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 War is what happens when language fails (Edwin)

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Octavius Thibodeaux
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Posté le Dim 25 Juin - 19:50.

War is what happens when language fails.
Brilliant, I must say. Speaking of myself, of course.

   

Le quartier général de l'Audito Mortis. Sainte Augustine est un symbole, le symbole de notre rebellion contre les forces démoniaques, contre le mal, quel qu'il soit. J'adhère à cette vision des choses, même si je ne suis pas un homme bon à proprement parler. Je sais que le monde se portera mieux sans les démons et c'est cette certitude qui me pousse à passer mes journées à gérer le clan des wiccans de la Nouvelle-Orléans et mes nuits à peaufiner les plans d'action de l'Audito Mortis. Je me dévoue tant et si bien que je n'ai presque plus le temps de sortir, c'est dire à quel point ma vie est devenue chaotique.

Ce soir je suis donc assis à l'une des tables de la bibliothèque de l'Audito, devant un grimoire du dixième siècle, un bloc-note à côté de moi et un stylo plume dans la main. Je suis absorbé par la traduction d'un rituel complexe pouvant techniquement nous permettre d'exorciser plus efficacement les démons. Je ne suis pas certain qu'il pourra aboutir à quoi que ce soit mais je ne perds pas espoir de toujours trouver de nouvelles manières de nous débarrasser de ces insupportables parasites. La fatigue se fait sentir et je jette un oeil las à ma montre. Il est presque minuit et rien n'avance, des boulettes de papier sont éparpillées sur le sol autour de moi et j'ai tellement raturé mes notes que ma plume en est presque difforme. Je me laisse tomber contre le dossier de ma chaise et lève les yeux au ciel, exaspéré. Pourquoi suis-je seul à me casser le cul comme ça ? Est-ce que c'est ça, le pouvoir ? Plus de responsabilités et moins de beaux mecs dans mon pieu ? Parce que je ne suis pas sûr d'apprécier cette contrepartie. Quoi qu'il en soit, tout est silencieux et les derniers traînards sont partis depuis un moment. La réunion de ce soir était relativement calme, pour une fois. Pas d'engueulades, pas de blablas inutiles, juste un récapitulatif des dernières atrocités perpétrées par les démons et quelques plaisanteries malsaines lancées entre deux verres de scotch. La routine.

Et là, soudainement, j'en ai ras le cul. Je suis assis ici depuis des heures. L'horloge accrochée au mur égrenne les secondes sans aucune considération pour mes nerfs et pas un seul sous-fifre n'est là pour que je puisse me défouler. Tout ça me décourage complètement et je délaisse la chapelle annexe dans laquelle se trouve la bibliothèque pour retourner dans l'église. Me dégourdir les jambes me fait un bien fou et je commence à errer dans le transept, les mains dans les poches. J'observe cette église en pleine reconstruction, les fresques défraîchies me faisant de l'oeil entre deux échaffaudages. Les anges à la pâleur de lumière sont figés dans des scènes intemporelles narrant l'origine du monde. Dieu n'est pourtant pas ici. C'est Sa maison, mais Il n'est pas là - peut-être n'y a-t-Il jamais été, d'ailleurs. Le Christ me toise de toute Sa Passion en résine, suspendu sévèrement au dessus de l'autel. Je pousse un soupir. Qui nous sauvera, si je ne me bats pas pour ça ? Qui aura les couilles de tenir tête aux démons si les Wiccans abandonnent la partie ?

D'un pas lent et mesuré qui résonne sur les dalles de pierre froide, je balade mon regard sur les cierges, les Bibles abandonnées. Puis je m'arrête à hauteur d'un banc et y prends place sans vraiment savoir pourquoi. Je croise les doigts sur le dossier du banc devant moi, les yeux rivés sur les vitraux décolorés. La nuit nous enveloppe, Dieu et moi. Comme deux vieux amis, perdus au milieu du chaos. J'entends alors un grincement de porte derrière moi. Je ne prends pas la peine de tourner la tête - aucun démon ne peut entrer ici. Je ferme les yeux et savoure le silence des lieux, l'infîme claquement des talons sur le sol, le bruissement des étoffes. Au bout d'un moment, je jette un oeil au nouvel arrivant et hausse les sourcils, surpris. Edwin.

« Tiens donc. Laisse-moi deviner : tu viens prier pour le salut de ton âme, c'est ça ? » lui dis-je d'un sourire goguenard. « Ou alors je te manquais depuis cet après-midi et tu es venu me déclarer ta flamme ? »

Edwin et moi, c'est un peu comme deux courants contraires. Ou comme de l'essence et une allumette. Nous sommes semblables en de nombreux points mais nos petites différences nous divisent tellement qu'elles rendent notre relation explosive, et pas dans le bon sens du terme. Je ne peux pas m'empêcher de le provoquer, il ne peut pas s'empêcher de répliquer, et nous prenons un immense plaisir à nous faire chier mutuellement. Je décide que ce soir ne fera pas exception à la règle.

black pumpkin


When all else fails, kill it with fire
Where are you hiding, my love? Cast off like a stone. Feelings raw and exposed when I'm out of control Pieces were stolen from me Or dare I say, given away? Watching the water give in As I go down the drain I appear missing now by lizzou.
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Edwin Rosenbach
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Messages : 709 Points : 2073 Date d'inscription : 04/01/2017
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Posté le Mar 27 Juin - 13:02.

War is what happens when language fails
Octavius ξ Edwin



Une petite voix me le murmure au creux de l’oreille mais je décide volontairement de l’ignorer. Je le sais parfaitement. Je n’ai rien à faire ici. Nombreux sont les personnes, vivantes ou mortes, qui me crieraient dessus s’ils savaient que je me balade à nouveau dans ces quartiers en pleine nuit. La vérité, c’est que je ne trouve pas le sommeil. L’incident a beau remonter à plusieurs mois, je me suis encore une fois réveillé en sueur et en sursaut, persuadé de sentir l’haleine putride du wendigo caresser dans une chaleur moite mon visage. Passer un linge humide sur mon visage n’avait pas suffi pour chasser les stigmates du monde du rêve. Par la harpe de Lugh, ce que j’aurais aimé pouvoir me rallonger en ignorant tout simplement ce frisson qui hérisse les poils de ma nuque. Mes yeux ne cessaient de revenir sur l’endroit où la bête et moi avions bataillé avant qu’Irwyn ne l’abatte. Je m’étais donc habillé pour m’aérer l’esprit. Si je ne peux pas dormir, autant rentabiliser cette nuit. C’est du moins ce que je m’étais dit quand je m’étais mis en route vers l’église servant de QG à l’Audito. Et alors que j’évolue dans les rues vides et dévastées, je ne peux empêcher le malaise de grimper à nouveau en moi. Je me revois, quelques mois plus tôt, essayant d’échapper à un poltergeist insistant. Je m’arrête devant l’endroit où j’aurais pu mourir si on ne m’y avait pas trouvé à temps. Ma vieille prothèse doit sans doute encore être coincée dans les décombres… Un reniflement dédaigneux me remonte dans la gorge alors que je rassemble mon courage pour me remettre en route. Tellement de choses ont changées depuis ce jour-là… Et je ne suis pas sûr que ça soit pour un mieux. Depuis combien de temps n’ai-je plus eu un amant officiel ? Des années. Je ne suis qu’un raté qui fait de son mieux pour se garder en un morceau… De quel droit je peux me permettre de débarquer dans la vie de quelqu’un, de devenir important pour lui ? Je jure dans le silence de la nuit. Envoyer Irwyn se faire voir… Je ne suis pas sûr que j’en sois capable. Je me suis beaucoup trop attaché à lui et cela me fait peur. Tellement peur. Peur de décevoir, peur de tout faire foirer, peur de ma réaction s’il venait à lui arriver quelque chose. Pareil avec Esmée. Je ne suis pas tranquille depuis que je sais ma nièce au sein de l’Audito. Une main énervée passe dans mes cheveux alors que j’arrive vers l’église.

Je n’ai jamais aimé l’idée de prendre un lieu de culte comme QG. Une église n’est pas une si mauvaise idée compte tenu du fait qu’elle est spirit-proof et, j’ose l’espérer, demon-proof. Cependant… Cela me laisse un gout amer dans la gorge. La bâtisse, bien que tenant encore à peine debout, étends sa hauteur sur le ciel de la ville, seul relief de cette cité en ruine. J’ai toujours détesté ses hauteurs écrasantes, étouffantes. Les bâtiments chrétiens ont ce chic pour vous faire vous sentir minuscule. Ce n’est pas ainsi que je veux me sentir par rapport à mes dieux. Je leur dois certes beaucoup mais jamais je ne les verrais chercher à m’écraser sous leur suprématie à ce point. Je me sens sans doute plus proche d’eux que n’importe quel chrétien puisse se sentir proche de leur Dieu. Mais je suppose que ce lieu était un choix stratégique… Je sais à quel point Saul n’aime pas l’idée de travailler avec des sorciers et je soupçonne tout de même qu’il y ait une volonté d’essayer de nous remettre à notre place dans ce choix de lieu. Nous y amassons tous ensemble de la connaissance et des armes mais rien que les murs qui nous maintiennent en sécurité reste un cruel rappel de à quel point notre culture ne sera jamais réellement acceptée.

Je rentre finalement dans le bâtiment pour voir une silhouette familière se dessiner sur les bancs de la nef. Génial. Je venais chercher un peu de lecture pour divertir et je tombe sur notre très cher conseiller municipal. Mes yeux roulent dans mes orbites alors que je décide d’affronter mon sort, m’avançant de cette démarche particulière qui n’appartient qu’à moi. « Tiens donc. Laisse-moi deviner : tu viens prier pour le salut de ton âme, c'est ça ? Ou alors je te manquais depuis cet après-midi et tu es venu me déclarer ta flamme ? » Je ne lui rends pas son sourire, me contentant de m’arrêter par politesse à son niveau. « Comme si ta sale gueule pouvait me manquer… » Je crois que j’ai sous-estimé ma mauvaise humeur. Mais ce lieu à toujours tendance à me rendre ronchon. Mais avec Fìor-Ghlan Teampull presque totalement détruit, ce n’est pas vraiment comme si je pouvais prendre mes livres pour aller étudier là-bas. « Et il n’y a que Morrigan et Cernunnos qui pourront décider de ce qu’il adviendra de mon âme. Le jour où je me mettrais à croire en Dieu, aie pitié de mon esprit probablement desséché et brule moi vif. Ça sera moins pénible que de croire en toute cette merde d’auto-apitoiement et de flagellation. » Je me remets en route vers la bibliothèque, espérant que les notes prisent suite à l’étude du cadavre de wendigo que j’ai fournis malgré moi à l’Audito ai déjà été compulsé quelque part. Je n’ai aucune envie de me taper les escaliers pour aller jusqu’aux salles de recherches ce soir. Mon genou me fait déjà bien assez mal comme cela de la marche que je viens de me taper. Après quelques pas, je m’arrête pour faire face à Octavius, plissant légèrement les sourcils. Je n’ai pas envie de faire des efforts de civilité cette nuit. « Tu ne sais pas, par hasard s’ils ont déjà fini de rassembler leur notes et observations sur les wendigo ? J’aimerais les étudier de plus près. » Le wendigo… Cette saloperie avait fait du bruit à son arrivée ici. Irwyn, furieux de m’avoir vu risquer ma vie dans l’histoire, avait tapé le scandale et c’était bien arrangé pour que cela remonte aux oreilles de Saul. Pas que le médium m’intimide ou quoi que ce soit du genre… Mais quand il le désire, il peut être un putain de moralisateur à la con. Et j’en ai bouffé du discourt paternaliste bienpensant depuis lors… Je ne comprendrais jamais ces foutus médiums. L’histoire c’est bien finie, c’est tout ce qui compte non ? Personne n’a été trop gravement blessé ou tué… Pourquoi faire une telle foire de la manière dont les choses ont été faites ?


Walpurgisnacht
Looking down at the world they've created, land of lost and sedated. Will someone come, save us from this storyline of mass destruction ? Will they stay when they see what we have done just to be free ? BY MAGMA.

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