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 One hell of a librarian | Tabitha

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Benoît Salamander
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Posté le Mar 6 Juin - 19:40.
Ce fut d'abord une odeur. Une odeur qu'il connaissait bien, celle du soufre, mélangée à une odeur de lilas et d'allumette grillée.

Un humain n'aurait vu en elle qu'une femme un peu étrange aux cheveux de lin et au corps converti en œuvre d'art. Peut-être aurait-il décidé de lui faire la cour ou de lui jeter un regard de dégoût, peut-être se serait-il laissé fasciner par les tourbillons d'encre sur sa peau, ou peut-être aurait-il été prier pour l'âme de cette créature perdue. Yog Sothoth, lui, savait qu'il n'était nul besoin de prier pour elle. Elle était déjà damnée.

La bibliothèque qu'il tenait était adossée à la mairie, comme une boursouflure inélégante dans laquelle régnait une obscurité permanente. L'endroit était d'une propreté remarquable, similaire à celle d'un hôpital, et complètement silencieux si ce n'était le claquement des talons hauts qu'elle portait. Clac, clac, clac. Le bruit semblait résonner à l'infini entre les murs jonchés de livres de la bibliothèque.

À une heure aussi avancée, proche de la fermeture, l'endroit était désert – et sans doute était-ce pour le mieux. Des retrouvailles entre démons ne pouvaient guère se dérouler autrement qu'avec une certaine frénésie et il aurait été de fort mauvais goût que des mortels assistassent à de tels épanchements, d'autant plus que si son intuition était juste, la demoiselle était du genre démonstratif.

Elle s'était rendue dans le rayon sur les tatouages. Pas très surprenant, compte tenu de l'encre qui tourbillonnait sur sa peau. Lui était resté à son bureau, plongé dans la pénombre, observant en silence et dans un calme absolu ce qui se passait dans sa bibliothèque. Comme toujours, Yog Sothoth était un observateur, quelqu'un qui préférait de loin rester parfaitement silencieux et immobile et épier les faits et gestes des autres. On apprenait beaucoup en restant dans l'ombre. On apprenait parfois les secrets les mieux gardés du monde. Comment son caractère et celui de Mephistopheles avaient pu fonctionner de concert, c'était un mystère pour la majeure partie du monde démoniaque – et pourtant il tenait son oncle en haute estime et avec autant d'affection qu'il pouvait en distribuer.

Assez peu, donc.

Faisant une infidélité à ses habitudes de portemanteau, il choisit de s'extraire de derrière son bureau et de marcher jusqu'à elle. Aux claquements des talons s'ajoutèrent la rythmique répugnante de la démarche de Yog Sothoth, dérangeante jusque dans les sons qu'elle produisait.

« Bonsoir, » susurra-t-il avec son sourire le plus aimable aux lèvres. « Puis-je vous être utile d'une quelconque manière ? Si vous cherchez des ouvrages particuliers, je peux certainement vous aiguiller... »

Il avait deviné qu'elle était un démon mais n'avait aucune certitude qu'elle était le démon auquel il pensait. Beaucoup de choses concordaient, mais il avait encore besoin de données sur son sujet. Heureusement, il était reconnaissable et si c'était bien Mephistopheles, il le reconnaîtrait. Enfin, elle. Le regard de Yog-Sothoth s'égara un instant sur le corps fin et la poitrine rebondie et son expression se fit surprise, presque interrogatrice. Pourquoi choisir un tel aspect ? Oh, c'était brillant, il le reconnaissait sans peine – mais pour le moins inhabituel.


Si je vous le disais, qu'une douce folie a fait de moi votre ombre...

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Tabitha Kane
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Posté le Lun 10 Juil - 0:09.
"Faire des recherches sur les designs old school et la naissance de la culture du tatouage". La nouvelle lubie du boss, s'éclater à l'envoyer se cultiver et s'instruire comme si c'était la chose la plus normale du monde. Ok elle était techniquement une apprentie qui ne savait pas grand chose, mais ça faisait quand même chier. Bien sûr elle aurait pu dire à son cher patron qu'elle connaissait la vraie naissance des tatouages et les tous premiers motifs pour les avoir vus des millénaires avant qu'il soit une lueur lubrique dans le regard de son père, mais quel intérêt franchement? Au mieux il restait la bouche ouverte en essayant de comprendre comment c'était possible sans jamais effleurer la réalité, au pire il pétait un câble et la jartait et le Père savait qu'elle s'était mise à apprécier le canapé et la tranquillité du petit appartement, rien de bien intéressant ou avantageux. Pour le moment en tout cas. Et vu qu'il n'y avait pas un rat au salon, elle s'était retrouvée sur le chemin de la bibliothèque en moins de temps qu'il n'en fallait pour dire son propre nom, après avoir râlé un bon moment sur le pas de la porte et sur les trois cents mètres qui avaient suivis. Pour le plaisir. La fraîcheur du bâtiment était agréable sur sa peau couverte d'encres et le bruit de ses talons - vertigineux bien évidemment - claquant sur le sol de pierre et portant sur des mètres à la ronde la réjouissait. Certes il n'y avait plus grand monde dans le coin à cette heure, mais pouvoir faire chier une pauvre âme en train d'essayer de se concentrer était toujours très amusant. Son regard balayait les divers panneaux indicatifs et les rayons qu'ils désignaient, caressant mentalement chaque tranche sur les nombreuses étagères. Peut-être une des inventions humaines qu'elle préférait, avec internet.

Parcourant les allées à la recherche du sujet qui l'amenait là, le "clac-clac" rythmé de ses pas fut bientôt accompagné d'une autre sonorité qu'elle reconnut sans peine, la faisant sourire alors qu'elle s'arrêtait finalement devant une zone dédiée à ce qu'elle recherchait. "Aiguiller" en étant au rayon Tatouages, c'est facile... Se tournant vers l'homme d'un certain âge en faisant virevolter sa chevelure encore mieux que dans les pubs, elle marqua un temps d'arrêt - juste le temps de se délecter de la surprise qui s'affichait dans ce visage qu'elle connaissait bien - avant de se jeter à son cou, posant un baiser bruyant et appuyé sur sa joue en laissant échapper un petit rire. Yog, mon chéri, toi ici! Un bref recul, et un nouveau baiser claqua sur la peau de celui qui avait l'âge d'être son paternel mais était en réalité bien plus jeune qu'elle. Un ancien subordonné direct, un camarade de conneries en tous genres, un de ses neveux favoris, et ce malgré leurs caractères franchement opposés. Parait que certains appellent leur entente "le miracle des enfers". Enfin toi entouré de bouquins, j'aurais du m'en douter. Et encore un autre baiser, accompagné d'une étreinte un peu plus forte malgré l'apparente délicatesse de ses bras, avant de finalement le relâcher et faire un pas en arrière. Son sourire grandit en voyant le regard de son neveu s'égarer sur les courbes généreuses de ce nouveau corps. Pas mal hein! Elle fit un tour sur elle-même en mettant en valeur chacun des avantages non négligeables de ce corps que le semi-démon n'avait encore jamais vu. J'en avais vu une dans ce genre à Vegas, tatouages compris, juste ajouté ma petite touche personnelle.

Encore une petite pirouette pour le plaisir de montrer son nouveau corps et ses mains empoignèrent son postérieur dans une pose absolument pas féminine. Mon cul est déjà parfait de base, mais avec les talons de cette époque c'est encore mieux! Sans dec' je damne des gens juste avec mon cul! Ses corps, ses bouts de viandes qu'elle avait toujours adoré modeler selon l'inspiration du moment sans jamais réussir à se fixer. Non elle aimait trop changer, mentir sans arrêt sur ce qu'il était vraiment, et ça faisait des millénaires que ça durait. Son neveu en avait souvent été témoin et elle adorait l'observer pendant qu'il analysait les nouvelles informations devant lui, imaginant presque les rouages dans son esprits. Et toi, quoi de neuf? Venu dans le coin pour rajouter au bordel du secteur ou juste sortir le pop-corn? Ou un mélange des deux, tout aussi fun. Ramenant une mèche derrière son oreille, elle adressa un sourire purement démoniaque à Yog Soloth avant de reprendre l'air délicat qui allait avec cette apparence. Raconte tout à Tata. Et s'il y avait éventuellement un mauvais coup à faire à deux, mais ça elle n'avait pas besoin de le préciser, il commençait à la connaître avec le temps.


mephistopheles
i am the spirit that negates. and rightly so, for all that comes to be deserves to perish wretchedly; 'twere better nothing would begin. thus everything that that your terms, sin, destruction, evil represent
that is my proper element.
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Benoît Salamander
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Posté le Lun 10 Juil - 18:30.
Il s'amusait beaucoup de toute son attitude. Superficielle en apparence et pourtant, une technique de manipulation qui avait fait ses preuves depuis la nuit des temps. Il connaissait bien des hommes qui se seraient damnés pour la voir faire voler ses cheveux une fois de plus, pour ne fût-ce qu'apercevoir l'élan de sa silhouette lorsqu'elle se retourna. Pour sa part, il y était totalement indifférent et elle le savait fort bien, le jeu n'était pas pour lui.

Les baisers posés avec moult bruissements sur ses joues le firent sourire, d'un sourire plus naturel et plaisant que ceux qu'il arborait d'ordinaire. Il devait bien avouer que contre toute attente, Méphistophélès lui avait manqué.

Oui, leur entente était appelée le miracle de l'Enfer – par ceux qui n'avaient aucune notion de la nature d'autrui. Si leurs caractères étaient diamétralement opposés, ils se complétaient fort bien et surtout, se rejoignaient sur un point essentiel : le respect. Jamais Méphistophélès n'avait tenté de faire de Yog-Sothoth quelque chose qu'il ne pouvait être et à l'inverse, jamais l'ancien médium n'avait songé à demander à son oncle de changer quoi que ce fût à sa personne. Ils s'acceptaient simplement et avaient construit un amour sain et solide sur la base d'une forme de compréhension mutuelle. Il leur était inutile de chercher à jouer l'un contre l'autre, leurs méthodes différaient bien trop pour que le résultat fût autre chose qu'un immense désastre dont personne ne sortirait vainqueur. Ils avaient donc décidé de s'ignorer au début, puis de travailler de concert à leurs buts. De fait, ils avaient vite remarqué que la différence fondamentale dans leurs personnalités et leurs techniques faisaient de leur équipe une sorte de monstruosité imbattable, imprévisible et dangereuse. L'un comme l'autre avaient tiré une certaine satisfaction de se savoir presque invincibles lorsqu'ils s'attachaient à un même but.

Et puis Méphistophélès était l'une des deux seules personnes au monde à pouvoir le toucher. Il y avait bien sûr Nyarlathotep, dont le toucher lui était apaisant et comme une évidence, bien qu'il fût rare. L'autre était son oncle – son oncle qui n'avait jamais eu le moindre instant de recul devant le hideux masque qu'était son visage, qui n'avait jamais ne fût-ce que mentionné sa laideur, qui l'avait d'emblée traité comme n'importe quel autre démon. Qu'importait que le corps de Méphistophélès fût l'incarnation même de la beauté telle qu'elle était conçue à une époque donnée : il voyait toujours son neveu comme une personne et non comme un tas de chair répugnant. Pour cela, Yog Sothoth était reconnaissant. Bien sûr qu'il jouait de son apparence et jouissait de l'immonde configuration de son visage, bien sûr qu'il aimait la façon dont son squelette craquait de façon ignoble à chaque geste, bien sûr qu'il appréciait lorsque le regard d'une proie se faisait mélange de terreur et de dégoût en se posant sur lui, mais il demeurait un homme qui avait été humain et toutes ces réactions lui rappelaient bien trop celles avec lesquelles il avait grandi.

« C'est effectivement un derrière de callipyge que tu possèdes, » sourit-il comme elle lui montrait une lune bien rebondie. « Je m'étonne de ne pas trouver une traînée d'hommes dans ton sillage – après tout, ces créatures n'ont aucune retenue ni dignité, je n'aurais pas été surpris de te trouver avec quelques prétendants incapables de savoir quand lâcher l'affaire. » Elle représentait tout ce que ce monde adorait détester. Il l'avait rapidement compris en lisant les journaux et en regardant cette pathétique invention moderne, la télévision : les hommes d'aujourd'hui étaient bien incapables de se retenir après des millénaires durant lesquels on leur avait asséné qu'ils avaient tous les droits. Et ils aimaient par-dessus tout ces femmes qu'ils qualifiaient de salopes et de filles de petite vertu, ils les voulaient, sans jamais pouvoir les obtenir. Du désir naissait la haine. Elle incarnait tout cela, en parfait archétype de ces femmes au pouvoir sans fin dont la beauté n'avait aucune limite et qui le savaient.

Une fois de plus, il l'admirait.

« Puis-je t'offrir un verre de tokay avant que nous nous lancions dans ces horribles détails ? » offrit-il en se dirigeant vers le cabinet où il gardait ces précieux alcools. « Nous avons tous deux bien des choses à nous dire, je le crois, et il m'apparaît qu'une conversation est toujours plus plaisante lorsqu'elle est accompagnée d'un nectar divin. » Il servit deux verres de liquide ambré et en tendit un à son oncle, sans attendre sa réponse. Il savait de toute façon qu'elle serait probablement positive.

« Je suis ici en tant qu'observateur, comme toujours. Qu'y a-t-il de plus passionnant à observer qu'un tel chaos ? Mais bien sûr, tu t'en doutes, j'ai l'intention de participer un peu à ce jeu. J'ai passé près d'un siècle en isolation sur l'île de Socotra et bien que j'y aie appris d'incroyables choses, je m'ennuie quelque peu des tours que nous jouions autrefois. J'ai par ailleurs quelques affaires en cours qui t'intéresseront peut-être mais avant cela, raconte-moi donc tes péripéties, ma chère tante. »


Si je vous le disais, qu'une douce folie a fait de moi votre ombre...

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