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 Netflix and Chill | ft. Yog-Sothoth

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Gerard Sleeman
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Posté le Ven 16 Juin - 14:32.

Netflix and chill
Yog-Sothoth ξ Nyarlathotep

« Êtes-vous sûr qu’ils ne vous observent pas depuis les ombres ? » Quelques mots glissés au bon moment au creux de l’oreille de cet homme avaient suffi. La psychose, la paranoïa. « Vous ne trouvez pas qu’il a l’air fatigué ? » La manière de pousser son entourage à remettre en question le moindre de ses mouvements, la moindre attitude. Lentement mais surement, Nyarlathotep poussait sa cible à bout. « Vous devriez peut-être suivre les voix… Peut-être qu’en parvenant à comprendre ce qu’elles vous disent vous pourrez les faire partir. » Un conseil, donné l’air que rien. L’homme au regard fou et à l’attitude renfermée était parti, quittant le cabinet du docteur Sleeman sans un mot, sans payer. Cela ne dérangeait pas le démon. Son payement était ici tout autre. La folie. Petite graine qu’il avait lentement fait gerbée dans l’esprits de l’homme. Son patient était à la base venu le voir pour trouver une solution à ses troubles obsessionnels compulsifs. Il ne pensait pas rentrer dans la tanière d’un tel prédateur de l’esprit. Des mois que le démon le travail subtilement, faisant mine de l’aider, lui murmurant au creux de l’oreille, détraquant son esprit un peu plus à chaque séance… Ce qu’il aimait cela… La folie naissante le galvanisait, le laissait profondément satisfait et frustré n même temps. Un état proche de l’excitation sexuelle inassouvie. Mais le démon était patient. Il savait savourer ces pulsions que la chasse faisait naitre en lui. Bientôt il l’aurait. Son élément de chaos pur. L’humain personnifiant l’anarchie. Son chef d’œuvre. Il lui avait donné quelques livres à lire au fil de leurs séances. En partie, du Lovecraft. On n’a que le bien que l’on se fait et Nyarlathotep était curieux de voir s’il parviendrait à projeter la folie de cet homme sur ce culte fictif que lui et son comparse de toujours se sont créés. Il se demandait même pourquoi il n’avait pas tenté la chose plus tôt. Créer une armée de vrais cultistes, cela pouvait s’avérer être un challenge amusant. Peut-être cet homme et sa folie serait-il le départ de quelque chose… ?

Mais pour l’heure, il le suivait dans les rues dévastées de NoLa. D’un pas lent et mesuré, son regard brulait d’envie alors qu’il se posait sur l’attitude de sa victime. Un homme paranoïaque, en peur de tout ce qui l’entoure, de tout ce qui pourrait lui vouloir du mal… Mais indéniablement guidé par cette illusion que le démon lui impose. Ces murmures aux creux de son oreille, ces voix indistinctes qui murmure son vrai nom… Nyarlathotep… Soupires dans le vent guidant les pas de l’homme jusqu’au début de tout pour cette région. Le début de la fin, la fin du début. La bouche de l’Enfer. Un doux vent semblait porter la marche silencieuse de deux hommes. Les mains dans ses poches, le docteur Sleeman se nourrissait avec délectation du regard se teintant de folie. Un travail plus brutal et plus visible qu’à son habitude. Mais il n’était pas fâché du résultat. Si généralement il préférait rendre les gens instables sous le couvert d’une attitude saine… Il s’était fait le plaisir de briser cet homme pour de bon. Il ne savait juste pas bien lui-même ce qu’il voulait en faire. Mais il espérait qu’un bon ami pourrait l’aider.

Cela faisait plusieurs jours maintenant qu’il avait reconnu la signature mentale très particulière. Cette empreinte à nul pareil qui faisait indubitablement palpiter son cœur. Retrouver Yog-Sothoth après tant de temps rendait indéniablement Nyarlathotep impatient… Ce qui ne cadre pas vraiment avec son attitude habituelle mais l’esprit hors norme de son comparse lui avait tellement manqué ces dernières années. Depuis qu’il s’était rendu compte que son compagnon était lui aussi présent dans la ville, il ne pouvait s’empêcher de garder un œil attentif sur les foules. Il avait pensé à se rendre dans les lieux culturels ayant survécus à l’ouverture de la bouche mais avait aussitôt décrété cela comme une mauvaise idée. Il ne manquerait plus qu’il ait l’air trop impatient de le revoir… Cela ne manquerait pas à Yog-Sothoth qui s’empresserait de le lui faire remarquer. Cet homme avait le don de lui faire perdre ses moyens… Et ce depuis le premier jour. Et, encore aujourd’hui, il ne savait trop dire s’il trouvait cela délicieusement excitant ou s’il détestait tout simplement cela… Probablement un peu des deux.

Il ne faut pas plus de temps au duo d’individu pour arriver à proximité de ces flammes qui ne peuvent être éteintes. Les lèvres du démon se pince. L’enfer n’a jamais été sa tasse de thé. Il ne s’y retrouve pas vraiment auprès de ses semblables. Explorer les confins de la Terre était bien plus drôle et bien plus divertissant à ses yeux. Maintenant, il se retrouvait partagé… Partagé entre l’envie de pousser cet homme à croire en sa mythologie, à le vénérer encore et toujours, malgré les stigmates évidents de la folie déformant ses traits… Ou… Le pousser à se jeter dans la bouche de l’enfer… Juste par curiosité pur, par expérimentation… Voir ce que cela fait si un humain se laisse tenter par l’envie de forcer le passage. Le démon marmonne dans sa barbe, mécontent de ne pas arriver à choisir. Il croisa les bras dans une attitude de réflexion et observa sa victime en silence. « Que faire de toi… ? » Un souffle plus tard, les visions qu’il imposait à l’homme se dissipèrent. Il s’approcha avec de longues foulées silencieuses, se glissant derrière l’homme. Il le sentit frissonné face aux flammes et à son souffle chaud dans sa nuque. Il se pencha, lui murmurant quelques mots au creux de l’oreille. « D’après vous, qui a pu créer une telle merveille au sein de notre monde ? » Un moment de blanc, un moment d’excitation. Il ne le touchait pas, l’homme restait immobile, semblant se demander s’il s’agissait encore de l’une de ses hallucinations ou pas. « Qui ? » Insista-t-il, le pressant un peu, faisant glisser son souffle chaud dans son oreille. « Y… Yog-Sothoth… Très probablement. » Un sourire amusé monta aux lèvres du démon. Bien sûr… Dans leur mythologie, Yog-Sothoth est celui qui fait voyager les gens entre les dimensions, entre les différents plans de la réalité. Cela faisait sens. Il posa ses mains sur les épaules de l’homme qui sursauta, semblant enfin se rendre compte qu’il n’était pas seul. « Irais-tu chercher le Soleil Noir pour lui ? » Avant toute chose, tester la dévotion de l’homme. Ensuite, il saura s’il le fera passé par la bouche de l’enfer ou s’il le gardera jalousement pour lui.


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Benoît Salamander
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Posté le Jeu 22 Juin - 18:28.




De ses livres, Yog Sothoth ne s'extrayait que rarement.

Il fallait pour le tirer de son antre du savoir une raison exceptionnelle, une tentation immense à laquelle nul démon ne saurait résister, pas même le plus rigide et solitaire d'entre tous. Où tant d'autres avaient choisi de travailler dans des bars et des boîtes de nuit et des casinos et tant d'autres lieux encore où la foule s'amassait sans cesse, il avait préféré une bibliothèque. La compagnie des livres lui plaisait bien plus que celle des humains et mieux encore que celle de ses semblables. Pourtant, à l'heure où blanchissait la campagne, il avait soigneusement préparé ses affaires, posé un chapeau sur son crâne, enfilé son élégant manteau anthracite et quitté le pas de sa bibliothèque pour se diriger vers les terres dévastées.

Il savait qu'au cœur de cet écrin de chaos l'attendait une gemme flamboyante, une gigantesque gueule ouverte vers les tréfonds de la terre, vers l'Enfer dont il était issu – mais ce n'était pas là ce qui le séduisait dans cette promenade au cœur de la tourmente. Non, il ne se préoccupait guère de la bouche des Enfers et de ce qui pouvait bien en sortir, du moins pour le moment. C'était pourtant avec adoration qu'il parcourut le chemin séparant son humble bibliothèque poussiéreuse du monument de ténèbres, car au terme de ses pas se trouverait celui qui avait somme toute partagé l'essence de sa vie. Si le concept d'âme sœur n'avait été tant galvaudé depuis quelques siècles, il aurait ainsi qualifié Nyarlathotep ; il rechignait toutefois à se laisser entraîner dans ce qui était désormais une mièvrerie sans nom. Il n'était pas question d'amour ou de passion, c'était bien trop vulgaire et ni l'un ni l'autre n'aurait volontiers cédé à de tels appels, c'était bien plus complexe et plus simple à la fois. Il existait entre eux une résonance comme celle de deux objets vibrant à la même longueur d'onde et s'amplifiant mutuellement, jusqu'à l'explosion.

Un journal acheté au détour d'une rue parvint à le distraire quelques minutes de la furie de la Nouvelle-Orléans. Que les humains étaient bruyants depuis la Révolution industrielle, à croire qu'ils essayaient furieusement de ne plus entendre leurs propres pensées. Un mince sourire s'étira sur ses lèvres comme il se dit que les pauvres créatures avaient perdu ce combat depuis longtemps : la folie les guettait et bientôt, elle les rattraperait.

Tout comme lui attraperait son compagnon à la présence toujours fuligineuse.

Lorsqu'enfin ses pas le menèrent à l'orée de la bouche des enfers, il fut surpris de ses propres sentiments, de l'émerveillement qu'il ressentait devant une splendeur qu'au fond il avait toujours dénigrée. Il n'avait jamais aimé l'Enfer et encore moins ceux de sa race, il avait jugé le lieu sans intérêt et pourtant dans cette lumière si particulière, dans le silence assourdissant d'une ville qui ne se taisait jamais, il se trouva soudain séduit par la scène. Ou peut-être était-ce la maigre silhouette qu'il distinguait, perchée au bord du gouffre, prête à y jeter une âme perdue. Il y avait tant de finesse et de subtilité dans les gestes de Nyarlathotep que Yog-Sothoth aurait bien pu se perdre dans la simple contemplation de ses mouvements, s'il n'avait pas été encore plus séduit par son verbe.

Son propre nom lui parvint aux oreilles et de nouveau, un sourire s'esquissa sur son visage – mais celui-ci était le plus hideux, le plus indescriptible, le plus innommable des sourires. Nombreux étaient ceux qui s'étaient damnés après avoir croisé ce sourire, ce regard, tous deux d'une immondice à laquelle les mots ne pouvaient rendre justice. « Irais-tu chercher le soleil noir pour lui ? » Une tourmente d'excitation presque animale, de ferveur monta dans la gorge du démon et il laissa échapper un soupir brûlant. Il n'avait pas, jusque-là, réalisé à quel point la perversion de l'âme qui lui était jumelle lui manquait.

D'un mouvement d'une discrétion absolue, il se glissa jusqu'à Nyarlathotep. Il savait, lorsque la situation le demandait, se faire parfaitement silencieux et faire taire jusqu'aux craquements de sa carcasse répugnante. Il était sans doute quelque peu surprenant d'imaginer une telle monstruosité se dissimuler aussi aisément dans les ombres qui l'entouraient et pourtant, la chose était compréhensible à quiconque se disait qu'il n'était au fond qu'une ombre lui-même. Au milieu de l'obscur, il était chez lui, pris dans une toile qu'il aurait presque pu penser de sa propre confection tant elle lui était familière. Son glissement le mena jusqu'à Nyarlathotep, si proche, assez proche pour pouvoir murmurer à son oreille. « Et si je vous le disais, qu'une douce folie a fait de moi votre ombre... »

Alfred de Musset avait fait preuve d'un génie fabuleux en écrivant cette ligne d'une pureté diabolique et il se plut à la glisser dans un murmure à son Autre, avec la certitude qu'il y trouverait un plaisir sans bornes. Et si la présence d'un humain au regard perdu disait à Yog Sothoth que cette rencontre était autant pour le travail que le plaisir, il était tout à fait friand d'un mélange complexe de ces deux arômes qui pouvaient créer la plus délicate des saveurs.

Ses yeux sombres se tournèrent vers l'humain et, du bout des doigts, il caressa la joue de la pathétique créature.

« Allons, jeune homme, c'est une question fort simple qui vous a été posée là. Irez-vous apporter le Soleil Noir à Yog Sothoth ? Irez-vous jusqu'en Enfer pour cette tâche ? » Des millénaires passés à se faufiler ensemble dans les mêmes complots suffisaient amplement pour comprendre où Nyarlathotep voulait en venir. D'abord, jauger la dévotion de la petite chose, puis, peut-être, la jeter dans la bouche des enfers. Yog Sothoth devait avouer qu'il était curieux de savoir ce qui se produirait. La monstrueuse gueule enflammée était une porte de sortie et non d'entrée et certes pas destinée à des créatures mortelles. Il faillit sourire en se figurant le chaos qui pourrait advenir en Enfer, dût cet homme sauter à pieds joints et se retrouver dans les plaines du Tartare – mais il contint son visage en une expression de marbre. Il ne fallait pas terroriser leur jouet tout de suite.

« Mon jeune ami, je puis vous assurer en tous cas que Yog Sothoth vous reconnaîtra comme l'un des siens et même, sans m'avancer, qu'il éprouvera à votre égard une immense fierté. Qui d'autre aurait le courage et la force de se lancer dans une telle entreprise ? »

Le courage et la force – ou la folie. Sa main vint se poser sur l'épaule de Nyarlathotep comme un oiseau de mauvais augure ou une araignée gigantesque ce qui, à ses yeux, donna à son compagnon l'allure de la Mort elle-même.

« Quel plaisir de te retrouver ici, mon ami, » lui souffla-t-il sans détacher le regard de l'humain. « Et en compagnie d'un héros, qui plus est. Tu as toujours eu l'oeil acéré pour dénicher ceux d'entre eux qui ont le plus de valeur et de potentiel. » Il suffirait d'un mot. Un mot murmuré à leur proie pour changer soudain sa perception du monde qui l'entourait. Pour l'instant, ce n'était pas intéressant – ce n'était pas du jeu. Non, il s'amusait bien plus d'entortiller ses mots autour de l'esprit de l'homme pour voir quel jus répugnant en sortirait.




Si je vous le disais, qu'une douce folie a fait de moi votre ombre...

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