tarda pas non plus à avoir une réponse à sa réplique.


Bien vous savez donc qui je suis, c’est une bonne chose, cela sera plus simple. Même si je sais que sans votre ami derrière moi, vous ne l’auriez pas su, du moins pas aussi facilement. J’ai beaucoup entendu parler de vous et de vos pouvoirs et je voulais voir cela par moi-même, même si j’ai pu voir des vidéos de vous grâce à mes hommes. Tant à ce que j’ai à vous proposer en échange de vos services ? Votre vie ? Ma chère, il y a des choses qui sont bien pires que la mort, vous savez. Cependant, je pourrai faire en sorte de vous octroyer une protection tant que vous travailliez pour moi, j’ai bien assez de monde sous mes ordres pour cela. Parce que, je ne doute pas que d’autres personnes puissent vouloir avoir accès à vos pouvoirs, surtout dans les démons liés à la Destruction.

Elle fronça les sourcils. Ainsi donc elle avait été suivie et filmé pendant tout ce temps depuis son arrivée ? Que savait-il d'autres sur elle ? Elle n'avait pas peur de la mort, sa vie ne lui importait pas grand chose. Elle savait se défendre et d'un côté, vivre dans le danger était excitant et remplis de cette adrénaline qui lui servait de carburant. N'empêche qu'il restait l'un des démons les plus dangereux. Qui c'est si les autres Démons Régents ne la surveillaient-elle pas eux aussi ? Elle accepterait bien de travailler pour lui si la protection lui était bénéfique. Elle voyait toujours Artyom derrière lui mais cela ne lui plaisait pas spécialement qu'il soit au courant. Elle aurait préféré garder cela pour elle. Artyom aussi semblait froncer les sourcils. Cela n'augurait pas grand chose de bon pour elle et son fantôme. Elle l'observa craquer son cou. Elle n'aimait pas vraiment cela d'autant plus qu'un sourire carnassier s'étirait sur ses lèvres. Puis il disparut. Mais elle doutait sincèrement que le Démon parte alors que leur discussion n'était pas terminée. C'était très rapide surtout quand elle sentit que des mains se posaient sur ses épaules. Elle se raidit, prête à agir. De la chaleur s'en dégageait. Elle trouvait cela agréable pourtant. Mais c'était dangereux. Elle avait alors Artyom en face d'elle et il la regardait d'un air inquiet. Ses mains devant elle, elle lui fit des signes discret pour qu'il s'en aille, que c'était trop dangereux pour elle et pour lui par la même occasion. Elle n'avait pas peur. Quoi que, peut-être un peu. Mais sans peur, il n'y avait pas de courage. La peur aussi pouvait être un carburant. Pleine d'énergie et de pouvoirs, elle l'entendit prendre la parole.

Voyez-vous, je ne suis pas le démon le plus ouvert à la négociation, en général quand je veux quelque chose, je le prends par la force si nécessaire. Et je fonctionne sur le principe du « Si, je ne peux pas l’avoir, alors personne ne l’aura ». Je peux faire de votre vie un véritable Enfer si je le veux. Mais vous avez l’air de quelqu’un d’intéressant et d’intelligente, je suis sûr que vous prendrez la bonne décision.

Elle préférait vraiment que ce soit à elle de décider. Elle pouvait comprendre que le Démon ne voulait pas que son pouvoir soit à quelqu'un d'autre. Alors comme cela il l'a trouvait intéressante ? Mais en quoi ? Elle pourrait très bien lui poser la question mais avant il fallait qu'elle se sorte de ses mains dangereuses. Agréables mais dangereuses. Fermant les yeux, elle appela son pouvoir. Le pouvoir du Démon était chaleur, bien que cela soit agréable, elle ne pouvait pas se permettre d'apprécier ce moment alors qu'en un instant cela serait tout aussi mortel. Son pouvoir à elle était froid glacial. L'appelant au fond d'elle, elle dénoua le verrou imaginaire qu'elle imaginait et lança son pouvoir vers lui. Il n'était pas un mort mais c'était un Démon, il serait sûrement sensible à la magie, peu importe laquelle elle était. Il allait alors se sentir comme refroidit. Cela se passait en une fraction de seconde et elle n'eut pas le temps de dire stop à Artyom que celui-ci la traversait pour traverser le Démon de toute part. Elle se dégagea d'un coup de coude dans le ventre du Démon pour ne plus être en contact avec ses mains et finit par passer derrière lui pour se mettre face à son fantôme. Celui-ci n'aimait pas la traverser habituellement et il ne semblait pas comprendre qu'elle « protégeait » le Démon. Démon qui pourrait passer pour son employeur plus tard. Elle le regarda avec colère et fit plusieurs signes des mains. Il était temps qu'il parte. Elle le regarda s'évaporer. Elle s'occuperait de lui plus tard. Il en avait assez fait, d'autant plus qu'elle ne doutait pas que cela puisse avoir énervé Bélial. Elle se mordit la lèvre avant de se tourner lentement vers le Démon en question. Elle n'allait pas se morfondre en excuses, d'autant plus qu'elle ne savait si il comprendrait. Elle le fixait dans les yeux avant d'ajouter rapidement:

J'accepte. Mais ne me menacez plus jamais.




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Posté le Ven 28 Juil - 14:43.
Je gardais mon sourire aux lèvres, elle avait brièvement réagi quand je lui ai dit qu’elle avait été suivie, visiblement elle n’avait rien remarqué, mes espions ont fait un excellent travail. Avoir des yeux et des oreilles partout en ville est un énorme avantage, surtout pour quelqu’un de mon rang. Pouvoir être informé de la présence ou des activités de certaines personnes, c’est essentiel. La réflexion n'était peut-être pas mon fort, mais je devais avouer que par moments, ça avait du bon. Et ici je sentais qu’avec cette femme, j’allais pouvoir faire de grands choses.

Elle ne semblait pas ravie non plus que je remarque la présence du fantôme, comme si un esprit pouvait se cacher facilement. Il est bien trop jeune pour pouvoir se cacher de nous. Mais ce que j’aimais chez cette femme, c’est qu’elle ne reculait pas, elle ne semblait pas avoir peur, ni de moi, ni de mourir. En même temps, pour une nécromancienne, la peur de la mort serait assez paradoxale après avoir joué avec toute leur vie.

Mais même quand je fis mon apparition derrière elle, elle ne se démonta pas. Elle eut un léger sursaut, mais c’était compréhensible, elle ne devait pas réellement connaître les pouvoirs des démons et donc elle ne devait pas être au courant de nos téléportations. C’était un avantage et j’avais encore d’autres surprises en réserves pour elle. Bien entendu, je n’allais pas la brûler, pas tout de suite du moins.

Mais la jeune femme reprit rapidement ces esprits et rapidement je sentis une vague froide me traverser le corps, c’était surprenant. La garce avait osé utiliser sa magie contre moi. Et comme si ça ne suffisait pas, je sentis quelque chose me traverser la poitrine, cela s’est passé vite, j’eus à peine le temps de voir le fantôme qui accompagne la jeune femme. Sous la sensation, ma prise se desserra légèrement, mais suffisamment pour que la jeune femme me mette un coup de coude pour se dégager entièrement et passer derrière moi. Je n’ai pas pu voir ce qui se passait dans mon dos, mais elle ne chercha pas à m’attaquer.

Je fis craquer toutes mes articulations en poussant un profond soupir. Je tournai lentement les talons pour faire face à la jeune femme. J’essayais de rester calme, enfin le plus possible. Elle avait de la chance que j’aie besoin d’elle sinon elle ne serait déjà plus qu’un petit tas de cendres fumantes. La température commença à augmenter autour de moi. Je pris une cigarette dans ma veste, enflammai le bout et tirai dessus une longue fois. Je n’avais pas quitté la sorcière des yeux. Le fantôme lui semblait avoir disparu. Mais cela n’inquiétait pas la femme qui n’avait nullement l’intention de s’écraser face à moi. Elle commençait à me plaire la petite. Elle osa même me dire de ne plus la menacer. Elle était soit totalement inconsciente, soit trop courageuse.

Je dois avouer que vous ne manquez pas de courage Miss Barton. Vous savez qui je suis et probablement de quoi je suis capable, mais vous osez quand même vous en prendre à moi. Vous êtes fascinante, malgré le fait que je puisse vous tuer d’un claquement de doigt, vous n’avez pas hésité votre ami et vous à m’attaquer. Cependant, je me dois de vous déconseiller de recommencer, je ne serai pas tout le temps si conciliant. Mais puisque vous acceptiez mon offre, je vais oublier ce passage de folie. Mais vous avez du cran, je dois l’admettre, ça change des autres humains qui sont terrorisés à la simple idée de me croiser.

Je pris un temps pour calmer totalement mes ardeurs. Mes yeux brûlaient d’un désir de vengeance, la petite effrontée m’avait attaquée en toute connaissance de cause, mais je ne pouvais pas la tuer. J’étais curieux de voir ce qu’elle valait exactement. Peut-être pourrait-elle être plus qu’une simple sorcière levant une armée. Elle avait réussi à m’énerver, mais en même temps il y avait un quelque chose qui me plaisait bien chez elle. Peut-être le fait qu’elle n’ait pas peur de moi et qu’elle me tienne tête. Après tout même dans mes rangs, il y avait de nombreux démons qui me craignaient. Mais elle une simple petite humaine restait droite.

Je sentis un de mes hommes se rapprocher. Il avait sûrement dû voir la scène de loin et venait tenter d’intervenir. Je lui fis signe de s’arrêter et de repartir d’où il vient. La rue devait rester vide.

Bien maintenant que les esprits se sont calmés, nous allons pouvoir discuter. Comme je vous l’ai dit votre pouvoir m’intéresse au plus haut point. Le fait de pouvoir lever des morts faits de vous quelqu’un de spécial et d’intéressant. Mes questions sont donc les suivantes : Comment faites-vous, combien vous pouvez en faire et qu’avez-vous besoin pour le faire ? Puisque vous acceptez de pactiser avec le diable, j’aurai besoin d’en savoir plus sur ce dont vous êtes capable.
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Posté le Ven 28 Juil - 23:51.
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Featuring Caïn A.Sullivan


Tant de choses peuvent se passer en quelques secondes que parfois on se demande si tout cela s'est réellement passé. Alors oui le fantôme a traversé le Démon, mais cela n'aurait jamais du se passer comme ça. La nécromancienne voulait juste que le Démon reconnaisse son pouvoir pour la reconnaître plus tard si cela devait arriver. Elle ne doutait pas qu'il existait d'autres nécromanciens. D'ailleurs pourquoi elle ? Etait-elle la seule nécromancienne en ville ? Ou la visait-il vraiment personnellement ? Elle fronça les sourcils. Elle était déjà pas mal énervée à cause d'Artyom alors si en plus ses réflexions venaient la contrarier... Elle avait déjà contrarié le Prince Démon Régent Bélial. La journée ne pouvait pas être pire n'est-ce pas ?

Elle était tournée vers lui après la disparition du fantôme. Fantôme qui finirait peut-être par disparaître un jour. Il lui avait manqué mais elle avait tellement gagné en indépendance que cela la dérangeait qu'il réagisse de la sorte. Elle verrait tout cela plus tard. La sur le moment elle sentait plutôt les températures augmenter autour d'elle. Elle entendit des bruits d'articulations suivis d'un profond soupir avant que Caïn ne tourne les talons pour lui faire face. Elle se contenta de le fixer dans les yeux en gardant la tête haute. Quoi qu'elle n'eut pas forcément beaucoup de mal vu qu'il était beaucoup plus grand qu'elle. Un homme grand, fort et charismatique. Mais c'était un Démon. La chaleur augmentait toujours lentement et il sortit une cigarette avant de l'allumer de tirer dessus une longue fois. La fumée ne tarda pas à sortir de sa bouche Seulement elle était trop prêt. Elle ne tarda donc pas à être enfumée. Secouant l'air de la main, elle put de nouveau le voir. Elle n'était pas très fan des cigarettes.


Je dois avouer que vous ne manquez pas de courage Miss Barton. Vous savez qui je suis et probablement de quoi je suis capable, mais vous osez quand même vous en prendre à moi. Vous êtes fascinante, malgré le fait que je puisse vous tuer d’un claquement de doigt, vous n’avez pas hésité votre ami et vous à m’attaquer. Cependant, je me dois de vous déconseiller de recommencer, je ne serai pas tout le temps si conciliant. Mais puisque vous acceptiez mon offre, je vais oublier ce passage de folie. Mais vous avez du cran, je dois l’admettre, ça change des autres humains qui sont terrorisés à la simple idée de me croiser.

Elle lui fit un sourire carnassier. Ce n'était pas une attaque, mais c'était un prévention de ce qu'il voulait savoir. L'attaque n'aurait pas dû avoir lieu et comme Bélial jetait l'éponge dessus, elle fit un vaste geste de la main pour passer à autre chose. Artyom lui paiera plus tard. Les négociations allaient pouvoir continuer. Ce n'était pas si mal de pactiser avec un Démon après tout. Elle ne quittait pas les yeux du démon et ne tarda pas à voir la lueur de vengeance dans son regard. Elle en sourit d'autant plus. Cela promettait d'être intéressant. La vengeance était un plat qui se mangeait froid. Hors le démon était chaud bouillant. Peut-être voulait-il encore être refroidi ? Son pouvoir de nécromancienne n'était pas loin de la surface, et elle n'hésiterait pas à s'en servir. Elle ne croyait pas en Dieu. Mais l'Enfer ne lui était pas forcément étrangé. On lui avait souvent dit qu'elle était maudite parce qu'elle transgressait la nature. Relever les morts était mal pour la plupart des gens. Sauf pour Bélial apparemment. Un mouvement dans son champ de vision. Un homme qui se rapprochait mais un geste de la main de Caîn et l'homme repartit. Le danger était peut-être deux fois plus grand si il avait des gardes du corps. Elle grimaça. Elle n'était pas de taille face à autant de monde.

Bien maintenant que les esprits se sont calmés, nous allons pouvoir discuter. Comme je vous l’ai dit votre pouvoir m’intéresse au plus haut point. Le fait de pouvoir lever des morts faits de vous quelqu’un de spécial et d’intéressant. Mes questions sont donc les suivantes : Comment faites-vous, combien vous pouvez en faire et qu’avez-vous besoin pour le faire ? Puisque vous acceptez de pactiser avec le diable, j’aurai besoin d’en savoir plus sur ce dont vous êtes capable.

[color=black]Une chose était certaine, seul le pouvoir l'intéressait. Sa vie en elle-même n'était rien finalement. Elle se retint de grimacer. Non garder un visage lisse était la meilleure solution. Ne rien montrer à son adversaire, peu importe ce qu'il fut. Mais le Démon avait des questions. Intéressante qui plus est mais elle n'avait pas forcément terminé de négocier. Chaque chose en son temps. Mais pour le moment la cigarette la dérangeait. Ce n'était pas terrible pour discuter quand on était aveuglé. D'un geste rapide, elle lui piqua sans se brûler, la jeta au sol et l'écrasa sous son talon. Ce n'était pas un défi, elle voulait juste parler sans être aveuglée. Elle se contenta donc de sourire comme si de rien n'était. Une lueur d'amusement brillait dans ses yeux. Elle commençait à l'apprécier.

Tant de questions, Monsieur Sullivan. Si ce n'est pas que mon pouvoir qui vous intéresse, je peux bien sûr y répondre évidemment. Le rituel dépend du moment, parfois il en faut pas, et d'autres fois, le moment est trop urgent pour le mettre en place. Je me contente de faire sans, c'est plus rapide et ça use moins de pouvoir. Le rituel se concentre sur une seule personne, pas très utile pour une armée. Combien je peux en faire ? Cela dépend de ma santé, ma force mentale et physique. Mais c'est plus facile d'en faire quand les ténèbres nous entourent. Les ténébres appellent la mort et la grande Faucheuse aime la nuit c'est bien connu. Ce dont j'ai besoin...

Elle prit le temps de réfléchir un instant. Après tout dépendait de ce qu'elle voulait relever ou non.

Pour beaucoup de nombres de mort, il faudra augmenter la taille du sacrifice. Deux morts équivaut à une chèvre pour moi. Donnez moi une vache et j'en relèverais dix. Un sacrifice humain... Là ne me demandez pas le nombre. Un sacrifice humain amène tellement de pouvoirs qu'un cimetière peut parfois être relevé en entier. Après tout dépend aussi de l'âge des morts. Plus les morts sont vieux, plus il faut de pouvoirs.

Elle sourit, amusée avant d'ajouter:

Vous ignoriez tout cela n'est-ce pas?



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Posté le Sam 29 Juil - 9:43.
Je regardais la jeune femme dans les yeux en tirant toujours sur ma cigarette. Elle avait quelque chose de fascinant. Je ne sais pas si c’est fait qu’elle ne soit pas du genre à s’incliner devant quelqu’un comme moi ou si c’est son audace, mais elle a un quelque chose que je n’avais encore jamais vu chez les humains. J’étais curieux de découvrir quelles autres surprises elle avait en réserve. J’étais partagé entre l’idée de lui faire payer l’affront de l’attaque et pas l’idée de la féliciter pour avoir osé. Dans un monde où la vie des humains ne tient qu’à un fil, elle n’hésite pas à jouer avec le feu en sachant qu’elle pourrait la perdre à tout instant.

Je la vis agiter sa main devant moi, visiblement la fumée n’était pas son amie. Quant à moi, elle ne me dérangeait nullement, mais après tout vous connaissez le proverbe :  il n’y a pas de fumée sans feu. Et puis je dois admettre que la cigarette est une invention particulière plaisante pour ceux qui savent l’apprécier, le tabac doit sûrement être une invention démoniaque. Après tout un humain serait-il assez fou pour cultiver et consommer une plante qui mènera nécessairement à sa propre mort ?

Je prenais le temps d’analyser la jeune femme à chaque mot que je prononçais, j’épiai ses mimiques, ses gestes, ses grimaces. Je la vis faire la moue en voyant mon homme de main arriver et repartir à mon signal. Visiblement elle pensait que l'on était que tous les deux, ce qui n’était pas entièrement faux, eux étaient justes là pour bloquer la route et faire en sorte que personne ne vienne nous déranger. En aucun cas, ils n'ont reçu l’ordre d’intervenir. J’aurais pu bloquer la rue moi-même avec des murs de feu, mais parfois il vaut mieux ne pas trop se faire remarquer.

Je pris une nouvelle bouffée de tabac, j’essayais de comprendre ce petit bout de femme qui se trouvait devant moi. Elle jouait tous les jours avec la mort, elle plus que n’importe qui doit savoir ce qu’il peut lui arriver face à un démon et elle doit bien avoir une idée de ce qui lui arriverait si elle vient à mourir, l’accès au paradis lui serait sans aucun doute refusé. Après tout relever les morts, c’est un peu jouer à Dieu. Et le Paternel ne la laissera sûrement pas entrer en haut. Non, elle se retrouvera sans aucun doute en bas, chez nous. Bien que cela ne me dérangerait pas. Et puis là-bas je n’aurais aucun mal à la retrouver.

Alors que j’allais à nouveau tirer sur ma cigarette, la jeune sorcière me l’attrapa et l’écrasa sur son talon. Décidément elle avait envie de tenter sa chance jusqu’au bout. J’ai été tellement surpris que je n’aie même pas eu le temps de réagir et de l’empêcher de me la prendre. Elle est décidément pleine de ressources. Plus les choses avançaient, plus elle me plaît cette petite. J’avais l’impression qu’elle trouvait cela amusant. Elle jouait avec le feu et elle le savait pertinemment, elle se contentait juste de sourire.

Vous savez combien cela coûte ces merdes ? C’est dommage de m’en faire gâcher une.

Mais suite à cela, elle commença à répondre à mes questions. Enfin, j’allais en apprendre plus sur la magie des morts. La nécromancie, une magie noire qui a été interdite il y a bien longtemps à cause de son caractère immoral. Il était d’usage de laisser les morts reposer en paix. Pourtant, moi la paix, je n’aime pas cela, alors les morts, je les veux debout et à côté de moi. Et pour cela, il me faut quelqu’un, je ne peux pas le faire moi-même. Et quand j’ai entendu parler d’une femme étrangère à la ville qui en était capable, je me suis dit que c’était ma chance.

Ainsi, donc, elle n’avait pas besoin de mettre en place un énorme rituel, c’était bon à savoir. Quant aux sacrifices, ce n’était pas un problème. Je sélectionnerai des volontaires moi-même.  Mais elle semblait amusée du fait que j’ignore tout cela. Bien évidemment en tant que démon, je n’ai pas eu besoin de telles connaissances jusqu’à maintenant.

Ne vous méprenez pas, oui de base, c’était votre pouvoir qui m’intéressait. Mais je dois admettre que vous dégagez quelque chose d’intéressant, de fascinant même. Vous n’avez pas peur de mourir, sinon vous ne vous amuseriez pas à oser tant de chose et cela c’est une qualité que j’apprécie beaucoup. Mais concernant votre magie, vous pouvez donc relever beaucoup de monde rapidement. C’est plutôt ce genre de chose qu’il me faut. Ne vous en faites pas pour ce qui est du sacrifice, je vous trouverai ce qu’il faut. Je peux avoir des humains facilement. Et les cimetières des environs regorgent de monde depuis l’arrivée de l’homme ici. Les indigènes, les esclaves, les colons, les habitants, tant de monde présent en ces lieux.

Je commençais déjà à voir les possibilités qui s’offraient à moi avec une telle personne à mes côtés.
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Posté le Sam 29 Juil - 10:40.
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Featuring Caïn A.Sullivan


Aujourd'hui tout n'était qu'amusant et dangerosité. Un mélange de choses tout à fait exquise pour ceux qui aimait jouer avec leur vie. C'était le cas d'Aksynia. Jouer avec Bélial était un pur plaisir. Il s'était énervé contre l'attaque fantômatique mais il s'était calmé il semblerait. Elle souriait toujours. Elle allait enfin avoir une vie trépidante. Cela lui changerait de sa routine. Déjà elle avait voulu changer de vie et partant de Calgary et en voulant rendre service en relevant les morts. Mais à présent qu'elle était face au Démon et qu'elle avait accepté, elle avait hâte de savoir ce que la journée de demain lui réservait. Elle ne doutait pas que le Démon veuille qu'elle commence assez rapidement. Elle avait hâte de faire accroître encore plus son pouvoir. On pourrait la qualifier le téméraire et d'intrépide, mais non, elle n'était que courage. Le courage pouvait amener des personnes à faire des choses insensées. Retirer une cigarette d'un Prince Démon Régent alors qu'il venait à peine de se calmer était vraiment la chose la plus insensée qui soit. Mais elle s'en amusait. Elle l'appréciait ce démon qui semblait ne pas vouloir la réduire en cendres finalement. Et puis, elle était sûre qu'elle rejoindrait l'enfer à sa mort, alors pourquoi ne pas les rejoindre de son vivant ? Elle en sourit d'autant plus. Elle semblait avoir trouvé comme un chez soi ici, dans cette ville. Mais pour le moment elle ne gagnait sa vie qu'en aidant des familles. Cela ne suffisait pas forcément à ses besoins. Caïn ne tarda pas à râler en pestant:


Vous savez combien cela coûte ces merdes ? C'est dommage de m'en faire gâcher une.

Elle s'était retenue de répliquer avec une phrase acerbe. Embêter et titiller un démon n'était pas la meilleure idée qui soit, mais elle savait qu'il finirait par obtenir ce qu'il voudrait. Alors elle avait répondu à ses questions. Il semblait d'ailleurs cruellement manquer d'informations. Maintenant qu'elle savait que le Démon n'était pas vraiment seul, elle les avait à l'oeil, tous autant qu'ils sont. Elle recommençait à sentir la présence d'Artyom mais il ne se montra pas. Il se contentait sûrement d'observer. Un fantôme ne pourrait rien faire contre la dangerosité qu'elle avait en face d'elle. Elle espérait qu'il n'interviendrait pas. Elle regarda les deux côtés de la rue, fronçant les sourcils dès qu'un Démon ne voulait pas baisser les yeux. Elle négociait avec leur boss, ils pouvaient bien faire ça. Elle reporta son attention sur Bélial qui ne tarda pas à répondre.

Ne vous méprenez pas, oui de base, c’était votre pouvoir qui m’intéressait. Mais je dois admettre que vous dégagez quelque chose d’intéressant, de fascinant même. Vous n’avez pas peur de mourir, sinon vous ne vous amuseriez pas à oser tant de chose et cela c’est une qualité que j’apprécie beaucoup. Mais concernant votre magie, vous pouvez donc relever beaucoup de monde rapidement. C’est plutôt ce genre de chose qu’il me faut. Ne vous en faites pas pour ce qui est du sacrifice, je vous trouverai ce qu’il faut. Je peux avoir des humains facilement. Et les cimetières des environs regorgent de monde depuis l’arrivée de l’homme ici. Les indigènes, les esclaves, les colons, les habitants, tant de monde présent en ces lieux.

Elle n'avait pas l'habitude des compliments, mais alors pas l'habitude du tout. Elle sentit une petite rougeur aux joues lui parvenir, bien qu'avec son teint cela ne se voit pas trop. Elle tourna la tête à grand peine pour le cacher. Elle qui pensait que c'était son pouvoir, elle n'avait pas eu l'intention de devenir intéressante. Surtout aux yeux d'un Démon tel que Caïn. Ce Démon pouvait très bien avoir tout ce qu'il voulait, elle n'en doutait pas. Il avait même déjà des descendants, cela elle n'en doutait pas non plus. Elle n'était pas une adepte des sacrifices humains, mais peut-être qu'elle y prendrait goût ? Elle allait déjà aller en enfers, alors un meurtre par-ci par-là n'allait pas y changer grand chose. Les cimetières, elle les avait déjà remarqué, elle aimait s'y promener et sentir la présence des morts. Peut-être qu'elle pourrait s'amuser à embêter les démons de Bélial, ils n'oseraient peut-être pas réagir vu qu'elle était sous sa protection. Elle sourit malicieusement. Tout cela devenait un jeu très intéressant.

Mais intéressante et fascinante jusqu'à quel point, Monsieur Sullivan ? Je ne doute pas que vous puissiez avoir tout ce que vous souhaitez, bien que les humains puissent avoir peur de vous. Mais vous êtes séduisants, les femmes n'hésiteraient pas à se jeter à vos pieds pour avoir vos faveurs. Mais tout cela c'est pour arriver à vos fins. Je doute que vous invitiez des femmes au restaurant ou passiez du temps avec elle sans avoir un sombre plan derrière la tête. Je ne me jetterais pas à vos pieds, vous avez conclu un pacte avec moi. Aussi Régent que vous soyez, je ne m'inclinerais pas non plus. Je ne suis pas docile et je n'aime pas me soumettre. Pour les sacrifices, je ne veux que des volontaires. Bien que je sache que je vais tout même aller en enfer, je préfère que les victimes soient consentantes.

Elle pourrait très bien en demander plus, mais elle doutait que les premières répliques ne lui plaisent. Elle l'avait déjà provoquée plusieurs fois et pourtant elle était toujours là. Courageuse et face au démon le pire qui soit. Mais elle ne pouvait s'empêcher de sourire d'amusement.



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Posté le Dim 30 Juil - 16:25.
Je jouais avec mon briquet dans ma main droite, je le faisais tourner entre mes doigts. J’étais calme, mais j’étais juste à la limite et j’avais besoin de trouver quelque chose pour focaliser mes nerfs dessus. De temps en temps, j’allumais la flamme, la chaleur de celle-ci sur mes doigts avait un côté calmant, après tout ce n’est que le prolongement de moi-même. Malgré mon « calme », la température restait toujours élevée autour de moi, je pourrai me déchaîner en envoyant des boules de feu à tout va, mais inutile de montrer aux membres de l’Audito que je suis ici. Surtout sans savoir s’ils ont déjà réussi à obtenir un artefact. Je ne voudrais pas être le premier membre du Daemonis à y goûter. Et puis si jamais ils me voyaient avec la sorcière, ils risqueraient de la capturer et je peux oublier mes zombies et pour aller la récupérer, cela sera la galère.

Ce serait dommage de perdre si vite ce petit bout de femme. Pour une fois que je rencontre une humaine réellement intéressante. J’en ai déjà croisé qui ont attirées mon attention, mais ce n’est pas comparable. Cette femme-ci me provoque ouvertement en sachant qui je suis. Elle joue avec sa vie à chaque action. Et le pire dans tout cela, c’est qu’elle souriait à chaque fois, elle avait l’air de s’amuser. Etait-elle capable de réellement comprendre l’ampleur de ses actions ? À force de jouer avec le feu, elle risque de se brûler et avec moi cela risque d’être définitif.

Mais cette facette-là de la jeune femme me donnait envie de la connaître un peu plus. De découvrir ce qu’elle cache. Par contre, je ne comprenais pas pourquoi quitter son coin pour venir s’échouer dans cette ville dévastée par les démons, d'autant plus qu’en tant que sorcière, elle devait savoir ce qui se trouvait dans la ville en arrivant. Une personne sensée aurait continué son chemin après tout, mais pas elle. Cela doit vouloir dire que soit, elle cherchait l’aventure, soit elle était inconsciente.

Je l’écoutais répliquer à ma réponse, visiblement on ne devait pas lui dire souvent de telles choses sur elle-même. J’eus un léger sourire, quand je l’ai vu tourner la tête suite à mes compliments, elle devait sûrement rougir, bien que cela se voie à peine sur sa peau.  Elle voulait savoir ce qui la rendait différente à mes yeux, pourquoi elle et pas une autre. Certes, beaucoup me craignaient et j’aimais le savoir, mais à la longue ça avait un côté lassant de voir tout le monde se coucher ou s’enfuir. Et en même temps elle glissait des compliments également. Mais elle précisait bien qu’elle ne s’écraserait pas comme les autres, qu’elle n’aurait pas peur. Cela, je l’avais bien remarqué. Elle précisa en plus que pour les sacrifices, elle voulait des volontaires. C’était déjà moins drôle, mais cela restait trouvable.

Je pourrai essayer de jouer de mes charmes comme vous dites pour avoir d’autres. Mais vous avez un quelque chose qui vous met à part. Et puis travailler avec une personne qui tremble à chaque fois qu’elle me voit, cela ne durera pas longtemps. Vous vous avez ce petit plus, vous avez l’audace et aimez jouer avec le feu. À chaque fois en frôlant la limite qui vous mènera à votre mort. Je ne suis pas le genre de personne à s’amuser à emmener les femmes partout. Je suis un peu trop brute de décoffrage pour ce genre de chose.

Je ne voulais pas non plus m’attarder sur moi ou du moins sur cette partie-là de ma vie. Cela ne regardait que moi. Même si ce petit bout de femme était intéressant, je n’allais pas commencer à raconter ma vie, je ne suis pas le genre de personne à s’éparpiller comme cela.

Je passais ma main dans mes cheveux en plongeant mes yeux dans ceux de la métisse.  Je souris légèrement.

J’ai bien compris que vous ne vous jetterez pas à mes pieds. À partir du moment où vous vous dressez devant moi, cela serait stupide qu’à l’action d’après vous ayez perdu votre aplomb et votre courage. Vous n’êtes pas docile, mais faites cependant attention que votre côté sauvage ne vous emmène pas vers votre dernier voyage. C’est plus un conseil qu’une menace. D’autant plus que si vous deviez vous en prendre à moi, comme vous avez pu le voir, quelqu’un interviendra. De plus vous ne connaissez pas encore mes pouvoirs réels. Et pour ce qui est des sacrifices, je trouverai des volontaires n’ayez crainte. Bien que personnellement je ne voie aucune différence entre les volontaires et les autres. Mais vous maîtrisez cela mieux que moi. Je n’en ai entendu que quelques brides.

Je voulais vraiment voir ce dont elle était capable. La curiosité est bien souvent un vilain défaut, mais ici cela allait servir mes intérêts. J’avais besoin de voir son pouvoir. Je mis cependant ma main sur son épaule, sans aucune pression ni rien.

Vous allez voir, nous allons faire de grandes choses vous et moi !
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Posté le Dim 30 Juil - 17:26.
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Avec les ruines, la ville avait perdu de sa splendeur, de ses couleurs. Elle était moins lumineuse, moins magnifique. Peu de gens y accordaient d'importance. La survie passait avant tout. Après tout, qu'est-ce qu'il pourrait bien encore leur tomber sur la tête ? Les zombies étaient apparemment déjà au programme vu que c'était Aksy qui allait s'en charger sur le compte du Démon. Faire le bien ou faire le mal, c'était un dilemme mais elle n'y accordait pas d'importance. Elle survivait à sa manière. Et puis, elle y gagnait de la protection de la part d'un Démon puissant. Elle ne pouvait vraiment pas rêver mieux. C'était une grande occasion pour elle et un grand amusement. Mais l'amusement semblait avoir amené l'intérêt et la fascination du Prince Démon Régent sur elle. Elle n'était pas forcément contre. Sa vie manquait cruellement d'actions. Depuis son arrivée en ville, elle n'avait rencontré que Quinn, alias Hécate. Cela lui avait permit de poser pas mal de questions sur la vie ici. Mais elle n'avait aucun lieu établi. Elle avait un petit chez soi, mais rien de bien flagrant. Elle y passait très peu de temps et sortait beaucoup de nuit. Habillée de noir, elle était très discrète. Pour le moment, elle ne faisait partie d'aucun groupe à proprement parler. Mais si le Démon lui proposait, elle ne saurait que répondre. Bien qu'elle s'amuse, elle aussi ressentait un profond intérêt pour ce grand homme séduisant.

Séduisant, oui. Dangereux aussi. Il semblait calme, mais elle sentait toujours la température élevée. Elle était assez près de lui pour le sentir. Cela ne la dérangeait pas vraiment, même si elle commençait cruellement à avoir chaud avec sa veste en cuir. Quelle idée aussi de jouer avec le feu ? Mais le jeu en valait la peine. Surtout qu'elle le voyait sourire. Elle ne pouvait bien sûr s'empêcher de sourire en retour alors qu'il jouait avec son briquet. Cela ne la dérangea pas, qu'il se calme comme il le pouvait, tant qu'elle pouvait le voir en face. Il ne sembla pas vraiment s'énerver à ses répliques. Se prenait-il au jeu finalement?


Je pourrai essayer de jouer de mes charmes comme vous dites pour avoir d’autres. Mais vous avez un quelque chose qui vous met à part. Et puis travailler avec une personne qui tremble à chaque fois qu’elle me voit, cela ne durera pas longtemps. Vous vous avez ce petit plus, vous avez l’audace et aimez jouer avec le feu. À chaque fois en frôlant la limite qui vous mènera à votre mort. Je ne suis pas le genre de personne à s’amuser à emmener les femmes partout. Je suis un peu trop brute de décoffrage pour ce genre de chose.

Elle lui sourit.Il lui plaisait bien ce Démon. C'était finalement un intérêt mutuel qui était ici. Mais jusqu'où allait-il ? Elle ne le saurait peut-être pas finalement. Le voir passer sa main dans ses cheveux avant qu'il ne la fixe dans les yeux la fit se mordre la lèvre. Vraiment craquant même. Elle était une femme, elle n'était pas insensible pour autant. Certes, elle avait tout renfermé au fond d'elle depuis la mort de Richard, et elle n'avait accepté personne dans sa vie. Ce n'était pas aujourd'hui que cela allait changer. En repensant au défunt, son regard s'assombrit. Certes il était mort, mais il avait été aussi un salopard. Elle l'avait autant aimé que détesté. C'était un bien étrange mélange. Elle avait un caractère de feu et n'hésitait pas à répliquer. Et le démon actuellement en face d'elle en faisait les frais. Elle avait beau avoir accepté le pacte avec le diable, elle ne faisait pas confiance pour autant, même pas aux humains. Les seuls en qui elle avait confiance c'était les morts qu'elle relevait. Ils obéissaient à ses ordres, et ne se retournaient pas contre elle, ils ne contestaient rien et ne lui faisaient pas de mal. Elle reporta son attention sur Caïn, aussi charmant qu'il soit.

J’ai bien compris que vous ne vous jetterez pas à mes pieds. À partir du moment où vous vous dressez devant moi, cela serait stupide qu’à l’action d’après vous ayez perdu votre aplomb et votre courage. Vous n’êtes pas docile, mais faites cependant attention que votre côté sauvage ne vous emmène pas vers votre dernier voyage. C’est plus un conseil qu’une menace. D’autant plus que si vous deviez vous en prendre à moi, comme vous avez pu le voir, quelqu’un interviendra. De plus vous ne connaissez pas encore mes pouvoirs réels. Et pour ce qui est des sacrifices, je trouverai des volontaires n’ayez crainte. Bien que personnellement je ne voie aucune différence entre les volontaires et les autres. Mais vous maîtrisez cela mieux que moi. Je n’en ai entendu que quelques brides.

Elle hocha la tête en signe d'accord pour les volontaires. Elle hésitait à croire que son conseil n'était pas une menace en soi. Elle ne deviendrait pas docile pour Caïn, rien ne changerait cela chez elle, pas même un Démon Régent qui voulait la recruter pour arriver à réaliser ses sombres desseins. Pourtant elle fut surprise quand il mit sa main sur son épaule. Elle fronça les sourcils. Elle n'était pas adeptes des contacts physiques, surtout depuis que... Passons. Le passé était le passé.

Vous allez voir, nous allons faire de grandes choses vous et moi!

Elle ne doutait pas de cela, et ne tarda pas à lui faire savoir.

Comme monseigneur le désirera. A moins que vous vouliez que je vous appelle Maître, ou que je vous trouve un surnom futile. J'en ai bien un qui me vient à l'esprit mais je doute que vous l'appréciez... Mais...

Même si elle ne sentait plus la chaleur agréable qui émanait de lui quelques minutes plus tôt pour la menacer, elle se dégagea sèchement et sans problème en lui jetant un regard noir. Elle n'était pas assez intime ou même « ami » avec lui pour qu'elle accepte les contacts. La première fois elle s'était fait surprendre par la chaleur qui l'avait presque détendu bien malgré elle. Mais une fois, pas deux. Elle lui tourna le dos délibérément et prit une inspiration silencieuse. Le passé ressurgissait le plus souvent au mauvais moment. Elle se maudit contre elle-même de ne pas être assez barricadée. Toujours le dos tourné, elle ajouta:

Ne me touchez pas.

Cela pouvait sonner comme une menace aux oreilles du Démon, peut-être la prendrait-il aux mots et ne recommencerait plus, mais elle en doutait. Il recommencerait sûrement pour la défier elle aussi, comme pour se venger de tous les défis et toutes les provocations qu'elle lui lançait. Elle attendait de voir ce qui allait se passer. Elle espérait bien sûr ne pas être déçu. Ce Démon promettait une vie du tonnerre et palpitante.


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Posté le Lun 31 Juil - 13:17.
Je souriais à la jeune sorcière, elle me plaisait de plus en plus au final. Si l'on m’avait dit ce matin que je rencontrerai une personne aussi atypique et intéressante, j’aurais probablement ri aux éclats. Mais au final, c’est une bonne chose, ce petit bout de femme me rend curieux. Je n’ai jamais vraiment pris le temps de m’intéresser aux autres. Je ne connais que les autres démons et encore seulement certains qui ont une quelconque valeur à mes yeux, les autres m’indiffèrent. Je me renseignais uniquement sur les gens qui peuvent m’être utile en général où sur ceux qui pourraient me causer des problèmes et sur ma fille, bien qu’elle puisse être dans les deux catégories, elle pourrait être utile à son père, mais en même temps en tant qu’exorciste, elle pourrait me causer des soucis. Mais pour le moment elle ne sait toujours pas qui je suis et c’est sûrement mieux comme cela. Mais je préfère toujours avoir quelqu’un qui garde un oïl sur elle, même si ce type, est un peu trop proche de Rachael à mon goût.

J’avais vraiment envie de connaître plus cette jeune femme. Peut-être que ce n’est pas son pouvoir qui m’intéresse en réalité. J’aimais la voir me défier et oser la provocation. À aucun moment elle ne baissait pas les yeux. Et mine de rien je m’énervais beaucoup moins vite qu’avec n’importe qui. En temps normal, je serai sûrement déjà entré dans une rage folle à vouloir tout détruire autour de moi. Mais avec elle, c’est différent. Je reste plus ou moins calme. Et, pourtant, elle s’amuse à tester mes limites. Elle enchaîne les provocations, elle m’a attaqué, son fantôme a voulu faire pareil, même s’il est passé juste à côté de moi, elle a jeté ma clope et elle a parlé sans retenue véritable.

Je ne sais pas encore si je peux vraiment lui faire confiance, mais au moins elle avait accepté mon offre rapidement. Après tout, le fait d’avoir la protection d’un démon devait lui donner une bonne raison de m’aider. Avec son pouvoir cela ne m’étonnerait pas que d’autres la convoitent. Et j’ai sûrement dû regarder trop de film, mais les zombies sont assez intéressants en matière de chair à canon. Et puis d’après ce que je sais, ils obéissent à la nécromancienne qui les relève. Au moins, ils feront ce que je leur dis sans poser de questions et sans préparer un coup d'État.

Quand je mis ma main sur son épaule, elle ne tarda pas à répliquer. Me donnant des titres humains ronflants. J’éclatais de rire. Décidément elle était amusante cette petite.

Oulà rien de tout cela. Si vous voulez du formel. Monsieur sera suffisant. Cependant, Caïn sera très bien aussi. De plus inutile de montrer aux humains que je suis quelque chose de supérieur à eux. Mais je vous déconseille de vous amuser à me trouver des surnoms pour le moment. Vous n’avez pas idée de ce que je suis réellement capable, surtout si je m’énerve.

Cependant, elle se dégagea rapidement et me regarda méchamment. Visiblement elle n’aimait pas être touchée. Elle se tourna. Était-ce un test ? Personne ne tournerait le dos à un démon. Elle me dit de ne pas la toucher. J’eus un petit sourire en coin. Elle était amusante et j’aimerai bien savoir ce qu’il peut se passer dans sa tête. Mais il en faut plus pour me décourager.

Je n’hésitais pas une seule seconde. J’avançais ma main vers elle, lui prit délicatement le poignet en avançant vers elle. Je dégageais une douce chaleur, je ne sais pas comment elle va réagir, mais je n’avais pas peur pour autant.

Et que se passera-t-il si je vous touche à nouveau ? Je ne vous veux aucun mal, bien au contraire. Mes intentions sont purement amicales, sinon vous seriez déjà morte. Mais cela serait bien dommage d’abîmer un petit bout de femme comme vous.
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Posté le Lun 31 Juil - 16:28.
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Featuring Caïn A.Sullivan


Tout problème a une solution. Célèbre proverbe, pas forcément réelle. Les choses ne s'arrangent que dans les rêves, dans les contes de fées. Et encore les rêves se transforment parfois en cauchemars, la pire des choses qui soient. Ils vous tiennent éveillés et vous rendent paranoïaques. Le passé aussi rend paranoïaque. Quand on rencontre une personne, on ne sait pas ce qu'elle a vécu avant de le savoir. Mais les souvenirs finissent par marquer, par rendre les choses plus difficiles pour l'avenir. Avenir incertain, un accident est vite arrivé, peu importe la personne concernée. Les démons retourneraient-ils en enfer s'ils venaient à mourir ? Existait-il un paradis où que ce soit ? N'ayant aucune croyance, elle ne croyait pas à la vie après la mort, Aksynia. Sauf après la vie qu'elle donnait à ses défunts. Pourtant, elle pensait que les choses se dérouleraient tranquillement. Mais la rencontre avec Caïn allait peut-être virer au cauchemars pour la nécromancienne. Elle savait qu'elle n'était pas de taille à se défendre, et la conversation allait bon train. Des menaces avaient été proférées dans les deux camps. Un partout, balle au centre. Mais elle n'aimait pas être touchée. Son passé avait fait en sorte qu'elle n'appréciait pas. Elle doutait, espérait peut-être, que son avenir finirait par la changer d'avis, la rendre plus sociable aussi peut-être. Elle était renfermée sur elle-même, et tout cela à cause d'un salopard qu'elle avait aimé. Quand il était mort, elle avait fait en sorte que son corps soit incinéré, au moins il ne se relèverait pas et il ne la hanterait plus. Il ne profiterait plus d'elle. Mais le Démon l'avait touché. La main sur l'épaule. Certes elle avait sa veste en cuir, mais c'était comme si le contact physique allait au delà. Et il avait éclaté de rire le bougre.


Oulà rien de tout cela. Si vous voulez du formel. Monsieur sera suffisant. Cependant, Caïn sera très bien aussi. De plus inutile de montrer aux humains que je suis quelque chose de supérieur à eux. Mais je vous déconseille de vous amuser à me trouver des surnoms pour le moment. Vous n’avez pas idée de ce que je suis réellement capable, surtout si je m’énerve.

Mais le contact avait été plus fort. Elle s'était dégagée rapidement avec un regard noir avant de lui tourner le dos. Elle se doutait bien que Caïn souriait du défi qu'elle venait de lui lancer. Mais quelle idiote ! Maintenant qu'il le savait, il n'hésiterait sûrement pas à recommencer. Elle souriait, malgré sa panique et sa colère mélangée. Elle lui avait déjà trouvé un surnom, qu'il n'aimerait pas du tout : Caïnou. Beaucoup trop mignon et il en prendrait un coup sur sa réputation si elle le disait en public. Mais ce serait tellement drôle et mortelle comme situation. Cependant, si elle le faisait, elle finirait morte, un tas de cendres. Peut-être en privé dans ce cas ? Elle en doutait aussi. Franchement, elle doutait que le démon veuille la voir en privé. Certes la rencontre actuelle pouvait passer pour privé, mais la rue était un endroit public. Les espions et gardes du corps du démon étaient à une distance respectable mais peut-être que certains ne loupaient rien de la conversation. Alors qu'elle était dos à lui, elle voyait l'un de ses sbires écarquillés les yeux, se demandant peut-être ce que son maître fichait à insister avec une humaine alors qu'il pourrait très bien en trouvait une autre. Elle le foudroya du regard, puis elle fut surprise.

Le Démon ne lâchait donc rien. Elle avait à présent un regard paniqué et le souffle coupé, assaillis par les souvenirs au fond d'elle. Ses boucliers n'étaient pas apparemment pas assez solide, ou alors le Démon était assez doué pour plonger au plus profond d'elle. Comment faisait-il ? Pourquoi réagissait-elle comme cela avec lui ? Elle le défiait ouvertement, mais arrêter de le défier aurait été d'arrêter d'être elle-même. Quand elle se sentait menacée ou en danger, c'était ce qu'elle faisait. Et pourtant... Elle sentit la présence de sa main sur son poignet avec une douce chaleur. C'était tellement agréable qu'elle s'y serait laissée plonger dedans. Mais parfois, le feu de la détente, de la passion ou de ce que vous voulez, pouvait être refroidie par n'importe quoi, une émotion, un souvenir effroyable.


Et que se passera-t-il si je vous touche à nouveau ? Je ne vous veux aucun mal, bien au contraire. Mes intentions sont purement amicales, sinon vous seriez déjà morte. Mais cela serait bien dommage d’abîmer un petit bout de femme comme vous.

Elle aurait pu tout simplement renoncer gentiment, faire en sorte que la discussion reprenne son cours. Elle le croyait, elle croyait qu'il ne lui ferait pas de mal, que ses intentions étaient amicales. Seulement amicales ? Sûrement. Pourquoi ressentait-elle un léger pincement au cœur alors ? Elle sentit son poignet bouger, il avançait vers elle, sa douce chaleur se faisait réconfortante. Elle avait pour le moment fermé les yeux. Le coup de foudre n'existait pas. Elle ne croyait pas à l'amour réel. Pourtant la chaleur l'attirait. Elle qui n'était que le froid de la mort elle était attirée par le feu. C'était paradoxal et complètement contraire. Mais quand elle ouvrit les yeux, ce qu'elle vit ne lui plut pas du tout et la mit sur la défensive. L'un des sbires souriaient. D'un sourire carnassier, l'air de dire : « Mon Maître t'a attrapé ». Elle ne répondit pas au démon, il attendait sûrement une réponse. Mais le sbire lui avait fait « peur ». Etait-ce vraiment de la peur ? Non plutôt de la panique. Personne ne l'attrapait. Tel le vent, elle se faufilait entre les mailles des filets. Elle avait appris les arts martiaux, ce n'était pas pour rien. Même si elle voulait avant tout retirer le sourire du sbire...

Elle ne voyait pas rouge, non elle n'était que concentration. Le contact s'était refroidit, elle ne sentait plus la chaleur. Son pouvoir avait-il prit le dessus ? Non ce n'était pas son pouvoir qui l'avait refroidit, c'était le souvenir. Souvenir qu'elle aurait préféré oublier. Elle avait voulu se défendre, mais il avait été trop fort il l'avait piégé. Personne ne connaissait cette partie de son passé, pas même ses parents. Elle avait toujours tout caché, avait toujours tout contrôlé, ses émotions, ses pensées. Mais il avait fallu qu'elle rencontre un Démon pour que tout se chamboule. Pourquoi ? Pourquoi lui faisait-il cet effet là ? « Un petit bout de femme ». Elle aurait presque cru que cela pourrait être affectif. Mais elle doutait d'être la seule humaine à être appelé de la sorte. Elle doutait même beaucoup trop à son goût. Toutes les pensées se bousculaient en quelques secondes dans sa tête. Elle avait toujours le regard paniqué, le sbire souriait toujours cet idiot. Prenant brièvement le contrôle, elle le foudroya du regard. Elle n'était qu'un jouet, qu'une marionnette. Le Démon avait-il vraiment été sincère ? Des intentions purement amicales ? Il ne voulait sûrement que son pouvoir, la retenir prisonnière pour lui tout seul et avoir ses zombies pour détruire le monde. Et elle avait accepté. Pour sa survie. Mais à quel prix ?

Elle s'était figée sous sa poigne. Sa main n'avait pourtant été que délicatesse. Elle aurait pu le laisser faire, mais non. Le passé était plus fort que tout, même d'un Démon, fût-il un Prince démon Régent. Le temps ferait en sorte qu'elle n'en souffre plus, ou alors une personne pourrait le faire. Mais trouver une personne dans cette ville était comme si l'on voulait chercher une aiguille dans une botte de foin, voir une grange remplis de bottes de foin... Peine perdue. Il était temps d'agir et vite. La chaleur n'était plus là, elle ne la ressentait plus, pourtant elle voulait la ressentir encore. Tellement agréable, tellement douce que cela l'attirait comme un aimant vers cet être dangereux. Elle ne savait plus si il était face à elle ou non. Elle était plongée dans le souvenir, pourtant, elle régit instinctivement comme si son corps et son cerveau savaient où il se trouvait exactement. D'une torsion de poignet et s'aidant de sa main, elle se dégagea de sa poigne délicate. Le reste se déroula en quelques secondes. Elle avait appris à être de plus en plus rapide au fur et à mesure. Cela ne laissa pas le temps au démon de réagir. Une fois dégagée, elle frappa à l'endroit stratégique, le faisant se plier en deux. Après tout, il avait un corps humain non ? Les humains ressentaient la douleur, alors le Démon aussi. Elle n'était plus aussi paniquée, mais même en combattant, elle avait le sbire dans son champ de vision. Elle continua. S'accroupissant à moitié, toujours tout cela à la même vitesse, elle lui balaya les jambes, le faisant tomber sur le dos. Elle n'hésita aucunement à lui sauter dessus. La, elle était dos au sbire, elle ne voyait plus son sourire, ni rien de son visage. Instinctivement, elle avait sortit l'un de ses couteaux de son fourreau et lui avait mis sous la gorge, son regard de mélange paniqué et en colère dans son regard bleu. Elle aurait pu rester éternellement comme cela, mais, elle n'en aurait sûrement jamais le temps. Elle ne dit rien. Elle venait de se rendre compte de ce qu'elle venait de faire, elle avait les yeux écarquillés. Elle allait sûrement mourir. Elle ne souriait plus et gardait le silence, attendant la mort. Elle redoutait aussi de sentir la chaleur augmentée considérablement, la faisant brûler comme sur un bûcher. Qu'allait-il vraiment se passer? Elle sentait la présence de deux sbires dans son dos comme s'ils s'approchaient rapidement. Ils allaient sûrement la saisir pour la frapper, voir l'assommer. Pourtant elle bougea pas, son regard dans celui dans Caïn.




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Posté le Mar 1 Aoû - 7:26.
Je tenais la jeune femme par le poignet. Je ne me voulais pas le moins du monde agressif. Pour une fois, j’étais calme, malgré l’attitude de la sorcière. J’ai déjà rencontré des fortes têtes bien sûr, mais en général c'étaient des démons et surtout dans ma sphère. Après tout dans la destruction, c’est monnaie courante les fortes têtes. Tout le monde veut faire les choses à sa façon. Mais cette fois-ci c’était différent, c’était une humaine fragile qui voulait se dresser face à moi. Rien que l’idée me faisait sourire. Je pourrai raser tout le quartier avec mes flammes, mais ce petit bout de femme restait droite et sauvage devant moi. J’essayais de me montrer le plus amical possible, afin de ne pas l’effrayer et mettre à mal notre partenariat.

Mes esprits s’étaient calmés, enfin je restais toujours proche de la limite du point d’explosion, mais j’étais redevenu calme. Inutile de faire des vagues dans ce coin de la ville. Même si j’ai des hommes qui bloquent la rue, on n’est jamais à l’abri de médiums ou d’exorciste ou d’autres membres de l’Audito. Et franchement j’ai déjà bien assez pour le moment que pour en plus devoir gérer cette bande de guignols.

Je sentais bien que la jeune femme s’était figée quand je lui avais saisi le poignet. Elle me tournait toujours le dos, donc difficile de savoir exactement sa réaction. Était-ce de la peur ? De l’hésitation ? Je ne saurai le dire. Je voyais cependant au loin mes hommes qui ne rataient rien de la scène. Je savais que certains n’appréciaient pas que je m’entretienne avec une humaine. Pour eux les humains ne peuvent rien nous apporter. Certes, les humains de base ne sont que des sacs de viande, mais ceux qui possèdent des pouvoirs sont plus intéressants.

Et pendant que j’avançais vers elle doucement, je sentis son bras et son poignet bouger. Allait-elle se retourner ? En effet, mais pas pour les raisons que je pensais. Je sentis subitement une douleur dans l’entrejambe. La garce venait de me frapper. Décidément elle tenait à mourir jeune et à rejoindre l’Enfer le plus rapide possible. À peine m’a-t-elle frappé que mes hommes se mettaient déjà en mouvement. Mais je n’eus pas le temps de lui cracher l’insulte qui me venait à la bouche, qu’elle me donna un coup dans les jambes pour me coucher au sol et me sauter dessus. Je sentis le contact froid d’une lame sur ma gorge. Mon regard se plongea dans le sien, je n’avais aucune peur dans mes yeux. Non, par contre de la colère, ça oui. Quelle idiote ! Depuis tout à l’heure, elle me provoquait, mais là elle dépassait les limites. Elle devait sûrement comprendre dans quelle merde elle venait de se mettre à voir son regard.

Je commençais littéralement à bouillir de l’intérieur, ma température augmentait grandement. Le feu de la colère brûlait abondement en moi. Je pourrai la calciner directement. Mais j’avais toujours besoin de son pouvoir. Soit au lieu de l’avoir comme associée, je pourrai toujours l’avoir comme esclave personnel. Alors que je me préparai à bouger, je vis deux démons la saisir par les bras. Je me dégageais rapidement de la jeune femme et la saisis par la gorge, la décollant du sol, les deux démons la lâchèrent rapidement et s’éloignèrent, comprenant que ce n’était pas une bonne idée de rester dans le coin. Je pris néanmoins le soin de lui arracher son couteau des mains.

Je la tenais à bout de bras, les dents serrées. Les flammes de la fureur me consumaient. Je voulais la détruire, la faire souffrir, lui faire payer son affront. Non, lui faire regretter tous les affronts qu’elle m’a faits jusqu'à maintenant. Pour une fois que je me montrais amical envers quelqu’un, c’est comme cela que l'on me remercie. Voilà une nouvelle raison pour rester un des démons les plus dangereux qui soit. Ma main était brûlante. J’aurais pu la tuer tout de suite en lui écrasant la gorge et en la laissant dans la rue, suffoquant à cause du manque d’air.

Voyez-vous Miss Barton, j’ai été gentil jusqu'à maintenant, mais vous avez finalement réussi à franchir la limite. Je ne sais pas ce que vous comptiez accomplir en faisant tout cela, mais une chose est sûre, vous ne mesurez sûrement pas la pleine valeur de la vie et de la mort. Mais c’est trop tard maintenant. Alors maintenant donnez-moi une bonne raison de ne pas vous tuer. Sinon, faites-moi un dernier plaisir, criez fort pendant que vous sentirez votre corps et votre âme brûler dans les flammes de l’Enfer.
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Posté le Mar 1 Aoû - 15:50.
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Featuring Caïn A.Sullivan


Bleu glacial. C'était le couleur des yeux du Démon alors que la nécromancienne se rendait compte de ce qu'elle avait fait. Tout n'était alors que fureur, fureur et destruction. Elle savait que les sbires approchaient, assez rapidement. Mais d'autant plus que LE sbire approchait. Celui qui avait tout déclenché et qui serait content qu'elle meurt. Elle aurait peut-être dû refusé l'offre de Caïn finalement... Elle n'eut que quelques secondes à attendre avant que deux sbires l'attrapaient par les bras pour la faire reculer. LE sbire était l'un d'eux. Mais ils avaient une poigne de fer. Elle ne pourrait se dégager. Elle avait tenté de se débattre pour s'éloigner du démon quitte à se rapprocher de l'autre, mais son débat fut vite arrêter par une main brûlante sur sa gorge. Il la décolla du sol, elle avait les pieds dans le vide. Elle n'aimait pas du tout la tournure que tout cela prenait. Elle était au bout de son bras, impuissante. Elle n'avait pas peur de mourir. Mais mourir à cause de son passé... Elle ferma les yeux. Peut-être que la mort viendrait plus rapidement si elle fermait les yeux non ? La chaleur était étouffante et se propageait dans son corps entier. Elle n'était pas aussi agréable que quand il avait été délicat, mais pourtant, la chaleur ne la dérangeait pas plus que cela. Son pouvoir la protégeait en partie. Elle était froideur et glace, il était chaleur et feu. Tout le contraire, mais pourtant les deux pouvoirs semblaient comme aller ensemble. La plupart du temps, on dit toujours que qui se ressemble s'assemble, mais... Les contraires s'attirent. Elle était attirée et cela lui faisait peur. Elle se détendit dans sa poigne, elle pouvait ainsi un peu mieux respirer. Elle avait agrippé ses mains à son bras comme pour alléger le poids de son corps. Cela avait été instinctif et pourtant elle était alors encore plus en contact avec sa peau. Elle déglutit, bien difficilement. Elle finit par rouvrir les yeux. Le bleu était la froideur absolue, la glace de l'iceberg des pays du nord. Et elle plongeait carrément dedans.

Mais elle blêmit quand son regard s'attarda derrière le Prince Démon Régent. Le Sbire souriait sadiquement, l'air de dire « ça y est tu vas y passer ! ». il voulait qu'elle meure. Il voulait que son Maître n'est pas besoin d'elle. Elle fronça les sourcils alors que le sbire éclatait de rire. Elle battit des jambes mais rien n'y faisait. Pourtant elle voulait lui faire la peau alors qu'il se moquait d'elle ouvertement alors que son Maître pouvait l'entendre rire. Elle avait le regard fixer sur lui, un regard noir qui aurait pu le tuer s'il avait été un laser. Mais Caïn prit la parole et elle l'écouta, bien qu'elle ne le regarda pas.


Voyez-vous Miss Barton, j’ai été gentil jusqu'à maintenant, mais vous avez finalement réussi à franchir la limite. Je ne sais pas ce que vous comptiez accomplir en faisant tout cela, mais une chose est sûre, vous ne mesurez sûrement pas la pleine valeur de la vie et de la mort. Mais c’est trop tard maintenant. Alors maintenant donnez-moi une bonne raison de ne pas vous tuer. Sinon, faites-moi un dernier plaisir, criez fort pendant que vous sentirez votre corps et votre âme brûler dans les flammes de l’Enfer.

Elle fronça les sourcils avant de tourner son regard vers lui. Même en colère comme il était, il était attirant. Les traits déformés par la colère, elle pouvait voir comme des flammes bleues dans ses yeux. Elle n'abandonnerait pas, loin de là. Elle ne renoncerait pas, mais il fallait qu'elle trouve une bonne raison pour se défendre et rester en vie. Trop tard. Il avait dit trop tard, elle avait atteint les limites. Crier alors qu'elle brûlerait ? Elle ne lui ferait pas se plaisir. Elle n'aimait pas être prisonnière, fut-il d'un bras, d'une main, d'une cage. Elle voulait que les choses s'arrêtent, qu'il la repose et qu'il ne la touche plus. Elle tremblait, mais ce n'était pas de peur, elle était épuisée de prendre appuis sur ses mains pour la maintenir dans une position suffisamment confortable pour parler. Mais elle tremblait aussi de rage à cause du sbire. Ce dernier voulait sa mort et il allait presque réussir. Presque, parce qu'elle ne voulait pas mourir si vite sans comprendre pourquoi elle était attirée par Caïn. Elle voyait presque défiler sa vie devant ses yeux, mais presque était un mince espoir que le démon comprenne. Qu'il comprenne que l'un d'eux avait voulu jouer avec sa vie. Elle soupira et laissa son pouvoir au fond d'elle. Elle ne l'utiliserait pas contre lui, juste pour atténuer la chaleur et la rendre plus agréable pour elle. Plongeant son regard dans le sien, elle n'hésita pas une seconde de plus pour ouvrir la bouche.

Ecoutez, je doute que vous m'auriez laissé attaquer l'un de vos sbires. Mais l'un d'eux s'est ouvertement moqué de moi tout du long de notre rencontre. C'est un défi, il mérite de mourir. Si vous n'aviez pas insisté à me toucher alors que je vous ais dit de ne pas le faire, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne crierais pas pour vous, brûlez moi si cela vous chante. La mort m'attendra un jour de toute façon. Mais...

Pourquoi il s'intéressait à elle ? Elle n'avait posé la question. Elle entendait toujours rire le sbire qui semblait s'esclaffer auprès des autres alors qu'eux ils avaient le regard écarquillé de peur et semblaient vouloir s'éloigner de leur congénère. Elle s'excusait rarement quand elle était « innocente », mais pourtant elle le fit et elle était plus que sincère.

Je suis désolée. Sincèrement. Mais le passé fait parfois très mal les choses. Je ne suis pas sûre que vous puissiez comprendre.

Elle détourna la tête. Elle ne comprenait pas ce qu'elle avait, ne comprenait pas l'intérêt qu'elle avait pour lui et réciproquement.

Vous n'en trouverez pas deux comme moi dans le coin. Vous voulez mon pouvoir. Soit, vous l'aurez et je ferais ce que vous voudrez. Votre chaleur est plus qu'agréable, mais pourquoi moi ? Pourquoi vous intéressez vous réellement à moi ? Prouvez moi d'une quelconque façon l'intérêt que vous avez pour moi et je croirais que je ne suis pas qu'un jouet dans votre main. Montrez moi que je n'ai pas tord de vous faire confiance alors que vous allez sûrement me tuer ici et maintenant et que je ne me débats. Prouvez moi ce que je demande et je cesserais de m'en prendre à vous.

C'était un compromis comme un autre. Mais c'était tout ce qu'elle avait à proposer. Elle ne voulait pas mourir sans savoir. Sans savoir ce qu'elle ressentait et qu'elle ne voulait à tout pris pas croire. Elle se détendit un peu plus dans sa poigne, le désespoir finissant par passer dans son regard. Il était trop fort pour elle, elle avait joué, elle avait perdu et elle attendait la sentence. Qu'allait-il faire pour lui prouver tout cela?



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Posté le Mar 1 Aoû - 19:25.
J’avais toujours mes yeux plongés dans ceux de la jeune femme alors que je la tenais suspendue au bout de mon bras, ma main brûlante. Je pourrai la carboniser d’une seule pensée, la brûler comme on le faisait avec les sorcières jadis. Regarder sa peau fondre sous l’effet de la chaleur et lui prélever les cris de l’agonie. Mes flammes brûleront selon mes pensées, ni trop vive pour éviter que ça n'aille trop vite, mais pas trop faible non plus pour ne pas lui donner une sensation simplement dérangeante. Je pourrai lui offrir une mort très lente et extrêmement douloureuse. Je pouvais l’envoyer dans un monde qu’elle connaissait bien, le monde des morts. Sauf que ce monde-là pour elle, c’est l’Enfer. Et là-bas elle sera dans mon domaine plutôt que dans le sien, ses pouvoirs ne lui seront d’aucune utilité et les miens pourront être utilisés à leur paroxysme. J’étais comme cela quand j’étais en colère, prêt à massacrer tout le monde, personne n’était sûr d’y échapper. Je voyais rouge tout simplement, mon corps brûlait de colère et de rage et il réclamait juste le droit de faire des dégâts peu importe, lesquels et à qui.

Elle avait posé ses mains sur mon bras pour surélever son corps et moins ressentir la douleur de l’étranglement. Je la tenais fermement et elle n’avait aucune chance de s’enfuir cette fois. Je ne lui laisserai pas s’en sortir avec une simple pirouette. D’ailleurs si jamais, elle tente encore une fois de m’attaquer, je la détruirai. Je voyais ses jambes qui commencèrent à cesser de s’agiter inutilement dans le vide. Elle avait les yeux fermés à présent. Je ne sais pas si elle acceptait son sort ou si elle faisait cela pour se calmer et se recentrer. J’entendais derrière moi un de mes hommes qui rigolaient bien, les autres regardaient juste la scène avec attention. Tous se demandaient comment cela allait finir. Certains hésitaient grandement à partir très loin de moi pour ne pas être pris dans les flammes de ma colère.

Je la voyais ouvrir les yeux et fixer un point derrière moi. Impossible de savoir quoi, peut-être avait-elle peur de voir la mort en face. Cela me semblerait étrange pour une nécromancienne, mais après tout, ce n’était pas impossible, personne ne peut savoir comment il réagira face à une perspective de mort imminente. Je ne me retournai même pas pour savoir, je préférai laisser mon regard plongé dans le sien. J’avais toujours les dents serrées. Elle qui tenait tant à jouer avec le feu, elle n’allait pas tarder à avoir les ailes brûlées. Même si son corps était froid, cela ne m’empêchait pas de continuer de chauffer. Sa froideur ne pourra jamais égaler ma chaleur, c’est un fait. Mais après un moment et un profond soupir, elle finit enfin par répondre. Elle a eu de la chance, j’étais à deux doigts de refermer mon poing sur sa gorge et à la brûler.

Elle m’expliqua que l’un des miens s’était amusé à se moquer d’elle pendant notre conversation. Je fronçais les sourcils, je n’avais aucun doute quant à l’identité du coupable. J’avais besoin de cette femme, plus que de lui, des hommes de main, je peux en avoir facilement. Elle essaya même de me remettre la faute sur moi, en disant que c’est parce que je l’ai touché la deuxième fois. J’eus un léger sourire en l’écoutant, je n’étais clairement pas le genre de personne à regretter mes actes. Mais elle continuait à me défier, me disant que je pouvais la brûler, qu’elle ne crierait pas. On voit qu’elle ne sait pas quel effet, ça fait de brûler vif. Mais ce qu’elle fit après me surpris énormément. Elle s’excusa de son comportement, expliquant que c’était à cause de son passé et ajoutant que je ne devais sûrement pas comprendre.

Je desserrai légèrement mon étreinte avant de lui répondre.

Tout est relatif Miss Barton, attaquer un de mes hommes aurait sûrement été un spectacle amusant à voir, malheureusement cela, vous aurez sans aucun doute mené à votre mort et je n’aurai pas pu le permettre. Comme je vous l’ai dit, vous êtes précieuse. Néanmoins, je vous accorde qu’il n’aurait pas dû se comporter comme cela, la preuve, il a été le seul. Et je ne vous demanderai pas de le dénoncer, ce ne sera pas nécessaire. Quant au passé, détrompez-vous, en plusieurs millénaires de vie, j’ai eu mon lot de bagages à traîner derrière moi, mais je ne me soucie guère de mon passé, seul mon présent et mon avenir compte.

Et pendant que je lui parle, mes hommes commencèrent à s’écarter petit à petit, celui qui riait était facilement repérable et c’est exactement ce qu’il me fallait, une cible unique. Il a failli me faire perdre cette jeune femme et je n’aimais pas que l'on contrarie mes plans. Je n’eus besoin que d’un seul claquement de doigts de mon autre main pour que l’homme commence à sentir le brûler, les flammes commencèrent à monter le long de ses jambes, il commençait à crier, à demander qu’on l’épargne, à demander de l’aide aux autres, mais personne n’osa bouger, car tous connaissaient les sanctions qui pouvaient leur tomber dessus. L’homme brûla très vite, il ne resta bientôt plus rien de lui. Je n’avais pas de temps à perdre avec une personne de si faible importance. Je fis ensuite un signe aux autres, leur faisant comprendre de quitter les lieux et de nous laisser totalement seul. Inutile de créer encore, plus le chaos ici et peut-être ainsi verra-t-elle que je ne cherche pas à lui nuire à la base.

Mais elle continua à me parler suspendue à ma main. Elle voulait « négocier » avec moi. Elle voulait que je lui prouve que je tiens vraiment à elle et non pas juste à ses pouvoirs. Elle cherchait quoi exactement ? Elle pensait pouvoir jouer encore avec moi ? Cependant, je consentis à la redéposer au sol, lâchant ma prise sur sa gorge. Mais je n’en restais pas moins sur mes gardes.

Je n’en doute pas. C’est bien pour cela que je vous veux vous, parce qu’il n’y en a pas deux ! Vous dégagez quelque chose d’unique, de captivant, de fascinant. Je pourrai, certes, voir d’autres personnes, mais mon instinct m’a conduit à vous. Dans le bayou, je pourrai trouver d’autres nécromants, mais je n’en veux pas d’autre, c’est vous que je veux à mes côtés. Vous le prouvez ? Je n’ai pas l’habitude de ce genre de chose, cependant comme vous pouvez le voir, je me suis chargé de celui qui ne vous respectait pas et à présent, nous sommes réellement seuls, mes hommes sont partis. Je pourrai vous donner une boule de feu puissante qui ferait de réels dégâts sur mon corps pour vous prouver que je vous fais confiance. Mais je ne suis pas sûr que vous pourriez la tenir.
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Posté le Mar 1 Aoû - 21:04.
A défaut de lever nos verres, relevons des morts


Featuring Caïn A.Sullivan


La chaleur était intense, mais la mort ne semblait pas venir. La faucheuse avait un instant plané avant de laisser un sursis à la nécromancienne. Cela n'était pas passé loin, mais elle finirait par rester sage à présent. Peut-être pas par la parole, mais au moins par les gestes. Plus d'attaques physiques. Elle avait son quota d'étouffement pour les dix prochaines années. Les démons se dispersèrent, craignant sûrement d'être pris dans les flammes. Flammes qu'elle admirait. Flammes qui faisaient partit du Démon qui la levait du bout du bras sans effort apparemment. Elle s'était agrippée à son bras, mais en vain. Elle était à bout de force, Sa poigne était tout de même assez puissante pour qu'elle sache qu'elle ne pourrait jamais se dégager de là elle-même. Elle allait devoir expliquer comme elle pouvait, à bout de souffle. Souffle qui ne tarderait pas à lui manquer à mesure que ses forces s'épuisaient. Mais elle fut surprise quand elle sentit que l'étreinte se desserrait légèrement. Que faisait-il ? Avait-il compris ? Elle se mordit la lèvre, incertaine. Elle n'avait pas peur de mourir. Elle avait juste peur de ne pas avoir de réponses concernant le démon. Même si l'étreinte s'était desserrait, être levée de la sorte n'aidait pas à respirer. Elle avait tenu assez longtemps pour dire tout ce qu'elle avait à dire. Mais des étoiles ne tardèrent pas à commencer à danser devant ses yeux. Dans un ultime effort, elle se ragrippa au bras de Caïn. Elle ne voulait pas tomber dans l'inconscience. Qui sait ce que le Prince Démon Régent lui ferait ? Il l'emporterait sûrement pour l'emprisonner et la garder en lieu sûr au moment venu. Elle ne tarderait pas à tomber et à baisser les bras. Aussi bien mentalement que physiquement.Elle fut alors assez consciente pour l'entendre.


Tout est relatif Miss Barton, attaquer un de mes hommes aurait sûrement été un spectacle amusant à voir, malheureusement cela, vous aurez sans aucun doute mené à votre mort et je n’aurai pas pu le permettre. Comme je vous l’ai dit, vous êtes précieuse. Néanmoins, je vous accorde qu’il n’aurait pas dû se comporter comme cela, la preuve, il a été le seul. Et je ne vous demanderai pas de le dénoncer, ce ne sera pas nécessaire. Quant au passé, détrompez-vous, en plusieurs millénaires de vie, j’ai eu mon lot de bagages à traîner derrière moi, mais je ne me soucie guère de mon passé, seul mon présent et mon avenir compte.

Précieuse. Elle était précieuse pour le démon. Pourquoi ? Pourquoi renonçait-il à la tuer alors qu'il aurait pu se débarrasser d'elle maintenant ? Il n'aurait plus été défié, il aurait la paix et il aurait repris sa petite vie tranquille. Mais non, il se contentait de la garder en vie. Pourquoi ? Toujours cette question qui revenait sans cesse sans aucune réponse. Elle détestait les questions sans réponse. Mais bientôt elle ne s'en poserait plus parce qu'elle finirait inerte, inconsciente, au bout de son bras, peu importe qu'il ait desserré sa main ou non. Elle n'arrivait pas à savoir si la chaleur avait diminué ou non. Mais elle la trouvait toujours agréable. Elle pouvait dire merci à son pouvoir qui attenuait l'effet chauffant. Malgré les étoiles dans yeux et le fait qu'elle avait son regard plongé dans le sien, elle observa tout de même les déplacements des démons derrière elle. Ils s'écartaient pour laisser l'homme riant en plein milieu. Il sembla un instant interloqué par le fait que les autres s'écartent, mais il ne tarda pas à se mettre à hurler. Pourquoi ? Parce qu'il brûlait, littéralement. Les flammes étaient comme sorties du sol et lui grimpaient dessus pour le dévorer, le faire faire fondre. Bientôt il ne resta plus qu'un tas de cendres que le vent s'empressa de balayer d'une légère brise. Elle devait se douter que Caïn donnait des ordres avec la main parce que les sbires partirent. Ils étaient totalement seuls cette fois. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas pourquoi il les avait renvoyé alors qu'elle avait autant riposté durant tout l'entretien. Il la rendait perplexe et incertaine. C'était perturbant. Mais alors qu'elle avait énormément de mal à parler et que les étoiles revenaient au grand galop dans ses yeux, il la reposa sur le sol, la lâchant. Cela faisait déjà belle lurette qu'elle n'était plus agrippée à son bras, fatiguée et épuisée. Elle ne serait pas en état de bosser ce soir. Mais peu importe. Cependant, à peine l'avait-il posé sur le sol qu'elle s'effondra et tomba à genoux, se retenant avec les mains à grand peine. Elle avait les bras tétanisés d'avoir autant résisté à ne pas avoir le souffle coupé. Sa respiration se fit sifflante à la première respiration. Cela lui faisait mal. Les étoiles avaient du mal à partir et elle était chancelante, même à genoux. Elle avait la tête baissée, ses cheveux lui cachant le visage. Elle ne recommencerait plus. Si un autre démon l'ennuyait, bien qu'ils soient tous partit, elle choisirait le démon mineur. Elle aurait moins de risque, même si elle pensait sincèrement que Caïn ne viendrait pas à son secours finalement. Elle n'arrivait pas à le cerner. Il était une énigme, un total mystère. Mystère dangereux certes mais tout de même.

Elle n'avait pas la force de parler et elle ne se donna pas cette peine, se contentant de l'écouter. Elle ne pouvait faire que cela, bien que son corps soit plutôt d'accord pour qu'elle tombe dans les pommes, peu importe que le démon soit là ou non.


Je n’en doute pas. C’est bien pour cela que je vous veux vous, parce qu’il n’y en a pas deux ! Vous dégagez quelque chose d’unique, de captivant, de fascinant. Je pourrai, certes, voir d’autres personnes, mais mon instinct m’a conduit à vous. Dans le bayou, je pourrai trouver d’autres nécromants, mais je n’en veux pas d’autre, c’est vous que je veux à mes côtés. Vous le prouvez ? Je n’ai pas l’habitude de ce genre de chose, cependant comme vous pouvez le voir, je me suis chargé de celui qui ne vous respectait pas et à présent, nous sommes réellement seuls, mes hommes sont partis. Je pourrai vous donner une boule de feu puissante qui ferait de réels dégâts sur mon corps pour vous prouver que je vous fais confiance. Mais je ne suis pas sûr que vous pourriez la tenir.

Unique, captivant, fascinant ? A ce point ? Elle en doutait. Comme il le disait, il pouvait se trouver d'autres nécromants ailleurs. Pourtant il la voulait elle. Mais pourquoi bon sang ?! Elle approuvait le fait qu'il ait tué le responsable, mais elle n'avait pu se délecter de sa mort, elle n'avait pu en profiter. Elle était trop mal en point pour cela. Au sol, elle leva un regard surpris au démon quand celui-ci proposa de lui donner une boule de feu puissante qui ferait des dégâts sur lui-même. Confiance. Etait-elle réciproque ? Auparavant elle en doutait. Mais à présent... Elle n'était plus si certaine qu'elle ne lui faisait pas confiance. Elle pouvait toujours douter de ses intentions, mais de lui-même ? Elle dirait que non. Curieusement, elle lui faisait confiance là maintenant à cet instant. Mais combien de temps cela durerait-il ? C'était lui qui était venu la chercher, mais était-il capable de trahison ? Sûrement. Elle se mordit la lèvre et le regretta alors que sa gorge lui faisait mal. Elle y porta la main, elle aurait sûrement des marques. Les marques elle s'en foutait, mais elle était au sol avec un démon qui la surplombait. Et qu'est-ce qu'il était grand ! Elle grimaça de douleur alors qu'elle se massait la gorge. Les étoiles s'éloignaient alors qu'elle restait au sol, mais elle doutait de pouvoir se lever. En y repensant, elle n'avait pas vraiment de chez soi. Elle avait juste un petit logis, mais il n'était à l'abri de rien. Les autres groupes finiraient sûrement un jour par venir lui demander ses services. Elle avait besoin de protection, mais pouvait-elle le demander ? Elle ne demandait pas à vivre avec le Démon non plus, bien qu'elle pourrait trouver tout cela captivant et amusant. Quand elle ne se sentit que très légèrement apte à parler, elle murmura un faible merci d'une voix rauque. Elle n'arrivait pas à parler. Le bord de l'inconscience l'avait aussi refroidit malgré le soleil du lieu public et sa veste en cuir. Elle ne serait vraiment bonne à rien et elle ne pourrait pas rentrer chez elle. Le démon pouvait très bien la laissa là toute seule après tout. La douleur finissait par avoir monté des larmes à ses yeux, mais elle les essuya d'un air rageur alors que son autre main restait sur son cou. Elle l'avait cherché, elle avait joué, mais le Prince Démon Régent était le plus fort. Il sera toujours le plus fort. Elle tenta un instant de se lever, mais elle renonça quand ses jambes refusèrent de la porter. Comment elle allait faire hein ? Elle n'arrivait pas à parler pour le moment, elle avait froid elle était épuisée et elle était seule avec un démon...

Elle espérait lui faire assez confiance, mais la peur du contact la terrifiait. Pourtant, quand il l'avait prise à la gorge et qu'elle s'était agrippée à lui, elle n'avait pas paniqué, elle n'avait pas réagit. Peut-être que ce n'était pas peine perdu finalement ? La chaleur y était-elle pour quelque chose ? Sûrement. Elle toussa douloureusement avant de murmurer faiblement, restant toujours au sol et le visage caché par ses longs cheveux:


Je ne ferais plus rien contre vous, Caïn...

C'était tout ce qu'elle réussit à dire avant qu'une quinte de toux la fasse se plier en deux. C'était vraiment douloureux nom d'un chien!



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Caïn A. Sullivan
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Posté le Mer 2 Aoû - 7:35.
Je venais enfin de lâcher la jeune femme. Elle devait sûrement se demander pourquoi elle était encore en vie. Si l'on me le demandait, je n’aurai pas vraiment su répondre. Je ne pouvais juste pas me résigner à la tuer, j’avais quelque chose au fond de moi qui me disait que j’ai besoin d’elle. Je m’en voulais déjà d’avoir eu à lui faire mal ici en la tenant à la gorge. Cette petite avait un quelque chose qui m’attirait, cela n’avait rien à voir avec mes aventures avec d’autres femmes. Je n’avais pas envie d‘être avec elle juste pour créer une descendance. J’avais besoin d’elle à côté de moi, de sa présence, de sa tête brûlée, elle pourrait mouvementer ma vie, enfin plus qu’elle ne l’est déjà avec l’Audito. Elle le ferait, mais d’une façon différente plus agréable.

Je la vis s’effondrer devant moi. Visiblement j’y ai été un peu fort avec elle, elle n’arrivait plus à tenir sur ses jambes. J’ai dû diminuer son arrivée d’oxygène bien trop longtemps et son cerveau n’a plus réussi à faire tourner les muscles de son corps, elle ne doit plus avoir de force du tout à présent. J’aurais pu en profiter, j’aurais pu partir et la laisser là, seule ou alors l’achever, mais je n’en avais pas envie le moins du monde. C’est pourtant dommage que tout se soit passé comme cela, pour une fois que je venais dans un état d’esprit amical. Mais je n’étais pas habitué à cela et ma réputation me précède souvent. De plus l’un de mes hommes ne m’a pas facilité la tâche. Mais je m’étais trop avancé pour pouvoir reculer à présent.

La jeune femme était par terre devant moi, elle devait se demander ce qui allait lui arriver à présent. Je la regardais en souriant, mes yeux bleus plongeant dans les siens. Elle se tenait la gorge et l’on pouvait voir la trace de mes doigts sur sa gorge. J’y avais décidément été trop fort. Je la voyais lutter pour ne pas s’écrouler. J’espérai qu’elle ne s’évanouisse pas. Je ne saurai pas comment réagir sinon. Je m’en voulais réellement, c’était un sentiment étrange pour moi, d’habitude je tuais sans aucun regret, alors pourquoi ici j’en ai parce que je l’ai étranglée ? je m’accroupis pour être à sa hauteur, toujours avec un sourire qui se voulait rassurant. Je regardais son cou, y approchant ma main lentement, je ne voulais pas lui faire de mal, je passais juste un doigt sur les marques qu’elle avait, je réchauffais son cou avec ma chaleur, lentement, doucement pour essayer de faire passer la douleur en décontractant les parois du larynx.

Elle me dit qu’elle ne me ferait plus rien et je la croyais, mais je ne voulais pas qu’elle le fasse par peur de moi, je ne voulais pas qu’elle me craigne. Je voulais qu’elle me respecte, qu’elle m’apprécie et que c’est pour ces raisons qu’elle n’essayera plus de s’en prendre à moi. Elle toussait et je pouvais voir sur son visage que cela lui faisait mal. J’eus un petit soupir tout en passant ma main dans mes cheveux, je fis craquer ma nuque avant de passer une main sous ses jambes et l’autre dans son dos pour la soulever comme si de rien n’était. Pour moi, c’était comme soulever une plume. Je la tenais dans mes bras, la sensation était étrange, agréable, mais étrange. Mais elle ne tenait plus debout à cause de moi et je ne pouvais pas la laisser ici, par terre.

Alala, qu’est-ce que je ne fais pas moi. Venez, pas question de vous laisser ici seule. Et pas question de vous ramener chez vous, cela ne serait pas sûr, surtout si des gens nous ont vus discuter. Je vous propose de venir vivre chez moi. J’aimerais pouvoir profiter de votre présence encore. Et puis là-bas je serai sûr que personne ne cherche à vous faire du mal. Bien que je ne sois peut-être pas le mieux placé pour vous dire cela.

Je pouvais sentir ma chaleur envelopper son corps, j’aimais cette sensation. Je me voulais bienveillant envers elle. Elle qui ne voulait pas que je la touche, c’était raté encore une fois. Mais je ne le regrettais pas.
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Posté le Mer 2 Aoû - 15:51.
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Featuring Caïn A.Sullivan


Sept fois à terre, huit fois debout. Proverbe célèbre qui montrait qu'il ne fallait rien abandonner. Pourtant la nécromancienne avait commencé à baisser les bras, voyant la mort de très près alors qu'elle la côtoyait depuis son enfance. Elle était au sol et n'arrivait pas à se relever. Elle se sentait impuissante, fatiguée, épuisée. Mais elle ne s'évanouirait pas. Non jamais. Alors elle faisait tout pour le rester alors qu'elle était au sol de sa cuisante défaite. Caïn n'était pas le responsable de tout cela, c'était son sbire et le passé qui l'avaient fait paniquée. Pourtant, c'était lui qu'elle avait attaqué. Inconsciemment elle avait pris le premier venu pour cible. Elle eut un soupir tremblant. Elle grelottait, pas de peur, seulement de froid. Elle n'aimait pas du tout se sentir si faible. Elle avait l'habitude d'être énergique, l'énergie à l'état pur. Mais la simple rencontre avec le démon qui avait tourné au cauchemars l'avait rendue chancelante, tremblante. Son pouvoir l'avait également refroidit. Elle ne savait pourtant que penser. Elle le regardait, mais dieu qu'il était grand ! Le soleil le plaçait en contre jour, elle voyait donc légèrement ses yeux mais sa vue lui suffit. Elle ne savait ce qu'il allait lui faire à présent. Elle ne voulait pas finir toute seule dans la rue comme cela. Qui sait qui pourrait s'en prendre à elle alors qu'elle n'avait pas la force de faire quoi que ce soit ?

Curieusement, elle ne lui en voulait pas qu'il l'ait blessé. Elle ne savait pas non plus qu'en penser, mais elle savait qu'il n'avait fait que se défendre. Elle avait été idiote, elle payait pour cela. Sa gorge la faisait souffrir, c'était douloureux et elle se sentait crispée, tendue. Elle était tétanisée, non son corps était tétanisée. Elle, elle était parfaitement consciente, les étoiles étaient parties, la laissant alors admirer l'homme qui venait de s'accroupir face à elle. Mais que faisait-il ? Elle n'avait pas peur. Elle devait lui faire confiance. Elle devait rester calme, il souriait d'un air rassurant. Elle n'avait donc pas de raison de paniquer si ? Elle grimaça de douleur. Elle ne ferait vraiment plus rien contre lui c'est clair. Elle l'avait déjà payée assez chèrement. Mais elle se figea alors qu'il approchait sa main lentement d'elle, de son cou sûrement couvert de marques. Elle retira sa main à elle de sa gorge et déglutit péniblement avant de fermer les yeux. Elle n'avait pas peur, elle ne voulait juste pas paniquée. Pourtant elle fut surprise, il se contentait de passer un doigt sur les marques qu'elle avait probablement Elle n'avait pas de miroir, elle ne pouvait donc pas savoir à quel point elle était blessée. De la chaleur. Elle ne sentait pas seulement son doigt, mais aussi de la chaleur. Cette chaleur si agréable qu'elle finit par en soupirer d'aise. Elle s'y sentait bien et elle sentait sa gorge se dénouer. Etait-elle seulement nouée de douleur ou juste d'appréhension ? La chaleur se diffusait dans son corps au fur et à mesure. Elle était curieuse, incertaine et paniquée par autant de contact. Mais elle ne broncha pas, finissant par se détendre et par rouvrir les yeux. Curieuse de savoir ce qu'il voulait d'elle. Incertaine de la marche à suivre avec lui. Et paniquée, eh bien vous savez déjà pourquoi.

La rencontre ne semblait plus être un cauchemars à présent. Rêve ou réalité ? Elle doutait de rêver, la douleur et la chaleur étaient beaucoup trop réelles. Elle sentit que sa gorge allait mieux, que la chaleur diffuse finirait par détendre ses muscles. Elle n'osait pas bouger. Elle le voyait passer sa main dans ses cheveux. Elle trouvait ce geste mignon, mais elle n'en dirait rien. Elle ne voulait pas le contrarier. Des craquements dans sa nuque la mit sur ses gardes. Elle haussa un sourcil interrogateur. Qu'allait-il faire ? Calme. Il fallait qu'elle reste calme. Sa gorge allait mieux, mais la quinte de toux était toujours présente. Mais elle finit par se calmer jusqu'à laisser sa respiration légèrement sifflante.

Mais la rencontre allait de surprise en surprise. Il ne l'avait pas tué alors qu'il en avait eu plusieurs fois l'occasion. Elle poussa un murmure de surprise quand elle sentit une de ses mains passer sous ses jambes et l'autre dans son dos et qu'il la soulevait sans effort. Elle ferma les yeux automatiquement. Elle avait été surprise, cela oui, elle ne s'attendait vraiment pas à ce qu'il se comporte de la sorte. Qu'allait-il faire à présent ? Elle pensait qu'il la laisserait là, seule à se débrouiller avec ses problèmes et qu'il la reverrait une prochaine fois pour qu'elle utilise son pouvoir. L'homme était un grand mystère et elle ne le comprenait pas. Elle ne comprenait pas sa façon d'agir alors qu'il aurait réagit différemment avec d'autres personnes. Elle trouvait cela étrange d'être soulevée de la sorte par le Prince Démon Régent. Mais la chaleur finit par avoir raison d'elle. Elle était tellement agréable qu'elle la détendit et la réchauffa au fur et à mesure. Les fourmillements qu'elle avait commencé à ressentir dans les jambes s'en allèrent avec la chaleur. Tout en elle se détendit, son corps mais aussi son cœur. Elle avait l'impression d'être en sécurité, d'être à sa place. Son pouvoir reconnaissait le sien comme s'ils se connaissaient déjà. C'était étrange. Elle ne pensait pas retrouver des sensations pareilles après ce qu'elle avait vécu il y a quelques années. La chaleur réussissait presque à l'endormir. Oui presque. Parce que ce qu'il dit l'a réveilla instantanément.


Alala, qu’est-ce que je ne fais pas moi. Venez, pas question de vous laisser ici seule. Et pas question de vous ramener chez vous, cela ne serait pas sûr, surtout si des gens nous ont vus discuter. Je vous propose de venir vivre chez moi. J’aimerais pouvoir profiter de votre présence encore. Et puis là-bas je serai sûr que personne ne cherche à vous faire du mal. Bien que je ne sois peut-être pas le mieux placé pour vous dire cela.

Elle ne pouvait aller nulle part, c'était un fait. Il voulait la ramener chez lui, cela par contre elle ne comprenait pas. Vivre avec lui ? Profiter de sa présence ? Elle était touchée de l'attention mais elle se sentait mal à l'aise. Elle ne pouvait pas renoncer non plus. Si elle refusait, il pourrait la laisser seule ici dans le rue à la merci du premier venu. Elle ne voulait pas alors qu'elle se sentait aussi bien ici, là maintenant. Elle était dans les bras d'un Démon, fût-il un Prince Démon Régent, et alors ? Le destin avait de bien étrange façon pour unir ou se faire rencontrer deux personnes. Pourtant ils avaient un caractère explosif tous les deux. Elle était curieuse de voir comment ils allaient cohabiter. Pourquoi voulait-il encore profiter de sa présence malgré l'affront, non les affronts, qu'elle lui avait fait ? N'empêche que la proposition la fit rougir légèrement. Elle ne pouvait pas détourner la tête, elle avait aussi mal à la nuque. Qui n'aurait pas mal après avoir été suspendu par la tête ? Sa tête était à hauteur de la sienne, ses yeux bleus à hauteur des siens. Elle hésita un peu avant de passer un bras sur ses épaules. Elle ne savait pas si elle pouvait, mais ce serait sûrement plus confortable. Elle était attirée par son regard, c'était indéniable. Elle répondit faiblement.

D'accord... Je vais avoir besoin de récupérer mes affaires à mon logis, je n'ai pas grand choses, je ne prendrais pas beaucoup de place...

C'était vrai. Mais son « kit » de nécromancienne était là-bas. Et d'autres armes à elle d'ailleurs. Mais elle ne les utiliserait pas. Il la rendait étrange, curieuse. Pourtant lui aussi semblait différent, mais en quoi ? La chaleur semblait comme emporter ses doutes. Il était un démon, un prédateur, il pouvait se permettre tout ce qu'il voulait. Pourtant il voulait la mettre chez lui en sécurité. Elle rougit plus et finit par cacher sa tête dans son cou. Elle y respira son odeur et elle finit par reculer, se rendant compte de ce qu'elle faisait avant de devenir rouge pivoine. Elle ne pouvait pas se cacher. Elle se mordit la lèvre et finit par poser la question qui la taraudait pour essayer de changer de sujet sur ses rougissements.

Pourquoi voulez-vous profiter encore de ma présence après les affronts que je vous ai fait ? Vous m'invitez à vivre avec vous, vous dites que c'est pour ma sécurité, et pourtant...




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Posté le Mer 2 Aoû - 18:13.
Je n’étais pas le démon qui réfléchissait le plus, c’était un fait. J’ai toujours privilégié mon instinct à ma réflexion, après tout c’est grâce à tout cela que j’en suis ici maintenant. Bon d’accord à cause de cela, on a chuté du Paradis pour se retrouver en Enfer. Mais à côté de ça, je suis devenu. Régent de la sphère de la Destruction, ce n’est pas mal quand même je trouve. Mon instinct belliqueux nous a permis de beaucoup de nous amuser au fil des siècles. Il faut dire que les Hommes ont toujours eu le démarrage rapide quand il s’agit d’une guerre. Un mot ou un regard de travers et le conflit commence déjà en rue, alors pour le peu que l'on tue un monarque, un président, que l'on vole du pétrole, que l'on érige une dictature, rien qu’avec tout cela, une guerre explose rapidement. Bref, je suis un démon impitoyable, un monstre sanguinaire, un destructeur, une machine de guerre, je vis pour détruite tout ce que je peux. Mais aujourd’hui le monstre est apaisé, il est endormi. C’est un sentiment étrange pour moi. Je n’arrivais pas à le comprendre, je voulais le comprendre, mais en même temps c’est quelque chose qui est à l’opposé de ce que je suis réellement, je me demandais si c’était une bonne chose que je ressente tout ça.

Mais alors que les questions fusaient dans la tête, j’avais toujours la jeune sorcière dans mes bras. J’étais debout au milieu de la rue, je regardais la jeune femme dans les yeux, plongeant mon regard dans le sien. J’avais du mal à réfléchir ou peut-être que je ne voulais pas réfléchir. Instinctivement je lui ai proposé de venir vivre chez moi, parce que je le souhaitais. Je n’avais pas eu le temps de réfléchir que je lui avais déjà dit tout cela. Je voulais d’elle à mes côtés, je le sentais au fond de moi, je ne pouvais pas l’expliquer, mais je le désirai, c’est tout. J’étais planté là avec elle dans mes bras, j’essayais de réfléchir à ce que j’allais faire ensuite. Je dégageais toujours cette chaleur rassurante pour elle, je ne voulais pas qu’elle ait peur de moi, qu’elle panique, qu’elle fasse un geste malheureux. J’aimerais pouvoir faire disparaître les marques qu’elle avait sur le cou, bien évidemment je savais que ça partirait avec le temps, mais j’avais serré fort, cela allait laisser des traces pendant un moment.

Je la voyais se détendre dans mes bras, ça me rassurait d’un côté. Elle m’avait écouté quand je lui avais proposé de venir chez moi. Bien sûr, d'un côté, je ne comptais pas trop lui laisser le choix, dans son état, je ne pouvais pas l’abandonner, cela pourrait lui être fatal. Après tout, j’ai de la place chez moi, les affaires vont plutôt bien depuis que je suis aux commandes, les morts étant nombreux, ce n’est pas difficile de faire prospérer une chaîne de funérarium dans une ville qui connaît l’apocalypse. Et l’avantage quand on a un commerce si rentable, c’est que l'on pouvait se permettre beaucoup de choses alors que bien d’autres ont déjà du mal à avoir juste un toit. Mais je n’allais pas me soucier des humains qui vivaient dans des camps de fortune, alors que je fais partie des causes de leur déclin.

La jeune femme accepta mon offre, mais elle demanda de passer récupérer des affaires chez elle, elle enchaîna en disant qu’elle ne prendrait pas beaucoup de places. Je souris en l’entendant, elle récupérait sa voix. Mais cela me fit rire de l’entendre déjà dire qu’elle se ferait petite. Je n’en doutais pas, mais il ne fallait pas qu’elle en fasse tant. Il y avait de la place pour deux chez moi. Mais je commençais à avancer dans la rue, lentement, pour ne pas la brusquer.

Pas de soucis ça, nous ferons un détour par chez vous alors pour récupérer vos affaires. Et ne vous en faites pas pour la place, il y a largement assez de place pour vous chez moi, pas besoin de vous faire petite, ni de minimiser votre présence, cela serait dommage.

Pendant que j’avançais, je sentis à un moment sa tête contre mon cou. C’était une sensation agréable, mais malheureusement elle ne dura pas longtemps, la jeune femme se recula rapidement, devint rouge avant d’essayer de se cacher. Elle était décidément bien curieuse et avait un drôle d’impact sur moi. Je la vis se mordre la lèvre avant de me demander pourquoi je voulais d’elle chez moi. Pourquoi ? Il est difficile pour moi de répondre clairement à cette question. Mais juste répondre parce que je le veux, ce n’est pas suffisant.

Vous êtes décidément bien curieuse Miss Barton. Vous dire exactement pourquoi m’est impossible. Non pas que je ne le veuille pas, mais parce que je ne parviens pas à mettre de mots exacts sur la raison. Mais pour faire simple, malgré ce que vous avez fait, votre présence m’est agréable, pour ne pas dire bénéfique. Ce que je suis en train de faire actuellement, je ne l’ai encore jamais fait. Vous me faites passer au-delà de mes instincts destructeurs. Vous le plaisez beaucoup, vous dégagez un je-ne-sais-quoi de fascinant. Vous êtes différentes des autres. Et j’aimerai pouvoir passer plus de temps avec vous.
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Posté le Mer 2 Aoû - 19:24.
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Depuis toujours la solitude a régné dans le cœur de la nécromancienne. Des hauts et des bas, la vie en est remplit. Après tout, ce n'est pas le monde des bisounours sinon elle ne serait pas dans les bras d'un démon, mais devant un ours en peluche tout pelucheux. Elle avait abandonné tout espoir d'aimer à nouveau, c'était la seule chose qu'elle avait accepté d'abandonner. Aimer c'était souffrir, c'était risquer de perdre l'être que l'on aime plus que soi-même. C'était aussi laissé rentrer quelqu'un dans son cœur au plus profond de son être au risque de finir trahi. Trahi, manipulé. Une grande peine planait dans le cœur. Enfant, elle avait eu des ami(e)s humain(e)s. Mais la magie était parfois mal vu, fût-elle Vaudoun ou Wiccan. Elle avait donc renoncé aux amitiés. A quoi bon être amis avec des personnes qui vous persécutent, qui vous poignardent dans le dos ? Mais face à Caïn... Elle ne dirait pas que la solitude s'était envolée, non. Mais il ajoutait un petit plus chez elle. Il semblait vraiment vouloir la protéger, la ramener chez lui. Sinon il serait déjà partie depuis belle lurette, le bougre.

Elle avait tout de même accepté son offre. Ou plutôt sa deuxième offre. La première étant qu'elle travaille pour lui pour relever des zombies. Et maintenant il lui offrait un endroit où loger en toute sécurité. Elle avait été prise au dépourvu. Autrefois elle avait été timide, réservée, cela avait changé, mais Caïn semblait faire ressortir cette partie de son être qu'elle avait oublié. Où était passé les conflits, les affronts, les défis ? Elle se mordit la lèvre. Elle n'y penserait plus, physiquement du moins. Verbalement elle pourrait toujours l'embêter assez pour l'ennuyer. Elle avait beau être mal en point, un sourire carnassier et pleins d'amusement apparut sur son visage. Elle avait remarqué le sourire du démon quand elle avait commencé à parler, mais ensuite il se mit à rire. Apparemment il semblait trouver cela drôle qu'elle veuille se faire toute petite. Et un Démon savait rire ? Elle n'en avait connu que des mauvais peut-être. Pas que celui-là ne le soit pas. Mais elle le trouvait différent Il touchait une partie d'elle oubliée, il était entré dans son cœur involontairement et l'avait touché avec ses flammes. Mais elle m'y croyait pas, non. Elle ne voulait pas y croire. C'était trop tôt et trop soudain. Et puis, un démon était-il capable d'aimer ? Sincèrement elle en doutait. Elle n'avait jamais entendu d'amour sincère sur des démons, juste de descendant avec des humaines. Allait-elle finir comme elles ? Juste pour de la descendance ? Elle espérait bien que non. Mais après tout le démon pouvait très bien se jouer d'elle pour la manipuler de la sorte. Elle grimaça. Elle était en train de remettre tous ses doutes sur le tapis. Elle détestait ça. Elle qui avait été si sûre d'elle au début de la rencontre, elle doutait de tout. Du démon mais aussi d'elle-même. Comment résoudre un tel problème quand on ne connaissait pas la réponse ?

Elle sentit du mouvement, lent certes mais elle n'était que peu secouée. Caïn avançait lentement dans la rue, sûrement pour qu'elle ne panique pas. Elle appréciait l'attention c'était sûr. Mais elle allait devoir le guider jusqu'à chez elle. Enfin chez elle... Elle ne s'y considérait pas comme chez elle.


Pas de soucis ça, nous ferons un détour par chez vous alors pour récupérer vos affaires. Et ne vous en faites pas pour la place, il y a largement assez de place pour vous chez moi, pas besoin de vous faire petite, ni de minimiser votre présence, cela serait dommage.

Dommage ? Ah bon ? Elle rougit légèrement cette fois. Il allait falloir qu'elle arrête de réagir de la sorte. Elle n'aimait pas du tout et d'autant plus qu'elle ne pouvait pas fuir. Elle n'aimait pas ressembler à une tomate bien mûre. C'était gênant et elle avait honte. Déjà qu'elle l'avait attaqué et qu'elle en ressortait vivante, elle ne voulait pas se montrer aussi faible à son charme. Il pouvait avoir qui il voulait. Peut-être qu'elle partirait au bout de quelques jours. Oui c'était peut-être la solution finalement. Mais elle ne céderait pas au démon pour autant. Elle ne devait pas sinon elle finirait comme une lavette.

Minimiser sa présence ? Cela elle doutait que ce soit possible au vu de leurs deux caractères très explosifs. Une simple pic de l'un des deux et la conversation pourrait exploser telles des flammes dans la nuit. Mais cela pourrait être amusant. Très amusant. Elle repensa alors au surnom et elle ne put s'empêcher de sourire. Oui elle pourrait l'embêter largement et lui mener la vie dure. Elle n'arrivait pas à déchiffrer ses expressions. A part les sourires et rires précédents, il restait impassible alors qu'il avançait, sûr de lui. Elle regarda un instant la rue. Ils n'étaient pas loin de chez elle et il semblait connaître le chemin visiblement. Elle haussa un soucil, perplexe. Elle avait donc été espionnée de tous les côtés ! Elle fronça les sourcils mais il prit la parole pour tenter de lui répondre.


Vous êtes décidément bien curieuse Miss Barton. Vous dire exactement pourquoi m’est impossible. Non pas que je ne le veuille pas, mais parce que je ne parviens pas à mettre de mots exacts sur la raison. Mais pour faire simple, malgré ce que vous avez fait, votre présence m’est agréable, pour ne pas dire bénéfique. Ce que je suis en train de faire actuellement, je ne l’ai encore jamais fait. Vous me faites passer au-delà de mes instincts destructeurs. Vous le plaisez beaucoup, vous dégagez un je-ne-sais-quoi de fascinant. Vous êtes différentes des autres. Et j’aimerai pouvoir passer plus de temps avec vous.

Curieuse, elle l'était et comment ! Elle avait le cerveau qui tournait à plein régime sans arrêt, même quand elle dormait. C'était infernale. Impossible ? Serait-il face à quelque chose qu'il ne connaît pas ? Qu'il ne comprend pas ? Possible. Mais elle ne voulait déduire de ses pensées, surtout qu'elle pouvait très bien se tromper là-dessus. Présence bénéfique ? Ah bon ? Elle le regarda l'air surpris. Depuis quand une humaine pouvait être bénéfique à un démon ? Elle doutait sincèrement de la véracité de ce qu'il disait. Disait-il la vérité ? Elle sentait qu'il était sincère et pourtant... Elle lui plaisait ? Elle rougit ensuite. Toutes les émotions se succédaient sur son visage.

Elle s'était habituée au balancement de son avancée, la chaleur qui se diffusait de lui la réconfortait, la détendait. Elle se sentait beaucoup mieux. Peut-être pourrait-elle marcher finalement et quitter les bras du démon ? Pourtant elle fit aucun geste, elle resta où elle se trouvait. Elle s'y sentait bien. C'était étrange cependant. Elle n'avait pas rechigné au contact et cela faisait déjà plusieurs minutes, ou peut-être plus que cela, qu'il marchait. Elle ne voyait pas le temps passer, son regard plongé dans le sien. Pourquoi était-elle attirée ? Qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Etait-elle victime d'un sort ? Non elle l'aurait sentit. Mais elle se sentait perdue. Elle ne savait pas quoi en penser...

Ils ne tardèrent pas à arriver devant son logis. Logis qui ne lui appartiendrait plus. Devait-elle l'avertir qu'elle avait un chat ou il le refuserait chez lui aussi ? Elle grimaça avant de prendre enfin la parole. Elle s'était perdue dans la contemplation de sa visage et elle n'avait pas pensé à répondre, comme si elle était sur un petit nuage.


Je suis touchée que vous portiez une telle attention. Je vois que vous savez aussi parfaitement où je vivais. Faites moi penser à remercier vos espions pour leur excellent travail, je ne les ai remarqué d'aucune manière. En quoi suis-je différente ? Passer plus de temps avec moi semble déjà prévu vu que vous m'emmenez chez vous. A ce propos...

Elle hésita avant d'ajouter d'un air espiègle:

Je dois vous dire que je possède un Sacré de Birmanie du nom d'Asmodeus, j'espère que cela ne gênera pas votre logis. A moins qu'au final vous changiez d'avis.

Parfois les chats et les démons ne faisaient pas bon ménage. Le sien crachait quand l'un d'eux passait dans la rue mais qu'elle sentait qu'il était de mauvais intentions. Qu'en serait-il de Caïn ? Cracherait-il ou irait-il se pelotonner dans ses pattes ? Elle gloussa littéralement à l'idée que le chat puisse mener la vie dure au démon en plus d'elle-même.




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Caïn A. Sullivan
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Posté le Jeu 3 Aoû - 8:21.
J’avais la jeune sorcière dans mes bras alors que j’avançais à travers les rues de la ville, je connaissais où elle habitait. Mes hommes ont pu me renseigner récemment, quand j’envoie des espions, je n’envoie que les meilleurs, des hommes de l’ombre, des hommes qui savent ce qu’il faut faire pour rester invisible, ils ont eu de l’entraînement après tout. Je les ai entraînés moi-même ils devaient être capables de me suivre sans que je les remarque, celui que je voyais ou ressentais, je me retournai et lui envoyais des flammes. Croyez bien qu’il n’y a eu que les meilleurs qui ont poursuivi l’entraînement et qu’ils l’ont réussi. À la fin, ils arrivaient à me suivre toute une journée sans que je les remarque.

Il ne fallut pas longtemps pour arriver devant la maison, elle ne payait pas de mine à première vue, mais pendant l’apocalypse, ce qui compte vraiment, c’est d’avoir un toit et des murs. J’espérai juste que personne ne nous avait vu pour éviter qu’il ne communique que j’étais lié à cette jeune femme, non pas que j’en aurai honte, loin de loin, mais si l’information devait passer, on pourrait s’en prendre à elle et cela, je ne le voulais pas. Mais je n’avais pas l’impression que l'on avait été suivi, mais en même temps j’étais tellement bien avec la jeune femme dans mes bras que mes sens se sont peut-être relâchés.

Devant la maison, elle prit enfin la parole, le voyage jusque-là c’était fait dans le silence, juste à profiter de la présence de l’autre. Elle me dit être touchée par l’attention que je lui porte, que mes espions ont fait un bon travail, car elle ne les avait pas vus. Elle demanda également en quoi elle était différente, elle s’interrogeait beaucoup trop à ce propos, je trouve. Elle ne comprenait pas en quoi je voulais passer plus de temps avec elle. Elle sourit ensuite en avouant qu’elle avait un chat, personnellement cela ne me dérange pas plus que ça, mais ça veut dire qu’il va falloir l’attraper et réussir à le ramener. Je n’ai jamais eu de chat, donc, je ne sais vraiment pas comment cela va se passer avec celui-ci.

Vous porter de l’attention est une chose qui me vient naturellement et pourtant de base, je ne prête de l’attention à personne. Effectivement, je sais où vous vivez, j’ai envoyé les meilleurs, c’est pour cela que vous ne les avez pas vus. Je ne voulais pas vous effrayer. Mais je voulais en savoir plus sur vous avant de vous rencontrer. Vous êtes décidément obstinée. Pourquoi différente ? Peut-on vraiment expliquer les sentiments qui nous habitent ? Surtout quand ils sont nouveaux ? Je ressens l’envie et le besoin de vous avoir à mes côtés. Votre présence, même ici dans mes bras, c’est quelque chose d’apaisant et croyez bien que pour calmer une boule de colère comme moi, il faut y aller. Quant à votre chat, cela ne me dérange pas, le plus dur sera de l’attraper bien évidemment. Par contre, je trouve cela assez amusant de donner un nom démoniaque à votre chat, vous n’avez pas peur du mauvais œil, c’est bien.

Nous entrâmes dans la maison. Le temps où elle rassemble ses affaires dans un grand sac de voyage qu’elle devait avoir avec elle lorsqu’elle est arrivée en ville. Comme je le craignais, le chat ne fut pas facile à attraper. Plus d’une fois il a essayé de me labourer le bras. J’ai fait chauffer ma main pour l’attirer, je savais que les chats étaient de grosses boules de poils fainéantes qui aimaient se coucher sur quelque chose de chaud. Je ne pouvais pas dire si une fois chez moi, il serait mon ami ou s’il continuerait de vouloir m’attaquer. Une fois toutes les affaires de la sorcière dans le sac, je le pris et mis le chat sur mes épaules chauffées, il ne tarda pas à se coucher dessus et à ne plus bouger. Aurai-je trouvé un moyen de l’apprivoiser ? Peut-être, mais ce n’était pas pratique, chez moi je n’allais tout de même pas rester avec ma chaleur constamment sortie.

Le chemin du retour se passa rapidement, on arriva devant chez moi. Je vivais dans un grand appartement au premier étage. J’avais choisi le premier étage, car il n’était pas directement accessible, ceux qui voudraient s’en prendre à moi devront passer par les escaliers et en cas de soucis, je peux toujours passer par la fenêtre, une chute d’un étage, ce n’est pas la mort.

L’appartement était spacieux, j’en étais assez fier. Quand les affaires marchent, on peut se faire plaisir. J’avais un grand salon avec un canapé en coin suffisamment grand que pour que je puisse m’allonger complètement dessus. Il faisait face à un écran plat fixé au mur qui était entouré d’étagères, vide pour la plupart, la décoration n’était pas vraiment ma passion. Et devant le canapé une petite table basse en bois noir. Après j’avais une pièce pour manger. Une grande table à manger en fer forgé noir avec une vitre dessus. Les chaises étaient assorties à celle-ci. J’avais une pièce servant de bureau après, un gros bureau massif avec un ordinateur dessus et des piles de dossiers. Après j’avais ma chambre avec un lit de grande taille, je préférai être à l’aise dedans. Et pour finir une salle de bains, avec une baignoire qui fait également douche et tout ce que l'on peut trouver dans une salle de bains. Et sans oublier la cuisine bien entendu, que j’ai fait complètement équiper.

Une fois entré, je posais le sac sur le canapé et le chat descendit de lui-même de mes épaules et alla se cacher quelque part. En me relevant, je me tournai vers la jeune femme en souriant.

Eh bien, voilà, bienvenue chez moi. Faites comme chez vous surtout, ne vous gênez pas. Je ne sais pas si vous avez la moindre question à me poser. Après tout notre discussion a été un peu interrompue dehors.
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Posté le Jeu 3 Aoû - 16:56.
A défaut de lever nos verres, relevons des morts


Featuring Caïn A.Sullivan


Sa maison, son ancienne maison à présent, était dans un état assez insalubre. Elle n'était pas belle, elle n'était pas immense, mais c'était un toit et des murs, tout ce qu'il lui fallait pour réussir à survivre dans ce monde de dingues. Qui aurait cru un jour que les Démons viendront sur terre, que les sorciers, les fantômes et les esprits existaient, mettant ainsi la ville de Nouvelle-Orléans presque à feu et à sang ? Presque parce que pour le moment le seul feu qu'elle avait vu avait tué un démon et qu'elle ne regretterait en rien le fait qu'il soit mort. Il l'avait mérité, il avait brûlé. Elle, elle était en vie, c'était le principal pour le moment. Arrivés devant le logis, il fut bien obligé de la redéposer au sol. Ses clés étaient dans sa poche, c'était pas pratique pratique pour ouvrir. Elle attendit qu'il la dépose de lui-même, elle ne voulait pas bouger d'où elle était. Elle était bien dans ses bras, avec sa chaleur. Que cette dernière soit humaine ou due à son pouvoir n'avait pas d'importance pour elle. Parce c'était lui, cela faisait partie de lui, de son être. C'était assez perturbant pour elle, des dizaines de minutes plus tôt elle avait refusé qu'on la touche, mais à présent son corps était dans ses bras, elle était calée contre son torse musclée, dans cette chaleur rassurante. Durant le chemin, elle n'avait pas pu s'empêcher de vérifier qu'ils n'étaient pas suivis. Des passants étaient dehors dans cette journée ensoleillée, certains les regardaient avec des yeux ronds, d'autres continuèrent leur route en accélérant le pas. Elle ne sentait pas de magie wiccan ou autre. Peut-être se cachaient ils très bien les membres de l'Audito Mortis. Mais elle était paranoïaque, elle n'aimait pas être suivie, et encore moins alors qu'elle avait été dans ses bras.


Vous porter de l’attention est une chose qui me vient naturellement et pourtant de base, je ne prête de l’attention à personne. Effectivement, je sais où vous vivez, j’ai envoyé les meilleurs, c’est pour cela que vous ne les avez pas vus. Je ne voulais pas vous effrayer. Mais je voulais en savoir plus sur vous avant de vous rencontrer. Vous êtes décidément obstinée. Pourquoi différente ? Peut-on vraiment expliquer les sentiments qui nous habitent ? Surtout quand ils sont nouveaux ? Je ressens l’envie et le besoin de vous avoir à mes côtés. Votre présence, même ici dans mes bras, c’est quelque chose d’apaisant et croyez bien que pour calmer une boule de colère comme moi, il faut y aller. Quant à votre chat, cela ne me dérange pas, le plus dur sera de l’attraper bien évidemment. Par contre, je trouve cela assez amusant de donner un nom démoniaque à votre chat, vous n’avez pas peur du mauvais œil, c’est bien.

Il voulait en savoir plus sur elle, si elle habitait avec lui ce serait chose faite, non ? Elle se mordit la lèvre et grimaça quand il disait qu'elle était obstinée. Elle n'aimait pas ne pas comprendre et ne pas savoir les choses. Pourtant, elle le sentait très sincère de ce qu'il disait. La suite la fit rougir et elle profita du fait qu'elle devait ouvrir la porte pour se détourner de lui et se cacher. Elle se sentait vulnérable. Il la rendait vulnérable. C'était à la fois agréable et très perturbant. Comment avait-il pu la débarrasser de ses barrières émotionnelles en si peu de temps ? Elle avait du mal à y croire et pourtant... Elle avait du mal à savoir ce qu'elle ressentait vraiment. Elle avait connu l'amour, elle savait ce que c'était. A moins qu'elle ait été trompé ? Elle grogna presque pour elle-même. Elle avait été si jeune et si facilement manipulable à ce moment-là ! Elle n'aurait pas pu prédire ce qui allait arriver après. Indéniablement, le démon ne la rendait pas indifférente. Il était beau, séduisant, avait un caractère assez explosif, au point qu'elle s'était amusée à l'agacer. Bon elle avait été un peu trop loin cependant, mais elle avait eut ses raisons. Elle regrettait de l'avoir frappé, cela avait du être douloureux, surtout à cet endroit. D'ailleurs, qu'avait-il fait de son couteau ? Il ne lui rendrait sans doute pas. Mais c'est qu'ils avaient coûté cher en plus... Bah, elle lui avait bien écrasé sa cigarette au sol, qu'il le garde finalement.

Elle entra, suivis de Caïn. Elle grimaça en voyant l'insalubrité de l'intérieur. Ce n'était vraiment pas joyeux. Bon, il n'y avait pas de mites etc, mais elle n'était pas en très bon état non plus. Elle était curieuse de savoir ce que serait le logis du démon. Spacieux à son avis. Après tout il devait être suffisamment riche pour se le permettre. Elle ne mit pas longtemps à mettre toutes ses affaires dans un sac. Elle récupéra aussi ses armes, elle les avait suffisamment bien caché pour que personne ne les trouve à part elle. Elle en ajouta sur elle avant de mettre le reste dans son sac. Elle était prête. Elle entendit alors un miaulement. Asmodeus, chat ivoir et noir dans toute sa splendeur, avait aperçu le démon. Il ne réagit pas au début de sa présence, mais quand il commença à approcher la main, il faillit bien lui labourer le bras plusieurs fois. Elle ne pouvait s'empêcher de rire en voyant la scène. Le Démon tentait tant bien que mal d'apprivoiser son démon, jusqu'à ce qu'il utilise son pouvoir. Elle regarda alors le chat se frotter contre sa main et ronronner comme quand elle le câlinait habituellement. Elle n'était pas vraiment éberluée, mais il avait trouvé une ruse assez rapidement. Elle ne put s'empêcher de sourire. Peut-être qu'ils s'entendraient bien finalement. Elle n'avait pas dit un mot depuis qu'ils étaient entrés. Elle avait un instant posé son sac au sol, et quand elle voulut le reprendre, le démon l'avait déjà pris, il avait même le chat sur ses épaules. Elle sentait la chaleur d'où elle était. Fripon rusé qu'il était, ce Caïn ! Elle avait retrouvé suffisamment de force pour marcher jusqu'à chez lui. Pourtant, elle semblait regretter d'avoir récupéré trop vite. Elle y était bien dans ses bras, mais tout avait une fin, même les bonnes choses.

Elle se contenta donc de le suivre, ne le collant pas, ne le touchant pas. Asmodeus s'était mis à ronronner sur son épaule chaudes, les yeux clos. Au moins il n'avait pas rechigné à se laisser prendre. Elle le suivait de près mais pas trop. Après tout elle n'allait pas lui tenir la main non plus. Elle grimaça. Autrefois elle avait aimé ce genre de choses. Mais ils n'étaient pas un couple. Peu importe qu'il ressente le besoin qu'elle soit près de lui etc. C'était trop étrange pour songer ne serait-ce qu'un instant qu'il pourrait être amoureux. Un Démon amoureux ? Quelle blague ! Pourtant la vie pourrait encore la surprendre beaucoup de fois. Depuis le début de la rencontre cela avait été le cas. Elle ne tarda pas à admirer son chez soi. Au premier étage, elle avait grimpé les escaliers non sans mal. Et comme elle l'avait estimé, l'appartement était spacieux. Bien aménagé, même s'il n'y avait pas de décoration. Un canapé d'angle avec une télé fixée au mur et des étagères ornaient le salon. Elle n'avait fait que le suivre, elle n'avait pas visité le reste. La salle était ornée d'une table en fer noir forgé avec une plaque en verre, avec des chaises assorties. Elle ne se sentait pas vraiment chez elle mais au moins le lieu était quand même agréable. Elle qui s'habillait très souvent en noir, elle ne serait pas dépaysée avec cette couleur. Elle le regarda poser son sac sur le canapé alors qu'Asmodeus sauta de lui-même et alla se cacher dans l'une des pièces attenantes. Il se tourna vers elle et sourit.


Eh bien, voilà, bienvenue chez moi. Faites comme chez vous surtout, ne vous gênez pas. Je ne sais pas si vous avez la moindre question à me poser. Après tout notre discussion a été un peu interrompue dehors.

Elle grimaça. Elle n'aimait pas trop quand les gens lui disaient de faire comme chez elle. Elle n'avait jamais trouvé d'endroit où elle aurait pu se sentir chez elle, pas même chez ses parents. Au moins le sourire se voulait rassurant. Certes, leur discussion avait été interrompue. Un peu à cause d'elle tout de même. Elle se mordit la lèvre en y repensant. Elle regarda l'appartement, s'imprégnant de chaque détail qu'elle pouvait mémoriser. Elle songea un instant à faire le tour du propriétaire, histoire de ne pas se perdre et de ne pas être perturbée. Alors sans répondre quoi que ce soit pour le moment, elle traversa le salon, laissant sa main caresser le haut du dossier du canapé. Elle regardait partout et ailleurs à la fois. Si elle devait s'y sentir chez elle, autant qu'elle visite. Elle passa près du démon, le frôlant. Elle n'oserait rien contre lui. Elle continua sa route, faisant le tour de la table à la plaque de verre. Elle regarda également par les fenêtres. Elle marchait, sûre d'elle, ses talons ne faisant pas de bruit. Elle avait l'habitude d'être silencieuse. Elle finit par repérer la cuisine. Elle semblait très bien équipée. Le démon cuisinait-il ? Elle était curieuse. Curieuse d'en savoir plus sur lui. Il était quelqu'un d'intéressant. Un autre endroit l'amena à la salle de bain, équipée d'une baignoire, d'un lavabo, de miroir etc. Tout ce que pouvait contenir une salle de bain en somme. Elle n'aurait pas grand chose à y mettre de toute façon. Continuant sa visite, elle se trouva face à un bureau massif munis d'un ordinateur et des plusieurs piles de dossiers. Elle haussa un sourcil. Il semblait avoir pas mal de boulot le démon. Mais au vue de l'état de l'appartement, cela lui rendait la vie facile. Elle ne demanderait jamais combien il gagnait, elle ne s'intéressait pas à l'argent. Elle-même se contentait de ce qu'elle avait, c'est-à-dire pas grand chose en somme. Trouver des gens susceptibles de bien vouloir la payer pour voir leur membre défunt était parfois compliqué surtout avec une ville en ruines. Alors elle se débrouillait.

La dernière pièce qu'elle trouva était la chambre. Un lit de très grande taille y était disposé. Elle ne mit pas longtemps à voir qu'Asmodeus se l'était appropriée. Elle murmura en grimaçant.


Asmodeus, descend de là, on n'est pas chez nous non plus...

Elle alla le chercher alors qu'il s'étirait. Elle n'avait pas trouvé d'autres chambres. Où dormirait-elle ? Elle se mordit la lèvre. Elle ne dormirait pas avec lui. Elle dormirait sur le canapé et cela lui irait très bien. Prenant son chat dans ses bras et le caressant d'une main distraite, elle retourna vers Caïn. Elle s'adossa au chambranle du salon. Vu de plus loin, elle pouvait alors l'admirer tel qu'il était vraiment. Elle n'arrivait pas à détacher son regard du sien. Ses yeux bleus semblaient hypnotiques, c'était à la fois fascinant et effrayant. Elle avait deux questions, l'une concernant le logis et l'autre concernant leur discussion non terminée. Elle avait renoncé à demander pourquoi ceci ou pourquoi cela sur son intérêt pour elle. Elle ne voulait pas trop l'agacer non plus surtout s'il ne savait pas ce qu'il semblait ressentir.

Je vois que vous n'avez pas mentit concernant la grandeur de cet endroit. C'est spacieux et cela a l'air très confortable. Mais... où vais-je dormir ? Je n'ai vu qu'un seul lit. Loin de moi l'idée de dormir avec vous cependant. A moins que vous ayez une bonne raison de le proposer, je me contenterais du canapé.

Elle était vraiment curieuse de savoir ce qu'il répondrait à cela. Elle doutait sincèrement qu'il lui propose de toute façon. Le chat se mit à ronronner et elle soupira d'aise silencieusement. Asmodeus faisait partie de son chez elle. Elle hésita avant de demander ensuite.

Et quand voulez-vous que je commence à travailler pour vous?

Le plus rapidement possible sans doute ? Sûrement. Elle continua à l'observer, appréciant largement la vue de sa stature de sa beauté. Cela la fit sourire et rougir légèrement, pas assez cependant pour que cela soit vraiment visible.


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Posté le Ven 4 Aoû - 14:54.
Cela faisait du bien d’être chez soi. Surtout après une journée si mouvementée, je n’avais clairement pas l’habitude des journées comme ça, avec autant d’émotion. Surtout quand on commençait à ressentir de nouvelles émotions, car c’était clairement ce qui m’arrivait aujourd’hui en rencontrant cette jeune femme. Bien sûr, à la base quand j’ai voulu la voir, c’était uniquement par intérêt professionnel, j’avais juste vu une photo d’elle que mes espions m’ont apportée. Elle était mignonne et je me suis dit que quitte à être accompagné d’une nécromancienne, autant qu’elle soit jolie. Mais en la voyant en vrai, j’ai été frappé par une sensation étrange, agréable, mais étrange. Et petit à petit, à force de lui parler, j’ai eu envie de continuer avec elle, de la découvrir, de la connaître. J’avais envie d’elle à mes côtés, mais pas uniquement pour ses pouvoirs, je ressentais cela comme un besoin. Je n’étais pas doué pour comprendre et exprimer ces choses-là et cela me mettaient dans une situation embarrassante quand elle me posait plusieurs fois la question du pourquoi elle, pourquoi vouloir qu’elle m’accompagne, car je n’arrivais tout simplement pas à trouver les mots pour lui expliquer.

Mais ici elle était chez moi, elle allait vivre chez moi. C’était peut-être un appartement un peu austère, vide, mais je dois admettre que, jusqu'à présent, j’y étais soit pour dormir et manger, soit pour bosser un peu. En autre temps, j’étais en ville ou au funérarium. Mais j’espérais quand même qu’elle trouve son nouveau « chez elle » à son goût. J’avais envie qu’elle s’y sente bien, qu’elle veuille rester ici, avec moi. Sa boule de poils ne me dérangeait pas le moins du monde du moment que j’arrive à l’apprivoiser comme il faut. D’ailleurs, je me demande bien où il a pu passer son monstre, il a disparu de mon champ de vision rapidement une fois descendu de mon épaule. Je voyais la jeune sorcière examiner la pièce dans laquelle elle se trouvait, elle semblait encore un peu faible sur ses jambes, mais au moins elle arrivait à marcher, cela me soulageait, je n’ai pas coupé l’oxygène au point d’endommager ses fonctions motrices.

Elle commença à visiter l’appartement. En avançant lentement comme si elle enregistrait tout ce qu’elle voyait. Elle passa juste devant moi, à quelques centimètres à peine, je la regardais passer, je n’avais pas peur qu’elle tente quoi que ce soit sur moi, elle n’était pas capable de le faire dans son état actuel, mais même sans ça, j’avais confiance, je sentais qu’elle ne tenterait rien, contre moi. Je la vis traverser la pièce d’à côté, elle continuait sa visite à son aise, silencieusement. Elle avait dû apprendre à se déplacer de la sorte, c’était impressionnant. Je n’avais pas bougé et comme elle avait également disparu de ma vue, je ne pouvais pas savoir où elle se trouvait, car malgré ses talons, je n’entendais plus un bruit. Enfin jusqu’au moment où je l’entendis faire une remarque à son chat. Lui disant qu’ils n’étaient pas chez eux. Pour le moment, seulement. J’espère bien que ça le deviendra par la suite. Mais visiblement il y en a un qui a pris ses aises et d’après la direction de sa voix, je dirai qu’ils sont dans la chambre.

Elle revint vers moi, son petit démon dans les bras. Je la vis s’adosser au chambranle du salon. Elle me regardait dans les yeux et je trouvais cela très attachant. J’aimais plonger mon regard dans le sien. Je voulais vraiment qu’elle se sente comme chez elle ici. Qu’elle partage des moments avec moi. Mais vint la grande question de savoir où elle allait dormir. Elle me dit qu’elle se contenterait du canapé à moins que j’aie une bonne raison de lui demander le contraire. J’eus un léger sourire en l’écoutant, je me doutais que la question allait tomber.

Je vous remercie. Je dois admettre que le travail étant prospère pour moi, je ne me débrouille pas trop mal. Sans vouloir me vanter bien sûr. Quant à la question de l’endroit où vous dormirez. Je dois admettre que cela ne me dérangerait pas d’avoir votre présence à mes côtés pendant la nuit. Votre présence à mes côtés me fait ressentir des choses nouvelles. Je ne peux vous expliquer quoi, je ne connais pas réellement ce sentiment. Mais je ressens l’envie et le besoin de vous avoir à mes côtés. Sinon hors de question de vous laisser dormir sur le canapé. Je dormirai dessus et vous laisserai le lit, d'autant plus que j’ai entendu qu’il y en avait un qui lui a pris ses aises pour ça. Au moins, il se plaît ici, j’en suis ravi et j’espère que vous vous plairez également.

Je n’en revenais pas de ce que je venais de lui avouer, je ne réfléchissais pas avant de parler, mes mots venaient naturellement. J’avais du mal à réfléchir convenablement avec elle à mes côtés. Dans ma tête, je ne pensais déjà plus au travail que je voulais qu’elle fasse pour moi, c’est elle qui me le rappela en me demandant quand je voulais qu’elle commence.

Eh bien, je ne sais pas, prenez d’abord vos aises. Je ne veux pas vous presser. Et si vous avez besoin de quelque chose de plus, n’hésitez pas, je m’arrangerai pour vous l’obtenir. Je préfère que vous soyez dans les meilleures conditions possibles pour commencer.

Je me moquais du travail, je voulais juste profiter d’être avec elle. J’avançais vers elle et m’arrêtais au niveau du canapé, près de son sac, puis je mis ma main derrière mon dos, dans la poche arrière de mon pantalon et en levant ma veste, je sortis l’objet que j’y avais rangé plus tôt. Je posais le couteau sur le sac de la jeune femme. C’était une arme redoutable, non doute qu’elle n’aurait eu aucun mal à m’entailler la peau avec. Mais c’est bien connu que les plus belles roses ont les épines piquantes.

Tenez, c’est à vous, je pense. Un tel objet de bonne facture, cela serait dommage de la perdre au milieu de la rue.
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Featuring Caïn A.Sullivan


L'ambiance semblait se détendre considérablement comparée à tout à l'heure dans la rue. La nécromancienne était dans le logis du démon, et pourtant... Elle aurait dû s'y sentir mal à l'aise, avoir l'air un peu effarouchée, paniquée à l'idée de vivre avec lui. Mais non, elle ne ressentait rien de tout cela. Elle était détendue au-delà du possible et de l'imaginable. Elle n'avait jamais ressentit tout cela. Pourtant c'était bien réel. Même son chat, Asmodeus, était détendu et ne voulait pas attaquer le démon. Il le regardait de ses yeux bleus océans et il ronronnait dans les bras de sa maîtresse, sa queue se balançant dans le vide au-dessus de son bras. Est-ce que tout cela était un signe ? Elle ne croyait pas à ce genre de choses. Comme elle était gênée de savoir où elle pourrait bien dormir dans ce si vaste appartement. Elle avait bien posé la question, mais d'un côté elle redoutait cruellement la réponse. Pourquoi avait-elle peur de savoir ? Qu'est-ce qu'elle ressentait exactement ? Et lui, qui ressentait le besoin de l'avoir près de lui, qu'est-ce qu'il ressentait lui aussi ? C'était étrange, perturbant et très stressant. Le chat ressentait bien tout cela et il était bien assez intelligent pour ressentir les émotions des deux êtres face à face. Il poussa un faible miaulement de contentement quand Aksynia le caressa entre les oreilles. Plus tard, il agirait plus tard. Mais la réponse de Caïn finit par tomber alors qu'ils se regardaient dans les yeux, chacun plongeant dans le regard de l'autre.


Je vous remercie. Je dois admettre que le travail étant prospère pour moi, je ne me débrouille pas trop mal. Sans vouloir me vanter bien sûr. Quant à la question de l’endroit où vous dormirez. Je dois admettre que cela ne me dérangerait pas d’avoir votre présence à mes côtés pendant la nuit. Votre présence à mes côtés me fait ressentir des choses nouvelles. Je ne peux vous expliquer quoi, je ne connais pas réellement ce sentiment. Mais je ressens l’envie et le besoin de vous avoir à mes côtés. Sinon hors de question de vous laisser dormir sur le canapé. Je dormirai dessus et vous laisserai le lit, d'autant plus que j’ai entendu qu’il y en avait un qui lui a pris ses aises pour ça. Au moins, il se plaît ici, j’en suis ravi et j’espère que vous vous plairez également.

Elle fut surprise de l'entendre dire de telles choses. Elle commençait peu à peu à comprendre et elle devait bien s'avouer quelque chose à elle-même : elle ressentait la même chose. Mais comment faire avancer les choses ? Elle se mordit la lèvre alors qu'il répondait à sa seconde question.

Eh bien, je ne sais pas, prenez d’abord vos aises. Je ne veux pas vous presser. Et si vous avez besoin de quelque chose de plus, n’hésitez pas, je m’arrangerai pour vous l’obtenir. Je préfère que vous soyez dans les meilleures conditions possibles pour commencer.

Elle appréciait vraiment l'attention. Elle non plus elle ne voulait pas se presser. Elle n'avait jamais été aussi détendue de toute sa vie. Vraiment jamais. Pourtant le démon semblait la prendre complètement au dépourvu. Il était surprenant et pourtant lui aussi il semblait détendu. Si Asmodeus ne réagissait pas c'était qu'il n'y avait rien à craindre. Elle se doutait bien que Caïn ferait vraiment son possible pour qu'elle obtienne ce qu'elle voulait. Mais pour le moment elle ne voulait pas se presser. Elle voulait seulement profiter de l'instant présent, profiter de la présence de Bélial, profiter de la chaleur qu'il lui avait apporté. Mais comment faire avancer les choses quand la personne en face de soi ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait ? Comment réussir à faire quelque chose quand l'on était aussi timide ? Elle se mordit la lèvre. Elle était mal à l'aise alors que son cerveau tournait à plein régime. Elle n'avait jamais été dans une telle situation et elle aurait presque préféré ne pas y être surtout depuis son passé. Elle espérait bien qu'elle ne serait plus bloquée de la sorte. Cela pourrait bien tout gâcher. Mais l'instant présent était plus important maintenant. Elle le fixait dans les yeux, plongeant dans son regard. C'était hypnotique. Elle n'arrivait pas à cerner son regard. Le bleu rendait le regard assez froid. Y voyait-elle de la chaleur ou n'était qu'une impression ? Elle était gênée par le fait qu'il la veuille tout de même à ses côtés dans son lit. Elle ne voulait pas s'approprier sa chambre alors qu'il était chez lui. C'était sa propriété, alors il dormirait dans son lit. Mais elle devrait y être aussi. Elle rougit faiblement. Depuis combien de temps n'avait-elle pas dormi avec quelqu'un ? Elle baissa la tête, préférant un instant regarder son chat alors qu'il ronronnait et tournait la tête vers elle. Pourtant, le bleu de ses yeux était le même que ceux de Caïn. Elle déposa un baiser sur la tête de son chat, un instant inconsciente du fait que le démon l'observait, sûrement très attentivement d'ailleurs. Elle trouvait la situation étrange, surprenante, perturbante et très stressante. Son chat lui ressentait les émotions des deux personnes face à face et il ne tarda pas à lever la tête pour miauler gentiment. Elle le caressa entre les oreilles en espérant qu'il se remettrait à ronronner mais il n'en fit rien. Elle n'arrêta pas pour autant de le grattouiller derrière les oreilles.

Elle aperçut un mouvement dans son champ de vision et porta son attention sur Caïn. Il s'approchait d'elle et finit par s'arrêter au niveau du canapé. Il mit sa main derrière son dos et elle se figea. Qu'allait-il prendre ? Avait-il finalement changé d'avis ? Lui ferait-il du mal ? Elle se mordit la lèvre et elle ne se rendit pas compte qu'elle avait arrêté de caresser Asmodeus. Elle se retint de pousser un soupire de soulagement quand il posa simplement son couteau sur son sac. Elle n'avait rien à craindre, elle le pensait. Sinon elle aurait déjà mal n'est-ce pas ?


Tenez, c’est à vous, je pense. Un tel objet de bonne facture, cela serait dommage de la perdre au milieu de la rue.

Elle murmura un faible merci avant de baisser la tête. Elle cherchait quelque chose à dire surtout sur l'histoire du lit, pour négocier gentiment. Mais sa réflexion fût interrompu par le fait qu'Asmodeus lui mordit assez fort la main, mais pas assez pour la faire saigner. Il profita de son sursaut de surprise et du relâchement de ses bras pour sauter au sol et se diriger vers le canapé. Il monta sur l'accoudoir et d'un bond gracieux, il monta sur l'épaule de Caïn où il s'assit et taquina son oreille avec l'une de ses pattes pour jouer. La nécromancienne grimaça et commença à s'approcher. Il miaula, semblant dire « viens me chercher ». Elle savait reconnaître ses miaulements, mais pourquoi s'être perché là-haut alors ? Elle se mordit la lèvre, son cœur battait la chamade. Elle devait s'approcher du démon, se rendre près de lui pour reprendre Asmodeus dans ses bras. Elle poussa un soupir tremblant, presque inaudible, presque parce que le démon l'entendrait sûrement et le chat sûrement. Il semblait miauler avec une certaine insistance et il commençait à poser ses pattes sur la tête du démon. Elle ne put s'empêcher de sourire. Elle trouvait cela mignon et au moins ils ne se battaient pas, c'était déjà ça. Elle s'approcha donc et elle rencontra encore les yeux de Caïn. Bleu océan, bleu glacier, bleu turquoise... Selon l'endroit où elle le regardait et selon la luminosité elle rencontrait différent bleus. Mais cela l'attirait comme un aimant. Un aimant vraiment puissant. Avec ses talons elle n'était pas trop petite, alors elle n'eut à se lever sur la pointe des pieds pour faire ce que son cœur lui disait de faire pourtant avec hésitation.

Elle posa ses lèvres sur les siennes. Douces, chaudes et très attirantes. Mais elle redoutait sa réaction. D'autant plus qu'Asmodeus avait automatiquement cessé de miauler. Petit filou ! Il était très doué pour manipuler les gens. Mais Aksynia se recula assez rapidement et brisa le contact. Elle avait rougit et se mordait la lèvre, angoissée. Que venait-elle de faire au juste ? Qu'est-ce que son cœur venait de lui demander de faire ? Elle l'avait embrassé. Elle qui ne faisait jamais le premier pas d'habitude... Elle se reposa bien vite sur ses talons et commença à faire demi-tour, comme pour s'enfuir. Elle ne savait pas ce qu'il lui avait prit. Elle sentit un poids sur son épaule alors qu'Asmodeus venait de la rejoindre d'un bond et qu'il recommença à miauler en regardant Caïn. Elle tenta en vain de le faire taire mais rien ne fonctionna alors qu'elle était dos au démon.




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Caïn A. Sullivan
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Posté le Ven 4 Aoû - 22:36.
On était face à face elle et moi. Mes yeux bleus plongeaient dans le regard envoûtant de la sorcière. Était-ce cela que les humains appelaient amour ? Je ne sais pas, étant un démon, de base, je ne suis peut-être pas fait pour aimer. Je ne sais pas comment Père nous a programmé à la création. Je suis vieux, très vieux même, je l’une des créatures les plus vieilles qui soit. Mais malgré mon âge, je n’ai jamais connu un sentiment pareil, j’ai déjà connu de nombreux sentiments différents, mais celui-ci jamais. Et ce sentiment, c’est cette jeune humaine qui me l’apporte. Si c’est cela l’amour, c’est agréable, c’est réconfortant. Mais si on m’avait dit un jour que moi le grand. Bélial, je tomberai sous le charme d’une humaine, je ne l’aurai jamais cru. Pourtant, elle n’est pas n’importe quelle humaine, c’est une nécromancienne, mais pas uniquement ça, c’est une tête brûlée, elle est impulsive, mais garde un côté timide. Elle a quelque chose qui me fait littéralement craquer. Je ne l’aurai pas invité à vivre chez moi sinon, je l’aurai probablement laissée chez elle. Mais non ici je voulais d’elle à mes côtés, d’un seul coup, je me moquais des zombies ou autres, je ne voulais qu’elle. Et dire que si je n’avais pas ressenti tout cela, j’aurais pu la tuer plus d’une fois dans la rue, j’étais même à deux doigts de la tuer quand je la portais à bout de bras en l’étranglant.

Mais ici elle était là devant moi. Je souriais en la regardant caresser son chat. L’animal s’est installé dans ses bras. Il ronronnait et miaulait parfois. C’était un animal qui semblait parfaitement calme ici, alors que je savais qu’un chat n’aimait pas forcément changer d’environnement. Cela me faisait plaisir de voir qu’il était content d’être là. Je me disais que si le chat se plaisait, Aksynia allait se plaire aussi. J’avais envie de la serrer dans mes bras, de pouvoir lui dire ce que je ressens, mais je n’arrivais pas à trouver les mots. C’était difficile quand on ne comprenait pas. Je la voyais souvent se mordre la lèvre quand je disais quelque chose qui la faisait réagir, je trouvais ce geste très mignon. Je lui souriais, j’attendais de voir ce qu’elle allait me répondre, surtout pour cette histoire de lit, j’étais nerveux d’entendre sa réponse. Je n’étais pas loin d’elle, juste à côté du canapé, je n’avais que quelques mètres à faire pour être juste devant elle, mais pour une fois j’avais perdu mon côté direct, mon assurance, je n’arrivais pas à réfléchir, à savoir quoi faire.

Je l’avais vu avoir un moment de flottement quand j’ai posé le couteau. Peut-être a-t-elle eu peur que je ne l’attaque, après tout je restais un démon et je ne pouvais pas lui en vouloir d’avoir des craintes à mon sujet. Mais j’espérai qu’avec le temps j’arriverai à les dissiper. J’aimerais lui montrer qu’avec elle je ne serai pas ce monstre sans pitié qui met la ville à feu et à sang. Je veux pouvoir lui montrer que pour elle, je pouvais être attentionné. Je la voyais timide, d’ailleurs c’est timidement qu’elle me remercia pour le couteau. Mais soudain alors qu’elle caressait son chat, celui-ci se retourna et la mordit. Je voulus accourir pour venir voir si cela allait, mais avant que je ne puisse faire un pas, le chat avait déjà traversé l’accoudoir du canapé avant de bondir sur mon épaule. Je fus surpris de voir l’animal arriver si vite sur moi, je ne comprenais pas pourquoi il était arrivé sur mon épaule. D'autant plus que je ne dégageais pas ma chaleur cette fois-ci. Puis je sentis quelque chose de doux taper mon oreille, en tournant la tête légèrement je vis vite que c’était le chat qui jouait à passer sa patte dessus en miaulant après sa maîtresse.

Je la vis se mordre à nouveau les lèvres tout en avançant lentement vers moi. Je ne bougeais pas, je ne voulais pas faire fuir le chat et j’étais curieux de voir ce qu’allait faire Aksynia. Le chat continuait de miauler après elle, il monta presque sur la tête, je sentais ses deux pattes avant sur mon crâne, je ne comprenais pas ce qu’il faisait. Mais en même temps je ne voulais pas le faire tomber et donc je ne bougeais pas d’un pouce, je regardais la jeune femme approcher. Plus elle approchait plus, je sentais mon cœur battre dans ma poitrine. D’autant plus que je la voyais sourire en arrivant à ma hauteur. J’avais mes yeux plongés dans les siens. Je la vis se mettre sur la pointe des pieds, pour récupérer son chat pensais-je. Mais je fus surpris quand je sentis ses lèvres sur les miennes. Surpris certes, mais agréablement. C’était doux. Je me sentais fondre, j’étais vraiment bien à ce moment-là. J’aurais voulu que cela ne s’arrête jamais. Le chat ne bougeait plus sur mon épaule, il ne miaulait même plus. Avait-il prévu tout cela ? Non, un chat ne peut quand même pas être aussi intelligent, si ? C’était fourbe comme technique, mais visiblement efficace.

Mais, malheureusement, elle recula vite, trop vite à mon goût. Regrettait-elle ? J’espérais que non. C’était tellement agréable. J’étais heureux qu’elle fasse cela, je n’aurais probablement pas osé faire le premier pas, même si cela peut paraître incroyable. Je n’hésitais pas à déclencher des guerres qui feraient des milliers de morts, mais avancer pour embrasser quelqu’un, j’avais du mal. Je sentis mon épaule se faire plus légère et je vis le chat sauter sur celle de sa maîtresse qui faisait déjà demi-tour. Et cette fois-ci c’était moi qu’il fixait en miaulant. Décidément ce chat est bien trop malin. Mais il n’avait pas tort. Je voyais la jeune sorcière essayer de faire taire le chat alors qu’elle me tournait le dos. Je ne sais pas si elle voulait fuir, mais rapidement ma main attrapa légèrement son poignet. Je tirai doucement sur son bras pour la faire pivoter, la saisis par la taille et l’attirai vers moi et une fois contre moi, mes lèvres arrivèrent sur les siennes. Je me sentais bien, bien d’être à son contact, mais en même temps j’étais bien d’avoir osé également.

Le temps semblait s’être arrêté autour de nous. Avec le mouvement, le chat était descendu de son épaule et était assis sur l’accoudoir à nous regarder. Je suis sûr que dans sa petite tête de félin, il devait être fier de lui. Asmodeus hein ? Un nom qui lui va bien, il devait sûrement être démoniaque pour avoir des plans pareils. Je profitais pleinement du moment, je serrais la jeune femme dans mes bras en même temps. C’était la première fois que je ressentais une telle chose, mais c’était agréable, très agréable même. Je me décollais d’elle après un moment. Et la regardait tendrement, mes yeux plongés dans les siens.

Je… je ne sais pas quoi dire. Juste que… je suis heureux de vous … non, de t’avoir devant moi et que tu aies osé faire le premier pas avant moi. Aussi étonnant que cela puisse paraître, pour une fois je n’avais pas le courage de le faire. Je n’aime pas ne pas comprendre ce qui m’arrive, mais je pense que c’est ce que vous humain appelez : aimer. Je serai sûrement maladroit au début, mais je serais heureux si tu voulais bien de moi.

Et voilà, j’avais enfin osé lui avouer. J’étais là debout, droit face à elle, j’espérai qu’elle puisse comprendre ce que je voulais lui dire et qu’elle accepterait mes sentiments.
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A defaut de lever nos verres, relevons des morts [ Aksynia]

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