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 Choking on paper —Benoit

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Esméïs At Asmaos
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Posté le Mer 7 Juin - 19:44.


   
Choking on paper


Il existe des temps, si lointains. Des temps immémoriaux, dont personne n’a de souvenirs que ceux racontés par les livres ou par les mythes. Les seuls témoins de ces temps sont secs comme des  résines, momifiés dans de précieux cercueils, sertis de pierres précieuses, et plaqués or. Pourtant, croyez le ou non, Esméïs avait plus que l’âge que ces momies que tout le monde aimaient regarder comme des souvenirs de temps de fastes antiques, figés derrières de plaques de plexiglas à l’abri de ceux qui voudraient toucher, ou d’autres qui souhaiteraient voler pour leur propre intérêts. Esméïs faisait partie de ceux qui pouvait vous racontez l’Histoire, parce qu’elle l’avait vécue, construite, et façonnée. Elle se souvient de chaude journée allongée, à ne faire que regardez le ciel, écoutez les pensées des humains qui l’entouraient pour savoir à qui elle allait pouvoir insuffler une mauvaise idée.

En général, il s’agissait de trouver quelqu’un qui était déjà en proie à passer au delà de la limite du raisonnable. Il ne suffisait alors qu’un petit coup de pouce du destin, en la présence surnaturelle d’Esméïs pour que celui souille le sol et son âme. Mais alors, pourquoi pensez en ces temps anciens ? Antiques ne seraient pas un euphémisme. Amon, de son nom, n’est pas de ceux qui aiment se repasser sans cesse le passé avec l’idée que tout était mieux avant. Ce genre de nostalgie, et de mélancolie la dégoutait au plus au point. Elle en avait vu des gens se laisser dépérir face au Spleen, mais elle n’était pas de ceux là. Elle avait trop bien vécu, vivait toujours beaucoup trop bien pour se laisser naviguer dans les eaux dangereuses de la brumaille. Non. La réalité était qu’elle avait vu un visage difficile à oublier, malgré les années, les siècles et les millénaires qui ont passé. Un visage si étrange qu’il restera à jamais gravé dans vos esprits que vous vouliez vous en débarrassez ou non, ce n’est même plus à vous de choisir. Son nom.. Quel était donc ce nom qui allait avec ce visage. Yog Sothoth. Ah oui, elle se souvient. Elle n’avait pas besoin de chercher bien longtemps, elle se souvient d’une voix lourde, grave, pouvant raconter des histoires pendant heures, qui allait étrangement bien avec ce visage qui aurait pu inspiré plusieurs contes.

Esméïs se rendit donc d’un pas déterminé vers la bibliothèque. Il n’avait pas été difficile de trouver la trace de celui qui se faisait appeler désormais Benoit. Un vilain air de musique vient lui trotter en tête sans qu’elle ne sache réellement pourquoi. Mais voilà, celui qu’elle cherchait se trouvait dans le lieu de tous les savoirs. Et elle aurait du s’en douter, après tout, n’avait il pas été un astronome royal ? Toujours à vouloir garder les rennes du savoir non ? Esméïs estimait qu’il s’agissait avant tout de quelque chose lié à la naissance de Yog. Elle entra dans ce lieu silencieux, seul le bruit de ses pas brisèrent le silence institutionnel de ce lieu, pour lequel, contre toute attente elle pouvait avoir du respect. Mais elle n’était pas là pour le respect des lieux, mais pour rappeler, à un camarade, le bon temps. Cette idée dessina sur les lèvres d’Amon, un insolent sourire. Elle savait pertinemment que leur avis divergeraient sur le temps qu’ils avaient pu passer ensemble. C’était il y a si longtemps. Quand les hommes étaient plus nombreux illettrés. Un temps si .. doux, elle en avait encore des frissons.

Elle trouva bien vite Yog, et c’est dans un langue et morte et enterrée, qu’elle lui adressa ces premiers mots.

« - Pourquoi Yog Sothoth est il toujours plongé dans les papyrus ? »

Elle s’était penchée, posant ses coudes sur le bois du bureau, et installa sa tête dans ses paumes, regardant le bibliothécaire, le nez plongé dans un énième bouquin. Que pouvait-il donc lire qu'il ne connaissait pas ? Il y avait si peu de bons récits désormais.


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Benoît Salamander
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Posté le Jeu 8 Juin - 18:00.
Le savoir est le pouvoir.

Par ces mots Yog Sothoth avait vécu et par ces mots toujours il vivrait. Le démon sans âge aux traits façonnés par un sculpteur malsain aimait les livres, aimait leur odeur, leur texture, le son des pages qui tournaient. Qui pouvait se targuer de détenir plus de pouvoir sur le monde que celui qui, à chaque jour écoulé, dévouait son temps à la connaissance ? Car il n'est pas de pouvoir plus grand que celui de connaître, d'étudier, de savoir. À celui qui connaît tout, les richesses et les talents viennent aisément. Et lorsqu'on possède un visage aussi répugnant, il faut bien compenser.

Elle, en revanche, était selon beaucoup l'incarnation de la beauté. Cela n'avait pas toujours été le cas et ne le serait sans doute pas dans d'autres régions, puisque la beauté était subjective, mais l'époque actuelle devait l'ériger en déesse sublime à révérer en silence. Bien entendu, Yog Sothoth n'avait jamais vu en sa vieille ennemie qu'une peste aux traits d'enfant et au corps sans relief, tout comme sa personnalité. Oh, il ne le pensait pas vraiment. Il la savait fine stratège et bonne manipulatrice, il connaissait suffisamment ses méthodes pour les respecter, à défaut de les approuver. Mais il demeurait rancunier et, pour tout dire, un petit peu mesquin.

Il ne fut qu'à peine surpris de voir Amon entrer dans sa bibliothèque. Qu'elle l'eût trouvé n'était en rien étonnant, il se savait reconnaissable et n'avait pas cherché à préserver le secret de son arrivée. Qu'elle fût à la Nouvelle-Orléans en ces temps troubles était raisonnable, compréhensible venant d'une femme qui avait dévoué sa vie au chaos. Non, la seule chose un tantinet imprévisible était sa venue sur le territoire de Yog Sothoth. Elle était plus puissante que lui, cela allait sans dire, mais de là à se risquer sur les terres d'un ennemi qu'elle savait particulièrement fourbe ? Il fallait qu'elle fût presque morte d'ennui.

Il ne daigna pas relever le nez de son livre. Celui-ci posait un mystère impénétrable et fascinant auquel Yog Sothoth s'était attaché pendant bien des années, notamment lors de son exil sur l'île de Socotra. Le Manuscrit Voynich était écrit dans un langage que nul ne comprenait, un code impossible à déchiffrer, d'un auteur anonyme. Ce qu'il contenait était sans le moindre doute un secret fascinant et le démon brûlait de le découvrir, de s'approprier peut-être ce qui se cachait dans ce document. Il l'avait consulté pour la première fois à l'aube du 17ème siècle au Collegio Romano et avait subtilisé l'original pour lui substituer une copie. Hélas, malgré des siècles d'étude, il n'avait pu en percer le secret. Un jour...

« Parce que, chère amie, » répondit-il d'une voix à peine plus élevée qu'un murmure et pourtant grondante comme l'orage, « le savoir est sans limite alors que le sang des hommes finit toujours par se tarir. »

Il avait utilisé un langage différent, tout aussi ancien mais d'autres contrées. Il ne doutait pas un instant qu'elle eût connu le sanskrit – même s'il était tentant d'insulter son intelligence.

« Que me vaut l'honneur de ta visite, Amon ? Je doute qu'il y ait pour toi un quelconque trésor entre ces rayonnages. Si mon souvenir est bon, tu n'as jamais trouvé plaisir à parcourir les mots d'un autre, leur préférant les tiens. »

Il esquissa un sourire sardonique et se redressa, refermant le Manuscrit. Il n'était pas utile de la laisser y mettre son nez pointu – qui avait rendu jalouse Cléopâtre elle-même, dans un autre temps ; du moins on l'affirmait. Il remonta ses lunettes sur son propre nez et croisa les bras, observant le démon aux traits de jeune femme qui lui faisait face, sans la moindre aménité. 


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Esméïs At Asmaos
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Posté le Sam 10 Juin - 20:11.


   
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« Chère amie ? »

Répéta t-elle dans la langue utilisée par son interlocuteur. Elle trouvait l’expression si amusante.

La beauté d’Amon était millénaire, subjectivement jugée comme trop, ou pas assez. Pourtant, il n’était pas nécessaire de le dire, c’était une femme aux traits magnifiques, savamment taillée pour plaire à l’oeil, et tenter les plus prudes. Sa silhouette, longue et élancée, lui conférait un port altier et insolente élégance. Son apparence différait entièrement de celle de Yog, qui au contraire, avait les traits du laid. Ils étaient en tout point différents que ce soit d’un superficiel point de vue physique, ou d’un profond point de vue psychologique. Ce n’est pas que les livres ne l’intéressait pas. Non, elle n’était aussi catégorique, mais cette recherche dans fin de savoir n’avait que bien peu de but. Il s’était toujours caché derrière ses pages, et ses reliures, simplement pour cacher, et contrebalancer le fait qu’il était né si laid, et humain. Car c’était bien une chose qu’elle n’oubliait pas, et que lui ne pouvait oublié non plus. Amon ne doutait pas un seul instant qu’il lui aurait mis la correction qu’elle devait certainement mérité, si elle n’avait pas été plus puissante que lui; et bien plus cruelle.

Le calme et le silence devait reposer l’âme millénaire du bibliothécaire. Elle comprenait sans aucun doute son amour pour les mots, c’était bien la seule chose que les humains savaient manipuler avec une certaine forme de beauté, et un esthétisme qui n’était pas à sous estimer. Pourtant, c'est avec des mots qu'ils ont justifier toutes sortes de massacres au fur et à mesure des âges, que ce soit avec la Bible ou de l'allemand, les Hommes avaient réussi à tout justifier avec du papier. Du .. papier. Risible.

Mais sous vos yeux, vous allez voir la tension cordiale, de deux âmes qui se connaissent depuis bien trop longtemps, et qui n’avaient pas toujours été aussi calmes en la présence de l’autre. Amon ne détestait pas Yog, au contraire, elle l’avait toujours trouvé délicieusement divertissant. Elle fit glisser sa chevelure sur son épaule, en le regardant continuer à lire, ne daignant pas lever son nez de sa lecture. Cette attitude la fit sourire, il avait toujours été mesquin, en sa présence, et ce trait de caractère s’illustrait par sa réponse en une autre langue, cet acte lui arracha un sourire. Amon était bien trop vieille, pour ne pas connaître les vieilles langues enterrées. Sa voix était basse, et pourtant si grave. Si savamment dosée.

« Si leur sang se tarit, qui pourra donc écrire les livres qui te sont si chers, Yog Sothoth. Mais C’est dans la souffrance pourtant, qu’ils écrivent le mieux. »

La cordiale joute verbale continua en grec ancien. Elle aimait toutes ces langues qui avaient été oubliées par l’Evolution des hommes, qui avait facilité leur langage, et les avaient modifiés par soucis d’esthétique et de prononciation. Pourtant, elles sonnaient toujours magnifiquement biens, elles n’avaient jamais besoin de fioritures ou de dorures, de rond de jambes ou de courbette. Des langues d’une pureté aujourd’hui perdues. Brutes et dures, comme les mots dans la bouche d'Amon.

« Mes mots ont toujours eu beaucoup plus de pouvoirs que les écrits d’un inconnu jamais compris. »

Répondit-elle en faisant référence à l’ouvrage qu’elle lisait. Ce manuscrit jamais compris, un défi sans doute pour lui, et beaucoup d’autres. Seul un type comme lui pouvait le comprendre se disait-elle, il connaissait bien assez de langues pour trouver la solution à ce problème. Mais qui sait, certains baragouinages des humains devaient rester incompris. Elle se retourna, regardant le paysage calme, et tournait le dos à Yog. Il disait qu’elle n’avait jamais trouvé le plaisir de la lecture. Non, ce n’était pas exactement ça. Elle ne passait simplement pas sa vie à se cacher derrière des reliures et des couvertures. Mais, Amon était instruite, plus qu’instruite, d’une culture millénaire. Elle avait connu des langues dont il n’avait jamais entendu l’écho. Vue l'histoire, et gouter à toutes les choses du monde. Elle était bien au dessus de ses piques mesquins, et il le savait, il savait qu’elle ne réagirait jamais par autre chose qu’une provocation, ou un simple rire.

« Ai-je donc besoin d’une raison pour rattraper le temps perdu avec un vieil ami, cher ami. »

« Les bibliothèques ont toujours été le refuge des gens assoiffés de pouvoir, le croyant atteignable par le savoir. Combien de temps ton coeur a t-il saigné quand Alexandrie a été détruite ? »


Elle restait de dos. Le regard au loin, affichant ce profil qui était désormais mythique, et légendaire, gardé dans les roches et dans les tombeaux de l’Egypte. Sa phrase s’accompagna du même sourire sardonique que celui avait déformé le visage de Benoit, et qui sur ses lèvres devenait presque de l’Art. Presque.

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Benoît Salamander
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Posté le Dim 11 Juin - 11:39.
Il aurait pu haïr sa pédanterie et la certitude qu'elle avait de sa propre importance – il l'avait fait, dans d'autres temps. Des millénaires s'étaient écoulés depuis la dernière fois qu'il s'était laissé aller à des émotions aussi basses, viles et vulgaires que la haine et de fait, il préférait à cette pathétique démonstration de vacuité humaine le simple amusement. Amusement à ses mots, aux langages qu'elle choisissait, à sa volonté presque palpable d'asseoir sa dominance ; amusement enfin au petit jeu qu'elle jouait – seule.

Elle lui tournait le dos avec l'intention évidente de lui prouver qu'elle ne le craignait pas. Oh, elle n'avait aucune raison de le craindre. Il n'aurait trouvé aucun intérêt à la tuer ou même à la torturer, pas maintenant, pas tout de suite. De toute façon, ils étaient entourés de livres et Yog Sothoth chérissait ses trésors bien plus qu'il n'aimait l'idée de noyer Amon dans ses propres cauchemars. Il était patient. S'il fallait un jour affronter son ancienne ennemie, il le ferait et s'assurerait que le combat soit des plus beaux ; d'ici là, il se contenterait d'être aimable et plaisant, comme à l'accoutumée.

Il se leva sans mot dire et glissa de sa démarche abominable jusqu'à un petit secrétaire en bois orné. Derrière le verrou se cachait une carafe d'un cristal pur et quelques verres ouvragés, œuvres du splendide Lalique à qui Yog Sothoth avait susurré des mots de cauchemar un siècle auparavant. Le liquide ambré qui tourbillonnait dans la carafe fut servi dans deux verres parfaitement semblables et il tendit l'un des deux à Amon. Il n'y avait ni poison, ni artifice dans le spiritueux qu'il lui servit – ç'aurait été manquer de respect au vin de Tokay que le verre contenait. Il avait une affection particulière pour ce vin à la couleur oscillant entre l'or et l'ambre pour une raison somme toute très littéraire : le raisin qui le composait était vinifié grâce à un champignon, une moissisure, une « pourriture noble ». Et après tout, qu'était-ce qu'un démon sinon une noble pourriture ?

« Un vin de Tokay. Le millésime est de 1884. Je ne doute pas que ton délicat palais saura apprécier la saveur d'une telle splendeur. »

Il lui adressa un sourire qui aurait pu cacher mille significations différentes avant de humer son propre verre et d'en prendre une gorgée, comme pour assurer à Amon qu'il n'avait rien glissé dans le sien. Ils se connaissaient depuis bien longtemps et certainement Amon savait-elle qu'il ne ferait jamais quelque chose d'aussi vulgaire et simple mais, bah – mieux valait redoubler de précaution que ne pas en prendre assez.

« Tu dois, j'imagine, apprécier cette ère plus que n'importe qui, » continua-t-il en anglais, un mince sourire aux lèvres. « Le chaos, la destruction, la terreur... Les voici qui règnent en maître. Je n'aurais pas choisi la Nouvelle Orléans pour un tel déluge de sublime mais ma foi, il demeure un spectacle tout à fait appréciable. »

Yog Sothoth n'était pas homme à mener des conversations sans but juste pour le plaisir de parler. Les Américains appelaient la chose small talk et il y répugnait, ne voyant nul intérêt à déblatérer des mots vides de sens pour des raisons absconses. Cependant, aller droit au but était tout aussi dénué d'intérêt, et c'était là tout le dilemme auquel il était confronté à chaque seconde lorsqu'il s'agissait de converser.

Aucun de ces artifices n'était nécessaire avec Nyarlathotep et peut-être était-ce la raison pour laquelle les deux démons s'accrochaient l'un à l'autre après tant d'années. Il ne leur était plus nécessaire d'utiliser des mots et des circonvolutions fuligineuses pour se comprendre, tant leur relation était l'évidence même, et parfois Yog Sothoth regrettait de ne pouvoir atteindre ce niveau de compréhension avec tout être vivant. Il aurait été infiniment plus simple de n'utiliser aucun des mots d'aucune des langues connues avec Amon, de simplement la laisser lire sur son visage difforme ce qu'il avait à exprimer... Bah. Elle comprendrait bien assez tôt.

« Sais-tu ce qu'il se raconte en ville, chère amie ? On dit que le Régent des Enfers lui-même s'est déplacé et que l'Apocalypse pointe le bout de son abominable nez. Le roi des rats se serait fait l'un des nôtres, dissimulé sous les oripeaux d'un corps physique. Enfin, j'imagine que comme toujours, tu connais tous les ragots. » Petit sourire, une autre gorgée de tokay. « N'es-tu pas triste de penser qu'un jour prochain, tout cela n'existera plus ? Plus de livres, plus de souffrance, plus de larmes, plus de folie. L'humanité cessera tout simplement. Voilà qui sera un spectacle des plus fascinants. »


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Esméïs At Asmaos
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Posté le Mar 13 Juin - 23:13.


   
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Esméïs ne se souciait bien peu des pensées des autres à son encontre. Malgré tout, elle y trouvait tout de même un divertissement fou. Yog avait toujours pris une certaine forme de plaisir à juger et jauger le caractère terrible et dévastateur d'Amon, et elle avait toujours pris un plaisir fou à lui donner raison comme lui donner tort. Il croyait sans aucun doute qu'elle jouait seule dans cette comédie de courtoisie dégoulinante de fausse politesse, pourtant il s'en divertissait même s'il voulait avouer le contraire.

Elle connaissait son assentiment la concernant, leur différence de point de vue, de moyen et d'empathie. Un concept qu'elle n'avait jamais compris, devait-elle ressentir quelque chose à l'encontre du sort qui avait été réservés aux humains ? Il lui posait une question à laquelle, il connaissait la réponse, ou du moins s'en doutait, après tout il l'avait connu dans les heures obscures de l'humanité, et dans ses heures obscures à elle, mais ces heures n'avait jamais trouvé de fin. Il avait été un adversaire de choix pendant l'Antiquité, sous l'ombre des pyramides. Pourtant, croyait-il vraiment qu'ils joueraient un jour dans la même cour ?

Elle se tourna en direction de son interlocuteur, alors que celui se levait, traînant sa carcasse vers ce qu'elle devinait être un secrétaire, duquel il sortit une bouteille à la couleur ambrée. Était-ce l'heure à une trêve entre deux leurs âmes ? Elle ne lui octroierait certainement pas. La jeune femme seulement d'apparence, qu'elle était, appréciait bien trop ce petit jeu, qui devait sans aucun doute excéder Yog. La bouteille portait les couleurs d'ambre et d'or, vin exceptionnel, qui se trahissait par sa robe précieuse.

« Tes flatteries sont les seules qui ont l'écho de l'hypocrisie, Yog. Je ne t'offrirais pas de trève contre du Tokay, ton air excédé me passionne beaucoup trop. »

Et ce visage, se disait-elle, Si laid au point d'en être une figure d'œuvre d'art abstrait. Si laid, si laid.Un fin sourire vient décorer ses lèvres, alors que la conversation prit un tournant beaucoup plus sérieux, et sa gorge se délecta du vin qu'elle avait porter à sa bouche. Il émit l'avis qu'elle devait apprécier l'été de Chaos qui donnait à l'air ce goût presque épicé. Elle resta de marbre mais son regard trahissait le vrai plaisir qu'elle avait d'être sur terre en ces heures des plus chaotiques. Il l'a connaissait assez bien pour cette question soit plus rhétorique qu'autre chose.

« Tu connais la réponse à ta question. Le lieu n'a que bien peu d'importance. La nouvelle Orléans ou la Hongrie, le spectacle resterait le même. »

Ses ongles virent tiquer contre le verre, faisant résonner le tintement dans le silence collégial de la bibliothèque, alors qu'il racontait les rumeurs et les racontars de l'Enfer. Elle n'avait jamais pris Yog pour ce genre de comète. Mais après tout peut être était-ce une conséquence de cette haletante recherche de savoir. Roi des Rats ? Elle arqua un sourcil, qui était le roi des Rats, car elle savait bien entendu de qui elle parlait. Mais les mots, lui qui aimait tant plonger dans les pages, et les lignes, ne pouvait-ils donc pas trouvé mieux ?

« Rats ? As tu donc autant de mépris pour ce qui te rends capable de me parler sans craindre ce caractère que tu aimes tant mépriser ? Et de lire ces livres centenaires que tu n'aurais jamais pu imaginer autrement ? Choisis tes mots, toi qui semble tant les aimer. »

Rats ? Roi des Rats ? Oh, si seulement n'est ce pas ? Quelle affreuse certitude qu'elle portait dans son attitude. Quelle cruelle assurance, eut elle eu l'apparence de son interlocuteur sûrement les choses auraient été différentes. Si le Régent avait décidé de venir fouler la terre, il en serait ainsi. Elle n'avait que peu d'opinions sur le sujet. Car après tout, Il faisait bien ce qui lui plaisait, non ?

«- Triste ? J'aime l'humanité car elle sera la seule responsable de sa fin. Ils sont pathétiquement orgueilleux, et ils causeront eux même leur fin, par hubris d'orgueil.

Malgré tout, je nous doute capable d'anéantir les Hommes.. l'ennui en serait sans aucun doute mortel. Nous, en penses tu capables, Yog Sothoth, toi qui est né.. si ... humain ? »


Elle revint faire vibrer le verre, par le même procédé claquant l'ongle de son index sur le bord comme pour ponctuer sa phrase, alors que déjà, elle pressait le verre contre sa bouche, sa langue, son nez et son palais appréciait l'or liquide qui glissait dans sa gorge. Son regard, qui avait varié entre plusieurs émotions tout au long de ses phrases, gardait cette bien étrange lueur, propre à son caractère, son attitude, ses envies, et ses provocations. Surtout ses provocations.

« Le premier né a bien assez de pouvoirs pour que les avis n'est absolument aucune conséquences sur ses envies, ses hubris et des ambitions. Voilà mon avis, dis moi ? Le tien est il caché parmi les mots des hommes ? »


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Posté le Jeu 15 Juin - 20:54.
Elle était divertissante. Dommage qu'elle eût été d'une bêtise crasse.

Elle ne comprenait pas – bien sûr qu'elle ne comprenait pas. Elle ne savait pas qui était le Roi des rats. Qu'il n'avait rien à voir avec Bélial et qu'oh, il était infiniment plus intéressant, infiniment plus dangereux aussi. Elle imaginait qu'il lui proposait une trève, comme s'il avait jamais réellement participé à leur petite guerilla, comme si offrir un verre à une vieille ennemie avait une quelconque signification pour lui. D'une certaine façon, il avait pitié d'elle. Si imbue de sa propre puissance, si persuadée de posséder la supériorité de l'âge et du pouvoir et s'en contentant largement... Mais si elle avait su, oh, si elle avait su.

Il ne dit rien de ses réflexions et se contenta de sourire, faisant délicatement tinter son verre du bout de l'ongle. Un rai de lumière emplie de poussière se posa sur sa bague, cet anneau d'horreur indescriptible et répugnant que chacun s'efforçait d'oublier après l'avoir vu, illusion d'optique qui ne dura qu'une seconde.

« Je n'ai jamais eu le moindre désir d'anéantir la race humaine, » susurra-t-il avant d'avaler un trait de tokay. « Les démons ne m'amusent pas. Tous semblables, tous modelés du même argile. À quelques rares exceptions, vous êtes tous de la même eau. Où est le plaisir dans une telle similarité ? »

Il esquissa un haussement d'épaule et le geste provoqua dans son corps des sons qu'aucune chair, fût-elle humaine ou démoniaque, ne devrait jamais produire. Il avait déjà vu des humains pris de nausées en entendant de tels sons, en le voyant marcher... Mais Esméïs n'était pas humaine. Il aurait pu chercher sciemment à l'effrayer, à la répugner, mais ne voyait aucun intérêt dans une telle entreprise. Elle l'ennuyait. Le passage du temps n'avait pas aiguisé son esprit ni rendu ses méthodes plus intéressantes, tout au contraire.

« Je ne désire aucune trève avec toi, Amon. Nulle trève n'est nécessaire puisqu'il n'y a pas de combat. Tu joues ce jeu seule. »
Il s'approcha d'un pas, juste assez proche pour mettre n'importe quelle créature mal à l'aise. Son odeur était tout sauf déplaisante, musquée, épicée, mais tout le reste de sa personne était si horrible qu'il devait être répugnant de se tenir à une telle proximité. « Ou plutôt... nous ne jouons pas le même jeu et pas dans la même cour. Ce ne sont que des enfantillages. Distrayants, je dois l'admettre – mais sans la moindre importance. »

Un mince sourire aux lèvres, il glissa jusqu'au secrétaire pour se resservir du vin. L'alcool ne lui faisait guère d'effet depuis qu'il était devenu démon – non que les spiritueux eussent été particulièrement efficaces avant, de toute façon. Il préférait savourer leur goût plutôt que de chercher une ivresse qui n'aurait rien de comparable avec celle procurée par la folie des hommes.

« Mais tu ne m'as toujours pas dit ce que tu étais venue chercher ici. Une distraction peut-être ? Sens-toi libre d'emprunter un livre, si tu le désires... »


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Esméïs At Asmaos
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Posté le Hier à 23:51.


   
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Elle ne l'avait pas compris.
L'imbécile.

Oh, mais ne croyez pas une seconde qu'elle reconnaîtra son erreur, c'était bien mal la connaître. Monstre d'entêtement qu'elle était. Ce n'est pas qu'elle était stupide, c'est qu'elle manquait surtout de second degré, et de discernement concernant la race qu'elle représentait avec tant de panache. Du moins c'est ce qu'elle se disait. Amon était.. magnifiquement ignorante d'une certaine manière. Elle n'avait jamais réussi à avoir la subtilité, et par conséquent la balance se faisait par une colère, ou.. une forme de méchanceté tout à fait stupide et aveugle. Amon.. Amon.. la belle n'avait bien que sa beauté pour qualité, et ma colère comme alliée. Heureusement qu'elle était puissante, et terrible, sinon, sans l'ombre d'une doute, elle aurait été écrasée sous le poids d'autre. Mais il n'en était rien.

Elle se délectait sans honte le Tokay. La belle n'avait pas de pudeur pour son plaisir. C'était bien la toute sa sincérité. Elle n'avait jamais réussi, et ne ferait jamais semblant. Elle pouvait au moins se targuer de cela, elle pouvait au moins se dire franche dans tout ce qu'elle pouvait ressentir. Elle soupire. Elle savait que Yog la méprisait. Et elle s'en amusait. Ou du moins c'était assez distrayant pour qu'elle ne le releve pas. Lui, lui qui était né humain, avait ressenti toute l'impuissance de l'humanité, avait su en tirer une forme de sagesse. Mais comment comparer quelqu'un qui était né avec tout, et l'autre qui était né avec rien ? Ils étaient différents pour ca. Et c'est sûrement cette insuffisance que Yog avait voulu compenser par le savoir, là où Amon n'avait jamais trouvé d'intérêt. Qu'avait elle à compenser ? Peu de choses. Mais certaines choses sans doutes.

Dans une autre vie, et dans d'autre conditions, peut être aurait elle pu apprendre et non mépriser, connaître et non pas juger. La belle, la magnifique créature qu'elle était était vaine, egocentrique, têtue et narcissique. Et sa culture et son enseignement elle l'avait obtenu de par sa très, trop longue existence.

La raison de sa présence ? Elle n'en avait en réalité pas la moindre idée. Elle avait été attirée par la curiosité ou par l'envie de se baigner d'un peu de passé. Il avait cette tête aussi, celle qui appelle au souvenir et cette voix grave, qui appelle aux contes.

« Je ne joue jamais seule. »

Il lui répondait après tout. Alors non, elle ne jouait jamais seule. Il était un interlocuteur qu'elle aimait mépriser et apprécier. Même si la chose n'était pas réciproque. Il lui offrait du vin, comme dans l'époque antique, reine parmis les reines. Elle avait marqué le monde de manière indélébile en tant que Nefertiti, et rendue Cleopatre, jalouse. Elle était d'une horrible superficialité.

« Je n'ai jamais trouvé dans les pages le .. calme que tu y trouves, Yog..

- Pourquoi l'être devenu dans ce cas.. ton animosité pour ta propre race m'a toujours fascinée, comme elle m'est restée difficile à comprendre. Comme tout être, l'immortalité une fois à ta portée, tu n'as pas pu la laisser passer. Quand à la raison de ma venue.. Ta conversation et ton mépris, sans l'ombre d'un doute, reste des activités appréciables. »


Elle laissa ses fins doigts filler dans sa chevelure brune. La vanité était un défaut, non une qualité. Amon, le savait. Mais qu'y pouvait-elle vraiment ?


FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.


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