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 Trade my heart, trade my soul | Marianne

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It's a cold and it's a broken Hallelujah
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Ava Federmann
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Messages : 158 Points : 361 Date d'inscription : 03/05/2017 Age : 24 Localisation : Allemagne
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Posté le Jeu 1 Juin - 21:45.
Ava était dans la merde.

Une fois n'était pas coutume, pour ainsi dire, elle se retrouvait avec un compte en banque plus sec que le désert du Mojave après une apocalypse nucléaire. Après avoir retourné le problème dans tous les sens avec sa colocataire Jane autour d'une assiette de latkes, elle en était venue à la conclusion qu'il lui fallait impérativement un deuxième travail – et vite. Problème, le travail ne se trouvait pas exactement sous le sabot des chevaux, et de toute façon il n'y avait aucun cheval à la Nouvelle Orléans pour le moment, du moins à sa connaissance. Même s'il y en avait eu, elle ne serait pas aller leur titiller les fanons pour voir s'ils marchaient en fait sur des têtes de Benjamin Franklin en vert pétard.

En revanche, aller titiller les fanons de quelqu'un d'autre...

Ava et Marianne s'étaient rencontrées peu après l'arrivée de Marianne à la Nouvelle Orléans, quand celle-ci était venue commander un sandwich. Il y avait eu une sorte de reconnaissance immédiate entre immigrée et petite-fille d'immigrés et assez rapidement, des liens s'étaient tissés entre elles autour de leurs ascendances respectives et de leurs relations à leur famille. Elles avaient beau venir de deux univers différents, elles se comprenaient sur bien des choses qu'il était difficile de cerner si on ne venait pas d'un clan très soudé aux traditions ancrées dans une culture ancienne.

Si Ava avait été totalement honnête, elle aurait avoué que son amitié pour la jeune femme ne se résumait pas à de la simple camaraderie. La demoiselle était à son goût, bien que différente de celles auxquelles elle s'intéressait d'ordinaire, généralement bien plus rondes et dotées de boucles épaisses. Peut-être était-ce simplement sa solitude, l'après-Judith, l'envie de se sentir intime avec quelqu'un. Ça faisait longtemps. De toute façon, Marianne semblait être hétérosexuelle et si, par le passé, Ava s'était amusée à « débaucher » quelques demoiselles, elle avait perdu le goût de ce jeu. Elle préférait la facilité. Il y avait suffisamment de difficultés dans le monde, après tout.

Et elle allait se jeter en plein dans un marécage desdites difficultés. Marianne ne s'était pas spécialement cachée d'avoir des liens au niveau du marché noir et de tremper dans des combines pas forcément très orthodoxes – amusant, pour une Arménienne. Pendant longtemps, Ava s'était simplement tenue à l'écart de tout ce bordel, jugeant que ce qu'elle ne savait pas ne pouvait pas la blesser. Mais maintenant, elle se trouvait dans une galère financière gargantuesque et n'avait pas la moindre idée de comment s'en sortir, puisqu'aucun job « honnête » n'embauchait qui que ce fût. Alors, bien qu'elle fût passablement dégoûtée par l'idée, elle allait demander de l'aide.

Elle avait donné rendez-vous à Marianne au marché noir en pleine journée. Pas folle, la guêpe : se promener dans ces lieux après la tombée du jour était un arrêt de mort en bonne et due forme et malgré sa dépression, elle n'avait aucun désir de suicide. Il restait des sandwiches végétariens pas encore mangés dans le monde, donc elle ne pouvait pas mourir. L'endroit était à peine moins dangereux en pleine journée mais elle espérait que la présence de son amie permettrait à la rencontre de se dérouler sans trop d'anicroche – et sans démon venant chercher de la chair fraîche.

Ava était en avance. Elle l'était toujours. Après tout, sa grand-mère avait été élevée en Allemagne et s'il y avait un cliché sur les Allemands qui se vérifiait, c'était celui sur leur ponctualité. Nerveuse, elle regardait son téléphone portable toutes les deux secondes, espérant que Marianne ne tarderait pas trop à se montrer. Elle se sentait quelque peu comme une cible bien en évidente, avec une flèche en néon rose au-dessus de la tête disant « médium vulnérable, venez me faire des bisous avec une hache ».

Elle regrettait vraiment sa décision.


   
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Marianne Delmas
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Posté le Dim 4 Juin - 0:04.
Elle a dû franchir le cap du millier de fois.
Le millier de fois où elle a sorti son téléphone miraculeusement intact de sa poche pour jeter un coup d’œil aux photos de sa famille. D’une main, elle fait défiler avec nervosité les visages sans lesquels sa vie lui semble ramenée à rien. De l’autre, elle se ronge nerveusement la peau des doigts, celle qui borde l’ongle. Cette manie nouvelle ne lui aurait jamais sauté au nez du temps de son quotidien presque trop tranquille, comparé à maintenant. Toutefois, et en dépit des remontrances de son cousin qui la voit s’abîmer les mains et tomber dans le gouffre des tics nerveux et autres tocs, elle ne peut s’empêcher de passer son inquiétude, son mal-être sur quelque chose. Aujourd’hui, ce sont ses phalanges. Demain, ce sera autre chose. Son estomac aussi, fait les frais du stress. Elle sait qu’elle a faim ; tout son corps lui réclame de l’énergie, de la nourriture, quelle qu’elle soit. Pourtant, elle se sent incapable d’avaler quelque chose. Une nausée la prend à l’idée de faire passer un corps étranger en elle,  et un soupir las la secoue. Un de plus. De temps en temps, c'est sa peau qui l'agace. Tiraillée, prompte aux démangeaisons, elle peut passer ses nuits à se gratter au sang ; elle en hurlerait de rage, si la promiscuité nouvelle à laquelle ils ne peuvent échapper ne la poussait pas à un zeste de pudeur et, surtout, de dignité.
Calfeutrée contre la paroi d’un mur pas trop endommagé, elle guette de temps à autre l’arrivée d’Ava. Elle attend depuis un bon moment, préférant cueillir la jeune femme dès son arrivée plutôt que de la faire attendre dans un endroit pareil. Elle-même ne se sent pas toujours en sécurité dans cet endroit qu’elle fréquente pourtant de plus en plus. Toute de noir vêtue, elle prend garde à ne pas attirer l’attention plus que nécessaire ; les cheveux noués, planqués sous une casquette à Anton, elle surveille, se raidit dès qu’un homme apparaît, de près ou de loin. Elle jauge les intentions, tente de lire les messages corporels envoyés par les inconnus. Parfois, elle songe avec tristesse que tous les humains coincés ici sont retournés à une forme d’âge de pierre, une époque où, à défaut de paroles, on préférait sentir les effluves d’hostilité et de haine, les avertissements, les prémisses à une attaque. Elle a déjà oublié ce que voulait dire marcher dans la rue sans se poser des questions, une paire d’écouteurs dans les oreilles et la pensée du dîner à faire.

Chaque fois que les silhouettes passent, elle se détend, un peu, et pense de nouveau à la jeune femme qui ne devrait pas tarder, à présent. Une drôle de fille, elle. Avec un regard bizarre, un peu perçant, des traits particuliers et une forte personnalité. Elle ne se souvient même plus de quelle manière elle a appris ses origines juives, mais la coïncidence a au moins eu le mérite de l’amuser. En revanche, elle craint la raison de leur rencontre, ici. Ava est restée vague, très vague, ce qui n’est jamais bon signe. Impatiente, elle piétine entre deux attaques contre son pouce mortifié, et jette un coup d’œil aux nuages gris et menaçants qui s’amoncellent. Très peu pour elle l’idée de se faire noyer sous des tonnes de pluie, et pourtant, c’est bien ce qui semble les attendre.
Enfin, celle qu’elle ne peut vraiment qualifier d’« amie » se décide à montrer son visage, et un sourire soulagé trahit le sien, un court instant. Elle est à l’heure, et rien que pour ça, elle voudrait l’embrasser. Plutôt que de la héler comme elle l’aurait fait dans une autre vie, elle sort de l’ombre et s’approche à pas feutrés.

« Merci de ne pas avoir traîné. Viens. »

Elle l’éloigne du cœur des trafics, préférant chercher un coin plus tranquille, voyant moins de passage. Lorsqu’enfin elle stoppe pour pivoter vers Ava, ses ongles ont remplacé ses dents, contre les chairs mortifiées. Pas la peine d’être devin ni même médium pour comprendre que son interlocutrice n’avait rien à faire dans les parages.

« Je me suis doutée que tu n’avais pas spécialement envie de développer par texto, mais je serais vraiment curieuse de savoir ce qui t’a poussé à me donner rendez-vous ici. Il me semble pas que tu faisais dans le marché noir, jusqu’à récemment. »

Croisant les bras, une expression à peine mutine étire ses traits, par ailleurs nus de tout maquillage. Elle doit avoir l'air fatigué, mais elle s'en tape. Ses priorités ont changé, depuis longtemps. Elle provoque d’un hochement de tête mi-sympathique mi-sarcastique :

« Tu voulais me vendre quelque chose peut-être ? Ou bien tu es tellement en manque de clopes que tu t’es motivée à faire le chemin ? »



Take me six feet under
while your roses died I came alive
I got secrets that nobody, nobody, nobody knows. I'm good on that pussy shit, I don't want what I can get. I want someone with secrets that nobody, nobody, nobody knows.

©Bat'phanie
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It's a cold and it's a broken Hallelujah
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Ava Federmann
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Posté le Lun 5 Juin - 11:29.
Le look de Marianne lui fit hausser le sourcil. Toute de noir vêtue et surtout, une casquette sur la tête. Apparemment, c'était ça, le dress code du marché. Bien sûr qu'elle faisait tache, la Federmann, avec son jean qui avait connu de meilleurs jours et son tichel. Le t-shirt aurait été de la bonne taille si elle avait dépassé le mètre quatre-vingt ; elle atteignait péniblement le mètre cinquante. D'un côté, elle se dit qu'elle ne détonnait pas tant que ça face aux clodos du coin.

Les mains de Marianne étaient ravagées par le stress. Ava n'avait pas la moindre idée de pourquoi elle avait remarqué une chose pareille, elle qui ne remarquait jamais rien. Peut-être parce que c'était une manifestation physique de l'angoisse qu'elle ressentait elle-même ? Pas tant parce que l'endroit lui-même l'effrayait, elle était bien trop déconnectée de la réalité pour se rendre compte pleinement de ce qu'elle faisait, mais parce qu'elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer la déception dans les yeux de ses parents s'ils avaient su dans quel merdier elle se lançait. Elle pouvait entendre Maman se demander où elle avait mal fait, ce qu'elle aurait pu mieux faire pour assurer à sa fille de ne jamais avoir à se rendre au marché noir. Pauvre Maman. Elle devait être morte d'inquiétude.

Ava fut rassérénée de quitter l'excitation du marché. Depuis la prise d'otage au supermarché, elle ne supportait plus très bien les lieux bondés, limitant autant que possible ses sorties dans les endroits qu'elle savait très bruyants. Avant, elle n'avait jamais eu peur de la foule, parvenant à l'ignorer dans la majorité des cas. Et puis il y avait eu cet événement qui avait tout changé, qui avait chamboulé sa vie, qui l'avait même ruinée. Si elle n'avait pas eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, elle aurait désormais été titulaire d'un diplôme de l'université Delgado et elle aurait trouvé un poste d'infirmière qui n'aurait pas payé des mille et des cents, certes – mais plus que de servir des sandwiches chez Subway.

« Merci d'avoir été à l'heure aussi, »
chuchota-t-elle, comme si cette phrase à elle seule pouvait attirer sur elle les foudres du divin. « J'avais pas très envie de rester plantée là. Je sais ce que ressentent les coquelicots au milieu des champs de maïs, maintenant. »

Elle pointa vers son tichel, aujourd'hui d'un joli carmin, pour appuyer ses dires. Effectivement, elle faisait un peu coquelicot, et ce n'était clairement pas intentionnel. Ava n'avait jamais eu une notion très élaborée de la mode.

« Si t'as des clopes, je dis pas non. Mon dernier paquet a un peu souffert d'une rencontre entre mon corps et une salle de bain humide, » grimaça-t-elle en se remémorant la soirée précédente, où son enthousiasme de trouver l'appartement briqué jusqu'à l'os par sa colocataire lui avait fait oublier que l'eau sur le lino était une combinaison glissante. Sur le moment, elle n'y avait pas prêté attention, mais l'humidité s'était infiltrée dans son jean et avait pourri les trois clopes qui lui restaient. L'offre de Marianne était presque providentielle, pour le coup.

« Mais c'est pas pour ça que je viens. »

Elle jeta un regard autour d'elle, comme si elle avait le maigre espoir d'être capable de repérer des oreilles indiscrètes. Elle aurait été à peine capable de repérer quelqu'un planté à côté d'elle et suivant la conversation dans tous ses détails, alors un espion... Mais elle faisait confiance à Marianne pour s'assurer de ce genre de choses. Après tout, la jeune femme connaissait le milieu et savait certainement quelles précautions y étaient nécessaires.

« Ecoute, ça me fait chier de te demander ça mais... jsuis en galère. Genre, galère épique. Je dois avoir trois dollars à mon nom, peut-être quatre si je fouille entre les coussins du canapé, et je sais pas comment je vais payer mon loyer. Ils ont encore réduit mes heures à la sandwicherie. J'ai besoin d'un taf. »

Demander de l'aide était humiliant. Ce n'était pas tant de la fierté que l'éternelle mentalité des Federmann, celle de se débrouiller seul, de toujours se tenir droit face à l'adversité, de ne jamais tomber dans la facilité. Se retenir à sa famille, si vraiment les choses devenaient impossibles. Mais Maman et Papa étaient à Bâton-Rouge et Fischke était à Chicago, loin des emmerdes de la Nouvelle-Orléans et sans moyen de la contacter, alors il fallait bien se débrouiller. Même si ça la tuait un peu de l'intérieur.

« J'ai cherché un truc normal, bien sûr. Mais y a tellement de merde en ce moment que personne veut embaucher une nana sourde qu'a aucune qualification. Du coup... jme disais que peut-être t'aurais un plan ? Pas un truc super dangereux, même pas un truc super lucratif. Mais jsais pas, un boulot de livraison, par exemple ? J'ai trouvé un vélo dans la cave de mon immeuble, jpeux pédaler d'un point à un autre sans trop de mal, et j'ai pas l'air de quelqu'un qui fait dans le marché noir. »
(Doux euphémisme.) « Jsuis désolé de te demander ça ma caille mais j'ai vraiment besoin d'un coup de main. »

Elle arrivait à peine à regarder l'autre dans les yeux tant l'humiliation lui rongeait les tripes. Putain de fierté Federmann. Au moins, Ava était presque certaine que Marianne comprendrait son sentiment : après tout, elles avaient des origines similaires. Fallait bien que ça serve à quelque chose.


   
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Ô Dieu Connard
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Posté le Hier à 14:37.
Bonjour,

   Le RP n'a pas de réponse depuis au moins un mois, faut-il l'archiver ? Si c'est le cas, pensez à prévenir dans le sujet adéquat. S'il n'est pas terminé, n'oubliez pas votre partenaire de jeu :beuh:
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