AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Maintenance du forum ce 23/07 à 14h =D
Pour soutenir le forum ♥
n'hésitez pas à nous laisser un petit mot sur Bazzart & PRD
GROUPES
Merci de privilégier les Esprits (en priorité), Humains et Démons,
ainsi que sorciers voudouns lors de votre inscription! ♥

Partagez | .
 

 Behind closed doors, ft. Edwin & Irwyn.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
❝ Contacter le joueur ❞
Magic is real... It's called love.
avatar
Esmée L. Parker
❝ Magic is real... It's called love. ❞
Messages : 132 Points : 405 Date d'inscription : 20/03/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 28 Mai - 3:12.


Behind closed doors

Relever des morts ? Ils en avaient beaucoup des bonnes idées comme ça dans le coin ? Les laisser se balader en pleine ville, en plus ! Foutus vaudouns inconscients ! Enfin, je préférais me dire qu’ils étaient inconscients que de connaître la mission qui avait été confié à ce cadavre quand j’ai croisé sa route. J’en ai encore des frissons. Ce n’était pas naturel, et ça menaçait l’équilibre de la Vie. J’en avais encore des frissons de cette rencontre de fortune. Faut dire, en rentrant des cours, je ne pensais pas exactement tomber sur une sorte de zombie. Je supposais l’avoir attiré avec l’odeur du sang qui s’échappait d’une petite entaille que je m’étais faite au doigt, en tournant un peu trop rapidement une feuille du bouquin que je lisais en marchant. On ne m’y reprendrait sûrement plus, ça c’était sûr. Cette bestiole m’était tombée dessus avant que je ne la vois arriver et je n’avais pu la propulser loin de moi qu’après qu’elle m’ait violemment entaillé le ventre. J’aurais vraiment dû courir beaucoup plus à Petersfield, j’aurais été sûrement beaucoup moins essoufflée en arrivant chez moi. Je n’avais pensé qu’à une chose sur le coup ; désinfecter ma plaie et la couvrir. Ca passera tout seul, je me disais, j’ai juste à me mettre du baume cicatrisant et je serais tranquille. T’es naïve, ma petite Esmée. Je m’étais entêtée, fière et orgueilleuse, je m’étais interdit d’en parler à Edwin. Vraiment naïve.

Cinq jours plus tard, la blessure n’avait même pas commencé à cicatriser et je me retrouvais à court de baume. Oh j’avais bien pensé à en refaire, mais j’avais déjà bien entamé les stocks que j’avais embarqués avec moi d’Angleterre et je n’avais pas assez d’argent pour me payer ce qui me manquait.  Tout coûtait un bras dans cette fichue ville. Ce qui me faisait penser qu’il faudrait peut-être que je me trouve un job, même si on me payait une misère, ça serait ça de pris. J’ai hâte de voir comment tu vas organiser ton temps entre tes études, un travail et l’Audito Mortis, j’ai vraiment hâte de voir ça, ricanait la voix dans ma tête. J’avais quand même des priorités, et je n’avais définitivement pas suffisamment confiance en mes talents de guérisseuse pour laisser la blessure sans le moindre soin. Oh j’aurais tout aussi bien me rendre à l’hôpital, mais je me voyais mal expliquer ce qui m’était arrivé à un médecin. Bien que le secret ne soit pas de mise en Nouvelles-Orléans, je ne réussissais pas à me faire à l’idée de dire à haute voix qu’un événement surnaturel m’avait mis dans cet état. Définitivement pas, même. Et j’ai fini par me résigner à me rendre chez mon oncle. Je l’entendais déjà m’insulter, oh ça oui, j’allais prendre cher. C’est pour la bonne cause, pensais-je.
C’était le début de soirée quand je me présentais à sa porte. Je commençais par frapper à la porte et attendre une réponse. Rien. Il n’était peut-être pas là ? Ca m’étonnerait quand même. Je retentais le coup en frappant de nouveau, mais je ne reçus toujours aucune réponse. J’entendis un bruit étouffé de l’autre côté et j’haussais un sourcil. Je ne savais pas ce qu’il faisait pour ne pas m’ouvrir, mais je n’allais pas rester dehors alors qu’il était là au final. Je poussais la porte et m’enfoncer dans la pièce sans plus attendre de permission de la part du propriétaire des lieux.

« Oncle Edwin ? » criais-je tout en analysant une étagère de fioles que je remarquais en pénétrant dans le lieu. « Tu me procures le baume dont j’ai besoin, après tu m’engueules si tu ve… Oh merde. »

Je me détournais plus vite que la lumière, mes joues prenant la même couleur que mes cheveux. Par la déesse, pourquoi est-ce que j’avais poussé cette porte ? Il fallait que j’arrête d’entrer sans permission, en fait, ça ne finissait jamais bien. Entre la fois où je m’étais retrouvée avec un poignard sous la gorge et ça… Il fallait vraiment que j’apprenne à tirer des leçons de ce que je vivais.

« Je vais repasser… euh plus tard. »

Codage par Libella sur Graphiorum




Innocence is beauty

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
grumpy hermit who cannot lie
avatar
Edwin Rosenbach
❝ grumpy hermit who cannot lie ❞
Messages : 714 Points : 2109 Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Jeu 1 Juin - 7:34.

Behind closed doors
Esmée ξ Irwyn ξ Edwin

Souffles courts, pupilles dilatées, rythmes cardiaques affolés. Il n’y a que dans ce genre d’extrêmes que nous nous entendons. L’adrénaline d’un combat, la peur d’une fuite, la passion d’une étreinte. D’une main, j’agrippe le bord de la table, me mordant les lèvres pour étouffer un gémissement. Je sais que ça l’emmerde. Je sais qu’il préfère me voir parfaitement abandonné, incapable de garder le moindre contrôle sur moi. Je sais qu’il me préfère totalement perdu dans mon plaisir. C’est pour ça que je me force à garder une certaine retenue. Pour l’emmerder. Pour lui faire mériter ce qu’il désire de moi. Je sens sa poigne se resserrer sur mes hanches. Il va encore laisser des marques s’il continue. Mais je m’en fiche. Mon dos se cambre alors que j’utilise cette fois ci mon poing pour étouffer ce son d’extase qui se glisse hors de ma gorge sans que je ne lui en donne l’autorisation. Il se penche, ma main agrippe ses cheveux, l’entrainant de force dans un baiser impérieux. Lui et moi. Moi et lui. Qui l’aurait cru ? Pas moi en tout cas. Pourtant… Pourtant tout semble si limpide pendant ces moments. Comme si la merde dans laquelle on vit au quotidien n’existait pas. Éludée, cette jambe qui me bousille l’existence, inexistants, ces foutus démons qui sèment le chaos sur notre monde, insignifiant, l’Audito Mortis. Tout cela n’est plus. Il n’y a plus que l’instant présent. Cette bulle qui se crée lorsque nous laissons nos pulsions prendre la barre. Ces pulsions qui nous font nous jeter dessus inlassablement, encore et encore. Et soudainement… La bulle éclate. Le ballet de hanches s’arrête brusquement. Les regards se tournent vers la porte d’entrée. On garde le silence, tendant l’oreille. Encore une fois. Quelqu’un frappe. Je marmonne dans ma barbe des injures alors que ses lèvres se glissent dans mon cou, cherchant à atteindre le creux de mon oreille. « Ne fais pas de bruit, il va finir par partir. » Le murmure m’arrache un long frisson. Ma poigne se resserre sur ses cheveux en une acceptation muette. C’est totalement irresponsable. Cela pourrait être une urgence, quelqu’un de blessé. Mais mon corps entier frisonne de plaisir, me supplie de chercher à assouvir ce désir qui est en train de me rendre délicieusement fou. Nos hanches se remettent en mouvement. Je rejette la tête en arrière, la laissant retomber sur la table de fortune. Mon dos se cambre à nouveau. Mon torse se plaque au sien, cherchant sa chaleur, son contact. Mes yeux se ferment alors que mes mains se perdent dans son dos, avides de ce contact charnel. Mes lèvres s’ouvrent, laissant échapper un son que je ne peux retenir. Bientôt… Ce n’est plus qu’une question de secondes avant que cette pulsion se voit à nouveau assouvie.

« Oncle Edwin ? »

Le blanc.

Putain.

Non.

Sérieusement ?

Merde !

Je me fige, soudainement tétanisé sous le son de cette voix que je ne connais que trop bien. Comme si mon cerveau avait besoin d’un temps record pour additionner deux et deux. Je nage en plein cauchemar là, c’est ça. « Tu me procures le baume dont j’ai besoin, après tu m’engueules si tu ve… Oh merde. » Cela semble enfin remettre mon esprit en place. Plus du tout d’humeur, au même titre qu’Irwyn, je passe mes mains sur son torse le repoussant avec douceur malgré la panique évidente dans mes gestes. Je n’ai pas vraiment besoin de forcer compte tenu du fait que lui aussi cherche quelque chose pour préserver ce qui lui reste de pudeur. Je suis livide alors que je pousse Irwyn vers le rideau qui me sert à isoler ma chambre du reste de la pièce où je vis. « Je vais repasser… euh plus tard. »  « Putain. Merde. Attends. Esmée ! » Pour ma part, j’attrape ce pull trop grand que j’aime tant sur lui pour l’enfiler à la va-vite. Depuis qu’il sait que j’aime glisser mes mains sous le vêtement trop lâche pour découvrir son corps sans le dévêtir, il n’avait de cesse de venir me voir en le portant. Au moins, sa largeur a le mérite de cacher le nécessaire, m’arrivant au haut de la cuisse. Pendant que je passe le vêtement, je m’avance vers ma nièce pour lui saisir le poignet et l’empêcher de partir. Je préfère qu’on ait cette conversation maintenant plutôt que de laisser macérer tout ça sans avoir le moindre contrôle sur tout ce qu’elle pourrait bien s’imaginer après ça. Son visage est rouge et je dois bien avoué qui si mon corps n’avait pas opté pour une réaction plus livide, je serais probablement dans le même état. Bordel de merde, c’est violent d’être arraché à son monde de plaisir comme ça. Un instant j’étais au bord de l’extase et celui d’après… Putain. Et voilà. Je suis frustré. Pas grave, j’essayerais de rattraper ça avec Irwyn quand elle sera partie.

Elle cherche à se détacher de ma poigne mais son mouvement s’arrête alors qu’elle commence à peine à forcer. Mes yeux s’étrécissent alors que j’analyse son attitude. Je tire sur son bras, la forçant presque violemment à suivre le mouvement alors que je recule d’un pas. La grimace de douleur qui déforme son visage ne ment pas. « Tu es blessée. » Ce n’est pas une question mais une affirmation. « Gênée ou pas, tu poses ton cul sur le lit de camp, jeune fille. Je te laisse pas partir sans y avoir jeté un œil. » Je lui lance un regard qui ne souffrira d’aucun refus avant de la lâcher et de remonter les manches de ce pull trop grand. Je suis moins musclé qu’Irwyn donc je flotte encore plus que lui là-dedans. Je jette un bref coup d’œil au rideau derrière lequel j’ai envoyé mon amant avant de reporter mon attention à la jeune sorcière. « Retire ton haut. Laisse-moi voir. » Je m’approche alors qu’elle retire effectivement son haut. Comme quoi un ton autoritaire sur quelqu’un en plein choc émotionnel, ça peut faire des merveilles. Je me penche et mes doigts effleurent la blessure, en détaillant le pourtour. « C’est infecté. Tu aurais dû venir me voir directement. Ça fait combien de jours que tu te traine ça ? » Sourcils froncés, je cache  mon inquiétude derrière une colère froide. « Tu t’es fait ça comment ? Et je te déconseille de me mentir. Si je ne sais pas ce qui t’as blessé, il est possible que je ne puisse pas te soigner. » J’avais dit quoi un peu plus tôt ? Un cauchemar ? Non, le voilà le cauchemar. Et je nage en plein dedans. Ce que j’ai craint dès nos retrouvailles est en train d’arriver. Elle est venue me voir… parce qu’elle est blessée. Je me redresse en expirant lentement. Mon souffle tremble légèrement sous l’angoisse qui me serre la gorge. Je laisse les manches du pull couler à nouveau sur mes mains pour masquer leur légère agitation paniquée. Instinctivement, mon regard se repose sur le rideau derrière lequel le médium est probablement encore en train de se changer… ou de se recomposer. Un geste idiot. Ce n’est pas lui le médecin ici, ce n’est pas lui qui va pouvoir y faire quelque chose. Mais je suis pris par la peur. Si elle est déjà à ma porte, blessée… qu’est-ce que ça va être quand l’Audito va la lancer sur de vraies chasses ? Dans quel état vais-je finir par la retrouver. Je ferme les yeux avant de reporter mon attention à sa blessure. De toute manière, avec l’infection, on ne peut pas recoudre maintenant. « Je vais avoir besoin d’un peu de temps pour préparer la décoction pour ton infection. » Ce que je donne habituellement à Irwyn devrait suffire mais… Je ne veux pas prendre le moindre risque. Esmée est une jeune femme intelligente. Et si elle a attendu aussi longtemps pour venir me voir, ce n’est sans doute pas sans avoir épuisé les connaissances qu’elle a en baumes et compagnie.


Walpurgisnacht
Looking down at the world they've created, land of lost and sedated. Will someone come, save us from this storyline of mass destruction ? Will they stay when they see what we have done just to be free ? BY MAGMA.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Is that blood ? ...No
avatar
Irwyn Laighléis
❝ Is that blood ? ...No ❞
Messages : 405 Points : 2807 Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Sam 3 Juin - 0:37.



Behind closed doors
Esmée & Edwin & Irwyn
Ecoute-écoutons notre instinct de survie. Sors de ma vie, avant que je ne détruise la tienne. Bâillo-Bâillonnons nos coeurs, en cage dans nos poitrines. Oui parfois les gens s'aiment, pour des raisons malsaines. Si Shakespeare était un prophète. Nous sommes prisonniers derrière ses barreaux. Mais aujourd’hui Juliette. Connait déjà la fin de l’histoire




Le souffle court, je laisse échapper un petit gémissement de plaisir. C’est amusant à dire, mais il n’y a que dans ce genre de moments violents, intimes que je me sens le mieux. Ici, il n’y a plus d’Audito Mortis ou d’Apocalypse, il y a juste Edwin. Pour lui, bien sûr, ce n’est rien tout ça, ce n’est qu’une amitié avec des bénéfices. Pour moi, ces moments vont au-delà du plaisir charnel. J’ai conscience que, de nous deux, je suis le seul qui aime le plus, ou qui aime tout court, d’ailleurs, et il me l’a bien fait comprendre la dernière fois. Mais même si ce n’est qu’à sens unique, peu m’importe. C’est sûrement le mieux que je puisse avoir ici. Je n’aurais le droit qu’à un ersatz, une illusion. C’est suffisant pour moi. Je préfère juste ne pas y penser. Je me force à oublier que tout ceci n’est pas réellement sincère. Malgré cette non-réciprocité, je ne me plains pas. On a rarement le temps de courir après une vie normale lorsque l’on passe ses journées à travailler pour l’Audito et que la fin du monde est à nos portes.

Ma poigne se resserre sur ses hanches tandis qu’il essaye d’étouffer ce gémissement qui glisse de ses lèvres. Il retient son extase. Il m’énerve lorsqu’il fait ça. Allez Edwin, assume. Je me penche vers lui et ses doigts se glissent dans mes cheveux, me donnant de délicieux frissons. Mes lèvres se posent fougueusement sur les siennes, laissant Edwin m’imposer son rythme dans ce baiser coléreux. Pendant un court instant, je me laisse à rêver que cet échange n’est pas qu’une pulsion, un désir à assouvir. Que l’homme qui vibre sous mes caresses attend plus qu’un peu de compagnie les soirs de solitude. Est-ce que j’aurais un jour le droit de savourer ces moments d’entente complice au quotidien ou suis-je condamné à ne devoir compter que sur moi-même ? Mais j’ai toujours avancé seul, et je vois bien que ça ne changera pas.

On toque. On se fige. Merde, pas maintenant. Nos regards sont dirigés vers la porte d’entrée. On frappe une deuxième fois. Non, tant pis pour toi, qui que tu sois. Tu m’as cassé mon groove. Ces moments sont déjà assez rares, merci de repasser plus tard. J’entends Edwin râler et je murmure quelques mots à son oreille. « Ne fais pas de bruit, il va finir par partir. » On n’avait pas terminé. Nos corps frissonnent à l’unisson, attendant impatiemment d’assouvir nos désirs. Le ballet des hanches reprend doucement. Ses mains parcourent mon dos et un gémissement de plaisir franchi mes lèvres sans aucune retenue. Plus que quelques secondes et…

« Oncle Edwin ? » Un long silence pesant nous coupe dans notre élan. Oh putain non. Je suis tétanisé par cette voix que je pense reconnaître sans pour autant pouvoir mettre un nom dessus. Du moins, pour l’instant. « Tu me procures le baume dont j’ai besoin, après tu m’engueules si tu ve… Oh merde. » Esmée ?! Ok, j’ai plus du tout envie, là. Edwin me repousse doucement vers le rideau, mais je me retire de moi-même, cherchant après quelque chose pour cacher ce qui doit l’être. En l’espace d’une fraction de seconde, je viens de perdre toute consistance. C’est bien notre veine, ça, se faire surprendre par sa nièce !

« Je vais repasser… euh plus tard.
- Putain. Merde. Attends. Esmée !
- Mon pull ! »

Il m’a piqué mon pull. J’adore ce pull. Et lui aussi. T’as pas intérêt de me l’abîmer, l’english. Je pousse un long soupir, ayant du mal à intégrer ce qu’il vient de se passer. Je me passe une main sur le visage pour essayer de remettre mes idées en place. C’était violent ça et… Et je suis frustré. Rah, merde Esmée ! La prochaine fois, tu pourrais appeler. Ou attendre qu’on t’ouvre la porte. « Tu es blessée. Gênée ou pas, tu poses ton cul sur le lit de camp, jeune fille. Je te laisse pas partir sans y avoir jeté un œil. » Je balaye la chambre d’Edwin du regard à la recherche de quelque chose à me mettre sur le dos. Déjà, de quoi cacher le bas. Je trouve un pantalon que j’enfile immédiatement. Je ne suis pas trop sûr du propriétaire, je crois que c’est à moi. Je fouille dans les poches et j’y trouve une petite croix en fer. Pas de doute, c’est à moi.

« Retire ton haut. Laisse-moi voir. » Oui, bah moi, j’en cherche un, justement. Où est-ce qu’on les a mis ? En même temps, j’étais plutôt occupé, je n’ai pas fait attention à l’endroit où j’ai envoyé valser les affaires. « C’est infecté. Tu aurais dû venir me voir directement. Ça fait combien de jours que tu te traine ça ? Tu t’es fait ça comment ? Et je te déconseille de me mentir. Si je ne sais pas ce qui t’as blessé, il est possible que je ne puisse pas te soigner. » Je finis par trouver quelque chose, un T-Shirt, légèrement trop petit pour moi. Il doit être à Edwin, celui-là. Dans l’urgence, je sors les rejoindre et je me préoccupe trop tard de mes innombrables cicatrices exposées à la vue de la jeune femme. Une légère boule de panique grossit dans ma gorge tandis que je croire son regard encore choqué. Je retiens une grimace, souvenir de notre dernière rencontre. De tous, Esmée est celle qui juge le plus et qui montre le plus de pitié. C’est tellement évident. Elle veut bien faire, elle veut aider, ça se voit, mais elle va juste me mettre mal à l’aise.

« Je vais avoir besoin d’un peu de temps pour préparer la décoction pour ton infection. » Livide, je m’approche doucement vers eux. J’ai entendu qu’elle était blessée.
Edwin tourne le dos pour aller faire ses trucs de sorciers. Quant à moi, je m’assois sur la table tout en jetant un œil circonspect à sa blessure. Fronçant les sourcils, je décide de regarder à ça de plus près. Cette coupure est sale, beaucoup trop sale pour avoir été faite avec une lame. Mon pouce glisse le long de la plaie, étudiant la courbure des bords. À vue de nez, je dirais soit une bête sauvage, soit un monstre surnaturel. Dans tous les cas, ce n’est pas l’œuvre d’une main experte. « Par quoi est-ce que tu t’es fait attaquer ? Animal ou créature ? » Devant l’air encore groggy d’Esmée, je la bouscule doucement pour attirer son attention « Eh, tu vas devoir nous répondre rapidement, parce qu’il est possible qu’on ait besoin de plus qu’un simple onguent aux plantes pour te soigner ça. » Je dis ‘’on’’, mais c’est surtout Edwin. Parce que si ça avait été moi, j’aurais simplement recousu en attendant que ça passe. « Alors, c’était surnaturel ou pas ? Ça fait combien de temps ? Vu la couleur de la peau, je dirais plus ou moins une semaine. » Oui, dis comme ça, j’ai l’air d’un expert, mais c’est surtout que les plaies de ce genre, c’est comme qui dirait mon domaine.
Fiche codée par Koschtiel


War is never over
Sometimes I don't know where this dirty road is taking me. Sometimes I don't even know the reason why. Well it's easier than just a-waitin' around to die

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Magic is real... It's called love.
avatar
Esmée L. Parker
❝ Magic is real... It's called love. ❞
Messages : 132 Points : 405 Date d'inscription : 20/03/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Sam 3 Juin - 1:32.


Behind closed doors

Débarquer chez mon oncle et encaisser les remarques auxquelles j'aurais eu droit pour avoir laisser traîner la blessure, je m'y étais préparée. Débarquer chez lui et le trouver dans les bras d'un homme, celui qui m'avait gentiment mis un couteau sous la gorge si ma mémoire visuelle ne me jouait pas des tours, en pleine... action, je ne l'avais pas vraiment envisagé. En fait, je n'avais même pas pensé qu'il aurait pu avoir ce genre d'occupations, même si maintenant, ça me semblait normal.  

L'hôpital commençait à devenir une option alléchante. J'étais sûre de ne rien voir qui me laisserait sous le choc. Je n'avais jamais posé ma question à mon oncle sur son orientation sexuelle, car ça ne me regardait et sincèrement, ça n'aurait rien changé à ma vie de savoir si il aimait les hommes ou les femmes. Or je me serais bien passé de trouver une réponse à cette question sous cet angle de vision. Je vais me laver les yeux à l'eau de javel, à l'eau bénite... Arrgh.

Comment est-ce que j'allais pouvoir regarder Oncle Edwin après ça. Je ne pouvais plus lui faire décemment face. Merde. Le rouge de mes joues redoublait d'intensité rien qu'à l'idée de recroiser son regard.
Sortir. Il fallait que je m'en aille, que je déguerpisse, je trouverais une autre alternative pour le baume cicatrisant. Je ferais ensuite la morte, j'éviterais soigneusement de tomber sur l'un ou l'autre à l'Audito et je me plongerais dans mes études. Ah et je comblerais toutes mes heures libres avec un job. Il fallait que je trouve un job, oui, définitivement. Comme ça, je n'aurais pas à lui faire face avant longtemps, et je pourrais à ce moment le regarder sans me transformer en tomate. Très bon plan.

La voix de ce dernier fusa alors que je posais ma main sur la poignée de la porte. Il m'agrippa par le poignet avant que je ne puisse ouvrir. Il fallait que je parte, je ne pouvais pas rester la, j'étais de trop. Le sang pulsait dans mes joues. J'étais écarlate.
À peine que je forçais pour me dégager que la douleur qui éclata dans mon ventre me rappela à l'ordre. Pas de mouvement brusques. Quand il me tira sur le bras, me forçant à me retourner, une grimace de douleur m'échappa. Lui, en tout cas, ne la rata pas.
Je détournais le regard tandis qu'il constatait que j'étais bien blessée.
«C'est rien, il me faut juste...» murmurais-je entre mes dents. Ma protestation mourut sur mes lèvres.
« Gênée ou pas, tu poses ton cul sur le lit de camp, jeune fille. Je te laisse pas partir sans y avoir jeté un œil. »

Gênée... Joli euphémisme. À croire que je suis la seule à l'être dans cette pièce vu comment il prenait les choses. Je détournais le regard en m'avançant vers le lit de camp, tentant d'oublier qu'il y avait quelqu'un derrière le rideau qui séparait le lieu en deux. La situation était entrain de m'échapper. J'avais du mal à croire que j'allais resté là. En venant ici, je m'était préparée à ce qu'il veuille y jeter un coup d’œil et j'avais même préparé quelques arguments pour l'en empêcher, et le rassurer aussi par la même occasion. J'avais prévu de récupérer de quoi couvrir la blessure, de refuser d'autres soins et de partir avant qu'il ne me fasse changer d'avis. Pourtant à cet instant, je me comportais comme une automate, j’obéissais à ses ordres sans vraiment y prêter une oreille attentive.

« Retire ton haut. Laisse-moi voir. »

À peine que je m’exécutais qu'il s'approchait de moi pour examiner l'entaille. Je ramenais instinctivement ma tignasse sur mon torse, couvrant en grande partie la peau nue. Mes cheveux me tombaient jusque dans la moitié du dos, taille parfaite donc pour cacher ma poitrine sans entraver la vue sur la blessure qui s'étalait sur la moitié de mon ventre.
Il fallait dire aussi que me retrouver en soutien-gorge devant le sorcier ne figurait pas exactement dans la liste des choses que j'aurais aimé expérimenter dans ma vie. Le cerveau humain était quand même drôlement étrange. Être vue en bikini ne soulèverait aucune gêne, mais si c'était en sous-vêtements ça nous faisait monter le rouge aux joues. C'était bête vu qu'au final les mêmes parties de notre corps étaient exposées.
Des parties de notre corps étaient exposés... Urgh je vais devoir censurer mes pensées si je ne voulais pas revoir la scène que j'avais surprise à chaque instant. Il fallait que je reprenne constance et c'est le geste de mon oncle qui me reconnecta avec la réalité.

«Non, ne la touche p..»

Je serrais les dents. Ses doigts survolaient déjà la blessure. Même doigts qui étaient occupés à jouer avec les cheveux de... Non je n'ai pas envie de penser à ça. Je ne dois pas penser à ça. Ça ne me regarde pas.

« C’est infecté. Tu aurais dû venir me voir directement. Ça fait combien de jours que tu te traine ça ? »

Venir le voir directement pour avoir le droit à un savon dans les règles de l'art ! Au fond, la raison était moins stupide que ça, et ce n'était pas juste pour éviter de l'entendre me rappeler que la vie à la Nouvelle-Orléans était dure et que ça serait pire si je faisais partie de l'Audito Mortis, que j'avais voulu éviter de le mettre au courant. J'avais refusé d'aller le voir pour éviter de l'inquiéter inutilement. J'étais capable de me gérer seule et ça ne serait pas un fichu zombie qui viendrait à bout de moi, encore moins en me décrochant un seul coup.

« Tu t’es fait ça comment ? Et je te déconseille de me mentir. Si je ne sais pas ce qui t’as blessé, il est possible que je ne puisse pas te soigner. »

Lui mentir ne m'avait même pas effleurer l'esprit. Je me souvenais parfaitement de la révélation qu'il m'avait faite à propos de sa place à l'audito. Mentir à un gardien de la vérité était une idée stupide. Et au delà de son don, je n'en aurais pas vu l'utilité. Il l'aurait su dans la seconde vu mes piètres talents de dissimulation. Quand je disais que mon honnêteté me perdrait...

« Je vais avoir besoin d’un peu de temps pour préparer la décoction pour ton infection. »
«J'ai pas vraiment mon mot à dire...»

J'eus du mal à me concentrer. j'allais répondre à ses autres questions quand je fus couper dans mon élan par la sortie d'Irwyn de derrière le rideau. Je baissais d'un coup la tête, sentant ma gêne redoublait. Il fallait que je remette de l'ordre dans mes pensées si je voulais réussir à parler. J'essayais d’éclipser la présence du médium. J'avais presque réussi quand il entreprit de faire glisser son pouce le long de la blessure. Je serrais les dents. Non mais ils en ont aussi de bonnes idées eux ! Ils se rendent compte que palper cette foutue plaie fait mal ?

« Par quoi est-ce que tu t’es fait attaquer ? Animal ou créature ?»

Il me secoua et je finis par le regarder.

« Eh, tu vas devoir nous répondre rapidement, parce qu’il est possible qu’on ait besoin de plus qu’un simple onguent aux plantes pour te soigner ça. Alors, c’était surnaturel ou pas ? Ça fait combien de temps ? Vu la couleur de la peau, je dirais plus ou moins une semaine. »

«6 jours, pour être plus exacte. J'ai eu affaire à un cadavre relevé. Un vaudoun voulait sûrement lui faire accomplir une basse besogne. Je doute de vouloir savoir ce que c'était. Enfin bref, je l'ai rencontré en rentrant de cours. » finis-je par dire dans un souffle. «J'ai pu m'en débarrasser mais il avait déjà touché mon ventre, je dois dire que ça m'étonne qu'une telle bestiole ait autant de force ou qu'elle puisse entailler la peau aussi profondément. Je suppose que courir a pas non plus aider. Je suis rentrée, j'ai désinfecté, pas assez apparemment, et j'ai appliqué du baume cicatrisant. J'ai couvert la blessure pour qu'elle ne se salisse pas. Je changeais le pansement un peu trop souvent peut-être, vu la rapidité à laquelle j'ai dilapidé mes stocks de baume, mais bon c'est un détail. Tout ça pour dire que je gère parfaitement la situation, comme vous pouvez le voir le voir. Je peux m'en occuper moi-même.»

J'aurais pu choisir de partir à cet instant, j'étais presque sûre de pouvoir atteindre cette porte avant que l'un ou l'autre ne réagisse pourtant je ne fis rien. Ce n'était pas que partir comme une voleuse ne me paraissait pas être une charmante idée, et ce n'était même pas la perspective de la flopée d'insultes à laquelle j'aurais eu le droit plus tard qui me dissuada. C'était quelque chose à la manière de bouger de mon oncle qui m’interpella, il paraissait anxieux. Cela m'étonna d'autant plus qu'il n'était pas exactement le genre de personne qui avait du mal à cacher ses émotions.

Qu'est-ce qu'il m'avait dit le jour de nos retrouvailles ? Ah oui..
«Je suis leur médecin, Esmée… Je n’ai aucune envie de te voir débarquer en sang et aux portes de la mort chez moi. »
Cette piqûre de rappel me conforta dans mon idée. Je n'aurais jamais du venir, j'aurais du me soigner seule, me rendre à Roots et Potions, peut-être même demander de l'aide à Jane. A nous deux, nous aurions largement pu trouver une solution. J'aurais peut-être même pu m'arranger avec la gérante de la boutique, si ça se trouve. Je détestais l'inquiétude que je lisais dans le regard d'Edwin, certes cachée par une colère froide mais bien présente tout de même.

Si j'avais été dans mon état normal, j'aurais sûrement trouvé un mot pour le rassurer sur mon état. Je savais que ce n'était rien de grave et qu'il n'y avait pas matière à s'inquiéter. J'aurais pu le lui dire, mais au vu de la situation dans laquelle je me retrouvais, j'étais incapable d'esquisser le moindre geste vers lui, trop occupée à me noyer dans ma gêne. Vraiment, vraiment stupide, Esmée.

Codage par Libella sur Graphiorum




Innocence is beauty

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
grumpy hermit who cannot lie
avatar
Edwin Rosenbach
❝ grumpy hermit who cannot lie ❞
Messages : 714 Points : 2109 Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 4 Juin - 0:53.

Behind closed doors
Esmée ξ Irwyn ξ Edwin

«J'ai pas vraiment mon mot à dire...» « Parfait, je vois que tu as déjà compris comment les choses allaient se passer. » Sans un mot de plus, je me détourne et je vais à la table où j’ai l’habitude de travailler mes composants… Là où nous étions occupés à notre petite affaire il y a quelques minutes. Salopard d’irish… Je suis sûr qu’il m’a fait allonger là uniquement pour être sûr que je pense à lui lorsque je dois travailler une potion ou un baume. D’humeur plutôt massacrante, en plus d’avoir cette angoisse qui me serre la gorge et fait trembler mes mains, je commence à rassembler ce dont j’ai besoin. « Par quoi est-ce que tu t’es fait attaquer ? Animal ou créature ? Eh, tu vas devoir nous répondre rapidement, parce qu’il est possible qu’on ait besoin de plus qu’un simple onguent aux plantes pour te soigner ça. Alors, c’était surnaturel ou pas ? Ça fait combien de temps ? Vu la couleur de la peau, je dirais plus ou moins une semaine. » Je ne sais pas ce que je fais. Je commence à rassembler des trucs mais je ne suis même pas sûr de la source du mal. J’ai envie de m’effondrer dans un coin avec une bouteille de whisky, de fuir cette situation dont je ne veux pas. Je n’ose même pas imaginer ce que ce sera le jour où elle sera vraiment en danger de mort immédiat. Parce que cela va forcément finir par arriver un jour ou l’autre. Le nombre de membres de l’Audito que je n’ai pas sauvé in-extremis doivent se compter sur les doigts de la main… « 6 jours, pour être plus exacte. J'ai eu affaire à un cadavre relevé. Un vaudoun voulait sûrement lui faire accomplir une basse besogne. Je doute de vouloir savoir ce que c'était. Enfin bref, je l'ai rencontré en rentrant de cours. J'ai pu m'en débarrasser mais il avait déjà touché mon ventre, je dois dire que ça m'étonne qu'une telle bestiole ait autant de force ou qu'elle puisse entailler la peau aussi profondément. Je suppose que courir a pas non plus aider. Je suis rentrée, j'ai désinfecté, pas assez apparemment, et j'ai appliqué du baume cicatrisant. J'ai couvert la blessure pour qu'elle ne se salisse pas. Je changeais le pansement un peu trop souvent peut-être, vu la rapidité à laquelle j'ai dilapidé mes stocks de baume, mais bon c'est un détail. Tout ça pour dire que je gère parfaitement la situation, comme vous pouvez le voir le voir. Je peux m'en occuper moi-même. » « Tu gères tellement bien que ta blessure est infectée. Tu nous laisse juste gérer ça. »

Rendu maladroit par l’angoisse, c’est pataudement que j’attrape mes ingrédients et que je commencer à les couper, les passer au mortier et à les mélanger. Je me coupe dans la manœuvre, voulant aller trop vite. « P’tain ! » Je porte mon doigt blessé à mes lèvres, suçant le sang alors que j’ouvre un placard pour en sortir quelques sparadraps et de l’alcool pour hygiène cutanée. Je désinfecte rapidement avant de placer le sparadrap en continuant à jurer. Je retourne à ma table, non sans un petit regard pour ma nièce et mon amant. Mon amant… Il va y avoir ça à gérer aussi. Je ne pense pas qu’elle était au courant pour mon penchant pour les hommes… Tout comme il me semble qu’elle a déjà rencontré Irwyn… Trop de choses en tête en un coup… Il était plus facile de s’abandonner aux bras du médium en lui laissant le contrôle. Une fois de retour à mes affaires, je parachève le mélange. Il va devoir reposer au moins un quart d’heure maintenant. Je passe une main dans mes cheveux et je lâche un long soupire tremblant. Nouveau coup d’œil aux deux autres. Irwyn est bras nu... Dans l’un de mes t-shirt trop petit pour lui. Il ressemble un peu à un gigolo en portant un vêtement si proche du corps… Je boite jusqu’à ma chambre et je tire le rideau. Le passe un sous-vêtement propre ainsi qu’un pantalon mais je décide de garder son pull. Je suis le plus stupide des hommes de me sentir comme ça mais, quelque part, son odeur me permet d’éviter de paniquer totalement en ce moment. J’attrape l’un de mes pulls dans mes armoires et je retourne les voir. L’air  que rien, je glisse le pull au médium avant de tirer une chaise pour m’asseoir face à Esmée.

« Les blessures surnaturelles ne se soignent pas comme les autres. Peu de sorciers modernes le savent parce que nous sommes peu à nous confronter réellement au monde surnaturel. Tu aurais dû venir me voir tout de suite, ma puce. » Je me mords la langue. Sale manie. Foutue habitude. Irwyn va se foutre de moi à coup sûr pour ça. Je me maudis tellement en ce moment. Mais tant pis. Je suis trop sous le choc que pour faire attention à ce que je dis… Ou pour me mettre à crier. « Si c’était effectivement un zombie, ça ne devrait pas présenter trop de risques. Le baume que je suis en train de préparer devrait faire le plus gros. Le mieux serait que tu gardes le lit quelques jours et que tu m’appelles quand les signes d’infections ont disparus pour que je puisse recoudre ça. Sinon ça va te laisser une sale cicatrice. » J’essaye de garder la face haute mais mes mains tremblent toujours, masqué sous les manches de ce pull trop grand pour moi. Je lance un bref regard à mon amant, essayant de lui faire comprendre silencieusement que je suis en train de me noyer sous l’angoisse que cela aurait pu être tellement pire, que ça le sera forcément dans le futur. L’air que rien, j’essaye de rediriger la conversation vers quelque chose qui me semble moins pénible. « Je suppose que ta mère ne t’a jamais dit que je suis gay ? Elle a toujours été jalouse depuis que je lui ai piqué Graham. » Super. Très bonne idée Edwin ! Mais quel con ! Comme si quelqu’un ici avait envie de parler de ça…


Walpurgisnacht
Looking down at the world they've created, land of lost and sedated. Will someone come, save us from this storyline of mass destruction ? Will they stay when they see what we have done just to be free ? BY MAGMA.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Is that blood ? ...No
avatar
Irwyn Laighléis
❝ Is that blood ? ...No ❞
Messages : 405 Points : 2807 Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 4 Juin - 14:06.



Behind closed doors
Esmée & Edwin & Irwyn
Ecoute-écoutons notre instinct de survie. Bâillo-Bâillonnons nos coeurs, en cage dans nos poitrines. Si Shakespeare était un prophète. Nous sommes prisonniers derrière ses barreaux. Mais aujourd’hui Juliette. Connait déjà la fin de l’histoire.




« 6 jours, pour être plus exacte. J'ai eu affaire à un cadavre relevé. Un vaudoun voulait sûrement lui faire accomplir une basse besogne. Je doute de vouloir savoir ce que c'était. Enfin bref, je l'ai rencontré en rentrant de cours. J'ai pu m'en débarrasser mais il avait déjà touché mon ventre, je dois dire que ça m'étonne qu'une telle bestiole ait autant de force ou qu'elle puisse entailler la peau aussi profondément. Je suppose que courir a pas non plus aider. Je suis rentrée, j'ai désinfecté, pas assez apparemment, et j'ai appliqué du baume cicatrisant. J'ai couvert la blessure pour qu'elle ne se salisse pas. Je changeais le pansement un peu trop souvent peut-être, vu la rapidité à laquelle j'ai dilapidé mes stocks de baume, mais bon c'est un détail. Tout ça pour dire que je gère parfaitement la situation, comme vous pouvez le voir le voir. Je peux m'en occuper moi-même.
- Tu gères tellement bien que ta blessure est infectée. Tu nous laisse juste gérer ça. »

Mon regard passe de l’un à l’autre. De ce côté-là, Esmée a pas mal pris d’Edwin. Toujours à dire que ça va, même quand visiblement, ce n’est pas le cas. Ces Anglais, tous butés. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de m’identifier moi aussi. Ce besoin d’indépendance, d’autonomie, c’est quelque chose que je connais bien. Quelque chose qui m’a volé le peu d’innocence qu’il me restait. A vouloir être trop indépendant, en voulant prouver au monde qu’on est capable de se débrouiller seul, on finit par se détacher de la réalité.

« P’tain ! » Je tourne la tête vers l’english, brisant pour quelques secondes cette gêne qui s’installait lourdement ici. Je prends une grande inspiration silencieuse, essayant de ne pas penser à ce T-Shirt trop petit et à la prochaine discussion qu’on va avoir tous les trois. Sérieusement, qu’est-ce qu’on va dire à sa nièce ? Ce n’est pas comme s’il y avait un mode d’emploi pour ce genre de situations qui expliquerait comment briser le tabou et rompre le malaise avec une adolescente en état de choc. Si Sigmund Freud était là, il se frotterait les mains.

Moi qui d’habitude, ait toujours un mot pour détourner l’attention, je dois bien avouer qu’aujourd’hui, rien ne me vient. Du regard, je continue de chercher après un pull, je ne pense pas pouvoir récupérer un semblant d’assurance tant que mes bras seront à découvert. C’est tellement ironique, moi qui passe ma vie à me scarifier pour chasser les esprits, je suis terrorisé à l’idée que les marques sur ma peau soient visibles par qui que ce soit.

Edwin passe à côté de nous… Avec mon pull. Rend moi mon pull, mécréant. Je le regarde se glisser dans sa chambre et la gêne se fait de nouveau sentir, plus pesante que jamais. Qu’est-ce que je peux bien lui dire ? C’est sûr qu’à notre rencontre, j’avais d’autres préoccupations que de lui dire, qu’en effet, je couche avec son oncle. Déjà, parce que ça ne la regarde pas, et ensuite, parce que c’est pas quelque chose qu’on explique à une gamine de 18 ans dont on vient à peine d’apprendre le lien de parenté. L’english revient vers nous et me glisse un pull dans la main. Je lui lance un regard de remerciement et je l’enfile immédiatement. Je ne peux retenir un soupir de soulagement, sentant diminuer petit à petit la boule qui s’était formée dans ma gorge.

« Les blessures surnaturelles ne se soignent pas comme les autres. Peu de sorciers modernes le savent parce que nous sommes peu à nous confronter réellement au monde surnaturel. Tu aurais dû venir me voir tout de suite, ma puce. » Ma puce ? Esmée doit être la seule à obtenir ce genre de petit surnom affectueux. C’est amusant de se dire que même Edwin est capable de ce genre d’attention. Ça casse un peu son image de sorcier grincheux insupportable. « Si c’était effectivement un zombie, ça ne devrait pas présenter trop de risques. Le baume que je suis en train de préparer devrait faire le plus gros. Le mieux serait que tu gardes le lit quelques jours et que tu m’appelles quand les signes d’infections ont disparus pour que je puisse recoudre ça. Sinon ça va te laisser une sale cicatrice. » Ma mâchoire se crispe. A peine 18 ans, et là voilà déjà plongée la tête la première dans tout ce merdier. Même si la Bouche est ouverte et que c’est bientôt la fin, c’est beaucoup trop jeune pour commencer à avoir des cicatrices. Je ne connais pas Esmée depuis très longtemps, mais c’est évident qu’elle n’a pas les épaules pour ça. Elle va finir comme nous. Brisée. Heureusement, cette fois, rien d’irréparable. Ça laissera juste une trace. La seule et unique, j’espère.


« Je suppose que ta mère ne t’a jamais dit que je suis gay ? Elle a toujours été jalouse depuis que je lui ai piqué Graham.
- Graham ? »

Je lui jette un regard circonspect et l’encourage à continuer dans cette voie. C’est ça, changeons de conversation avant qu’on se mette tous à déprimer. « Et moi, je n’ai rien dit parce que c’est pas le genre de choses qu’on raconte à quelqu’un qu’on vient juste de rencontrer. » Regard appuyé vers Esmée, essayant de lui faire comprendre de passer sous silence cette histoire de couteau sous la gorge. J’ai déjà raconté cet événement à Edwin le jour où on s’est fait attaqué par un Wendigo et je préfère justement éviter de ramener ça sur la table. J’ai pas spécialement envie de me justifier une nouvelle fois ici.

Je m’appuie légèrement contre la table, tirant inconsciemment sur les manches du pull pour les faire descendre plus bas. Avec un léger sourire, je lance à l’intention du sorcier « Alors, c’était qui ce Graham ? » Oui, je suis curieux. Et un peu jaloux, je dois bien l’admettre.
Fiche codée par Koschtiel


War is never over
Sometimes I don't know where this dirty road is taking me. Sometimes I don't even know the reason why. Well it's easier than just a-waitin' around to die

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Magic is real... It's called love.
avatar
Esmée L. Parker
❝ Magic is real... It's called love. ❞
Messages : 132 Points : 405 Date d'inscription : 20/03/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 4 Juin - 16:12.


Behind closed doors


- Tu gères tellement bien que ta blessure est infectée. Tu nous laisse juste gérer ça. »

Je ne fis aucun commentaire, bien que cela me brûle les lèvres. Qu’est-ce que j’aurais pu lui dire en même temps ? Je ne pensais pas que ce soit si grave qu’elle soit infectée, ça se soignait. Quelques recherches m’auraient sûrement renseigné sur la marche à suivre. Je connaissais pas mal de rituels de guérison, j’avais eu l’habitude de voir ma mère les utilisait en Angleterre quand l’un des nôtres se blessait. C’était aussi vers elle que les voisins se tournaient s’ils allaient mal. Ils la prenaient tous pour une herboriste de talent, ce qui était le cas, et ne se doutaient pas le moins du monde des services qu’ils demandaient en réalité. Elle avait donc vu toutes sortes de blessures, certes bénignes pour la plupart et j’avais pu l’assister lors des deux dernières années apprenant sur le tas.

« P’tain ! »

Je tourne le regard vers mon oncle qui venait de se couper. Je grimaçais. Il était définitivement anxieux, c’était la seule explication logique à sa fébrilité. Quand il eut fini sa préparation, il nous passa à côté pour aller dans sa chambre. J’en profitais pour remettre mon pull, cachant l’affreuse balafre aux yeux des deux hommes. Je me passais nerveusement la main dans les cheveux en faisant face à Irwyn. C’était d’autant plus étrange de me retrouver face à lui alors que notre dernière rencontre avait été pour le moins tarabiscotée. Il m’avait menacé d’un athamé sous la gorge avant que l’on réussisse finalement à communiquer et qu’il ne me dise qu’il connaissait mon oncle.
Assise sur le lit de camp face à lui, à tripoter une de mes mèches rousses, mon regard remonta sur les cicatrices de l’homme qui s’étendait sur ses deux bras. Combien de fois avait-il du se retrouver face au danger pour se retrouver dans un tel état ? A combien de reprises, il avait frôlé la mort pour qu’il y ait autant de traces sur sa peau ? Etait-ce à cause des chasses du venandi, dont Oncle Edwin m’avait mise en gardes ? Ou alors, la vie en Nouvelles-Orléans est si dure ?
Je me posais milles et une question à propos du médium, le mystère autour de lui était aussi épais qu’une écharpe de brume. Je détestais ne pas pouvoir cerner les gens, de ne pas réussir à les comprendre. Et c’était ce qui arrivait quand je regardais cet homme. Il m’intriguait, définitivement. J’espère bien pour toi qu’il t’intrigue uniquement.

Mon oncle revint rapidement, glissant discrètement un pull à Irwyn qu’il enfila dans la minute. Hum, comme ça, il n’aimait pas avoir les bras exposés ? En même temps, ça semblait normal, personne n’aime attirer l’attention sur les blessures qui jonchent notre corps, et peut-être même notre âme. Je notais mentalement que je devrais trouver un jour le moyen d’en savoir plus sur lui. Ca m’intéressait non seulement de percer le brouillard qui l’entourait mais aussi de comprendre ce qui avait pu pousser ces deux là à se trouver. N’oublie pas que tu ne sais pas grand-chose sur la vie de ton oncle ici, aussi.

Edwin prit place sur une chaise face à moi et je reportais mon attention sur lui. Je notais mentalement l’information qu’il venait de me donner et me dit qu’il faudrait que je pense à me renseigner sur tous les remèdes et onguents que je pouvais créer. Peut-être que Roots et Potions auraient un livre que je pourrais me procurer sur ce sujet ?
C’est dans ces moments que je me trouvais stupide de ne pas avoir embarqué le grimoire de ma mère avec moi. J’avais pensé m’éloigner de la Wicca quelques temps, mais en arrivant dans cette ville je n’avais fait que m’y plonger toujours plus profondément.

« Oncle Ewin, je vais bien. » murmurais-je, insistant bien sur le "je vais bien". « Par contre, je ne te promets pas de rester au lit, les examens approchent, je doute pouvoir rater des cours à l’université. »

Alors qu’il changeait de sujet, j’aurais du me sentir doublement plus gênée par celui qu’il abordait, pourtant, sa réplique me dérida. La phrase que me lança Irwyn, accompagné d’un regard appuyé m’acheva.

« Et moi, je n’ai rien dit parce que c’est pas le genre de choses qu’on raconte à quelqu’un qu’on vient juste de rencontrer. »

Je pouvais dire qu’à cet instant je mis le doigt sur le sens d’avoir les nerfs qui lâchent tandis que j’imaginais l’irlandais me dire « En fait, je couche avec ton oncle ! Tu sais la personne que tu ne veux pas me dire que tu cherches. » l’autre jour au QG de l’Audito alors qu’il appuyait une dague contre ma gorge. Je ne pus m’empêcher de me mettre à rire, envoyant un sourire radieux à mon oncle.

« Oh ça non ! Si j’avais su que tu avais piqué un mec à ma mère un jour… »

Je me permis enfin de les détailler tandis qu’Irwyn s’intéressait visiblement à cette histoire avec ce Graham. C’était… mignon de les voir ainsi. Un peu étrange, après ce que j’avais pu voir plus tôt mais mignon.

Codage par Libella sur Graphiorum




Innocence is beauty

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
grumpy hermit who cannot lie
avatar
Edwin Rosenbach
❝ grumpy hermit who cannot lie ❞
Messages : 714 Points : 2109 Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Lun 5 Juin - 1:11.

Behind closed doors
Esmée ξ Irwyn ξ Edwin

« Graham ? » Je lève un sourcil en relevant la tête, surpris de voir Irwyn s’arrêter sur ce détail. Ce n’est pas comme s’il s’était imaginé que j’étais vierge de toute expérience charnelle, tout de même… ? Je veux dire, nous sommes tous les deux adultes et ce n’est pas faute d’avoir mentionné d’anciennes expériences le soir où nous nous sommes laissé aller à nous étreindre pour la première fois. « Qu’est-ce qui se passe, l’irish ? Jaloux ? » Un léger sourire moqueur me monte aux lèvres. Ok. Un schéma connu. C’est déjà plus rassurant que l’idée d’Esmée blessée ou d’avoir à tenir une conversation sur notre statut de sex-friends avec ma nièce. « Et moi, je n’ai rien dit parce que c’est pas le genre de choses qu’on raconte à quelqu’un qu’on vient juste de rencontrer. » Je croise les bras, m’appuyant sur le dossier de ma chaise, mon sourire mauvais grandissant un peu plus. « C’est vrai que tu étais sans doute trop occupé à la menacer que pour lui dire que tu sautais son oncle. » Une attaque facile… Surtout qu’à ce moment-là, nous n’étions pas encore amant. Je lève un sourcil au-dessus de mon sourire. Étrange qu’il amène ça sur le tapis alors que, effectivement, à part une douche partagée ou deux, il n’y avait jamais eu aucun rapprochement physique entre nous à ce moment-là. Et encore, les douches n’avaient jamais eu autre chose qu’un but hygiénique… Rien de charnel. « Alors, c’était qui ce Graham ? » « Oh ça non ! Si j’avais su que tu avais piqué un mec à ma mère un jour… » « Et pourtant… J’en suis pas très fier mais il l’a trompée à plusieurs reprises avec moi… Jusqu’à ce qu’elle nous surprenne… Un peu comme toi aujourd’hui avec l’irish… Ta mère non plus n’avait pas la patience d’attendre qu’on lui donne l’autorisation d’entrer. » Je frappe sur le clou au passage, cherchant son regard pour m’assurer que le message est passé. Je suppose qu’après nous avoir surpris dans une telle position, tout gémissant que nous étions, je n’ai pas vraiment besoin d’insister non plus. « Mais Graham était surtout un pari entre ta mère et moi pour savoir lequel de nous deux l’aurait en premier… Elle s’est juste laissée prendre au jeu plus que je ne le pensais. Je suppose que ça ne doit pas aider ma mauvaise réputation au sein du Coven. »

Parler un peu m’apaise. Mais mon malaise reste relativement palpable. Inlassablement, mon regard retombe encore et toujours sur son pull, à l’endroit exact où se tient la blessure. Je me force à détacher mon regard de son flanc pour le reposer à nouveau sur mon amant. « Je ne pensais pas que tu serais curieux par rapport à mes anciens amants… » Parce que, à vrai dire, je ne me suis jamais soucié des siens. On a tous notre lot d’expériences dans nos vies et il serait ridicule de penser que, pour lui, le sexe avec moi avait quelque chose de spécial. Je ne suis spécial pour personne après tout. Cela fait des années que je travaille ce point et que je fais tout pour que ça ne soit pas le cas. Il est plus facile de décevoir que le contraire. Je force un sourire à remonter sur mes lèvres, les bras toujours croisés, je ne peux cependant m’empêcher de tirer nerveusement sur mes manches. Je serais calme quand je serais sûr que l’infection d’Esmée sera en voie de guérison. « Ou alors je suis tellement mauvais que cela t’a laissé penser que tu étais mon premier ? » C’est plus fort que moi. Quand je panique, je me cache derrière mon mauvais caractère. Mais je reste mauvais menteur. Ma main à couper qu’au moins des deux ai perçu mon angoisse. Si pas les deux. Peut-être que régler mes comptes avec mon amant en face de ma nièce n’était pas la meilleure idée du monde mais c’était ça ou me lever pour aller m’isoler dehors. Et il n’était pas question de perdre la face.


Walpurgisnacht
Looking down at the world they've created, land of lost and sedated. Will someone come, save us from this storyline of mass destruction ? Will they stay when they see what we have done just to be free ? BY MAGMA.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Is that blood ? ...No
avatar
Irwyn Laighléis
❝ Is that blood ? ...No ❞
Messages : 405 Points : 2807 Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mar 27 Juin - 23:58.



Behind closed doors
Esmée & Edwin & Irwyn
Ecoute-écoutons notre instinct de survie. Bâillo-Bâillonnons nos coeurs, en cage dans nos poitrines. Si Shakespeare était un prophète. Nous sommes prisonniers derrière ses barreaux. Mais aujourd’hui Juliette. Connait déjà la fin de l’histoire.




Je n’aurais pas du m’arrêter à ce Graham. Je vais en entendre parler pendant un moment. Ce n’est qu’un détail, un truc du passé, mais ça a été plus fort que moi, je n’ai pas pu m’empêcher de relever son nom. On a tous les deux eu des histoires, mais on n’en a jamais discuté. A quoi bon, de toute façon ? Est-ce vraiment si important ? C’est juste que, certains ont pu obtenir ce que j’aimerais avoir. Faut croire que ça me rend stupide et puéril.

« Qu’est-ce qui se passe, l’irish ? Jaloux ?  
-Non. »

Peut-être un peu. Mais c’est bon, je passe au-dessus, c’est du passé tout ça. « C’est vrai que tu étais sans doute trop occupé à la menacer que pour lui dire que tu sautais son oncle. » Je retiens de justesse un soupir d’exaspération. « C’était petit ça, l’English. Tu nous as habitué à mieux, fais un petit effort. » Il n’a pas tort, cependant. La rencontre avec Esmée a été mouvementée. Principalement parce qu’elle est aussi bornée que son oncle et qu’elle refusait de donner le nom de la personne qu’elle cherchait. Tout se serait passé dans la joie et la bonne humeur si elle avait directement mentionné Edwin au lieu de faire un remake du ‘’Devine Tête’’.

« Oh ça non ! Si j’avais su que tu avais piqué un mec à ma mère un jour…
- Et pourtant… J’en suis pas très fier mais il l’a trompée à plusieurs reprises avec moi… Jusqu’à ce qu’elle nous surprenne… Un peu comme toi aujourd’hui avec l’irish… Ta mère non plus n’avait pas la patience d’attendre qu’on lui donne l’autorisation d’entrer. »

J’approuve silencieusement le message subliminal. La prochaine fois, faut attendre. Ça nous évitera que ce genre de situations embarrassantes ne se reproduisent. Enfin, je suppose qu’Esmée a compris la leçon. J’espère pour elle, en tout cas. Et pour nous aussi, c’est vraiment… Frustrant d’être interrompu, surtout de façon aussi brutale.

« Mais Graham était surtout un pari entre ta mère et moi pour savoir lequel de nous deux l’aurait en premier… Elle s’est juste laissée prendre au jeu plus que je ne le pensais. Je suppose que ça ne doit pas aider ma mauvaise réputation au sein du Coven. » Je sens le regard d’Edwin se poser sur moi alors je tourne légèrement la tête vers lui. S’il continue de parler de Graham, ça va devenir lourd. « Je ne pensais pas que tu serais curieux par rapport à mes anciens amants… » Je fronce les sourcils. Je m’en doutais. T’as donc décidé de continuer sur ce sujet de conversation ? Très bien. « Non, tes anciens amants ne m’intéressent pas. Tu as parlé de Graham, alors voilà, on parle de Graham, mais ma curiosité s’arrête là, merci bien. » Je ne suis pas certains de vouloir connaître l’histoire de sa vie sexuelle. Il vaut sûrement mieux pour tout le monde que ça reste derrière nous. De toute façon, qu’est-ce que ça changeait de savoir ça ? Rien, exactement.

« Ou alors je suis tellement mauvais que cela t’a laissé penser que tu étais mon premier ?
- J’ai vu mieux, mais étant donné que tu me recouds gratuitement, je n’ai rien dit »

C’est un faux sourire amusé qui étire mes traits. S’il pense que je n’ai pas senti le malaise dans sa voix, il se trompe. Mais ça n’a rien à voir avec nos histoires de sexe… « La blessure d’Esmée n’est pas infectée, arrête de te mettre dans tous tes états. » Ça ne l’aidera pas à guérir s’il commence à perdre ses moyens. Au contraire, il ne manquerait plus qu’il fasse une bourde et qu’il aggrave la situation. « T’as fait ton job, maintenant, il faut juste attendre. » Je me passe une main sur le visage. J’aurais bien besoin d’un verre, là, mais Edwin ne boit pas. « Je vais aller faire du thé. » Je ne suis pas un grand amateur de thé, mais tant pis. C’est surtout une excuse pour mettre un peu de distance entre les Rosenbach et moi. Juste assez pour pouvoir souffler. Les trucs de famille, tout ça… Moi j’y connais rien. Je comprends l’inquiétude d’Edwin, mais angoisser au point de s’en rendre malade n’est pas la solution non plus, ça ne fera pas sa nièce cicatriser plus vite.


La cuisine d’Edwin est un véritable foutoir. Je cherche la bouilloire du regard et je finis par la trouver au milieu de tout un tas de trucs Wiccans. Je mets l’eau à bouillir avant de chercher les feuilles de thé. Connaissant le sorcier, ce ne sera pas en petit sachet tout prêt, mais faudra le faire nous-même. L’art de se compliquer la vie. Je finis par trouver ce que je cherche et je commence à faire infuser les feuilles. J’en ai peut-être un peu trop mis, je n'arrive pas très bien à doser dans sa bouilloire. Il devrait vraiment penser à acheter des petits sachets préparés, ce serait beaucoup plus simple. Je perçois des bribes de conversation, mais je les ignore. J’attends quelques minutes pendant lesquelles je sors trois tasses que je remplis avant de les apporter aux deux Wiccans. Je leur fourre littéralement dans les mains. Qu’il n’y en ait pas un qui s’avise de refuser.

Opération changement de sujet enclenchée. « Tu vas à l'université ? Tu fais quel genre d'études ? » Ça n'effacera pas le malaise pesant, mais au moins, ça nous évitera de nous morfondre dans un silence gênant.
Fiche codée par Koschtiel


War is never over
Sometimes I don't know where this dirty road is taking me. Sometimes I don't even know the reason why. Well it's easier than just a-waitin' around to die

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Magic is real... It's called love.
avatar
Esmée L. Parker
❝ Magic is real... It's called love. ❞
Messages : 132 Points : 405 Date d'inscription : 20/03/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mar 11 Juil - 19:40.


Behind closed doors


《-Et pourtant… J’en suis pas très fier mais il l’a trompée à plusieurs reprises avec moi… Jusqu’à ce qu’elle nous surprenne… Un peu comme toi aujourd’hui avec l’irish… Ta mère non plus n’avait pas la patience d’attendre qu’on lui donne l’autorisation d’entrer. »
 
Le message subliminal passa comme une lettre à la poste. Après la scène que je venais de surprendre, on ne me reprendrait pas à pénétrer dans cette pièce sans une invitation claire et intelligible. Je ne tenais pas à assister à nouveau à ça dans un futur proche, ou même éloigné d'ailleurs.

Non mais c'est vrai, au fond ce n'est pas de ma faute, rien n'indiquait que j'aurais pu trouver Oncle Edwin en... Charmante compagnie. Enfin, occupé, quoi. Et il n'avait qu'à me répondre ! J'aurais pu être, je ne sais pas, un blessé aux portes de la mort !

Je secouais la tête pour chasser mes pensées et me reconcentrer sur l'instant présent. Bien que cela soit extrêmement gênant de les voir se chamailler à propos de leur passé sexuel, je devais avouer qu'y déceler une pointé de jalousie, qui prouvait leur attachement l'un à l'autre quelque part, était... Mignon.

Lorsque Irwyn se leva, j'en profitais pour regarder:mon oncle dans les yeux. C'était inédit, je n'arrivais pas à sortir un mot. Je ne savais pas où me mettre. Le suspendre, l'inquiéter, les deux séparément j'aurais pu gérer, mais les deux en même temps, j'avais du mal. Me faisant néanmoins violence, je lui offris le plus beau de mes sourires.
À cet instant, je me rendais compte que je ne savais presque rien d'Edwin, on avait beaucoup déblaté mais le sujet "vie personnel" n'était jamais venu sur le tapis. Je me doutais qu'il ne me répondrait sûrement pas, mais je tentais quand même de m'intéresser à sa relation.

《 -Alors, t'es avec lui par besoin charnel ou hum par... affection ?》interrogeais-je en butant sur mes mots.

Je me passais la main dans la nuque avant d'ajouter d'une mine contris

«Désolée pour tout... Ça !»

Le retour d'Irwyn me replongea dans mon mutisme tandis qu'il me fourrain une tasse de thé dans les mains. J'étais étrangement intrigué par cet homme, qu'avait-il de si spécial pour plaire à mon oncle ? Est-ce peut-être à cause de ses yeux, qui donnaient l'impression d'être deux lacs dans lesquels on peut se noyer ? Ou encore cet aura qui l'embaume, qui force le respect ?

Sa question me prit au dépourvu, ne m'attendant pas à un tel revirement de situation. Passer de leur discussion à propos de leur passé sexuel à des questions bateaux était étonnant. J'appréciais néanmoins le changement de sujets, les règlements de comptes à propos de leurs ébats étaient bien la dernières choses que je voulais entendre.
Je respirais un coup avant de lui répondre avec ce même ton enthousiaste que j'avais à chaque fois que je parlais de mes études.

« Je suis à Tulane, en droit. Devenir avocate, défendre ceux qui sont incapables de le faire eux même, c'est la raison pour laquelle je continue à sortir de mon lit tous les matins...»
Je laissais ma phrase en suspend avant d'ajouter avec une pointe d'humour «Alors qu'on se caille à 7h du mat' ! Et vous ? Enfin, à part l'audito, vous faites quoi ? »

La question avait franchi mes lèvres, traduisant ma curiosité avec plus de vivacité qu'il ne l'aurait fallu.

《Enfin si ce n'est pas trop indiscret. 》
Codage par Libella sur Graphiorum




Innocence is beauty

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
grumpy hermit who cannot lie
avatar
Edwin Rosenbach
❝ grumpy hermit who cannot lie ❞
Messages : 714 Points : 2109 Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Sam 22 Juil - 15:06.

Behind closed doors
Esmée ξ Irwyn ξ Edwin

« J’ai vu mieux, mais étant donné que tu me recouds gratuitement, je n’ai rien dit » Je lève les yeux au ciel, agacé par cette réponse qui ressemble plus à une fuite en avant qu’autre chose. J’ai l’impression d’avoir mis le doigt sur quelque chose. Je sais qu’Irwyn ne me laissera pas pousser plus loin le sujet. Stratégie de repli basique. « La blessure d’Esmée n’est pas infectée, arrête de te mettre dans tous tes états. » « Je ne… » La plainte meurt sur mes lèvres. Je ne sais pas mentir. Autant ne pas essayer. Cela m’évitera d’avoir l’air purement et simplement ridicule. Je le foudroie du regard. Oooh, lui. Si nos moments intimes n’étaient pas aussi agréable, aussi salvateurs, je lui casserais bien une nouvelle fois le nez. Ça lui apprendrait au moins à me respecter un peu. Je pince les lèvres, totalement à cran. Me chercher alors que je suis déjà tendu, ce n’est certainement pas la meilleure chose à faire. La corde bien tendue de mes nerfs pourrait céder à tout instant, laissant un flot d’insulte et de colère s’abattre sur lui et Esmée. Et je n’ai pas envie qu’Esmée me voit ainsi. « T’as fait ton job, maintenant, il faut juste attendre. Je vais aller faire du thé. » Je le laisse s’éloigner pour aller au coin cuisine sans un mot. Il n’y a rien de plus à dire, de toute manière. Il m’a mentit en plein visage quant à sa jalousie et je n’arrive pas à comprendre pourquoi le fait que j’ai pu avoir des amants le rende jaloux. Il ne m’a pas l’air du genre à vouloir l’exclusivité sur un plan cul. Et, au vu de notre relation, il n’y a pas moyen qu’il puisse attendre autre chose de moi. C’est une vérité avec laquelle j’ai appris à faire depuis longtemps maintenant ; je ne suis pas du genre ‘aimable’. Je fais tout pour que ça ne soit pas le cas, pour que tout le monde se garde bien de rester dans mon sillage, qu’ils se tiennent bien à l’écart de moi. Il ne peut pas y avoir plus qu’une compatibilité sexuelle. «Alors, t'es avec lui par besoin charnel ou hum par... affection ? » Je sursaute lorsque la voix de ma nièce m’arrache à la contemplation du dos de mon amant. Trop de questions, pas de réponses. « Par affection ? Oui… Enfin, non ! Je,… c’est difficile. On est juste plan cul. Je ne cherche pas une relation de couple. C’est trop d’emmerdes. Juste le cul, c’est bien. Pas d’attaches, pas de déceptions. » Et je le pense sincèrement. « Et puis, il est insupportable. C’est pas vers lui que j’irais si je voulais me mettre en couple. » « Désolée pour tout... Ça ! » Un long soupire s’échappe de mes lèvres. Je passe une main dans ses cheveux, les ébouriffants avec tendresse au passage. « C’est pas ta faute. Viens me voir tout de suite la prochaine fois. Je préfère ça à savoir que tu risques une infection simplement pour ne pas m’inquiéter. »

L’irish nous revient, me fourrant une tasse de thé vert dans les mains. Je lève la tasse pour en sentir le fumet. « Tu as mis de l’eau bouillante sur des feuilles de thé vert. C’est la meilleure manière de les bruler et de leur faire perdre la moitié de leur arome. » Cela ne m’empêche cependant pas de prendre une gorgée du thé préparé avec une barbarie sans nom. « Tu vas à l'université ? Tu fais quel genre d'études ? » Je lève un sourcil intrigué face à ce changement de sujet soudain. La fuite en avant, hein ? Lâche. Je note dans un coin le mensonge proféré plus tôt, lui laissant la sécurité d’un terrain neutre… pour le moment. Je m’assis pour reposer ma jambe, sirotant ma tasse d’un air pas concerné alors qu’Esmée lui répond avant que je n’ai le temps de le faire pour elle. « Je suis à Tulane, en droit. Devenir avocate, défendre ceux qui sont incapables de le faire eux même, c'est la raison pour laquelle je continue à sortir de mon lit tous les matins... » Je me renfrogne dans ma tasse. J’ai l’impression de m’entendre à son âge. Elle va finir par l’apprendre à la dure. Le monde n’est pas aimable. Il t’avale, toi et toute ta naïveté enfantine, il te digère avant de te recraché à moitié mâché et couvert de suc gastrique, brisé. Il n’y a rien qui en vaille réellement la peine sur cette terre. Il y a juste des personnalités qui essayent de survivre, de tailler leur route dans ce merdier sans nom qu’on appelle Terre. « Alors qu'on se caille à 7h du mat' ! Et vous ? Enfin, à part l'audito, vous faites quoi ? Enfin si ce n'est pas trop indiscret. » « Il est traducteur. Ce thé est sans doute le pire que j’ai jamais bu. » Je me relève, prenant tout de même mon mug avec, retournant à ma table à potion. Alors que je m’arrête devant la planche en bois, je sens mes joues chauffer un peu. Sur cette table, il n’y a pas une demi-heure, Irwyn était en train de me faire sien. Enfoiré. Je fais comment moi pour garder la tête froide en travaillant si cette table me rappelle ses caresses, sa présence, ses lèvres, son odeur. Je pose ma tasse un peu durement sur le plan de travail, allant m’enquérir de l’état de mon mélange. La mâche me semblant correcte, je tire le récipient à moi, me donnant quelques minutes pour me recomposer un visage neutre. Je retourne ensuite vers ma nièce et mon amant, faisant un détour pour attraper un bandage stérilisé. « Lève ton t-shirt. Je ne voudrais pas le salir avec ce baume. » Je m’assis face à elle, déposant mon matériel là où je le peux. Une fois le haut relevé, je trempe mes doigts dans la mixture pour l’étaler méticuleusement sur la plaie ouverte. « Ça risque de faire mal. C’est normal. Tu peux serrer mon épaule si ça t’aide. » Mes doigts touchent les chaires à vif, s’assurant que le baume s’étale bien à l’intérieur de la plaie et dans son contour. Cela me prend un moment avant de finalement me pencher pour essuyer mes doigts sur un chiffon. Je récupère ensuite le bandage que je commence à appliquer sur son flanc. « Tu ne le retire pas. Tu laisses macérer le baume pendant une semaine. Ça risque de gratter et d’être désagréable mais je n’ai pas mieux à te proposer. Il faut prendre sur toi et ne pas toucher au bandage. »



Walpurgisnacht
Looking down at the world they've created, land of lost and sedated. Will someone come, save us from this storyline of mass destruction ? Will they stay when they see what we have done just to be free ? BY MAGMA.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Is that blood ? ...No
avatar
Irwyn Laighléis
❝ Is that blood ? ...No ❞
Messages : 405 Points : 2807 Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Hier à 1:02.



Behind closed doors
Esmée & Edwin & Irwyn
Ecoute-écoutons notre instinct de survie. Bâillo-Bâillonnons nos coeurs, en cage dans nos poitrines. Si Shakespeare était un prophète. Nous sommes prisonniers derrière ses barreaux. Mais aujourd’hui Juliette. Connait déjà la fin de l’histoire.




« Je suis à Tulane, en droit. Devenir avocate, défendre ceux qui sont incapables de le faire eux même, c'est la raison pour laquelle je continue à sortir de mon lit tous les matins... » Cette conviction dans sa voix m’arrache un sourire amer, que je n’essaye même pas de cacher. Si elle savait… Elle est tellement jeune, naïve, cherchant à faire le bien, mais je crains que la vie la brise en mille morceaux. Peut-être qu’elle y arrivera, je ne dis pas le contraire. Elle a le caractère pour atteindre son objectif, mais qu’est-ce que ça va lui coûter ? Rien n’est gratuit dans cette vie et la tendance en ce moment est d’en payer le prix fort. Je ne connais pas Esmée depuis longtemps, on a dû se voir deux ou trois fois et pourtant, j’ai le malheur de m’être déjà attaché à elle. Elle s’engage dans des voies qui lui coûteront très cher. La dernière chose dont j’ai envie, c’est de la voir dans le même état que nous. Elle mérite mieux que ça. Malheureusement, cette conviction que j’envie chez elle est sûrement ce qui va la perdre. La vie ne fait pas de cadeaux aux gens qui ont des idéaux.

« Alors qu'on se caille à 7h du mat' ! Et vous ? Enfin, à part l'Audito, vous faites quoi ? Enfin si ce n'est pas trop indiscret.
- Il est traducteur. Ce thé est sans doute le pire que j’ai jamais bu.
- Alors, déjà, je t’emmerde Edwin. Ensuite, oui, je suis traducteur et interprète. Je travaille… Enfin, je travaillais pour des entreprises, mais j’étais parfois engagé par des particuliers. Ça peut sonner pompeux comme ça, mais ça consistait surtout à me faire traduire des contrats ou à faire la traduction entre plusieurs hommes d’affaires. Bref, pas le plus amusant métier du monde, mais il y a de bons côtés. »

Je parle beaucoup trop. Je ne peux pas m’en empêcher, mon ancien travail me manque beaucoup trop. On n’a pas vraiment besoin des services d’un traducteur quand c’est l’Apocalypse. Il arrive qu’on ait besoin de moi par-ci par-là, mais franchement, ça n’a rien à voir avec ce que j’ai pu faire par le passé. Il y a des jours où j’aimerais bien tout envoyer balader et partir loin de NOLA. Ce serait une bonne idée, mais franchement, fuir n’apportera pas de solutions à mes problèmes. Reprendre mon travail de traducteur et après quoi ? Ce serait toujours la fin du monde et les esprits continueront de me harceler. Niveau retraite sympathique, on a vu mieux. J’ai fini par me résigner, je vais très certainement mourir ici, à NOLA. Fuir et laisser cette ville s’effondrer ? Voir tous ses habitants périr un à un en sachant que j’aurais pu faire quelque chose ? Définitivement pas mon style. Ce serait pourtant plus simple, tellement plus simple. Ce n’est pas comme si toute cette merde était évitable, n’est-ce pas ? On va tous finir notre vie ici et Esmée ne deviendra sûrement jamais avocate. À quoi bon avoir des convictions, alors ? Est-ce si important quand on sait qu’à la fin, il ne restera qu’une personne brisée, malmenée par un monde qui n’a que faire de vos intentions, de vos rêves ou de vos envies ? Au final, continuer de se battre semble ridiculement stupide et inutile.

« Lève ton t-shirt. Je ne voudrais pas le salir avec ce baume. » Perdu dans mes pensées morbides, j’entreprends de lever mon t-shirt, par habitude, avant de me rendre compte qu’il ne s’adressait pas à moi. « Ça risque de faire mal. C’est normal. Tu peux serrer mon épaule si ça t’aide. Tu ne le retires pas. Tu laisses macérer le baume pendant une semaine. Ça risque de gratter et d’être désagréable, mais je n’ai pas mieux à te proposer. Il faut prendre sur toi et ne pas toucher au bandage. » Je n’écoute que d’une oreille, trop occupé à regarder à l’intérieur du mug de thé. Je n’y ai pas encore goûté. À vrai dire, je n’aime pas trop le thé. Il m’arrive d’en boire de temps en temps, mais j’ai clairement une préférence pour le café. Mais en bon english prétentieux et fier de ses origines, Monsieur n’a que du thé chez lui. Et du vrai, s’il-vous-plaît, c’est important. Je trempe les lèvres dedans avant d’éloigner la tasse, exprimant mon dégoût. « Ce thé est imbuvable, j’ai jamais bu un truc aussi horrible de ma vie. » Bon, d’accord, peut-être pas le pire truc de ma vie, mais ‘’faire du thé’’ n’est clairement pas quelque chose à ajouter à la liste des choses que je sais faire.

« Ça va, sa blessure aurait pu être pire, d’après ce qu’elle nous a dit, ce n’était qu’un zombie. »
C’est seulement lorsque le sorcier se redresse que ça percute dans mon esprit. Je suis vraiment incapable de tenir ma langue. Je lâche un soupir silencieux. À la façon dont il me regarde, je peux clairement deviner que je vais devoir m’expliquer sur mon comportement le jour où on s’est fait attaqué par un Wendigo. La dernière fois, je suis parti assez rapidement de chez lui. Déjà, parce que je ne me sentais clairement pas en forme, j’ai dû attraper une sorte de grippe, ça va mieux maintenant, ça n’a duré que quelques jours. Et ensuite, parce que je n’avais pas spécialement envie qu’il retouche à mon bras et qu’on doive encore parler de notre situation. Clairement, tout ça n’est pas clair, mais j’ai décidé de mettre ça de côté pour le moment. Il faut ajouter à l’équation le fait que je lui ai ouvertement menti et que donc, il l’a senti. Pas aujourd’hui, d’accord ? On parlera du fait que j’ai menti un autre jour. Ce n’est pas comme si c’était la première fois, en plus. Un silence commence à s’installer, nos deux regards accrochés, chacun préparant ses arguments. J’en viendrais presque à oublier Esmée. Cette petite étincelle dans le regard du sorcier me donne de délicieux frissons. Évidemment, le contexte est là pour me rappeler que non, cette dispute à venir ne se finira pas de la meilleure des façons.
Fiche codée par Koschtiel


War is never over
Sometimes I don't know where this dirty road is taking me. Sometimes I don't even know the reason why. Well it's easier than just a-waitin' around to die

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
❝ Info + ❞
❝ Administrer le post ❞
Posté le .
Revenir en haut Aller en bas
 

Behind closed doors, ft. Edwin & Irwyn.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» behind closed doors. ❉ viktoria/tessa/cléo
» Edwin Zenny : L’Etat haïtien dépense plus de 10 000 U$ par mois pour un sénateur
» Edwin Stratton PORTER
» Edwin Til' Illan
» edwin Til'Illan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
House Of Hell :: New Orleans :: East Quarter :: Camps-