AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Pour soutenir le forum ♥
n'hésitez pas à nous laisser un petit mot sur Bazzart & PRD
GROUPES
Merci de Privilégier les Postes Vacants et Scénarii lors de vos inscriptions! ♥
Petit plus: vous gagnez 150 points jusqu'au 1er Mai l! ♥
Soirée CB ♥
Participez à notre cluedo ce 24/04 à 20h!
Maintenance du forum ce 1/04!
venez lire et commenter la maj via l'annonce !

Partagez | .
 

 My family is my weakness ~ Feat. Edwin.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Esmée L. Parker
❝ Magic is real... It's called love. ❞
Messages : 64
Points : 572
Date d'inscription : 20/03/2017
❝ Info + ❞
❝ Administrer le post ❞
Posté le Jeu 20 Avr - 21:57, vous pouvez
My family is my weakness.
Ft. Edwin
Trois fois. Le nombre de fois que je m’étais perdue en cherchant la rue que ce foutu mec m’avait indique s’élevait à trois. En plus de m’avoir fait perdre un temps immense, j’avais eu le loisir de découvrir l’étendu des dégâts qui rongeaient jour après jour la magnifique ville que fut la Nouvelle-Orléans. J’avais du mal à croire que c’était la présence de personne comme nous, des êtres surnaturels, qui avaient détruits à petit feu cette ville.  C’était comme si le Malin en personne avait lancé sa malédiction sur ce petit carré de terre, laissant ses créations s’amusaient avec les habitants. Je secouais la tête. Le Diable n’était qu’une invention de ces mêmes humains pour blâmer une personne des défauts qu’ils possédaient tous. L’obscurité existait dans chaque âme et elle n’avait aucune relation avec une entité divine vengeresse. J’avais aussi fait un vite tour d’horizon, barrant dès à présent certains endroits où il ne faudrait que je ne me retrouve sous aucun prétexte.  

Mais m’y voilà. Une maison de fortune me faisait face. Enfin, maison, c’était un bien grand nom pour définir le fragile cabanon qui servait de toit à Irwyn.  J’avais rencontré l’étrange irlandais à l’Audito Mortis dans des circonstances qui avaient le mérite d’être originales. C’est là que j’appris la nouvelle qui mena mes pas vers cet endroit.
Le cœur cognant à toute vitesse contre ma cage thoracique, j’observais cette façade sous toute les coutures, peinant à me décider. Je redevenais soudainement la gamine qui pleurait sur les genoux de son oncle car ses camarades lui faisaient des misères. Ma dernière rencontre avec Edwin remontait à des années, quand je n’étais qu’une enfant qui ne savait rien des tensions qui grandissaient au sein de son coven. Je revoyais ce visage joyeux, bienveillant, qui m’appelait ma puce, me soulevant des les airs et jouant avec moi. J’avais tant de bons souvenirs de cet homme que je ne pouvais pas croire les paroles de ma famille ; il ne pouvait pas être aussi mauvais qu’ils le prétendaient tous. Toute la belle assurance que j’avais eu auparavant s’envolait tandis que l’indécision se frayait un chemin dans mes veines, s’infiltrant en moi tel un venin cruel qui refroidissait ma détermination chaque minute un peu plus.

J’avais oublié un facteur important dans mon parfait plan ; Voudrait-il me voir ? Je me tortillais la mèche tandis que je réfléchissais à la possibilité qu’il ne veuille simplement pas que j’entre dans sa vie. S’il a coupé tout contact avec le coven, ce n’est sûrement pas pour rien, qui étais-je pour mettre en doute son jugement ou pour refuser de me plier à sa décision ? S’il avait voulu un jour savoir ce que devenait sa nièce, il aurait cherché après moi, non ? Je ne savais pas que penser, j’avais surtout peur d’être rejeté après tout. Au fond de moi, j’avais toujours une âme d’enfant et celle-ci était si facilement ébranlable, malgré les allures que je peux donner.

Prenant mon fichue courage à deux mains, je levais la main pour frapper à la porte avant de la laisser tomber à nouveau. S’il ne pouvait pas bouger, comment pourrait-il m’ouvrir dans tous les cas ? Je m’arrêtais de nouveau. Je me résoudrais presque à faire demi-tour, tant j’avais l’impression que je commettais une erreur. Pourtant je finis par me redresser, levant fièrement la tête.

« Arrête de te chercher des excuses, Parker. Assume jusqu’au bout, et va lui parler. Tu n’es pas arrivé jusque là pour faire demi-tour. Ça serait une bien piètre idée. » pensais-je, me giflant mentalement pour ma lâcheté précédente.

Je m’étais perdue dans ce foutu quartier pendant plus d’une heure, j’avais même traîné dans une rue plus que malfamée dans l’espoir de trouver la route qui me mènerait à ce campement, je n’allais pas faire demi-tour pour de simple spéculations, je n’étais pas ce genre de personne. Je refuse d’avoir dépenser tant de temps et d’efforts à venir là pour me dégonfler. Je valais mieux que ça.

Je lançais deux coups contre le battant, attendit quelques instants avant de pénétrer l’endroit sans la moindre gêne. L’espace était encore plus petit qu’il n’y paraissait vu de l’extérieur, le confort était ce qu’on pouvait qualifier de minimale, était-ce donc à ça que je me condamnais en restant dans cette ville ? Retourner en Angleterre était exclu, abandonner les études aussi mais la vie précaire que menait tous les habitants de la Nouvelle-Orléans commençait à m’effrayer. Etais-je prête pour ça ? Toute ma vie, j’avais vécu dans des draps de soie, et une abondance dans tous les domaines, je n’avais jamais souffert de manque et malgré mon appartenance à la case moyenne, j’avais toujours eu une très bonne situation. Ce changement brutal n’était pas au-delà de mes forces ? Je me souvenais alors de la raison qui m’avait poussé à me rebeller contre tout ce que j’avais connu ; la parfaite cage dorée qui m’avait emprisonnée ne me suffisait plus. Si c’était le prix de la liberté, alors c’était peu cher payé.
Coupant court à mes pensées, je me rappelais que j’étais présentement chez un inconnu, dans un endroit où j’avais pénétré sans autorisation. Je me raclais la gorge avant de lancer haut et fort de cette voix si calme qui me caractérisait tant.

« Y a quelqu’un ? »

Quelque part, j’étais fière d’avoir cultivé un ton de voix perpétuellement serein qui laissait filtrer que rarement mes émotions. Ce dernier ne se brisait que si j’étais prise à une forte, voire très forte, émotion telle que la colère. A ce moment précis, je me remerciais intérieurement de cette faculté. Je ne savais pas comment j’allais réagir si Edwin était vraiment là, si je le voyais réellement. Jusque là, cette question ne s’était pas imposée j’avais été bien trop occupée pour y penser, trop occupée à le chercher. A présent, elle tournait dans mon esprit provoquant en moi des vagues d’émotions contradictoires. Je finis par soupirer, que pouvais-je bien faire ? Rien à part attendre dans un demi-pénombre en espérant que la voix qui se manifesterait est celle à laquelle je m’attendais.


Codage par Libella sur Graphiorum




Innocence is beauty

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Edwin Rosenbach
❝ grumpy hermit who cannot lie ❞
Messages : 608
Points : 1626
Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Jeu 20 Avr - 23:38, vous pouvez

My family is my weakness
Esmée ξ Edwin

Allongé dans le lit d’Irwyn, je bouquine un livre parlant des créatures magiques. Difficile de démener le vrai du faux dans les légendes mais le sujet à le don d’être riche et fascinant. Exactement ce qu’il me faut pour oublier mon épaule qui me lance constamment… Ou l’absence de ma prothèse. Un cruel vide dans ma vie que celui-là. Et je suis persuadé que si l’Audito ne s’est pas arrangé pour que j’en récupère une rapidement, c’est uniquement parce qu’Irwyn leur a assuré que je ne prendrais pas le temps de me soigner correctement si on me laissait gambader à tout va. Emmerdeur. Empêcheur de tourner en rond. Trou du cul. Cet irlandais finira par avoir ma peau à ce rythme-là. Mais quel sale con… Depuis quand ma santé est-elle un souci pour lui ? Au moins, il m’a amené de la lecture… Même si ça m’emmerde profondément pour le petit jardin que j’avais commencé à cultiver… J’comprends pas pourquoi il a refusé qu’on aille chez moi. Après tout, j’ai même un deuxième lit chez moi… Merci le cabinet d’auscultation. Et voilà ! Me revoilà encore en train de lire pour la cinquième fois la même foutue phrase ! Exaspéré, je glisse le morceau de bande de gaze qui me sert de marque-page entre les feuilles de l’encyclopédie et je la laisse tomber sur ce qui sert de table de chevet. Je me laisse retomber dans les draps et je barre mon visage de mon bras, un soupire lourd s’échappant de mes lèvres. Au loin, j’entends mon téléphone vibrer furieusement. « Ta gueule, putain ! Foutez-moi la paix, bande d’emmerdeurs ! » S’énerver contre un téléphone ne changera rien. L’appareil est à l’autre bout de la pièce et pour l’éteindre, il faut que je me lève et que je sautille ridiculement jusque-là. L’insulter en espérant qu’il se décharge plus vite ainsi est moins fatiguant. Surtout que si je l’éteints, je vais encore me faire engueulé par Irwyn… Sous prétexte que je dois rester joignable quand il n’est pas là… Blablabla… Blablabla… Sale con. Comme si j’allais décrocher. D’ailleurs, pour la peine… Qu’il aille se faire voir. On était d’accords pour que je ne change pas mon bandage en son absence compte tenu du fait que je ne peux que peu bouger mon épaule blessée et que je n’ai pas l’équilibre nécessaire que pour me tenir devant le miroir pendant que je change mon bandage mais… Mais putain, j’en ai marre d’arrêter de vivre quand il sort de chez lui, ce trou du cul !

Je me redresse dans le lit, passablement de mauvaise humeur, comme tous les jours depuis l’attaque. Je déteste avoir le sentiment de dépendre de quelqu’un. Je déteste ne pas être capable de me gérer par moi-même. J’ai déjà été trop longtemps dépendant des autres. Il faut que ça s’arrête. Je prends appuis sur le mur pour me relever. Lentement, je me fraye un chemin vers la salle de bain, sautillant ridiculement jusque-là. Une fois sur place, je tire le tabouret qu’on a laissé ici pour me permettre de me laver sans trop d’assistance et je me laisse tomber dessus. Lentement, pour le pas faire protester mon épaule meurtrie, je retire mon t-shirt en grimaçant. Il me faut un instant à me contorsionner pour atteindre l’attache de mon bandage et la faire sauter. Ce salopard d’irlandais s’assure toujours de la mettre dans les coins les moins facilement accessible pour moi… Justement pour m’empêcher de gérer mes bandages par moi-même. Petit con. Je ferme les yeux en sentant ma peau respirer à nouveau alors que les bandes de gaze tombent au sol. Je retire la compresse qui couvrait les points de sutures que m’a faits Irwyn. Je redresse le dos, observant la cicatrisation des sutures dans le miroir. Je ne crois pas avoir vu un travail aussi dégueulasse. Franchement, si j’avais le matériel à portée, je retirerais le tout pour le refaire moi-même… Mais je n’ai pas le matériel. Et Irwyn est pressé de me voir dégager –je peux le comprendre, je suis pressé de me tirer aussi- donc il ne me laissera pas faire. Je me penche et je ramasse le bandage. Un coup de frai lui ferait du bien… Et laisser mon épaule prendre un peu l’air ne pourra pas lui faire de mal. Après tout, ce n’est pas comme si j’attendais quelqu’un… Bien que je sois étonné de n’avoir vu personne de l’Audito débarquer pour m’engueuler. Genre, Aedhan… Ça serait bien son genre… Toujours à se mêler de ce qui ne la regarde pas et présumé qu’elle sait tout mieux que tout le monde… Par contre, je dois reconnaître que prendre des vacances de Dàibhidh, c’est pas si mal dans le fond… Peut-être que je devrais demander à l’irlandais de rendre le taudis qui me sert de maison spirit-proof, lui aussi.

Je fais couler de l’eau dans ce qui sert d’évier ici, remplissant le tout d’une quantité plutôt respectable avant d’y mettre un peu de savon. Ça ne vaudra pas une vraie lessive mais je ne peux pas porter indéfiniment le même bandage… Ce n’est pas vraiment hygiénique et mes nuits animées de cauchemars ont laissé un odeur de transpiration sur les bandes. Je laisse un peu trempé pendant que je jette un œil plus détaillé sur mes blessures. M’appuyant sur le meuble, je fais un bon pour me tourner à demi et ainsi observer l’état de mon dos. Les bleus qui le couvrent ont pris une teinte jaune et violacée. C’est plutôt bon signe… Au moins, cela guéri. Je retourne face à l’évier de fortune et je commence a frictionner la bande de gaze pour m’assurer qu’elle sorte de là propre. Faire toute la bande, évacuer l’eau et rincer le tout me prends une bonne demi-heure. Alors que je suis en train de mettre le tout à sécher le long de la douche de fortune d’Irwyn, j’entends quelqu’un frapper à la porte. Je continue ma guirlande de bandage sans m’en inquiéter. N’ayant pas de réponse, l’importun foutra sans doute le camp. Après tout, il n’y a que l’Audito qui est ici et au vu de la manière dont mon téléphone passe son temps à vibrer sous les appels, je suppose que j’ai encore au moins une petite semaine avant de voir l’un d’entre eux débarquer ici pour m’expliquer par A + B à quel point je suis un idiot fini et blablabla… Oups, je crois que je me suis presque endormit. Bande d’emmerdeurs. « Y a quelqu’un ? » Je me fige. A première vue, je ne connais pas cette voix. Mon regard se tourne vers la porte et je lève un sourcil avant de froncer les deux. Je ne peux pas laisser quelqu’un trainer ici sans surveillance. Après tout, je n’aimerais pas que ça arrive chez moi non plus… Je sautille jusqu’à la porte avant de l’ouvrir. « Si vous cherchez ce salopard d’Irwyn, il n’est pas là pour le mome… » Le mot meurt sur mes lèvres alors que mon regard se pose sur la rousse. Un doute grandit en moi et mes sourcils se froncent davantage. Est-ce possible ? Réellement ? Je nage en plein putain de cauchemar là.

Un putain de cauchemar… Je vois pas ce que ça peut être d’autre bordel. Mon passé en plein dans ma gueule. Un coup de poing dans le nez n’aurait pas été plus violent. Un passé heureux qui se confronte à mon présent. Un présent tordu, chiffonné, déchiré, brisé. J’espère me tromper mais cette chevelure rousse, ces pommettes, ce regard… Malgré les années qui se sont écoulées, j’aurai du mal à ne pas reconnaître ma nièce. Et me voilà aujourd’hui devant elle… L’ombre de l’homme que j’ai un jour été. Une déception. Il n’y a que ce mot. Une putain de déception. Ancien alcoolique, une jambe en moins, ravagé par la vie et ses épreuves, l’épaule couverte des points de sutures les plus dégueulasses que j’ai jamais vu de toute ma carrière, études comprises, le dos violet et jaune. Par chance, la jambe de pantalon de mon training camoufle à la vue de tous mon moignon… Mais il n’en reste pas moins difficile de rater l’absence du mollet étant sensé être présent à cet endroit. Non, ce n’est pas l’image que je veux qu’elle ait de moi. A la place de l’homme ravagé par la vie que je suis, j’aurais préféré qu’elle garde en mémoire le jeune homme heureux que j’ai été par le passé. « Esmée… » Pas la peine de prendre un ton interrogateur. Il n’y a que très peu de chances que je me trompe. « T’aurais jamais dû venir ici, putain… » Des mots un peu rude et un peu cru mais… Merde ! S’il y a bien une chose à laquelle je m’attendais pas, c’était de retrouver ma nièce au milieu du salon d’Irwyn. Comme figé sur place, je n’ose plus bouger. Je sais à quel point j’ai l’air ridicule à me déplacer en sautillant. Et, encore une fois, ce n’est pas une image que j’aime donner de moi. Pourtant, ma jambe valide commence doucement à faiblir. Je ferais mieux de prendre un siège. Je me passe une main sur le visage, me massant les tempes. Bordel, je suis sensé faire quoi, là ? Finalement, je me mets en mouvement, sautillant jusqu’au fauteuil où je me laisse tomber, lâchant une petite plainte douloureuse quand mon dos meurtri tombe sur le dossier pourtant moelleux. Amer, je laisse un sourire qui n’a de sourire que de nom me monter aux lèvres. J’aurai bien besoin d’un whisky là, putain… Dommage qu’Irwyn ait planqué ses bouteilles le lendemain de mon arrivée… « Bienvenue à NoLa, je suppose ? Comment tu m’as retrouvé ? C’est Sloan qui t’a dit où j’étais ? »


Walpurgisnacht
Looking down at the world they've created, land of lost and sedated. Will someone come, save us from this storyline of mass destruction ? Will they stay when they see what we have done just to be free ? BY MAGMA.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Esmée L. Parker
❝ Magic is real... It's called love. ❞
Messages : 64
Points : 572
Date d'inscription : 20/03/2017
❝ Info + ❞
❝ Administrer le post ❞
Posté le Ven 21 Avr - 0:50, vous pouvez
My family is my weakness.
Ft. Edwin

Au milieu de ce salon, où un étrange silence régnait -pas le genre de silence reposant, apaisant, où on aime se complaire, plutôt le genre de silence oppressant seulement dérangé par le tic-tac d'une montre et le tambour du coeur- je finis par percevoir le bruit de l'eau, le tap-tap régulier d'un robinet ouvert. Ça s'arrêta rapidement. J'entendis par la suite un pas lourd, irrégulier, qui ne cessait de s'approcher. J'avais l'impression de me retrouver en cet instant dans un mauvais film d'horreur où la protagoniste se met à hurler, puis à courir complètement mortifiée et morte de peur. Pourtant, je ne ressentais pas le moins du monde de tels sentiments, je me sentais presque indifférente à la situation, les pensées les plus préoccupantes qui me trottaient en tête se résumer à mes réflexions sur la réaction de mon oncle. Je me remerciais mentalement aussi de ne pas avoir fait psychogie ; si j'avais eu les capacités pour psychanalyser la situation j'aurais sûrement pété un câble depuis longtemps. Pourtant j'avais failli le faire ; Quel meilleur moyen d'aider les gens à régler leurs problèmes que de s'y intéresser de près ? Après je me suis rappelé qu'entendre geindre certaines personnes sur leur misérable vie parfaite m'agacerait et j'ai finalement choisie la justice pour voler au secours des autres.

C'est là qu'une porte s'ouvrit et que je rencontrais un regard que je n'avais pas vu depuis trop longtemps.
Inconsciemment, je portais ma main à ma bouche tandis que mon cerveau tentait d'expliquer l'image qu'il recevait. Je clignais à plusieurs reprises des yeux, me persuadant qu'il devait y avoir erreur. C'était forcément une erreur, je devais avoir un sérieux problème de perception, ça ne pouvait être que ça.
À quoi je m'attendais exactement ? Je n'en savais foutrement rien, mais ce n'était pas à ça. Cet instant demeurerait à jamais graver dans mon esprit, découvrant la personne qui me faisait face. J'entendais sa voix en échos pourtant mon cerveau était entré en transe. Je superposais mentalement les deux images que j'avais d'Edwin, celle qui me faisait face, et celle que j'ai connu plus jeune. Les différences étaient plus nombreuses entre les deux visages que les points communs. À part les traits, il ne restait de cet homme qu'une pale copie. Un fossé séparait les deux versions, ce qui m'échappait était-ce donc ça de prendre de l'âge ? La belle affaire !
Je savais bien que je me fourvoyais, que l'âge n'entrait pas en ligne de compte et qu'une histoire sûrement peu gaie se cachait derrière tant de blessures pourtant il me fallait quelque chose à blâmer. J'avais l'impression qu'on arrachait une partie de ce que je pensais savoir pour la ratatiner et la mettre en miettes. L'image parfaite que je m'étais construite durant des années se frissuraient doucement jusqu'à se briser totalement.

«Putain de merde..»

Ce fut le seul mot qui pût s'échapper de mes lèvres. Je restais ainsi au milieu de la pièce, complètement tétanisée. Mes yeux faisaient la navette entre sa jambe, son visage, son épaule à moitié déchiquetée. Les données s'enregistraient lentement, les informations arrivaient au cerveau. Une révolte sourd commençait à se soulever en moi tandis qu'un haut le coeur me prenait. J'étais dégoûtée c'était le cas de le dire. Mais pas parce que je voyais n'était pas bien joli, mais parce que le coven s'en foutait royalement. Notre famille avait laissé un des leurs périr doucement, à petit feu. À cet instant, je me foutais tellement de savoir qui des deux avait coupé les ponts en premier, je savais qu'ils continuaient à le suivre de loin, plus pour être sûrs de garder leurs petits secrets secrets, que pour lui venir en aide. Je ne comprenais pas. Comment les relations entre eux en sont arrivés à ce point ? L'idée que je me faisais de ma famille ne faisait que changer de plus en plus. Au fond, je ne les blâmais pas pour le mal d'Edwin mais pour le manque de solidarité. "On abandonne jamais les nôtres" qu'ils disaient, quelle belle foutaise oui ! Je secouais la tête pour me ressaisir. J'attrapais rageusement le bonnet que j'avais mis pour me protéger du froid, libérant ma chevelure qui était en pétard. Je tordais dans tous les sens le vêtement noir, passant mes nerfs contre lui.

«Tu te fous de moi ? J'aurais jamais dû venir ?» finis-je par m'emporter.
«Oh Esmée, quelle bonne surprise, ça me fait plaisir de te voir ! Ça, ça aurait du être ta réaction merde.»

J'avais besoin de me calmer. Je finis par faire les cent pas, allant et revenant dans l'espace étriqué, mon taux d'énergie élevait ressortant à cet instant précis. Mon coeur allait exploser tant il battait fort. Calme. Rester calme. Je finis par me vicer à un endroit, plantant mon regard dans celui de mon oncle. Je me sentais mal, j'avais l'impression de vivre une scène d'un mauvais film dramatique. Les pensées de bousculaient à toute vitesse dans ma tête, les questions s'enchainaient, des points d'interrogation se dessinaient partout. C'était comme si on avait mis le feu à tout ce que je savais. Mon cerveau était en plein surchauffe. J'avais fait des pieds et des mains, j'avais imaginé ce moment tant de fois gamine, et à aucun moment ça ne ressemblait à ça.

«Non, c'est celui que tu traitais de salaud y a quelques minutes, Edwin.»

Le son me parut bizarre. Edwin. Je m'entendais petite criait Tonton Edwiiiin en sautant dans les bras de mon oncle, pourtant ça m'avait paru tellement déplacé à cet instant. C'était comme appeler Tonton un parfait inconnu. Cette impression eut l'effet d'une douche froide.
Près de 10 ans. Près de 10 ans s'étaient écoulés depuis que cet homme était sorti de ma vie. Qu'est-ce que j'avais cru ? Que j'allais pouvoir effacer un tel temps en une soirée ? Qu'on allait papoter autour d'un thé ? Par la déesse, ma propre naïveté m'affligeait. Qu'est-ce qui m'avait pris de venir ici merde.

«Je suis en Nouvelle-Orléans parce que j'étudie pas loin. Et il se trouve que ma mère m'a accidentellement appris que je suivais le chemin que t'as emprunté avant moi en faisant ça. J'en ai tiré mes propres conclusions et me voilà.»

Ma voix était de nouveau calme, je respirais plus lentement et je finis par me laisser tomber lentement à terre.

«Salut, tonton Edwin.»


Codage par Libella sur Graphiorum




Innocence is beauty

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Edwin Rosenbach
❝ grumpy hermit who cannot lie ❞
Messages : 608
Points : 1626
Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Ven 21 Avr - 2:20, vous pouvez

My family is my weakness
Esmée ξ Edwin

«Non, c'est celui que tu traitais de salaud y a quelques minutes, Edwin.» Confus et perdu dans mon auto-apitoiement, je laisse enfin mon regard dur parcourir ma nièce. Depuis combien d’années ne nous sommes-nous plus vu ? J’ai arrêté de compter. Elle n’était pas à Petersfield quand j’y suis rentré pour près d’un an après mon accident. Était-elle au moins au courant de l’état dans lequel elle allait me trouver ? Irwyn va m’entendre, putain. J’vais probablement dormir sur le canapé ce soir pour ce coup de sang mais, bordel… me faire un coup de pute pareil… Même venant d’une saloperie d’irlandais comme lui, c’est bas. Si le visage d’Esmée aurait été reconnaissable entre tous, son corps, quant à lui… Avait grandi et maturé. Exit l’enfant que j’ai connu. Aujourd’hui, c’est une superbe jeune femme qui se tient face à moi. Le coup de vieux… Mon corps douloureux n’aide pas face à ce constat. En cet instant, je sens le poids des années, même à travers mes os. «Je suis en Nouvelle-Orléans parce que j'étudie pas loin. Et il se trouve que ma mère m'a accidentellement appris que je suivais le chemin que t'as emprunté avant moi en faisant ça. J'en ai tiré mes propres conclusions et me voilà.» Je me passe une nouvelle fois une main sur le visage. Est-ce vraiment une bonne chose qu’elle soit ici ? On ne peut pas dire que NoLa soit le coin le plus sur des États-Unis. J’en suis la preuve vivante. Putain… Dix ans… Plus de dix années que je m'efforce de m’éloigner de ma famille, de ne pas entretenir de contact d’aucune sorte avec eux… Dix putains d’années que je prétends ne pas m’en soucier, que je prétends que tout cela coule sur moi sans même me salir. Une décennie que je dis à qui veut bien l’entendre que je n’en ai rien à foutre de ma famille. Et il suffit qu’Esmée se pointe… Il suffit qu’elle se pointe et toutes mes belles illusions volent en éclat. Je retiens de justesse un rire nerveux alors que je sens le désespoir prendre place en moi, à côté de l’inquiétude. Est-elle assez douée en magie que pour survivre à cette ville ? Ne s’est-elle pas mit bêtement en danger en essayant de remonter ma trace ? «Salut, tonton Edwin.» Je relève la tête et je croise son regard alors qu’elle est assise par terre, non loin de moi. ‘Tonton Edwin’… Le terme est doux, enrobé d’un parfum de nostalgie. Un parfum de rosée se déposant sur la mousse de la forêt, une fraicheur d’une bruine anglaise sur mon visage, un gout de fish and chips sur mon palais, le son d’un nyckelharpa glissant sur mes tympans. Toutes ces saveurs du passées, enfermées bien précieusement dans un coin de mon esprit, là où je ne pourrais pas me laisser tenter par la douce mélancolie de la nostalgie. « Salut… Ma puce… » Des mots étranges à prononcer. Ils sonnent comme des inconnus entre mes lèvres alors que j’observe la rouquine au sol. Mais, bordel, qu’est-ce qu’Irwyn avait en tête en lui disant de passer me voir ? Quel con finit…

« C’est… Je… » Je me passe à nouveau les mains sur le visage. Les mots s’embrouillent, se mélangent. Je ne sais pas par où commencer. Je ne sais même pas quoi lui dire. Que lui dire de plus ? Je suis un échec. Je le sais parfaitement. Je me voile la face au quotidien en me donnant la sensation d’être utile à quelque chose ici mais, je suis un mauvais menteur… Même quand il s’agit de me mentir à moi-même. Et une fois les clients passés, les médiums recousus… Lorsque la nuit pose sa couverture sur la ville et que l’obscurité étreint mon habitat, je le sais, je le sens. Je suis un putain d’échec. Icare ayant voulu voler trop prêt du Soleil. Un homme ravagé à cause de sa volonté de bien faire, une déception pour tous ceux qui l’ont connu plus jeune. C’est pour ça qu’ici, c’est bien… C’est plus facile d’être moi quand je sais que les gens sont persuadés que je suis né en étant un enfoiré. C’est plus facile de les envoyer se faire voir quand ils n’ont pas de réelle importance pour moi. C’est plus facile d’ignorer leur avis sur moi quand je sais qu’il n’a pas d’importance. Mais là, on parle de ma famille… Pire, on parle de ma nièce. Quelqu’un à qui je suis sensé donner l’exemple. Mes mains quittent mon visage alors que mon esprit reste tout aussi confus. « Je ne voulais pas que tu me vois comme ça. » Pourquoi mentir ? Pourquoi le cacher ? Après tout, j’ai toujours été un très mauvais menteur. Je n’ai jamais réellement su leurrer personne. Et les rares fois où j’ai cru y arriver, c’était sans doute quand Sloan me laissait volontairement le plaisir de faire une bêtise. La colère s’est estompée, ne laissant place qu’à l’acceptation muette de la situation. Ce n’est pas vraiment comme si j’avais pu la foutre dehors à coup de pied au cul, n’est-ce pas ? Déjà, physiquement, ça ne me sera pas faisable… Et ensuite… Il s’agit d’Esmée, bordel ! Je ne peux pas être lâche au point de renier mes responsabilités en tant qu’oncle alors qu’elle est juste devant moi, n’est-ce pas ? Je peux pas tomber aussi bas.

« Tu… Tu as grandis… » No shit, Sherlock. Bien sûr qu’elle a grandi… Tu l’as plus vu depuis ton départ pour aider les gens victime de Katrina. 2005 si je ne dis pas de conneries. Putain, ça ne me rajeunit pas du tout. « C’est… Désolé… Je suis nul à chier avec tout ce bordel de smalltalk… En plus d’être loin d’être la personne que tu as connue étant enfant. » Je me passe une main dans les cheveux, détachant mon regarde de la rousse. Je déteste ce sentiment… Ce sentiment d’attache puissant et fort. Je déteste ça parce que je sais à quel point je suis prêt à me mettre en danger pour les gens qui me sont chers. Quelque chose au fond de moi me donne envie de ramper hors de ma peau, de la mettre à la porte, d’essayer de me préserver. Mais comme je suis un crétin fini, je décide de ne pas écouter cette saloperie de petite voix interne. Et je sais que c’est idiot, je sais à quel point c’est stupide. Je sais que je n’ai rien de bon à lui amener. En réalité, je lui rendrais service à la foutre à la porte. « Comment tu t’en sors… ? En magie, je veux dire… On ne peut pas vraiment déclarer la Nouvelle-Orléans comme étant le coin du monde le plus sécuritaire. Surtout pas pour le moment. Savoir se défendre, c'est presque devenu le minimum pour survivre dans le coin... Ou alors c'est juste moi qui attire la poisse... Ca expliquerait beaucoup de choses... » Malgré moi, un léger rire nerveux m'échappe. Ouais, ça expliquerait un paquet de choses...


Walpurgisnacht
Looking down at the world they've created, land of lost and sedated. Will someone come, save us from this storyline of mass destruction ? Will they stay when they see what we have done just to be free ? BY MAGMA.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Esmée L. Parker
❝ Magic is real... It's called love. ❞
Messages : 64
Points : 572
Date d'inscription : 20/03/2017
❝ Info + ❞
❝ Administrer le post ❞
Posté le Ven 21 Avr - 13:50, vous pouvez
My family is my weakness.
Ft. Edwin

La nostalgie s'empara de moi. C'était comme si le temps était suspendu, tandis que mes souvenirs remontaient à ma tendre enfance. Tout ce qui me liait à cet homme me revenait en plein tête, comme l'effet d'une claque. À ce moment là, je me rendais compte à quel point il m'avait manqué. Je n'avais jamais vraiment ressenti ça auparavant, comme si le fait d'être entouré par ma famille qui faisait tout pour me faire oublier son existence avait compensé ça. Comme si mon esprit avait été trop occupé avant pour s'en rendre compte. J'avais même imaginé plusieurs fois l'homme qu'il devenait loin du coven ; Un homme de science, qui alliait ses pouvoirs à ses connaissances pour sauver des vies, un homme avec une grande carrière qui courrait d'un bloc à l'autre qui n'abandonnait aucun patient à son sort, faisant toujours son maximum. J'avais idéalisé cet homme qui avait pu se défaire de l'autorité du coven, qui avait pu tracer sa propre route sans l'aide de personne. Il s'était bâti une vie, et même si ce n'était pas exactement celle à laquelle je m'attendais, elle n'en restait pas pour le moins honorable. Je respectais, et admirais même, tellement le choix qu'il avait fait et qu'il avait assumé jusqu'au bout. Pourtant à cet instant, je lui en voulais. Un peu. Pourquoi il n'avait jamais pris de mes nouvelles ? Avait-il un jour pensé à sa nièce ? Dans une Nouvelle-Orléans pareil, je doute qu'on ait même le temps de penser, pourtant ça me blessait au fond d'être une donnée négligeable.

Une donnée négligeable. J'avais été considérée comme tel par le reste de ma famille pendant 18 ans. 18 années durant lesquelles on m'avait commandé, indiqué la marche à suivre, se foutant totalement de l'avis que je pouvais émettre. On m'avait appris à marcher sans discuter les ordres, en quelque sorte. Et mon changement de bord ne leur avait pas vraiment plu. Pourquoi mon oncle serait différent ? Le même sang coulait dans ses veines, la même éducation lui avait été prodigué.
En fait, j'étais injuste. Je savais qu'il était différent d'eux, c'était ce qui m'avait poussé à le chercher. Mais il m'était difficile de réfléchir logiquement à cet instant. C'était comme si tous mes fusibles s'étaient grillés et que les informations peinaient à se relier entre elles. Je ne savais plus quoi penser. Mon oncle était... Ravagé. C'est le mot le plus approprié qui me vienne à l'esprit sur le moment. Entre son épaule à moitié ouverte, sa jambe à moitié manquante et sa mine crevée,  son état facilement qualifiable de piteux.
Pourtant quand j'entendis sa voix m'appelait ma puce, tous ces détails disparaissent, pour ne laisser place qu'à la nostalgie des années perdues pour des raisons qui m'étaient inconnues. J'avais l'impression que cette histoire me marquerait à jamais, j'aurais sûrement du mal à l'expliquer, mais je savais que cela aurait un gros impact sur ma façon de voir le coven et que ça remettrait en cause bien des choses... Mes pressentiments ne se trompaient que rarement.

Il ne voulait pas que je le vois dans cet état, tu m'étonne ! Moi non plus, tiens. J'aurais voulu le trouver dans une santé de fer prêt à me faire sortir de chez à grand coup de pied au cul.

«Qu'est-ce qui s'est passé ? Je veux dire pourquoi tu es dans cet état ?»

Je me levais pour m'approcher, essayant de comprendre ce qui avait pu lui ouvrir ainsi l'épaule. Ce n'était pas beau à voir, et ça semblait très infecté. Je le contournais, effleurant timidement l'endroit.

«Tu vires schtroumpf. Pour un médecin, j'ai déjà vu de plus jolis points de sutures.»

C'était tellement anodin. Je parlais comme si nous n'avions pas été séparé durant des années, comme si c'était légitime que son état m'inquiète. Était-ce le cas ? Qui étais-je pour me mêler de ses problèmes ainsi ? Et vu du magnifique tableau qu'on m'avait peint de lui, j'avais bien des chances de me faire remballer sans la moindre douceur de la part d'Edwin Rosenbach.

«Te sens pas obligé.»

J'avais dit ça spontanément, comme si cela coulait de source.

«Te sens pas obligé de me servir le fameux discours "Oh tu as grandi, la dernière fois que je t'ai vu tu n'étais pas plus haute que trois pommes ! Tu es belle jeune femme maintenant ! Et bla et bla et bla".»

Quand j'étais nerveuse j'avais tendance à parler beaucoup pour dire... Pas grand chose.

«Enfin, c'est juste pour dire que ces formalités sont débiles et... Appelons un chien un chien, carrément énervantes. Je suis au courant qu'on s'ait pas vu depuis des années, que j'ai grandis et changé merci de me le rappeler j'avais pas remarqué !» ricanais-je. «Pardon, je raconte n'importe quoi.»

Je finis par prendre appuie à l'accoudoir du fauteuil, continuant de jouer nerveusement avec mon bonnet. Tout ceci était tellement étrange ! Mon plan de vie en arrivant en Nouvelle-Orléans était tellement... Parfait. J'allais faire des études, devenir une grand avocate qui défendrait les opprimés, et je ferais tout pour aider les victimes de différentes catastrophes naturelles en participant à des oeuvres caritatives et du bénévolat. Je ne m'étais pas attendu à un pardis sur terre, je savais que la vie se reconstruit chaque jour un peu plus dans cette ville ravagée mais je ne pensais pas non plus tomber dans une sorte d'enfer surnaturel. Ca ne ressemblait pas exactement à mon rêve de grandeur, et c'était tellement inattendu.

«Je me débrouille... Assez bien. Enfin, je crois. Je dois dire que je n'ai jamais eu besoin de mes pouvoirs pour sauver ma peau jusque là. Donc j'ai pas la moindre idée de ce que je vaux à ce niveau là.»

J'haussais les épaules, indifférente.

«Je dirais plutôt que c'est cette ville qui attire la poisse.»

Je pris une longue inspiration avant d'enfin lâcher les questions qui me brulaient les lèvres depuis ma dispute avec ma mère, bien des mois avant. Quand j'y pensais, j'avais l'impression qu'une éternité c'était écoulé depuis qu'elle m'avait ouvertement lancée cet ultimatum ; Cette vie ou elle. Je pense que le pire c'est que je ne regrette même pas mon choix. J'avais besoin de cette vie, j'avais besoin de ma liberté et j'avais par dessus tout besoin d'avoir mon propre libre arbitre. J'aimais faire mes propres erreurs et je déteste qu'on m'oblige à apprendre de celles des autres. Qui dit que mon parcours ressemblera à celui de x ou y.

«Pourquoi tu es en aussi mauvaise relation avec le coven ? Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Et pourquoi ma mère t'en veux autant ? Qu'est-ce qui justifie autant de conflits ?»


Codage par Libella sur Graphiorum




Innocence is beauty



Dernière édition par Esmée L. Parker le Ven 21 Avr - 20:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Edwin Rosenbach
❝ grumpy hermit who cannot lie ❞
Messages : 608
Points : 1626
Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Ven 21 Avr - 14:50, vous pouvez

My family is my weakness
Esmée ξ Edwin

« Qu'est-ce qui s'est passé ? Je veux dire pourquoi tu es dans cet état ? » Et voilà, les questions commencent… Je ne me faisais pas vraiment d’illusion. Je ne pensais pas y réchapper ? Mais j’aurais voulu que le moment où elle commence à s’enquérir de ma personne arrive le plus tardivement possible. Je lâche un bref soupire. « Mauvais endroit, mauvais moment. L’histoire de ma vie. J’ai été attaqué par un poltergeist. Et j’ai de la chance de ne pas avoir succombé à mon hémorragie. » Sans transfusion de sang ni quoi que ce soit du genre, on peut dire qu’effectivement, je n’ai pas dû passer loin d’y laisser la vie. Une chance que les points d’Iwryn, s’ils ne sont pas beaux, sont au moins efficaces.  Elle se lève et je l’observe approcher en silence. Sa main se lève et je me tends. Ses doigts effleurent les sutures. Je me saisis rapidement de son poignet pour l’éloigner alors que je sens déjà la peau sensible protester. «Tu vires schtroumpf. Pour un médecin, j'ai déjà vu de plus jolis points de sutures.» « C’est cet enfoiré d’Irwyn qui les a fait. J’avais pas l’esprit assez clair que pour m’en charger seul. » Et après, j’ai dormi pendant beaucoup trop de temps que pour pouvoir le refaire proprement. Le tout a déjà commencé à cicatriser. Je resterais donc avec une très laide marque de cet épisode sur mon épaule. Mais il y a plus grave dans la vie, n’est-ce pas ? « Te sens pas obligé. Te sens pas obligé de me servir le fameux discours "Oh tu as grandi, la dernière fois que je t'ai vu tu n'étais pas plus haute que trois pommes ! Tu es belle jeune femme maintenant ! Et bla et bla et bla". Enfin, c'est juste pour dire que ces formalités sont débiles et... Appelons un chien un chien, carrément énervantes. Je suis au courant qu'on sait pas vu depuis des années, que j'ai grandis et changé merci de me le rappeler j'avais pas remarqué ! Pardon, je raconte n'importe quoi. » Un fin sourire me monte aux lèvres. J’en avais presque oublié le tempérament de feu des Rosenbach. On a tous été comme ça dans le fond. On se complait à se rebeller, à montrer une image fière et indépendante de nous alors que, dans le fond, on ne peut pas réellement vivre sans les autres.  Mais on a tous cette capacité incroyable de remettre les gens à leur place quand cela s’avère nécessaire. Cela me fait sourire. En quelques mots, elle m’avait fait me sentir comme à la maison. Je n’aime pas la nostalgie qui m’étreint le cœur. J’ai une réputation d’ermite désagréable à tenir, moi. Je devrais râler, gueuler, crier, insulter… Pas sourire presque tendrement. « Je me débrouille... Assez bien. Enfin, je crois. Je dois dire que je n'ai jamais eu besoin de mes pouvoirs pour sauver ma peau jusque-là. Donc j'ai pas la moindre idée de ce que je vaux à ce niveau-là. Je dirais plutôt que c'est cette ville qui attire la poisse. » Je secoue légèrement la tête. Est-ce vraiment la ville ou est-ce plutôt moi ? Comment savoir ?

« Pourquoi tu es en aussi mauvaise relation avec le coven ? Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Et pourquoi ma mère t'en veut autant ? Qu'est-ce qui justifie autant de conflits ? » La fougue de la jeunesse… Je décolle mon dos du fauteuil avec une légère grimace. « D’habitude j’envoie chier tous ceux qui aborde le sujet familial avec moi… Tu en as conscience, bordel ? » Jurer devant elle, ça me fait un peu bizarre. Je n’étais pas aussi vulgaire à l’époque mais j’avais pris l’habitude de surveiller mon langage devant les enfants du Coven. Je me penche en avant, mon coude appuyé sur mon genou valide, je me passe la main dans les cheveux. « Putain, j’aurais besoin d’un verre là… » Une phrase que je prononce beaucoup trop à mon gout ces derniers temps… Que faire ? Lui dire la vérité ou me cacher derrière des exclamations outrées et des insultes, comme j’ai l’habitude de le faire ? « Si t’es ici et pas chez ta mère, je suppose que c’est parce que t’es plus tout à fait en paix avec le Coven non plus. » Une simple déduction logique. Et, après tout, j’ai l’avantage de savoir déceler le mensonge dans cette conversation, bien qu’elle ne le sache pas. Je n’en ai jamais parlé au Coven après tout… La seule manière pour qu’elle soit au courant c’est qu’elle sache pour mon rôle de Gardien de la Vérité au sein de l’Audito Mortis. Mais j’ose espérer qu’Irwyn a connecté ses deux putains de neurones et qu’il n’a pas jeté une jeune femme de 18 ans dans toute cette folie. « Je te proposerais bien un truc à boire mais tout ce qu’on a, ici, c’est de l’eau. Et quitte à parler, autant rendre tes mains utiles. Sur le meuble près du lit, il y a un baume qui est en train de reposer. Si l’état de mon dos ne te dégoutte pas trop, ça m’arrangerait si tu savais l’appliquer sur mes bleus. » Je la laisse se lever pour aller chercher le mélange de ma composition. Pendant ce temps, j’observe le vide, cherchant par quel angle aborder cette histoire.

Quand elle revient avec le bol en main, je me tourne pour lui présenter mon dos meurtri par ma chute. Les ecchymoses y sont plutôt impressionnantes et le tout reste vaguement douloureux mais c’est surtout impressionnant. Disons qu’il ne faut pas trop appuyer dessus. « Pour ma relation avec le coven… On va dire qu’ils n’ont jamais aimé mon gout pour la médecine. Cela ne colle pas avec notre putain de philosophie, tu vois ? C’est pas naturel, bordel. » Je cambre légèrement le dos alors qu’elle commence à appliquer le baume. « Putain ! Pas si fort ! C’est pas de la saloperie de crème solaire à tartiner ! Même cet enfoiré de médium est plus délicat ! » Ma langue claque sur mon palais avec exaspération. « De par mon travail, il m’arrive de briser le cycle naturel du monde. Pour ces emmerdeurs, ça se fait pas. Ils… On t’as caché tout ça quand t’étais gamine. T’avais pas à souffrir de l’absence d’un oncle à cause de mes choix de vie. » Un léger rire mauvais m’échappe. « C’est con de dire ça maintenant, hein ? Pour tout l’reste, j’suis responsable. C’est moi qui m’suis barré sans un au revoir et qui n’ait répondu à aucune lettre ou appel. J’me suis barré parce que j’étais plus le Edwin qu’ils ont connu et parce que je ne le reviendrais jamais. C’est… Je le voyais dans leurs yeux. De la pitié chez certains, un sentiment de victoire chez les autres. La médecine m’a couté m’a putain de jambe et ça en faisait bien jubiler certains. Les sales cons. Venir me reconstruire ici, avec ceux qui ont tout perdu, ça m’a semblé plus facile que dans le berceau des mensonges de l’enfance. J’ai eu des mauvaises passes. Des sales moments dont j’ai même pas envie de te parler. » Entre l’alcool et les gigolo qui pourraient presque être mes gosses tant ils sont jeunes… Ouais mais nan… Il n’y a pas moyen que je parle de ça à Esmée… « Au plus le temps passe, au plus l’idée de reprendre contact est difficile à appréhender. Je ne savais même pas que ta mère m’en voulait à ce point. » Je siffle de douleur quand ses doigts passent sur une zone particulièrement sensible de mon dos, insistant dessus pour y faire pénétrer le baume. « Mais je regrette pas mes choix. J’suis p’t-être devenu un ermite doublé d’un trou du cul arrogant, au moins, ici, j’suis utile à quelque chose et j’peux faire une différence. »


Walpurgisnacht
Looking down at the world they've created, land of lost and sedated. Will someone come, save us from this storyline of mass destruction ? Will they stay when they see what we have done just to be free ? BY MAGMA.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Esmée L. Parker
❝ Magic is real... It's called love. ❞
Messages : 64
Points : 572
Date d'inscription : 20/03/2017
❝ Info + ❞
❝ Administrer le post ❞
Posté le Sam 22 Avr - 0:06, vous pouvez
My family is my weakness.
Ft. Edwin

Un grand point d'interrogation venait de se former dans mon esprit. Comme un esprit pouvait-il attaquer, et même salement blesser, quelqu'un ? Moi qui pensait qu'ils ne pouvaient pas directement interagir avec nous...

«Attends je ne comprends pas. Comment un esprit a pu t'attaquer ?» demandais-je, curieuse avant que la réponse ne s'impose à moi. Bien sur qu'ils ne pouvaient pas entrer directement en contact avec nous, ces saloperies d'esprits, mais ils pouvaient faire en sorte que l'on soit blessé. Un poltergeist quoi. Mon dieu, quand j'étais nerveuse, je devenais vraiment lente à la détente.

«Oublie. Question bête.»

Je me retenais de déployer mes sens à ce moment pour entrer dans l'esprit de mon oncle, il était comme une énigme indéchiffrable que j'aimerais tellement comprendre. Tout semblait complexe en lui, de la logique de son cerveau jusqu'au le mécanisme qui régissait sa vie. Cet homme qui était devenu un étranger dans ma vie était un véritable mystère que j'aimerais percer. Pourtant, ça serait une violation de son intimité. Qu'y a-t-il de plus secrets que les pensées qui nous hantent ? Certaines joyeuses, d'autres mauvaises, souvent crues. Des choses que l'on n'osait pas dire tout haut, ou du moins qu'on étouffait un peu avant. Des idées, des envies profondément enfouies dans un coin de notre esprit, constituant une partie de notre identité.

J'étais la première à avoir en horreur l'éventualité qu'on lise en moi comme dans un livre ouvert. Je ne pouvais imaginer que l'on utilise contre moi ce don. Mes pensées étaient mon jardin secret, je les gardais souvent pour moi pour éviter de blesser ceux que j'aimais avec mes réflexions qui pouvaient être par moment presque cruelles. Je ne supporterais pas qu'une personne y fouine, encore moins sans mon autorisation. Qui plus est, je croyais dure comme fer à la règle du triple retour ; Ce n'était pas pour la bonne cause que j'avais effleuré la possibilité de m'infiltrer dans la tête de mon interlocuteur, c'était pour ma curiosité personnelle. Ce n'était pas exactement ce qui était considéré comme de bonnes intentions et je ne préférais pas comme ça me reviendrait en pleine face, en bien pire, trois fois pire même.

« Et bien, c'est pas très beau à voir. Enfin, tant que ça t’as évité de passer de vivant à trépassé c’est le plus important, je suppose. »

Je me massais instinctivement le poignet, je n’aimais pas qu’on me tire de force, et bien qu’il ne m’ait pas fait mal, le geste déclenchait toujours en moi cette réaction. Je soupirais, je sentais que la discussion à venir allait être longue, même très longue. Mais elle était indispensable à mes yeux ; je voulais connaître les deux faces de la pièce, je voulais savoir si le Coven avait vraiment lâché Edwin pour sa profession, je voulais savoir si leur fameux « La famille avant tout. » s’appliquait vraiment ou ce n’était que des paroles dans le vent lancés à des enfants bien trop naïfs pour démêler vrai du faux. Je voulais savoir si réviser mon jugement sur ces personnes qui m’avaient entourés toute ma vie était nécessaire ou pas et plus que tout, cette conversation définirait mes relations avec eux, et surtout la personne que je voulais être et surtout celle que je ne voulais pas être. J’étais certes encline à l’écouter, à prendre en compte son histoire mais je ne comprenais pas pourquoi il se mettait aussi vite sur la défensive, qu’est-ce qui s’était passé qui avait pu justifier tant d’animosité des deux côtés ?

« En fait, non je ne pouvais pas le savoir, mais c’est vrai après tout mon oncle a pris soin de garder contact avec moi pour savoir quels sont les sujets à proscrire avec lui. Dommage, tu ne trouves pas ? » Lâchais-je. C’était méchant de lui dire ça, mais je détestais qu’on s’emporte contre moi sans raisons apparentes et j’avais depuis le temps appris à le dire haut et fort.

« Bravo, Sherlock. Je vois que tu as toujours un sens de l’observation accru, Oncle Edwin. »

Si ma mère m’avait entendu parler ainsi, j’aurais eu le droit à un de ces fameux regards noirs qui ont le don de vous faire ratatiner sur place dans la seconde. Impertinente aurait-elle dit entre ses dents. Même si je ne regrattais pas mon choix, ma mère me manquait, ma complicité avec elle, nos discussions en début de soirée, assises sur mon lit. Nos rires quand je cramais le diner. Elle restait ma mère après tout, non ?

« T’as raison, si je m’occupe pas les mains je vais finir par bousiller mon bonnet. »

Je me dirigeais vers l’endroit qu’il m’indiquait, abandonnant le tissu que je triturais depuis tout à l’heure sur l’accoudoir, récupérant le bol. Il contenait une mixture à la couleur douteuse, je le soupçonnais d’être une potion aux pouvoirs régénérants, je ne fis pas de commentaires pour autant. Je revenais là où j’étais, prenant une noisette de baume je l’appliquais aussi doucement que je le pouvais sur les bleus et cicatrices qui s’étendaient sur son dos. C’était pour le moins impressionnant tant d’ecchymoses sur une surface réduite. C’était esprit ne l’avait définitivement pas raté. Concentrée sur mon travail et son début de récit, je ne pus retenir un sursaut quand il se mit à m’engueuler. Et bien, mon vieux, je peux difficilement l’appliquer plus délicatement que ça. Le bol a failli me glisser des mains et je le rattrapais in extremis avant qu’il ne me file entre les doigts.

« Putain, arrête de crier, tu m’as fait peur. »

Je n’avais pas eu tort. Putain, quelle bande de cons. Je ne réussissais pas à concevoir que cela soit plus important pour eux d’avoir raison, d’imposer leur style de vie, que d’aider les leurs. Merde, merde et re-merde, ce n’était pas ça la Wicca, ce n’était pas cette philosophie de vie que je suivais. Que la Déesse m’en protège, je ne souhaiterais jamais arriver à un tel de degré d’adoration qui affecterait mon jugement envers ma famille. Ma famille, merde. Ma chaire, mon sang, les personnes les plus importantes de ma vie depuis que je suis haute de trois pommes. Mes doigts ne pouvaient s’empêcher de trembler légèrement tant je sentais une colère sourde grondait en moi contre ces gens qui n’appliquaient même pas la moitié des principes qu’ils avaient dépensé tant d’énergie à m’inculquer.

« Alors, c’était vraiment plus important pour eux que tu respectes la Wicca que tu ne t’épanouisses ? »

Je sentais un tremblement, un éraillement, dans ma voix que je tentais de garder calme.

« Comment ils ont pu en arriver là… C’est tellement bas, et c’est tellement loin de ce qu’ils apprennent à chaque enfant du coven. C’était que des mensonges depuis le début en fait ? Je ne sais même pas quoi dire en fait, c’est au dessus de mes forces de les voir de cette force. »

J’avais fini d’appliquer le baume sur ses blessures, je me posais alors à côté de lui. Je me sentais soudainement… Vidée. Vidée de toute cette énergie qui pulse en moi perpétuellement en temps normal. J’avais l’impression que les révélations de mon oncle souillées une partie de mon enfance, de ce que j’étais.

« Me protéger. Tout le monde n’a que ce mot à la bouche, ce que je voulais moi, ce qu’ils me devaient tous putain, c’est la vérité. La vérité pure et dure, aussi dangereuse qu’elle aurait pu être pour mes relations avec eux. Ma mère, au moins, aurait du m’en parler. C’est quoi leur problème à tous à la fin ? Ils sont tous tombés sur la tête ou ça se passe comment ? »

Je me passais rageusement la main dans les cheveux, je serrais et desserrais mon point, appuyant avec force contre ma cicatrice. Mes jointures en blanchissaient même.

« C’est horrible, bordel. »


Codage par Libella sur Graphiorum




Innocence is beauty

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Edwin Rosenbach
❝ grumpy hermit who cannot lie ❞
Messages : 608
Points : 1626
Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Lun 24 Avr - 0:24, vous pouvez

My family is my weakness
Esmée ξ Edwin

« Alors, c’était vraiment plus important pour eux que tu respectes la Wicca que tu ne t’épanouisses ? Comment ils ont pu en arriver là… C’est tellement bas, et c’est tellement loin de ce qu’ils apprennent à chaque enfant du coven. C’était que des mensonges depuis le début en fait ? Je ne sais même pas quoi dire en fait, c’est au-dessus de mes forces de les voir de cette façon. » Ses doigts quittent mon dos alors que je grimace légèrement. Mais cette fois ci ce n’est pas le tiraillement de mon dos douloureux ou de mon épaule maltraitée qui déforme mon visage. Non… Ce sont les mots d’Esmée. Mais quel con je fais. J’aurais dû être capable de lui mentir, de jouer le mauvais rôle de l’histoire. Pourtant, d’habitude, je m’en sors bien quand il s’agit de me montrer insupportable et méprisable. Tout l’Audito Mortis peut approuver mes dires d’ailleurs, Irwyn le premier. « Me protéger. Tout le monde n’a que ce mot à la bouche, ce que je voulais moi, ce qu’ils me devaient tous putain, c’est la vérité. La vérité pure et dure, aussi dangereuse qu’elle aurait pu être pour mes relations avec eux. Ma mère, au moins, aurait dû m’en parler. C’est quoi leur problème à tous à la fin ? Ils sont tous tombés sur la tête ou ça se passe comment ? » Lentement, pour ne pas brusquer mon corps blessé, je me retourne pour être assis à côté d’elle. Je passe un bras autour de ses épaules, la pressant doucement dans l’étreinte la plus tendre que je me sens capable d’échanger. Ce genre de gestes ne me semblent tellement plus naturel… Tellement déphasé par rapport à qui je suis aujourd’hui. Mais je sens que c’est nécessaire, que sans ça, elle risque de partir en guerre contre le Coven, renier tout ce qu’il lui a jamais appris. Ce serait une erreur. Une stupide erreur. « C’est horrible, bordel. » « Écoute… J’suis le dernier mec du coin qu’on vient voir quand on a envie d’entendre de bons conseils. J’ai pas grand-chose pour moi dans ce domaine. A vrai dire, j’suis même plutôt nul à chier. La seule raison pour laquelle on me tolère, c’est parce que je suis un bon médecin, que je soigne presque gratuitement la moitié des médiums du coin et parce que, attention grosse révélation, je suis un gardien de la vérité, ce qui arrange bien la résistance magique du coin. Mais, globalement, j’suis plus connu pour mes mauvais choix de vie et mon mauvais caractère que pour les facettes de ma personne que je t’ai présenté plus tôt. Ce qui, d’ailleurs, me va très bien, mais là n’est pas la question. » Je tourne ma tête pour pouvoir détailler l’expression de son visage. « Tout ça pour dire, j’vais probablement te sortir de la grosse merde, mais elle vient du cœur, ok ? J’suis clairement pas un exemple à suivre et je te demande pas de dire amen à la moindre de mes paroles. Les gens comme ça sont chiants et sans intérêts. Ce qu’il s’est passé entre moi et le Coven… Ça n’a rien d’horrible. C’est juste un putain de truc qui s’appelle la vie. » Mon ton est calme bien qu’un peu sec. Je pourrais tenter un sourire pour apaiser un peu la tension qui s’est installé dans la pièce mais je n’ai pas envie de me montrer aussi généreux. Déjà que cette étreinte me parait étrange et pas à sa place. D’ailleurs, je récupère mon bras au prix d’une légère grimace.

« Ce que j’veux dire, c’est qu’il n’y a pas de ‘méchants’ ou de ‘gentils’. Il n’y a que des choix. Des choix qui ont parfois des saloperies de conséquences mais des choix quand même. Quand les choses sont faites, quand un mensonge est dit, on n’a pas d’autre choix que de s’en accoutumer et faire avec. J’suis clairement pas le mec le plus zen du monde. Bordel, je m’emporte pour un oui ou pour un non. J’suis irascible et je pourrais probablement jamais me supporter moi-même. Mais en ce qui concerne les apprentissages du Coven, la chose m’a toujours paru putain de clair. Ils sont ma famille et ils le resteront toujours. Je n’ai aucune haine pour eux. Oui, je les ai longtemps maudits. Et parfois, je préfère prétendre être en colère contre eux parce que c’est plus facile. Et j’ai souvent tendance à céder face à ce genre de facilité. Ce que j’veux dire, c’est que leurs erreurs et leurs mensonges n’invalident pas leurs croyances. Malgré mon travail, je respecte profondément la Wicca et la totalité de ses valeurs. Je ne soigne juste personne qui ne pourrait être sauvé autrement. Tout vit, tout meurt, ainsi va la vie. Tout n’est qu’équilibre. Pour que le concept de vérité existe, il faut que le mensonge soit présent. Et crois-moi, des mensonges il y en a partout et tout le temps. Du plus petit au plus gros. J’suis pas quelqu’un de sage ou quoi que ce soit du genre mais tu ne devrais pas les repousser pour ce qu’il s’est passé entre eux et moi. Le passé appartient au passé. Et la raison de ma prise de distance n’a rien à voir avec le conflit qui nous opposait concernant la médecine. C’était… Autre chose… » Je gesticule un peu sur le fauteuil. Je n’aime pas la direction que prends ce monologue. Je n’aime pas l’idée de m’ouvrir comme ça à quelqu’un, tout aussi membre de ma famille soit-elle. Elle est jeune et pourrait bien avoir la langue plus pendue que ce à quoi je pourrais m’attendre. « Le fait est que j’ai perdu un morceau de moi la première fois que j’ai été aux États-Unis. D’un jeune sorcier doué avec son futur devant lui et un diplôme fraichement en poche, je suis devenu une pauvre petite chose à plaindre. J’ai toujours détesté ça. Être considéré comme diminué à cause de… ça… » Mais mains s’agitent de manière désordonnées au-dessus de mon moignon caché sous la couche salvatrice de tissus. « Ça me rends fou. Peut-être même encore plus que l’impuissance que je ressens depuis que j’suis coincé ici sans ma prothèse. Bref. J’suis parti à cause d’eux mais pas pour les raisons que tout le monde semble invoquer. » Je fronce légèrement les sourcils, cherchant à capter son regard et son attention. « Bien entendu, il va de soi que si j’apprends que tu as répété ça à qui que ce soit… Nièce ou pas nièce, je te botterais personnellement le cul. Et si je ne suis pas en état de le faire, je connais quelques poltergeists qui seraient très heureux de me voir leur devoir un service. Et je suis sérieux. »


Walpurgisnacht
Looking down at the world they've created, land of lost and sedated. Will someone come, save us from this storyline of mass destruction ? Will they stay when they see what we have done just to be free ? BY MAGMA.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Esmée L. Parker
❝ Magic is real... It's called love. ❞
Messages : 64
Points : 572
Date d'inscription : 20/03/2017
❝ Info + ❞
❝ Administrer le post ❞
Posté le Lun 24 Avr - 18:40, vous pouvez
My family is my weakness.
Ft. Edwin


Ce fut étrange d'échanger une étreinte avec Edwin. J'avais l'impression de remonter le temps, vers une autre décennie, dans un autre lieu. C'était étrange, quelque peu gênant, pourtant cela avait un goût de nostalgie et quelque chose de... Réconfortant.
Quand il se dégagea, je me grattais 'nerveusement le cou avant de laisser reposer mes mains l'une sur l'autre.

«Ils nous apprennent à respecter les choix des autres, mais ils sont les premiers à ne pas le faire. » finis-je par dire après un moment de silence.

S'il y a un défaut que je condamne avec véhémence, c'est bien le mensonge. Je ne peux croire que cela peut aporter quoique ce soit. Des plus petits aux plus grands, des plus innocents aux plus blessants, ils finissent toujours par être démentis et laissent un goût amer de trahison. Je ne supportais pas les menteurs, ils faisaient parti des personnes que j'ai en horreur.
Et à présent, j'apprenais que ma mère faisait partie de cette catégorie de personnes. Cette discussion virait au cauchemar pour moi. J'aimerais me réveiller dans mon lit au manoir, et rire de toute cette mascarade.
J'avais envie de me pincer avec l'espoir de me rendre compte de ma méprise, de retrouver la vision utopique et parfaite de notre coven et de nos convictions. Le temps d'un fugace instant, j'aimerais effacer ma décision, revenir en arrière et retrouver la paix avec moi même que j'avais connu deux ans plus tôt, quand je ne posais pas trop de questions, quand je me contentais d'obéir.

«Tu sais, le jour où j'ai parlé à ma mère de faire mes études en Amérique, elle m'a dit que je voulais devenir comme toi. Puis elle m'a dit que j'allais trahir la Wicca, et devenir une espèce de vagabonde sans la moindre conviction ni attaches. Je lui ai demandé qu'est-ce qu'il y avait entre vous, qui puisse la pousser à repousser son frère... Son frère putain. Elle m'a dit que son frère n'existait plus.»

Je soupirais. Je me souvenais comme d'hier de ce jour quand, dans ses cris, ma mère m'a dit que je pouvais oublier que j'avais une mère si je partais. Comment oublier des mots si durs ? Ils étaient gravés dans ma mémoire au fer rouge. Ils m'avaient tant blessé sur le moment que je n'ai pas réfléchi et confirmé mon inscription à l'Université. Moins d'un moins plus tard, j'étais dans un avion en direction de Nola.

«Elle m'a ensuite dit qu'elle avait honte de n'avoir jamais réussi à m'inculquer la moindre leçon pendant toutes ses années mais qu'elle allait quand même m'en donner une dernière ; Elle ne croyait pas aux demi-mesures. J'étais sa fille, comme elle le voulait, comme elle attendait de moi que je sois, ou j'étais une inconnue avec qui elle a partagé sa vie 18 ans.
Le pire ? C'est que j'aime profondément ma mère et que j'aimerais que la situation soit différente. J'aimerais avoir une mère à qui parler, à qui raconter mes journées, lui raconter ce que je découvre jour après jour ici.
Même si, à aucun moment, je ne regrette d'être venue en Nouvelle-Orléans, j'apprécierais que ma mère soit... Fière de moi ?»

Mes coupes reposaient sur mes genous, mon menton entre mes mains, je regardais le mur qui me faisait face.

«Ce qui s'est passé entre eux et toi, c'était un élément déclencheur, le reste, c'est le fruit de mes choix. Je refusais de suivre le parfait chemin qu'ils avaient tracé pour moi, ça n'a pas du aider je suppose. »

Pourquoi est-ce que ça me faisait si mal alors ? Pourquoi est-ce que je ne réussissais pas à les considérer avec indifférence ?

«Je ne les comprends toujours pas. Ils auraient pu t'aider... Il y avait tant de différents scénarios si ils avaient décidé de faire passer la famille avant tout, comme ils le disent si souvent. »

Je soupirais, agacée d'être si impuissante face à la situation.

«Enfin.. Ce qui est fait est fait après tout.»

Je me tus pendant un moment. Les secondes s'étiraient en minutes, tandis que je retrouvais mon état normal. Doucement, je me convaincs de leur laisser une chance. J'étais injuste à les juger aussi durement et je m'en rendais bien compte. C'était juste l'effet immédiat des paroles de mon oncle.

Je finis par reprendre la parole, nettement plus calme.

«Parle moi de ta vie ici. Ça fait quoi d'être loin du pays ? Ça te manque pas parfois ?»

Je me mordais la lèvre en grimaçant, il fallait que j'apprenne à me taire et arrêter de trop poser de questions.

«Tu fais parti de l'Audito Mortis c'est ça ? Je cherchais des informations sur eux et comment me rendre utile auprès de cette résistance quand j'ai rencontré ton... Coloc de fortune, dirons nous.»

Codage par Libella sur Graphiorum




Innocence is beauty

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Edwin Rosenbach
❝ grumpy hermit who cannot lie ❞
Messages : 608
Points : 1626
Date d'inscription : 04/01/2017
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Relations:
Song of the day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mer 26 Avr - 21:07, vous pouvez

My family is my weakness
Esmée ξ Edwin

« Tu sais, le jour où j'ai parlé à ma mère de faire mes études en Amérique, elle m'a dit que je voulais devenir comme toi. Puis elle m'a dit que j'allais trahir la Wicca, et devenir une espèce de vagabonde sans la moindre conviction ni attaches. Je lui ai demandé qu'est-ce qu'il y avait entre vous, qui puisse la pousser à repousser son frère... Son frère putain. Elle m'a dit que son frère n'existait plus. Elle m'a ensuite dit qu'elle avait honte de n'avoir jamais réussi à m'inculquer la moindre leçon pendant toutes ses années mais qu'elle allait quand même m'en donner une dernière ; Elle ne croyait pas aux demi-mesures. J'étais sa fille, comme elle le voulait, comme elle attendait de moi que je sois, ou j'étais une inconnue avec qui elle a partagé sa vie 18 ans. Le pire ? C'est que j'aime profondément ma mère et que j'aimerais que la situation soit différente. J'aimerais avoir une mère à qui parler, à qui raconter mes journées, lui raconter ce que je découvre jour après jour ici. Même si, à aucun moment, je ne regrette d'être venue en Nouvelle-Orléans, j'apprécierais que ma mère soit... Fière de moi ? » Je secoue légèrement la tête, même si je n’ai pas son attention portée sur moi. Si la vie m’a bien apprit une chose, c’est qu’on ne peut pas compter sur les autres… Pour quoi que ce soit. Même pour ce qui est de la fierté. Au moins, quand on n’attend rien de personne, on évite les déceptions. Ça permet d’être entier et de le rester. Surtout que… Ça change quoi que la personne qui nous a élevé soit fière de nous ? Rien du tout. Cela n’interfère pas sur ma vie, juste sur celle de la personne qui ressent ou pas ce sentiment. « Ce qui s'est passé entre eux et toi, c'était un élément déclencheur, le reste, c'est le fruit de mes choix. Je refusais de suivre le parfait chemin qu'ils avaient tracé pour moi, ça n'a pas du aider je suppose. Je ne les comprends toujours pas. Ils auraient pu t'aider... Il y avait tant de différents scénarios si ils avaient décidé de faire passer la famille avant tout, comme ils le disent si souvent. » Une exclamation moqueuse s’échappe de mes lèvres avant que je n’ai le temps de la retenir. Et si je n’avais tout simplement pas laissé ma famille m’aider ? Comme un animal blessé, je m’étais acharné à repousser toute forme de pitié, toute forme de tendresse. Violement. J’avais crié, bousculé, frappé même. La perte m’avait rendu fou de colère et de douleur. Et, encore aujourd’hui, je suis toujours cet animal fou qui grogne plutôt que de laisser les mains tendues s’approcher. C’est plus facile, c’est plus sécuritaire. C’est plus rassurant de ne devoir compter que sur soi. Au moins, si on est déçu, on ne peut s’en vouloir qu’à soi-même. « Enfin... Ce qui est fait est fait après tout. » Un long silence gagne la pièce. La vie… Est-ce qu’elle est. Un tas de merde qu’on doit tous passer notre temps à escalader si on ne veut pas s’y noyer. C’est pas quelque chose de drôle mais c’est l’une des dure réalité de la vie. Mon regard coule sur Esmée. Quel âge a-t-elle maintenant ? Elle doit avoir entre quinze et vingt ans… Je ne me souviens plus précisément… L’âge où on est sensé se rendre compte que la vie n’a rien du conte de fées qu’on nous a vendu pendant toute notre enfance. C’est le moment où on se prend la réalité en pleine face et où on garde son gout amer en bouche. J’aimerais avoir le tact de la guider, de l’aider. Mais je suis définitivement pas la bonne personne pour ce genre de choses. Peut-être que Sloan pourrait faire figure de forme parentale pour l’aider ? Je ne sais même pas si ce serait une bonne idée. Ma tante est tout autant détruite par sa vie que moi. Nous ne nous sommes pas exilés pour rien, après tout.

« Parle-moi de ta vie ici. Ça fait quoi d'être loin du pays ? Ça te manque pas parfois ? Tu fais partie de l'Audito Mortis c'est ça ? Je cherchais des informations sur eux et comment me rendre utile auprès de cette résistance quand j'ai rencontré ton... Coloc de fortune, dirons-nous. » Ma langue claque furieusement sur mon palet et je lance un regard sombre à ma nièce. « C’est hors de question. Tu es trop jeune pour rejoindre les rangs de l’Audito Mortis. C’est… On est pratiquement en guerre, Esmée. Tu ne peux pas… Il faut que tu te concentre sur tes études. Regarde-moi, bordel. Je suis un excellent sorcier et regarde ce qu’un simple poltergeist m’a fait ! J’ai joué de poisse mais si j’avais pas réussi à contacter l’autre enfoiré d’irlandais, j’y serais resté. Et j’étais même pas dans l’exercice de mes fonctions. Je rentrais juste un peu tardivement d’une de leur foutue réunion à laquelle j’suis obligé d’assister parce que je suis leur putain de gardien de la paix ! Traite moi de rabat-joie ou de tout ce que tu veux mais de ce que j’ai cru comprendre, t’es pas venue ici pour foutre ta vie en danger. Et si tu tentes le coup quand même, bordel, je t’assure que j’emmerde Saul personnellement jusqu’à ce qu’il cède et qu’il te foute hors de l’Audito à coup de pied au cul. » J’ai envie de me lever et de laisser mes bras faire des grands gestes pour laisser ma colère s’exprimer… Peut-être casser quelque chose tiens… Mais dans l’absence de ma prothèse, je peux juste me contenter d’élever le ton, le cul coincé sur le canapé. « Et c’est non-négociable. C’est pas parce que notre famille est composée de trous-du-cul arrogants que tu peux ignorer ma remarque. Ce qu’on fait à l’Audito, c’est pas juste ‘rendre service’, putain. C’est nos saloperies de vies qu’on met en jeu dans la balance. T’es trop jeune pour jouer à cette merde. Bordel, Esmée… T’as une idée du nombre d’entre eux que j’ai déjà recousus ? Du nombre faramineux de points de sutures que je leur ai fait rien que pour leur sauver la vie ? C’est pas un putain de jeu, c’est une saloperie de guerre invisible qui se passe ici. Et putain, en tant que médecin, je peux t’assurer que j’en ai vu des gens de l’Audito Mortis entre la vie et la mort. Et j’ai clairement pas pu tous les sauver. Crois-moi, t’as pas envie de foutre les pieds là-dedans. Concentre-toi sur tes études et l’apprentissage de la magie, ça serait un mieux pour toi. » Je me passe une main dans les cheveux en soupirant, essayant de calmer la vague de colère qui vient de monter. Calme toi Edwin, elle n’y est pour rien… « Tu voulais savoir de quoi ma vie était faite ici… Maintenant tu sais… Je recouds les membres de l’Audito Mortis. Je sauve ceux qui peuvent l’être… Le tout gratuitement. Je survis principalement grâce à mon potager qui doit être mort à cette heure-ci. Je vole à l’hôpital mon matériel médical parce qu’ils ne veulent plus de moi en tant que médecin chez eux. Et quand j’ai pas les mains dans le sang, j’assiste l’Audito en tant que gardien de la vérité. Je fais détecteur de mensonge humain. C’est sans doute la seule raison pour laquelle ils me gardent chez eux et pourquoi ils me laisseront pas partir. Je sais remarquer n’importe quel mensonge à condition qu’il soit conscient et je suis moi-même un très mauvais menteur. Un combo parfait pour eux. » Je lâche un reniflement dédaigneux. « Je suis surtout une marionnette pour eux. C’est un choix mais ça ne me rends pas heureux pour autant. Au moins, j’ai accès à leur bibliothèque assez fournie en ce qui concerne la magie. Ma vie ici n’a rien de drôle. C’est un combat au quotidien. Pour avoir de l’eau chaude, à manger, de quoi vivre, échanger et parfois, quand c’est possible, aider. Crois-moi, tu ferais mieux de ne pas t’engager là-dedans. »


Walpurgisnacht
Looking down at the world they've created, land of lost and sedated. Will someone come, save us from this storyline of mass destruction ? Will they stay when they see what we have done just to be free ? BY MAGMA.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
❝ Info + ❞
❝ Administrer le post ❞
Posté le , vous pouvez
Revenir en haut Aller en bas
 

My family is my weakness ~ Feat. Edwin.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Edwin Zenny : L’Etat haïtien dépense plus de 10 000 U$ par mois pour un sénateur
» Family Ties {Derek}
» Family First : II
» You're bringing new life to your family tree now ◮ Alistair & Andy
» It's a family affair [Yelena & Julia]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
House Of Hell :: New Orleans :: East Quarter :: Camps-
Les Petits Plus

Hommes VS Femmes
♀ : 18 vs ♂ : 21

EVENEMENTS EN COURS

Découvrez votre partenaire dans Switched at birth!

Breaking News

les Démons sont désormés révélés ! l'Audito Mortis commence donc à rassembler ses troupes afin de contrer les forces démoniaques et élaborer une stratégie et réfléchissent à comment se venger de leurs pertes. Les sauterelles envoyées par Dieu ont entamé une bonne partiedes récoltes et rations de nourritures. Les camps de survie sont en mauvaise posture!

Guerre des groupes

Démons: 143 points - Esprits: 73 points - Humains: 0 points - Médiums: 60 points - Possédés: 60 points - Sorciers: 65 points

Késako?


VOTE POUR LE FORUM ♥


Déclare Ton Vote