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 Anthropophagy | ft. Irwyn

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Edwin Rosenbach
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Posté le Mar 28 Mar - 23:03.

Anthropophagy
Irwyn ξ Edwin

Appuyé contre un tronc d’arbre, mon regard se pose sur Irwyn qui s’est aussi arrêté, à quelques mètres de moi. Bordel, c’était quoi ce truc ? Mon cœur tambourine tellement fort dans ma poitrine que j’ai l’impression que je vais le vomir. Mes mains se posent sur l’écorce alors que j’essaye de reprendre mon souffle le plus silencieusement possible. Ce n’est pas possible. On ne peut pas avoir vu ce qu’on a vu. Pourtant, la marque boursoufflée qui saigne le long du bras de l’irlandais ne ment pas. On est dans la merde. On est tellement dans la merde… Et Daibhidh qui ne sait pas être là quand on a besoin de lui… Mais c’est à ce demander ce qu’il fout, ce protecteur à la mords-moi-le-nœud ! Ce salopard n’est là que quand ça l’arrange bien ! Si cette créature à un odorat, elle va nous pister. Et je ne doute pas un seul instant du fait que le sang frais coulant du bras du médium soit la plus délicieuse des pistes à suivre. Par chance, j’étais en train d’allumer un peu de sauge avec mon briquet quand la créature avait attaqué. Si je n’avais pas eu le bon réflexe de lancer ce sort basique de contrôle du feu pour la chasser, peut-être ne serions-nous plus là pour avoir peur. Je n’ai pas eu le temps de voir plsu qu’une silhouette. Le sort est parti de lui-même, mes doigts se tordant pour dessiner rapidement les runes en réponse à l’apparition soudaine et au cri de douleur de l’irlandais. Le sort avait d’ailleurs un peu brulé la laine de la manche de son pull. Mais il vaut mieux ça que d’être mort, hein ? Quelle poisse. Il n’y a que nous pour se faire attaquer par une créature non identifiée alors qu’on se contentait d’aller chercher quelques composants pour me permettre de relancer mon potager. Les semaines d’absences suite à l’attaque qui m’a immobilisée tout ce temps n’avaient pas été clémentes avec mes plantations. Et en dehors du fait que j’en ai besoin pour me nourrir, certains de mes plans sont d’importants composants à la réalisation de certains de mes baumes médicinaux. Je ne pouvais juste pas le laisser dans cet état. Je devais tenter quelque chose pour les sauver. Et nous voilà… Je vais finir par croire que j’ai définitivement la poisse à ce rythme-là. Si je m’en sors vivant et que l’Audito l’apprends, ils vont finir par me cadenasser au QG ou quelque chose du genre pour s’assurer qu’il ne m’arrive plus rien.

Je ferme les yeux et je prends une grande inspiration, essayant de me calmer. Vaine tentative que celle-là. L’adrénaline et la peur coulent dans mes veines telles un doux poison. Ma main se détache de l’écorce et va rechercher mon briquet dans ma poche. Mon autre main file s’assurer que l’athamé de Juliet est toujours en place. Il n’est plus sacralisé mais il fera l’affaire. Je n’ai pas le mien avec moi, de toute manière. Du bout de mes doigts rendus tremblant par le rush d’adrénaline, je retire la sangle qui m’assure généralement qu’elle ne sorte pas de son petit fourreau qui pend toujours autour de mes hanches. Je rouvre les yeux alors qu’une sorte de grondement attire mon attention. C’est encore relativement loin, mais cela s’approche. Le bruit humide des pieds ou pattes s’arrachant à la boue du bayou l’accompagne enfin. Il est sur notre piste. Si on veut espérer s’en sortir, rester cacher derrière nos arbres n’est pas une bonne idée. Je lance un regard à Irwyn, espérant qu’il ait une idée moins suicidaire que la mienne. Le regard qu’il me rend confirme mes craintes. Son trucs, c’est les esprits… pas vraiment ce à quoi on fait face. Je prends une inspiration tremblante le plus silencieusement possible. Cette fois ci, ça va être à moi de prouver ma valeur. Je ne pense pas avoir jamais pratiqué réellement la magie devant le médium. Peut-être cela le fera-t-il me respecter enfin un peu. Je bloque mon souffle dans mes poumons, j’allume mon briquet et je sors de ma cachette. Contrairement à certains, comme Marcy, je ne suis pas pyrokynésiste. Mais comme tout wiccan qui se respecte, je connais les sors de contrôle basique. Je n’ai pas un vrai contrôle sur les choses mais ce sera suffisant pour le moment. Ma main libre trace les runes dans l’air. La flamme grandit et se jette vers la créature. « Viens ici, l’irish ! Met toi à genoux ! Vite ! » Pendant ce temps, je sors mon athamé de son fourreau. La lame fend l’air alors que je tourne sur moi-même dans le sens horaire. Cela fait longtemps que je n’ai plus créé de bulle de protection. Et je ne suis même pas sûr que cela soit efficace face à la créature qui nous fait face. Le monstre cri de douleur alors que les flammes mordent sa chaire. Lorsque le me retrouve à nouveau face à lui, je manque perdre le contrôle de mon invocation en court. « Par l’Air et le Feu, le cercle est purifié. Par l’Eau et la Terre, le cercle est protégé. » Pas le temps solidifier les choses ou de chercher à éloigner les esprits avant. La bulle blanche apparait autour de nous, nous protégeant de sa douce magie protectrice. Je range mon athamé alors que mon regard se pose avec effrois sur la créature.

« Wendigo » Est le seul mot qui m’échappe alors que je me sens pâlir d’effroi. La bête est émaciée, ses côtes saillantes glissent sous sa peau tendue. Un énorme creux prend place à la place de son ventre, laissant entrevoir les légères ondulations des tripes présentent directement sous son derme. Ses bras sont longs et dessinés par la forme unique de ses os tirant la peau desséchée et de la couleur grises des cendres humides. Je recule d’un pas, passant instinctivement un bras devant Irwyn pour l’inviter à faire de même et ainsi ne pas quitter la bulle de protection qui m’entoure. La tête du wendigo se tourne enfin vers nous alors qu’il se remet de ses brulures. Nos regards se croisent et je frissonne d’effroi face aux deux yeux semblant s’installer au plus profond de ses orbites, laissant deux grand creux déformer son visage, assombrir son regard rouge. Ses lèvres sont en lambeaux, souillées par le sang et les déchirures de la peau y pendant tel un bout de chair morte. Je ne vois pas bien à cause des mouvements de l’animal mais cela me semble être du pu qui suinte des plaies ouvertes de son visage. Je porte une main à mon visage alors que son odeur passe enfin au-dessus de celle du brûlé. La mort. La décomposition, la merde et le pu. Voilà l’odeur infâme qui se dégageait de la créature. « On doit regagner la ville… » Je ne suis pas un expert mais les wendigowak ne chassent qu’en forêt, n’est-ce pas ? C’est du moins ce que j’ai cru étudier sur le sujet il y a longtemps maintenant. Peut-être y aurais-je porté plus attention si j’avais su que j’allais me trouver en face de l’un d’eux à un moment de ma vie. Je ne savais même pas qu’ils pouvaient prendre des bayous comme lieu d’habitat. « Dis-moi que tu sais comment ça se tue… » La créature se jette sur nous. La barrière fonctionne et il se retrouve rejeté en arrière. Mon rythme cardiaque s’accélère encore. Je ne donne pas plus de quelques tentatives au wendigo pour arriver à briser cette bulle de protection. On doit se tirer de là. « On bouge ! Reste dans la bulle ! » J’attrape le bras du médium et je le tire derrière moi, commençant à courir vers la civilisation.


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Irwyn Laighléis
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Posté le Dim 16 Avr - 23:37.


Anthropophagy
Edwin ξ Irwyn

J’adorais ce pull, non vraiment, pour une fois que je portais un vêtement qui m’appartient, il fallait que cet abruti de sorcier me brûle la manche en voulant lancer son sort. En même temps, comment lui en vouloir alors que nous sommes en train de courir, poursuivi par un monstre de plusieurs mètres de haut ? Je ne lui dirais pas merci, mais eh, je vais relativiser. Adossé à un arbre, je tente de calmer ma respiration saccadée. Je crois que j’ai jamais couru aussi vite de toute ma vie et pourtant, avec les esprits, qu’est-ce que j’ai pu courir. Comment on en est arrivé là ?! C’était quoi ce truc qui m’a lacéré le bras ? Bordel, mais j’ai jamais vu ça de ma vie. Je ne pensais même pas que ce genre de monstres pouvaient exister ! Pour moi, les dangers à NOLA étaient les esprits et les démons, point à la ligne. Alors, maintenant, faut rajouter des putains de pourritures sorties tout droit des enfers ! Je déteste cette ville et tous ses habitants !

Une douleur fulgurante m’irradie le bras, j’ai l’impression que la chair brûle de l’intérieur. Si j’ai pas chopé le tétanos après une blessure pareil, je veux bien croire en Dieu. Je porte une main à la plaie sanguinolente sur mon bras et j’appuie pour essayer de limiter le saignement. Avec tout ce sang, ce monstre doit nous suivre à la trace. Je porterais une pancarte marquée ‘’cible facile, venez tenter votre chance’’ que le résultat serait le même. J’essaye toujours de calmer ma respiration, sans grand succès. Je peux sentir mon sang battre dans mes tempes tel un tambour de guerre. J’ai tellement l’impression de ne rien pouvoir faire, ça me rend dingue. Dès qu’il ne s’agit plus d’esprit, je suis inutile. Je coule un regard à Edwin, j’espère qu’il a un plan. Le regard qu’il me rend me confirme qu’il est totalement en roue libre. Je grimace, je n'aime pas du tout ça, pas du tout. Je suis sa progression du regard tandis que le sol gronde sous nos pieds et qu’un grognement résonne dans le bayou. Ce truc se rapproche…

Je le vois sortir un briquet et entamer un sort de pyrokinésie. « Viens ici, l’irish ! Mets-toi à genoux ! Vite ! » Je ne me fais pas prier et je m’élance aux côtés de l’anglais, les yeux rivés vers la créature malmenée par les flammes. Ses hurlements de douleur surpassent presque la voix du Wiccan qui lance son sort. « Par l’Air et le Feu, le cercle est purifié. Par l’Eau et la Terre, le cercle est protégé. » J’espère que ça va marcher son truc. Je ne suis pas déçu, une bulle blanchâtre nous entoure tandis qu’Edwin finit de tourner sur lui-même. Je réfléchis à toute allure, je dois faire quelque chose… Vite, vite, vite… Ok, j’ai trouvé. Dans la précipitation, j’empoigne l’athamé que je porte toujours autour de la taille et je prends une grande inspiration, calmant mes nerf et ma respiration. Pour cette invocation, je dois être calme et concentré ou ça ne fonctionnera pas. Fermant les yeux, j’entaille dans un mouvement sec la paume de ma main droite et je murmure mon incantation. « Ivan Prokhorov… Ivan Prokhorov... » Allez, mon grand, j’ai besoin de toi. Je t’offre une super bataille, un truc que tu ne peux pas refuser. Je sens sa présence, mais je ne suis pas en état pour faire une simple invocation comme celle-là, je vais devoir mettre le paquet. En temps normal, j’aurais pu le faire apparaître assez facilement en ne récitant que son nom, mais là, je dois faire le rituel en entier. J’entaille plus profondément la paume de ma main et je serre fort le poing, faisant couler plus de mon sang sur le sol. Redoublant de concentration, j’en oublie tout ce qui se passe autour de moi, j’en ignore les mots prononcés par le sorcier, tout ce qui compte, c’est l’invocation.

« Par la lame de cet athamé, je fais tomber les barrières,
Par ce sang versé, entend mes prières,
Par cette conjuration, viens à moi,
Par cette invocation, je t’appelle ici-bas »


Ayant à peine fini de prononcer ces quelques mots qu’une forte poigne m’attrape le bras et me tire de toutes ses forces. Je me relève un peu gauchement, courant derrière Edwin alors que je tourne la tête pour observer Ivan apparaître auprès de la créature que je découvre entièrement pour la première fois. Oh bordel, mais qu’est-ce que c’est que ça ? C’est de lui que vient cette odeur pestilentielle ?! J’en aurais presque des hauts-le-coeur. Pas le temps de réfléchir plus longtemps à la nature de cette chose, « Vas-y Ivan, déchaîne-toi, il est pour toi ! » Sitôt dit, je me retourne et je prends mes jambes à mon cou, laissant Ivan distraire ce monstre le temps qu’on sorte d’ici. Je lace un rapide regard au sorcier « Eh l'English, t’as dit quoi tout à l’heure ? C’est quoi ce truc ? » Peu importe, en réalité, je me fiche de ce que c’est, tout ce que je veux savoir, c’est comment s’en débarrasser.

Ma diversion avec Ivan a l’air de marcher et, après avoir couru pendant de longues minutes, on rejoint enfin la civilisation. On s’autorise à ralentir l’allure, reprenant tous les deux notre respiration. On n’est pas de grands sportifs et on est, tous les deux, épuisés. « Dis, ce truc, ça ressemble à un Wendigo, non ? Mais, soyons sérieux, ça n’existe pas, les Wendigowak… Hein ? » Je passe rageusement une main dans ma barbe, je suis près à accepter beaucoup de choses, mais ça… Franchement ?! « Un putain de Wendigo ?! Mais c’est quoi ce pays de fou furieux ? » Je savais que j’aurais mieux fait d’écouter mon amant de l’époque et rester en Irlande, au moins, je savais à quoi m’attendre, là-bas. « Peu importe, faut continuer à courir. » On reprend notre course effrénée, sentant déjà derrière nous l’ombre du Wendigo qui s’est très certainement débarrassé d’Ivan. « Une idée de l’endroit où tu voudrais mourir dévorer par un Wendigo ? »




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Posté le Mar 18 Avr - 14:53.

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Irwyn ξ Edwin

« Vas-y Ivan, déchaîne-toi, il est pour toi ! Eh l'English, t’as dit quoi tout à l’heure ? C’est quoi ce truc ? » Je ne réponds pas, gardant mon souffle pour courir. C’est déjà un exercice suffisamment difficile pour moi que pour ne pas en rajouter une couche et m’essoufflant inutilement. Irwyn n’avait qu’à écouter la première fois. Non, à la place, alors que mes jambes avalent les mètres comme jamais, mon esprit, lui, est totalement ailleurs. Il bouillonne. Wendigowak, wendigowak… Qu’est-ce que j’ai lu à leur sujet ? Je ne peux pas avoir oublié. Cela doit bien être là, quelque part. Je n’arrive juste pas à m’en souvenir. Finalement, on ralentit l’allure. Mon souffle siffle et j’ai l’impression que mes poumons sont en feu, au même titre que mes muscles. Je ne sais pas par quel miracle on ne s’est pas fait rattraper… De mes souvenirs, les wendigowak sont connus pour être d’excellents chasseurs et de grands coureurs de fond. « Dis, ce truc, ça ressemble à un Wendigo, non ? Mais, soyons sérieux, ça n’existe pas, les Wendigowak… Hein ? » Je lui coule un regard où se mélange peur et espoir. Je hoche la tête, incapable d’articuler quoi que ce soit tant mon souffle est court et douloureux. Je ne suis pas un grand sportif. En même temps, je voudrais vous y voir… Courir aussi vite et longtemps avec une prothèse de mollet… Mon genou me fait un mal de chien et je n’ai pas la concentration nécessaire pour apaiser les douleurs qui pulsent dans mon propre corps. Sinon, un peu de magie et on n’en parlait plus. J’aurais pu courir comme une gazelle sans me soucier de son système sensoriel. « Un putain de Wendigo ?! Mais c’est quoi ce pays de fou furieux ? » Bienvenue dans le monde magique, petit médium. Franchement, s’il croyait que les esprits étaient ce que la terre portait de plus dangereux, il était bien loin du compte. La preuve étant ce qui nous course probablement encore. « Peu importe, faut continuer à courir. » Je ne peux qu’être d’accord même si mes poumons protestent alors que je reprends ma course. Chaque inspiration semble m’arracher l’œsophage. Ce n’est que l’adrénaline qui me permet de m’élancer à nouveau. Adrénaline déclenchée par le grognement que l’on peut entendre dans notre dos, se rapprochant inexorablement. « Une idée de l’endroit où tu voudrais mourir dévoré par un Wendigo ? » « Chez moi. » La réponse est immédiate. Il faudrait gagner du temps. D’une manière ou d’une autre. Parler m’est douloureux, mes jambes commencent à avoir du mal à suivre le rythme. Mais chez moi… Chez moi j’ai tout ce qu’il faut. Je m’en souviens maintenant. Le feu. Le feu et l’argent. J’ai une carabine chargée à l’argent chez moi. Je la gardais pour les mauvais jours. Il semblerait que ce jour soit arrivé. Les wendigowak craignent l’argent et le feu. C’est là les seuls moyens de les tuer. Autour de moi, ma sphère de protection est toujours active. Je sens l’énergie qu’elle dégage se fissurer alors que la créature bondit une nouvelle fois, ce faisant repousser par la magie protectrice. La bulle ne tiendra pas longtemps à ce rythme-là. Pas alors que je n’ai pas la concentration nécessaire pour la réalimenter.

Dans mon dos, j’entends le wendigo rouler au sol, lourdement éjecté suite à son bond sur la sphère. J’accélère le pas. Il y a moyen qu’on s’en sorte vivant. « Au-dessus de mon atelier à potions. » Quelques foulées le temps de rassembler assez d’air pour parler à nouveau. « Au milieu des composantes. La longue mallette. Elle contient… » Plusieurs inspirations paniquées alors que derrière nous, j’entends le wendigo gronder sauvagement. Génial. J’ai réussi à l’énerver. Comme quoi mon talent pour emmerder mon monde touche aussi les créatures surnaturelles. « Une carabine chargée à l’argent. Ça devrait pouvoir le tuer. » Par chance, je vis dans les abords du camp de réfugier. On ne va pas trainer la bête au milieu de ceux qui n’ont déjà rien. C’est une bonne nouvelle. « Fais vite. Je pourrais pas le retenir longtemps. » D’ici une poignée de secondes, nous serons devant chez moi. Il y a une chance… Même infime, qu’on s’en sorte et je compte bien faire tout mon possible pour que cela arrive. Par chance, peu de monde traine près de chez moi à cause de mon sale caractère. Et après on me traite encore d’emmerdeur et d’incompétent. En étant aussi désagréable, j’ai probablement sauvé la vie de plus de personne qu’en étant aimable et facile à vivre. « Vite ! » Je presse Irwyn avant de ralentir, mes doigts dessinant déjà les runes que je ne connais que trop bien. Je me retourne pour relancer un sort de feu basique au wendigo, le forçant à reculer. Une chance que j’ai toujours ce briquet sur moi… Je fais mon possible pour le maintenir le plus longtemps possible, reculant le plus vite possible. Il faut que je profite de la bulle de protection pour faire barrage entre lui et Irwyn tant qu’elle n’a pas encore explosé. La créature gronde de douleur sous les flammes qui lui lèchent la peau. Bien trop tôt, je me vois obligé de relâcher mon sort. Le souffle court, j’observe avec effrois la créature se relever, prenant de la hauteur. Ses deux orbites creuses et furieuses se posent sur moi et instinctivement, j’utilise mon don. Je me connecte à son système sensoriel, recommençant à lui faire sentir la brulure sur sa peau. La magie n’étant pas gratuite, je me sens me consumer aussi. Mon cris de douleur se mélange à celui du wendigo. Je me retrouve dans l’encadrure de la porte de chez moi, les jambes tremblantes sous la douleur et l’épuisement. C’est là qu’il bondit à nouveau. La bulle de protection vole en éclat et le me sens chassé avec elle. On roule un peu avant que je ne me retrouve finalement plaqué au sol à l’intérieur de chez moi, la créature au-dessus de moi. L’odeur est infâme. Instinctivement, mes bras de soulèvent. Mes doigts glissent sous ses lèvres pour empêcher la gueule de claquer furieusement au-dessus de mon visage, pour la maintenir à distance. « IRWYN ! » Mais où est ce crétin de médium quand on a besoin de lui ? Un premier coup de feu retenti. Un spasme de douleur secoue la créature et il y a comme un moment de blanc. J’enfonce mes ongles dans les gencives pleines de pus, essayant de l’empêcher de se retourner vers le tireur. « ENCORE ! » La créature se débat, il n’en faut pas beaucoup avant que je ne perde le contrôle pour de bon. La bave me dégouline sur le visage, son sang coule le long de mon flanc. Je finis par devoir lâcher la bête. Elle se redresse et fait face au medium. Il tire à nouveau. Je me redresse et je me concentre à nouveau sur son esprit. Dans la panique, je coupe la connexion avec son système sensoriel. N’ayant plus aucune conscience d’elle-même et de son environnement par le touché, la créature s’effondre avec des spasmes violents qu’elle ne parvient pas à maitriser. Moi, je me laisse tomber en arrière, conscient de ce qui est en train de m’arriver, de ma magie se répercutant sur mon propre système nerveux. Un nouveau coup de feu. Puis encore un. Et finalement, j’entends la bête arrêter de gratter le sol. Mon sort s’arrête de lui-même à sa mort et je me sens à nouveau respirer, prenant une grande goulée d’air. Je tousse salement, toujours allongé au sol, roulant sur mon flanc. Mes bras viennent cercler mon torse à la recherche de la sensation de contact. J'ai les poumons en feu, je tremble de tout mon corps mais, bordel de merde... Vivant ! Je suis vivant !


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Posté le Mar 18 Avr - 19:05.


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Edwin ξ Irwyn

« Chez moi. » Si je n’étais pas aussi occupé à courir et à survivre à un Wendigo, je pense que je me serais moqué de lui. Sérieusement, qu’est-ce qu’il va lui faire, un pansement ? On est tellement foutu. Le sorcier maintient comme il peut la bulle de protection autour de nous, mais on voit bien qu’elle ne tiendra pas encore longtemps. Personnellement, je fais l’inventaire des choses que je pourrais utiliser pour me défendre, mais à part un athamé et une croix en fer, je n’ai pas grand-chose. En même temps, ce n’est pas tous les jours qu’on est confronté à autre chose qu’à des esprits ou des démons.

J’entends le Wendigo bondir vers nous et se retrouver lourdement éjecté un peu plus loin. La peur et l’adrénaline me tordent les tripes tandis qu’on presse le pas. On ne va jamais s’en sortir. « Au-dessus de mon atelier à potions. » Je le toise avec une air d’incompréhension. Qu’est-ce qu’il me raconte ? Ça y est, il délire. Pas habitué aux sensations fortes, il doit nous faire une crise.

« Au milieu des composantes. La longue mallette. Elle contient…
- Ton testament ? Un héritage ? C’est bien, t’es prévoyant »

Oui, j’essaye de parler, d’occuper mon esprit le temps de trouver un moyen de s’en sortir. Pendant ce temps,je reprends ma respiration qui est de plus en plus saccadée et erratique. J’arrive au bout de mes limites et sentir l’odeur nauséabonde du Wendigo n’aide pas, bien au contraire. Il gronde et dans une sorte de hurlement déchirant et angoissant, il se prépare à nous attaquer de nouveau. « Une carabine chargée à l’argent. Ça devrait pouvoir le tuer. » Je le fusille du regard « Ça devrait ?! Tu nous fais courir et t’es même pas sûr ?! » Tant pis, je n’ai pas de meilleurs plans, alors, on va devoir se contenter d’un ‘’ça devrait pouvoir le tuer’’. Si ça se trouve, on va juste l’énerver encore plus et il va se déchaîner dans le camp de réfugiés. « Fais vite. Je pourrais pas le retenir longtemps. » Je ralentis légèrement et je manque de tomber.

« Tu vas faire quoi ?!
-Vite ! »

Pardon ?! Est-ce qu’il est sérieux ?! Oh bordel, oui, il est sérieux. Non mais c’est pas possible, depuis quand cet abruti d’English est-il suicidaire ? Ce n’est pas son rôle ! L’Audito Mortis a besoin de lui vivant. Il a cru que les sorciers, gardiens de la vérité, ça courrait les rues ? Il s’est cru remplaçable ? Mais c’est pas possible, quel abruti !

Je me faufile à l’intérieur et, suivant les indications données par Edwin, je pars à la recherche d’une longue mallette. Je suis pressé, dehors, j’entends le bruit de l’affrontement et une boule se noue dans ma gorge. Quel abruti suicidaire, si jamais il meurt, je viendrais lui botter le cul moi-même. Inconsciemment, je marmonne un flot continu de jurons tandis que j’attrape cette foutue mallette. Surpris par le poids, je la pose lourdement sur le sol. Je sursaute tandis qu’Edwin est violemment propulsé sur le sol. Je me fige, ne pouvant détacher mon regard du monstre qui se tient dans l’encadrement de porte. Il est immonde, et cette odeur… Il s’élance et je retiens ma respiration tandis que ses dents claquent à quelques centimètres du visage du Wiccan. « IRWYN ! » Rappelé à la réalité, j’empoigne la carabine et les munitions en argent. J’ai jamais tiré avec une arme à feu, comment ce truc fonctionne ?! Un premier coup de feu retentit et je touche le Wendigo. Apparemment, l’arme était déjà chargée. Durant le court moment de flottement, je pense avoir compris comment fonctionne la carabine et je recharge un peu gauchement. « ENCORE ! » Lorsque je relève les yeux, la bête me fait face et me fusille du regard. Je l’ai en joug, mais avant de tirer, je coule un regard au sorcier, mortifié à l’idée qu’il soit blessé. Son expression de dégoût me rassure en soi, il n’a rien, pour l’instant.

Un deuxième coup de feu part et là, la situation part complètement en vrille. Edwin et le Wendigo sont, tous les deux, secoués de spasmes. Il a dû se connecter au système nerveux du monstre et donc, il est en train de mourir. Je dois couper la connexion. Ravalant mon inquiétude grandissante, je charge l’arme de nouveau et je tire. Une fois. Deux fois. Autant de fois pour qu’un silence de mort pèse dans la pièce. La carabine en main, je ne sais pas si j’ai pris la bonne décision. Est-ce qu’Edwin est vivant ou est-ce que tuer le Wendigo alors qu’il était connecté à son système nerveux était la bonne chose à faire ?

Et puis, je l’entends tousser. Une toux rauque, grave, mais dans un sens, rassurante. Je m’avance, tenant toujours en joug le Wendigo, de peur qu’il se relève, de peur que tout ceci ne soit qu’éphémère. L’odeur pestilentielle du monstre se teinte de celle du sang et de la mort. Sur le sol s’écoule son sang rougeâtre et le pus suinte par tous les pores de sa gueule. Sérieusement, je crois que je vais être malade. Je reprends ma respiration que j’ignorais retenir tandis que le Wiccan se lève, visiblement indemne. Il avance lentement vers moi et me prend délicatement la carabine des mains. Je reste silencieux de longues secondes. Je lève les yeux et je croise son regard. J’ai envie de le frapper. J’ai envie de lui faire ravaler sa petite fierté qui l’a poussé à faire un truc d’aussi stupide. Et la seule réaction qui me vient à l’esprit et que je mets en œuvre, c’est de plaquer mes lèvres contre les siennes. Ces lèvres qui me tentent et que je me suis retenu d’embrasser ces dernières par peur de son jugement et de sa réaction. Mais, à cet instant, je m’en balance pas mal, j’ai failli le perdre, j’ai cru le perdre.

Encore embrouillé et groggy, j’ai du mal à m’en remettre, n’arrivant pas encore à intégrer l’idée que je viens de tuer un Wendigo et que ce putain de sorcier est un abruti fini ! Je me recule violemment et, tout en lui hurlant après, je fais de grands gestes, manifestant toute ma colère et mon inquiétude. « Tu peux me dire ce que c’était ça ?! Tu t’es pris pour un héros ?! Bordel mais tu te rends compte, un peu ? Tu aurais pu y passer ! T’es complètement inconscient ! Tu crois peut-être que les Wiccans gardiens de la vérité, ça court les rues ?! Putain Edwin, qu’est-ce qui t’es passé par la tête ? À quel putain de moment, tu t’es dit que c’était une bonne idée de te battre contre un Wendigo ?! À MAINS NUES ! Tu voulais faire un concours de bites, c’est ça ? C’était quoi ton putain de plan, montrer qu’un sorcier peut aussi se battre ?! Bordel de merde, Edwin, t‘es censé être le mec raisonnable et je suis censé être le suicidaire inconscient ! Ça a toujours fonctionné comme ça ! Pourquoi tu te mets en danger comme ça ?! Quand est-ce que tu comprendras que l’Audito Mortis a besoin de toi ?! Quand est-ce que tu comprendras que j’... » J’ai besoin de toi ? Je prends une grande inspiration, serrant les deux pour ne pas laisser ces quelques mots m’échapper. Je reprends sur un ton étrangement calme et plat, m’étonnant moi-même d’être capable de garder une voix aussi monotone après ce qu’il vient de se passer. « D’après toi, qu’est-ce que tu penses qu’on aurait fait si tu étais mort ? Est-ce que tu y as réfléchi une seule seconde et ne me dis pas oui, parce que, t'es un putain de mauvais menteur »




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Edwin Rosenbach
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Irwyn ξ Edwin

Quand mon souffle semble enfin se stabiliser, je me relève. Tous les muscles de mon corps protestent suite au mauvais traitement que je viens de leur donner. Mais cela n’a pas d’importance. La dose d’endorphine amenée par le rush d’adrénaline, de la peur quittant enfin mon corps est plus forte que mes muscles douloureux. Irwyn n’a pas l’air bien. Probablement en état de choc. Je peux comprendre. Dès que l’information va réellement percuter, je n’en mènerais probablement pas beaucoup plus large que lui. Délicatement, je récupère la carabine de ses mains. L’arme tremble dans mes paumes et je me penche pour la déposer contre le mur, là où il ne risquait pas d’y avoir de quelconques incidents. Nos regards se croisent et je dois bien avouer que je ne sais pas trop ce que je suis en train d’y lire. Avec mon don pour déceler le mensonge, je me pense capable de facilement lire les attitudes des gens qui m’entourent mais là… Là j’en suis incapable. Il y a un mélange de je-ne-sais-quoi dans son regard qui me rend particulièrement incertain. Il y a de la peur… De la colère… Mais aussi du soulagement… Et autre chose sur lequel je n’arrive pas à mettre le doigt. Quelque chose qui fait que si mon cœur a du mal à retrouver un rythme normal, ce n’est peut-être pas uniquement à cause de la folle chasse à laquelle nous venons de nous adonner. Et avant que je ne m’en rende compte… Ses lèvres sur les miennes ? Ses doigts se perdent dans mes cheveux alors que son baiser se fait presque vindicatif. Surpris, je n’y réponds pas. Je lève une main et je me retiens à la dernière minute de m’accrocher à l’un de ses poignets. C’est violent, c’est possessif, c’est excitant. On dit qu’après une situation à risque, les instincts reprennent le dessus et que l’on ressent le besoin de se reproduire pour assurer la pérennité de son patrimoine génétique. Je ne peux qu’approuver. Cependant, le baiser ne s’éternise pas. Il se détache de moi presque aussi violemment qu’il a pris mes lèvres, me laissant là, le souffle court, désirant plus. « Tu peux me dire ce que c’était ça ?! Tu t’es pris pour un héros ?! Bordel mais tu te rends compte, un peu ? Tu aurais pu y passer ! T’es complètement inconscient ! Tu crois peut-être que les Wiccans gardiens de la vérité, ça court les rues ?! Putain Edwin, qu’est-ce qui t’es passé par la tête ? À quel putain de moment, tu t’es dit que c’était une bonne idée de te battre contre un Wendigo ?! À MAINS NUES ! Tu voulais faire un concours de bites, c’est ça ? C’était quoi ton putain de plan, montrer qu’un sorcier peut aussi se battre ?! Bordel de merde, Edwin, t‘es censé être le mec raisonnable et je suis censé être le suicidaire inconscient ! Ça a toujours fonctionné comme ça ! Pourquoi tu te mets en danger comme ça ?! Quand est-ce que tu comprendras que l’Audito Mortis a besoin de toi ?! Quand est-ce que tu comprendras que j’... » Les mots s’avalent, se succèdent. Il se plaint encore. L’enfoiré. Je lui sauve le cul et ce n’est pas suffisant pour être reconnaissant ? Au moins un minimum ? Je m’approche d’un pas, le toisant du regard. A vrai dire, j’en ai rien à foutre de sa colère, j’en ai rien à foutre de ses mots. Je l’écoute à peine. Cette rengaine, je la connais déjà. Je ne vais pas justifier mes choix et mes actes. C’était la meilleure chose à faire si on voulait y survivre tous les deux.

« D’après toi, qu’est-ce que tu penses qu’on aurait fait si tu étais mort ? Est-ce que tu y as réfléchi une seule seconde et ne me dis pas oui, parce que, t'es un putain de mauvais menteur » Le ton plus calme arrive cependant à capter mon attention. Sans vraiment y réfléchir, j’attrape Irwyn par son pull et je plaque contre le mur, lui lançant un regard sombre. « Parce que tu aurais été capable de le ralentir peut-être ? Parce-que tu aurais été capable de me donner suffisamment de temps que pour le tuer avant qu’il te tue ? » Je le décolle légèrement du mur uniquement pour l’y plaquer à nouveau avec violence. Je m’approche suffisamment pour que nos souffles se mélangent. Nos lèvres ne sont pas loin. Il ne faudrait qu’un mouvement pour que nous nous embrassions à nouveau. « Je suis pas le meilleurs mais j’suis un putain de bon sorcier. Je savais ce que je faisais, j’avais conscience des risques que je prenais. Et, putain, j’appartiens à personne. L’Audito peut aller se faire foutre, j’ai pas signé pour être une princesse à sauver. J’ai signé pour faire quelque chose, pour me battre contre cette merde ! Et si j’ai envie de sauver ton putain de cul, je sauverais ton putain de cul. Compris, Irwyn ? » Il est rare que je prononce son prénom. Il a une drôle de sonorité sur ma langue aujourd’hui. Pour l’empêcher de parler, je plaque à nouveau mes lèvres contre les siennes. Cette fois-ci, nos langues se trouvent. Il répond au baiser avec cette même colère que la première fois. J’essaye de m’aligner sur lui mais ma poigne tremble sur son pull. Avant longtemps, il inverse nos positions et je me retrouve plaqué contre le mur. Je lâche le vêtement, toujours perdu dans ce baiser à l’étrange saveur de victoire et d’abandon coléreux. A la place, mes mains vont à la rencontre de la peau, s’invitant sous la couche de textile. Je me laisse totalement porter par l’échange. Et si je me fie au réaction de ce corps pressé contre le mien, lui aussi. Nos lèvres ne se séparent que pour que je puisse lui retirer tous ses hauts d’un seul coup. Le baiser reprend ensuite, les lèvres s’écrasant les unes sur les autres, le balai furieux de langue reprenant sa place. Mes mains remontent le long de son torse, le touchant comme jamais auparavant. Je suis en colère… Tellement en colère mais tellement soulagé aussi. Mes doigts finissent par remonter jusqu’à ses cheveux qu’ils agrippent fermement. Nos corps vibrent l’un contre l’autre. Il n’y a plus vraiment de doute à avoir quant à ce qui va se passer maintenant…

♦ ♦ ♦


Je sors de la douche. Même avec tout le savon que j’ai tartiné sur ma peau, je n’arrive pas à sentir autre chose que l’odeur putride du wendigo mort au milieu de ce qui me sert habituellement de cabinet médical. Une serviette encore sur la tête, mon regard observe le corps sans vie, affalé. Il va falloir appeler l’Audito pour l’extraire de là… Le plus tôt sera le mieux, ce truc empeste encore plus maintenant qu’il est mort. Mais j’admets qu’une certaine curiosité malsaine me donne envie d’étudier le cadavre. Est-ce qu’un médecin moderne a déjà eu l’occasion d’étudier pareille créature sous son scalpel ? Il faudrait que je demande s’il y a moyen de lancer un sort de préservation dessus tout en me le gardant au QG. C’est une occasion unique d’en apprendre plus sur leur physionomie et sur leurs éventuels points faibles. Mon regard quitte la bête pour se poser sur le petit brun à qui j’ai montré une partie de moi qu’assez peu de monde connait. Nos regards s’accrochent et maintenant que le moment est passé, un certain malaise règne entre nous. Céder à cette pulsion avait été on ne peut plus délicieux, une explosion de sensations. Le meilleur des moyens pour ne pas faire de cette histoire qu’une histoire à faire froids dans le dos. Quoi que… Irwyn et moi… ? Cela sonnerait presque comme une mauvaise blague. Et pourtant… Et pourtant, il m’a fait gémir, il m’a fait crier mon plaisir, il m’a pris tout entier et je n’ai été que trop heureux de le laisser me faire sien. Sauf que maintenant, il est temps de faire face à ce qui vient de se passer. Je n’en ai pas envie. Faire comme si de rien n’était me plairait davantage. Et pourtant… Et pourtant je brule de le lui demander… Et maintenant… ? Mes lèvres me démangent mais quand elles s’ouvrent enfin, c’est tout autre chose qui s’en échappe. « Il va falloir contacter l’Audito. Si possible, j’aimerais conserver le corps pour l’étudier. Pas ici, bien sûr. Mais une occasion pareille ne se présente sans doute qu’une seule fois dans une vie. » Je m’approche et attrape presque trop délicatement son poignet. Cette sorte de tendresse qui se détache du geste me fait grincer des dents. Je ne suis pas tendre. Ce n’est pas ainsi que je fonctionne, cela n’a plus été le cas depuis longtemps, tout du moins. Ignorant ma propre nudité, je profite que son torse soit toujours nu pour laisser mes doigts libres parcourir la griffure que le wendigo lui a faite. « Comment va ton bras ? » Mes yeux se plissent alors que je presse les bords de la plaie, me faisant volontairement plus violent que d’habitude, comme si je cherchais à lui faire oublier ma poigne douce. « Au vu de la tronche de ses griffes, faudra au minimum désinfecter si tu veux éviter que ça devienne aussi moche que sa gueule. Mon stock d’alcool désinfectant est vide mais j’ai un cataplasme qui devrait faire l’affaire. »


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Je suis encore trop fou de rage pour mesurer l’ampleur de ce que je viens de faire. Des semaines se sont écoulées et je n’ai jamais eu le courage de faire le premier pas. Il suffit qu’un Wendigo manque de nous tuer tous les deux pour que je me lance. Mais ce n’est pas ce qui me préoccupe ici. Ce qui me préoccupe, c’est qu’il aurait pu y passer. Ce qui me préoccupe, c’est que cet abruti est tellement fier et tellement certain de ses capacités qu’il a carrément servi de bouclier humain. J’en reviens toujours pas de sa connerie, de son inconscience. Depuis quand est-il aussi suicidaire ? Il est censé être le gars réfléchi, il est censé jouer dans les coulisses, pas se foutre devant le Wendigo en priant pour ne pas perdre un membre.

Avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, une poigne forte m’attrape par le col et me plaque contre le mur. Ma respiration se coupe sous l’effet de l’impact. Au moins, on est deux à être furieux après l’autre, c’est parfait. Je le défie du regard. Vas-y, défend tes actions de drama queen suicidaire en manque d’attention. Vas-y, trouve-toi des excuses, j’ai hâte de voir comment tu vas te justifier, comment tu vas expliquer que t’es prêt à mourir pour prouver que t’en as une plus grosse. « Parce que tu aurais été capable de le ralentir peut-être ? Parce-que tu aurais été capable de me donner suffisamment de temps que pour le tuer avant qu’il te tue ? » J’allais répondre, mais il ne m’en laissa pas le temps. De nouveau, il me plaque contre le mur. « Je suis pas le meilleurs mais j’suis un putain de bon sorcier. Je savais ce que je faisais, j’avais conscience des risques que je prenais. Et, putain, j’appartiens à personne. L’Audito peut aller se faire foutre, j’ai pas signé pour être une princesse à sauver. J’ai signé pour faire quelque chose, pour me battre contre cette merde ! Et si j’ai envie de sauver ton putain de cul, je sauverais ton putain de cul. Compris, Irwyn ? »

Surpris, je ne dis rien, pour l’instant. C’est rare les fois où le sorcier m’appelle par mon prénom. En général, c’est plus ‘’l’Irish’’ ou ‘’le médium’’. Mais ça ne change rien, m’appeler Irwyn ne va absolument rien changer à ce que j’ai à lui reprocher. J’allais ouvrir lui bouche, lui rétorquer que ce n’était pas son rôle de sauver mon cul, que je pouvais le sauver seul et que je l’avais toujours fait. Je n’ai jamais compté sur quelqu’un autre que moi-même, il m’a peut-être recousu plus d’une fois, mais j’ai toujours combattu seul les esprits. Je suis pas non plus une princesse à sauver et s’il veut sauver le cul de quelqu’un, il devrait faire gaffe au sien. Tout ça, tous ces mots, toutes ces reproches, perdus dans un souffle tandis que nos lèvres se rencontrent de nouveau. Je réponds avec violence à son baiser, déversant toute ma colère dans cette échange. Je ne lui laisse pas le temps e s’aligner sur mon rythme et j’inverse nos positions, le planquant désormais au mur. Je sens ses mains parcourir ma peau, agiles, possessives. Je m’abandonne à ses lèvres que j’ai tant de fois désirées. Il retire mes hauts et l’échange reprend immédiatement après. Mes mains agrippent ses cheveux, parcourent ce visage que je connais pas cœur et que j’ai eu envie de frapper il y a à peine quelques secondes. Je suis tellement fou de rage, tellement remonté contre lui. Mais aussi soulagé qu’il n’ait rien. Soulagé que son ego n’ait pas eu raison de lui. Soulagé que la personne qui lui fera ravaler sa fierté n’est pas un Wendigo.


♦♦♦


Assis sur la table, je laisse mon regard divaguer. C’est une vieille habitude, les seules fois où je viens chez Edwin, c’est pour me faire recoudre. Les habitudes ont la peau dure. Et puis, de toute façon, ce n’est pas comme s’il y avait d’autres places pour s’asseoir. Le cadavre du Wendigo prend presque toute la place et il a cassé pas mal de trucs. De plus, ce truc empeste tellement que je n’ai pas spécialement envie de vérifier s’il reste pas une chaise ou deux. Pris d’une fascination morbide pour le cadavre du Wendigo, j’en observe chaque partie. De sa tête de cervidé, suintant le pus, de ses orbites creuses à son corps décharnés où seules les tripes sont visibles. Une question me traverse l’esprit : comment se fait-il que l’Audito ne nous ait rien dit au sujet des Wendigowak de la région ? Je veux dire, en tant que médium, 80 % de notre job, c’est de courir dans le bayou en agitant les bras et en priant pour tomber sur quelque chose. Ce serait étonnant qu’ils nous aient laissé risquer nos vies sans nous parler de ce danger. Les médiums compétents et consentants, ça ne court pas les rues.

J’entends à peine le sorcier sortir de la douche. Nos regard s’accrochent et un certain malaise s’installe. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Est-ce qu’on continue d’agir comme si rien ne s’était passé ? Ou allons-nous assumer ? Je n’y vois personnellement aucun inconvénient, je n’ai aucune honte par rapport à ce qu’il s’est passé cette nuit. Je garde un souvenir délicieux de ces quelques heures passées en sa compagnie. Pourtant, je me demande : est-ce que c’était tout ? Est-ce qu’on s’arrête là ? Personnellement, ça va plus loin que le simple aspect sexuel. Mais et lui ? « Il va falloir contacter l’Audito. Si possible, j’aimerais conserver le corps pour l’étudier. Pas ici, bien sûr. Mais une occasion pareille ne se présente sans doute qu’une seule fois dans une vie. » Il va donc agir comme si rien ne s’était passé. Pourtant, il va bien falloir aborder le sujet. Je vais pas pouvoir me retenir de demander, pas après la nuit qu’on vient de passer.

Délicatement, il attrape mon poignet. Fronçant les sourcils, je lui lance un regard suspicieux. Ok, ça, c’est bizarre. Est-ce que je l’ai cassé ? « Comment va ton bras ? » Je l’ai cassé, c’est pas possible autrement. Ce comportement chez le sorcier, c’est tellement rare, je me souviens pas de la dernière fois où s’est arrivé, si c’est déjà arrivé une fois. Même lorsque j’étais au plus mal, il n’a jamais été aussi doux. « Ça va » Non, ça va pas. Ça brûle et je crois que c’est infecté. Cette blessure, bien qu’assez peu profonde, est plus grave que ce que j’ai déjà pu avoir. Je ne sais pas où il a fourré ses griffes, mais c’était pas propre. Et si je chope pas le tétanos ou le SIDA avec ça, je vais trouver un Dieu et le prier tous les jours.


Lorsqu’il presse les bords de la plaie, je grimace et j’essaye de me soustraire. Ok, ça va, j’ai menti. Enfoiré, va. « Au vu de la tronche de ses griffes, faudra au minimum désinfecter si tu veux éviter que ça devienne aussi moche que sa gueule. Mon stock d’alcool désinfectant est vide mais j’ai un cataplasme qui devrait faire l’affaire. » Je hoche rapidement la tête et je l’observe aller chercher son matériel. Tandis qu’il prépare tout ce dont il a besoin, j’organise mes pensées. Je vais craquer et parler de cette nuit, parce qu’il y a des choses à mettre au clair. Lorsqu’il revient à mon chevet, c’est avec un linge propre humide et le cataplasme. « Je vais être celui qui va ouvrir les hostilités, puisque, apparemment, tu as décidé de faire l’autruche. » Je grimace de nouveau lorsqu’il appuie trop fort sur la plaie et je le fusille du regard. « Et maintenant ? Qu’est-ce qu’on fait ? Et non, je ne parle pas du Wendigo, mais bien de ce qu’il s’est passé cette nuit. » Je parle d’un possible nous d’un possible refus.

Fiche codée par Koschtiel



Jerk

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« Je vais être celui qui va ouvrir les hostilités, puisque, apparemment, tu as décidé de faire l’autruche. » Je ne lève pas le regard, tout concentré que je suis à appliquer le cataplasme. Mes yeux restent rivés sur la plaie, la nettoyant sans la moindre délicatesse. Ca l’apprendra être un crétin sans fond qui vient me gâcher mon plaisir. C’était bien jusqu’à présent. Je ne veux pas avoir cette conversation. Je ne veux pas que cet acte égoïste nous ayant rapproché il y a quelques heures de la plus exaltante des manières possible change quoi que ce soit à notre relation. J’aime quand les choses sont claires et bien rangées. Irwyn est un enfoiré grognon sans respect pour mon travail et moi je suis le médecin qui passe son temps à râler et à me montrer désagréable avec lui. Ca… Ca ce sont nos places. Et elles me conviennent parfaitement. Ma prise sur sa blessure se fait plus ferme sans que je ne m’en rende compte alors que je continue de faire mine de ne pas l’avoir entendu. « Et maintenant ? Qu’est-ce qu’on fait ? Et non, je ne parle pas du Wendigo, mais bien de ce qu’il s’est passé cette nuit. » Je ferme les yeux et je soupire lourdement. Il a fallu qu’il le dise, il a fallu qu’il demande. Lorsque mes paupières s’ouvrent à nouveau, je fais face à son regard, le dévisageant sans la moindre gêne, essayant de comprendre où il voulait en venir. « Par la harpe de Lugh, Irwyn. » Merde. Je l’ai encore appelé par son prénom. Trop tard pour me mordre la langue ou me maudire. Je fais donc avec, lui envoyant un regard agacé. « Ne joue pas les enfants ainsi. Ce qu’on a fait, ça porte un nom. Ça en porte même toute une flopée. On peut le dire cash histoire de dissiper le malaise. » Bon, ok, tenir se discourt alors que je suis encore nu de ma douche, la prothèse visible et la serviette de bain vaguement enroulée autour des reins, on repassera pour la crédibilité. Mais, après tout, il n’y a rien qu’il n’ait pas déjà vu ou déjà touché ici. « On a baisé comme des animaux. Tu m’as pris contre ce mur… » Dis-je avec un bref hochement de tête en direction du dit mur. « … Et tu m’as fait gémir jusqu’à ce que je me répande dessus. Et si ça peut te retirer ton attitude de vierge effarouchée, je peux te donner une foule d’autres termes si ça peut te décoincer. C’est quand même dingue, alors que c’est moi qui ai pris, que je sois celui à qui ça semble poser le moins de soucis. Et pourtant, Cernunnos sait que ça fait longtemps que je n’ai plus laissé personne me passer dessus. Facilement dix ans. » Mon regard quitte le sien et je retourne à mes soins, continuant de nettoyer cette vilaine plaie. Par sécurité, je l’enverrais bien faire un bilan sanguin à l’hôpital. Ce n’est pas vraiment comme si je pouvais le faire d’ici. Il ne reste plus qu’à espérer que les wendigowak n’ont pas un système de contagion magique ou n’importe quelle autre merde démoniaque. Ça m’étonnerait, mais on n’est jamais trop prudent.

« Tu n’as pas à te sentir redevable vis-à-vis de moi quoi que ce soit du genre. Au sortir d’une situation à haut risque, c’est normal d’avoir des pulsions sexuelles. Et je pense que je peux affirmer sans trop me tromper qu’on a plutôt prit notre pied tous les deux, tout à l’heure. Je ne vois donc aucune raison de dramatiser la situation plus que de raison. Ce qui est arrivé est arrivé mais cela doit-il vraiment changer les choses ? Maintenant, laisse reposer à l’air jusqu’à ce que le cataplasme forme une croute. Une fois que ça sera fait, je te ferais un bandage. La croute tombera d’elle-même quand elle aura fait son œuvre. Il ne faudra pas y toucher. Ça pourrait laisser une cicatrice mais il vaut mieux éviter le risque d’infection. » J’essuie mes mains dans le linge que j’ai utilisé pour répandre le cataplasme sur et dans la plaie. Mon regard remonte à nouveau sur lui, détaillant les traits de son visage. « J’adorerais passer la fin de ma nuit à discuter de toi me chevauchant sauvagement mais je préférerais limiter la décomposition du corps au maximum. Mon téléphone est dans la poche de mon pantalon, sur la table à potions. Appelle Saul pour moi. Bilan de la situation et tout le bousin. Moi j’vais m’habiller. Il manquerait plus que je chope une pneumonie. Dans cette foutue ville, ça pourrait encore être un sort plus désagréable que de finir boulotté par un putain de wendigo. » Je me détourne et je boite lourdement jusqu’au coin qui me sert de chambre. Ça, c’est sûr… Je vais salement boiter pendant un ou deux jours. Je n’ai pas le physique pour courir des sprints pareils et je n’aspire qu’à m’asseoir pour que la pression sur mon moignon disparaisse enfin. Je tire le rideau qui me permet de faire de ce qui me sert de chambre quelque chose de plus intime –on n’a pas tous le plaisir de vivre dans des endroits étant des vraies habitations ou ayant des vrais murs et même ma salle de bain n’est isolée que par les rideaux qui la sépare des autres ‘pièces’-  et je laisse tomber la serviette qui me faisait conserver un semblant de pudeur. « Si t’as vraiment besoin de l’entendre pour être rassuré… Putain, pour moi, ce qu’il s’est passé tout à l’heure, ça veut rien dire. C’était un appel charnel, quelque chose de naturel compte tenu de la situation. Cependant… » Je me laisse presque tomber sur le lit de camp. « Ce n’était pas désagréable. Si d’aventure tu voudrais remettre le couvert, ça ne me dérange pas d’inclure des rapports sexuels à notre relation. » Je me masse vigoureusement le genou, lâchant une légère plainte. Je ferme un instant les yeux, essayant de me concentrer sur ma respiration pour essayer de prendre le contrôle de mon propre système sensoriel. Mais l’exercice est plus difficile que de simplement s’en prendre à quelqu’un d’autre. Convaincre son propre esprit d’une illusion, c’est tout de suite plus complexe. Derrière le rideau, j’entends Irwyn appeler Saul avec mon numéro, lui donnant les détails concernant le monstre, ma volonté de l’étudier et l’adresse à laquelle il devait envoyer ses gars pour venir le chercher. Je roule dans mon lit, m’étirant pour arriver à attraper des vêtements de rechange. Je me relève tout de même en grimaçant pour enfiler sous-vêtement et pantalon.

J’enfile un pull sans prendre la peine de mettre un t-shirt, remontant la tirette pour camoufler au moins un minimum ma peau dénudée. Pas que je sois pudique mais le fond de l’air est frais cette nuit. Et maintenant que le feu de l’adrénaline puis du plaisir se sont épuisés, je frissonne doucement. J’écarte le rideau de ma chambre et je grimace alors que je boite en direction du brun. Instinctivement, je me connecte à son système sensoriel, lui endormant toute la jambe gauche. Je soupire d’aise alors que la sensation désagréable s’évapore. Le médium n’ayant pas été prévenu, je l’observe se vautrer superbement au sol, soudainement privé de la sensation de sa jambe gauche.  Ce n’est que là que je me rends compte de ce que j’ai fait. Un hoquet de surprise m’échappe et je relâche mon emprise, finissant de boiter jusqu’à lui, lui tendant une main pour l’aider à se relever. « Désolé pour ça. Une sale habitude quand ma foutue jambe m’emmerde. » Je m’assis sur le lit de camp qui me sert de lit de consultation et je passe une main dans mes cheveux encore humide de ma douche. Un silence s’étire entre nous. Mon regard parcourt le corps du wendigo avec curiosité. Je suis sûr que l’Ictis va m’adorer pour ce petit cadeau. « On aurait dû le faire allongé… Ça aurait au moins eu le mérite de reposer un peu ma jambe. » Tu voulais qu’on en parle ? Eh bien, c’est partit. On va en parler. Je suis sûr que, dans le fond, de nous deux, c’est toi que ça emmerde le plus, l’irish. Mon regarde tombe sur lui et je ravale le sourire narquois qui menaçait d’étirer mes lèvres. « Et pour le wendigo… Je maintiens que j’ai fait ce qu’il y avait à faire. T’es un médium doué mais ton domaine, c’est justement les esprits. Tu n’agis pas réellement sur le monde physique. J’ai ce pouvoir. Et la magie wicca est remplie de sorts de protections en tout genre. Tu peux maintenir que mon attitude était stupide mais au fond de toi, tu le sais aussi que c’était la meilleure chose à faire. » Un léger sourire me monte aux lèvres. « Encore un peu et je pourrais vraiment croire que tu t’inquiètes de mon sort. » Je me déteste au moment où ces mots passent mes lèvres. Je garde mon sourire arrogant de façade, mais intérieurement, je me sens m’effriter. Puis-je vraiment dire que quelqu’un s’inquiète d’une manière désintéressée de mon sort ? L’Audito Mortis n’en a qu’après mes talents de gardiens de la vérité et mes compétences en médecines, Dàibhidh n’en a qu’après la potentielle descendance que je pourrais lui donner, Esmée est juste une adolescente paumée ayant collé mon visage sur la rébellion de sa crise d’adolescence et Sloan est toujours partie je-ne-sais trop où. Non, personne ne s’inquiète sincèrement de mon sort. Mais je suppose que c’est le prix à payer quand on est quelqu’un de désagréable préférant se tenir le plus loin des autres possibles, émotionnellement parlant. Après tout, le meilleur moyen de ne pas décevoir ses proches… C’est de ne pas en avoir.


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 « Par la harpe de Lugh, Irwyn. » Quoi ? Il m’appelle encore Irwyn ? Qu’est-ce qui lui arrive ? « Ne joue pas les enfants ainsi. Ce qu’on a fait, ça porte un nom. Ça en porte même toute une flopée. On peut le dire cash histoire de dissiper le malaise. On a baisé comme des animaux. Tu m’as pris contre ce mur… Et tu m’as fait gémir jusqu’à ce que je me répande dessus. Et si ça peut te retirer ton attitude de vierge effarouchée, je peux te donner une foule d’autres termes si ça peut te décoincer. C’est quand même dingue, alors que c’est moi qui ai pris, que je sois celui à qui ça semble poser le moins de soucis. Et pourtant, Cernunnos sait que ça fait longtemps que je n’ai plus laissé personne me passer dessus. Facilement dix ans. » Ok, je vois, il est à côté de la plaque. Il pense que ça a quelque chose à voir avec cette nuit… Oui, ça a à voir, mais ce n’est pas ce que je voulais dire. Je l’ai laissé faire son petit speech, terriblement crédible alors qu’il sort à peine de la douche avec seulement une serviette autour de la taille. Je ne vais pas me plaindre, loin de là, mais ça ne me fait pas oublier que ma question a été mal interprétée. Ça en est presque déprimant. Est-ce moi qui n’ait pas su m’exprimer correctement ou lui qui n’a pas compris ? Ou qui fait semblant de ne pas avoir saisi ? J’ai l’impression d’être en pleine traduction d’un langage inconnu dont je dois en décrypter le sens.

« Tu n’as pas à te sentir redevable vis-à-vis de moi quoi que ce soit du genre. Au sortir d’une situation à haut risque, c’est normal d’avoir des pulsions sexuelles. Et je pense que je peux affirmer sans trop me tromper qu’on a plutôt prit notre pied tous les deux, tout à l’heure. Je ne vois donc aucune raison de dramatiser la situation plus que de raison. Ce qui est arrivé est arrivé mais cela doit-il vraiment changer les choses ? Maintenant, laisse reposer à l’air jusqu’à ce que le cataplasme forme une croute. Une fois que ça sera fait, je te ferais un bandage. La croute tombera d’elle-même quand elle aura fait son œuvre. Il ne faudra pas y toucher. Ça pourrait laisser une cicatrice mais il vaut mieux éviter le risque d’infection. » Une de plus, une de moins… Et je ne dramatise pas la situation. Bordel de merde, Edwin. Bon, ça suffit pour aujourd’hui, je réessaierai une autre fois.

« J’adorerais passer la fin de ma nuit à discuter de toi me chevauchant sauvagement mais je préférerais limiter la décomposition du corps au maximum. Mon téléphone est dans la poche de mon pantalon, sur la table à potions. Appelle Saul pour moi. Bilan de la situation et tout le bousin. Moi j’vais m’habiller. Il manquerait plus que je chope une pneumonie. Dans cette foutue ville, ça pourrait encore être un sort plus désagréable que de finir boulotté par un putain de wendigo. » Ouais, voilà, restons en là. Changeons de sujet. Je le regarde s’éloigner, et une fois le rideau fermé, je balaye la pièce du regard à la recherche de son pantalon. Je me lève, vêtu d’un simple hoodie et d’un caleçon. J’examine les potions sur la table. Il y en a de toutes les couleurs et toutes les formes. J’en regarde quelques-unes. Les inscriptions sur les flacons sont assez étranges, je n’en comprends même pas la moitié. En même temps, niveau médecine, je suis nul. Je n’y connais rien du tout.

J’attrape son téléphone portable et la voix de l’anglais me parvient de l’autre côté du rideau. « Si t’as vraiment besoin de l’entendre pour être rassuré… Putain, pour moi, ce qu’il s’est passé tout à l’heure, ça veut rien dire. C’était un appel charnel, quelque chose de naturel compte tenu de la situation. Cependant… Ce n’était pas désagréable. Si d’aventure tu voudrais remettre le couvert, ça ne me dérange pas d’inclure des rapports sexuels à notre relation. » Outch. Dire de ce n’est pas blessant serait mentir. Pour une fois, il n’est pas à côté de la plaque, au contraire. En plein dans le mille. Ce n’était donc qu’un bon moment, rien de plus. Est-ce que je suis rassuré maintenant ? Non, vraiment pas, mais je préfère ça plutôt qu’espérer vainement. J’ai déjà pris des râteaux, mais celui fait mal. Je prends une longue inspiration avant de composer le numéro de Saul. Je lui raconte notre mésaventure avec le Wendigo et lui donne l’adresse pour venir chercher le corps décomposé.

Je raccroche et je repose le portable sur la table à potions. On va avoir une paire de gros bras qui va débarquer ici pour que l’english puisse assouvir sa curiosité malsaine. Génial. Presque aussitôt, toute sensation disparaît dans ma jambe gauche et je me vautre lamentablement par terre dans une exclamation de surprise. Bordel, il lit dans les pensées, c’est pas possible. « Désolé pour ça. Une sale habitude quand ma foutue jambe m’emmerde. » Mouais, je suis presque sûr qu’il l’a fait exprès. Enfoiré. Il m’aide à me relever et je m’assois sur la table. Je dois vraiment perdre ce comportement pavlovien. Ça en devient ridicule. « On aurait dû le faire allongé… Ça aurait au moins eu le mérite de reposer un peu ma jambe. » Je réponds du tac-au-tac « Oh, excuse moi, la prochaine fois, je prendrai le temps de te porter jusqu’à ton lit pour reposer un peu ta jambe. »

« Et pour le wendigo… Je maintiens que j’ai fait ce qu’il y avait à faire. T’es un médium doué mais ton domaine, c’est justement les esprits. Tu n’agis pas réellement sur le monde physique. J’ai ce pouvoir. Et la magie wicca est remplie de sorts de protections en tout genre. Tu peux maintenir que mon attitude était stupide mais au fond de toi, tu le sais aussi que c’était la meilleure chose à faire. » Efface tout de suite ce sourire avant que je ne te le fasse ravaler, espèce de tocard arrogant. « Encore un peu et je pourrais vraiment croire que tu t’inquiètes de mon sort. » Ma réaction ne se fait pas attendre. Je me lève immédiatement et je l’attrape violemment par son pull, l’obligeant à me regarder dans les yeux. « Joue pas au petit con condescendant avec moi. Tu sais très bien que  nous pouvons aussi agir sur le monde physique. Les démons, ça te parle ? Le Wendigo à côté, c’est une petite blague. Et ne te prends pas pour un héros. T’es pas le genre de gars qui devrait aller en première ligne. Tu l’as dis, vous avez pleins de sorts de protection, donc tu protèges. Plus jamais tu te mets inutilement en danger comme ça !
Si j’avais pas achevé ce monstre à temps, t’y serais passé. Dis-le moi si t’es devenu suicidaire, si tu préfères jouer avec ta putain de vie. Tu veux faire quelque chose pour changer ce monde ? Très bien, voilà un conseil : ne meurs pas bêtement en voulant satisfaire ta petite fierté mal placée. »
Je lui ai presque craché ces quelques mots au visage. C’est la même rengaine que tout à l’heure, sauf que cette fois, je ne suis pas en état de choc et je suis en pleine possession de mes moyens. Mon attention a été détournée tout à l’heure, mais cette fois, il ne passera pas au travers. « Encore une chose, Monsieur le génie en magie Wiccan, ton seul job, c’est de faire des onguents, alors, ne viens pas me dire ce qui était la meilleure chose à faire. Qu’en sais-tu ? Pour qui te prends-tu pour penser pouvoir choisir la bonne méthode ? Le seul risque de t’ais jamais pris dans ta vie de Wiccan à l’Audito, c’est de monter sur un escabeau pour atteindre les livres en haut de la bibliothèque. » Je relâche son pull et je me décale en faisant quelques pas pour calmer mes nerfs. « Félicitations Edwin, t’as failli crever en voulant jouer avec ce Wendigo. La prochaine étape, c’est quoi ? La scarification ? Mais il fallait le dire plus tôt, bienvenue au club ! » Je suis fou de rage. Et je suis essoufflé. Mes mots ont largement dépassé ma pensée, mais il faut au moins ça pour faire réagir cet enfoiré d'anglais. Et si ce n'est pas suffisant, ce n'est pas grave, des choses à se dire, ce n'est pas ça qui manque.
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Ses mains agrippent mon pull. Ne m’y attendant pas, je laisse un son surpris s’échapper de mes lèvres alors qu’il me tire sans délicatesse à lui, forçant le contact visuel par la même. « Joue pas au petit con condescendant avec moi. Tu sais très bien que  nous pouvons aussi agir sur le monde physique. Les démons, ça te parle ? Le Wendigo à côté, c’est une petite blague. Et ne te prends pas pour un héros. T’es pas le genre de gars qui devrait aller en première ligne. Tu l’as dis, vous avez pleins de sorts de protection, donc tu protèges. Plus jamais tu te mets inutilement en danger comme ça ! Si j’avais pas achevé ce monstre à temps, t’y serais passé. Dis-le moi si t’es devenu suicidaire, si tu préfères jouer avec ta putain de vie. Tu veux faire quelque chose pour changer ce monde ? Très bien, voilà un conseil : ne meurs pas bêtement en voulant satisfaire ta petite fierté mal placée. » Je soutiens durement son regard. Pas question qu’il gagne à ce petit jeu. J’ai fait ce qu’il y avait à faire. Compte tenu du fait que j’étais le seul à pouvoir encaisser assez de coup que pour donner le temps de le tuer à l’autre, j’ai pas le moindre remords. Et pour ce qui est des démons… Je ne vois pas ce que ça vient foutre dans la conversation. C’est d’un wendigo dont on parle. Pas un truc qu’il peut exorciser ou renvoyer en enfer. Juste un homme qui s’est perdu de vue. Enfin, ce qui avait été un homme… Transformé par la magie et le cannibalisme. Un monde avide de chair, en constante famine. Ça ne s’exorcise pas. Ça se tue. « Encore une chose, Monsieur le génie en magie Wiccan, ton seul job, c’est de faire des onguents, alors, ne viens pas me dire ce qui était la meilleure chose à faire. Qu’en sais-tu ? Pour qui te prends-tu pour penser pouvoir choisir la bonne méthode ? Le seul risque de t’ais jamais pris dans ta vie de Wiccan à l’Audito, c’est de monter sur un escabeau pour atteindre les livres en haut de la bibliothèque. » Il me relâche et c’est là que je vois rouge. Il ne sait rien. Il ne comprend rien. Si mon regard avait pu tuer, l’irish serait mort en cet instant. « Félicitations Edwin, t’as failli crever en voulant jouer avec ce Wendigo. La prochaine étape, c’est quoi ? La scarification ? Mais il fallait le dire plus tôt, bienvenue au club ! » J’attrape son épaule pour le forcer à arrêter sa marche pour me faire face. Presque directement après, mon poing s’écrase sur son visage. Je vise le nez. Je sais comment le briser sans que cela ne laisse trop de trace. Je suis médecin après tout. Le craquement accompagne le choc. Quand je récupère ma main, il a le nez en sang. Dans l’action, j’ai du mal à voir mais je crois que la fracture est nette. Cela ne devrait pas prendre trop de temps à se remettre en place.

« Je t’interdit de dire un truc pareil ! » Fou de rage, je ne peux m’empêcher de crier. Mon corps entier se tend sous la colère et ça me démange de frapper à nouveau. C’est à mon tour de l’agripper par son haut. Je le pousse contre la table, lui bloquant toute retraite. « Qui avait le ventre ouvert mais était là pour soigner les blessés grave à l’ouverture de la bouche de l’enfer ?  Qui s’est fait trainer dans le bayou sans la moindre formation pour y chasser avec une Mulligan ? Qui a dû mettre sa vie en danger avec des sortilèges dangereux pour traquer un putain d’esprit qu’elle aurait pu invoquer directement ? Qui a sauvé ton putain de cul aujourd’hui ? De fais pas de moi une saloperie de poupée fragile parce que j’en suis pas une. Être putain d’intéressé par le fait d’apprendre des choses fait pas de moi un putain de rat de bibliothèque incapable de se défendre ! » Je le relâche et je recule des quelques pas alors que je me connecte à son système nerveux. Je m’appuie sur ma table à potion, prêt à accuser le choc. Je prends une grande inspiration juste avant d’atteindre le point voulu dans son système sensoriel. En l’espace d’un battement de cil, je lui donne la sensation d’avoir une crise cardiaque. La douleur se répercute sur moi. Je la chasse avec une grimace. Ce n’est qu’une infime partie de ce que lui ressent en ce moment. Et c’est tout aussi bien comme ça. « Ne dis plus jamais que mon job se limite à faire des onguents. » Mon ton est froid et sec. Il a vraiment réussi à m’énerver, ce con. « Je pourrais te tuer sans même que tu ne te rende compte de ce qui t’arrive. Je peux faire croire à ton cerveau que ton cœur a arrêté de battre, comme en ce moment. Je puis lui donner la sensation que tes poumons ne fonctionnent plus, je peux te donner la sensation d’avoir les tripes à l’air. Et il n’y a rien que tu pourras y faire si ce n’est attendre que je relâche mon emprise. Parce que ton corps ira parfaitement bien mais tu vivras un putain d’enfer. » Je prends une grande inspiration alors que je relâche mon contrôle sur son esprit. « Et ce n’est qu’une petite partie de ce que je peux faire. Alors ne t’avise plus jamais de diminuer ce que je suis ou l’ampleur de mes dons. Je comprends même pas ce que ça peut te foutre que je claque ou pas, bordel ! C’est quoi que tu me fais là ?! Une putain de crise de jalousie parce que cette fois ci, c’est pas toi qui a mis ta vie en danger pour faire fuir les méchants ! Mais putain, faudrait que tu calmes ton complexe du héros ! Et que t’apprenne un peu a respecter ceux qui ont pas le même panel de pouvoirs que toi ! Parce que, bordel, je me tue à essayer de comprendre vos conneries de spiritisme depuis des mois maintenant ! Mais vous êtes tellement secrets et précieux avec tout votre bordel qu’à part des informations données au compte goute, j’ai jamais rien eu, putain de merde ! »

Crier fait du bien. Ça soulage un peu la colère qu’Irwyn venait de faire exploser en moi. J’ai le souffle court de m’être énervé. Le voile de la colère se lève doucement et je réalise que je lui ai plus que probablement cassé le nez gratuitement. Je serre les dents, posant mon regard sur le cadavre gisant au milieu de la pièce. « Sérieusement… Dis-moi… Comment aurais-tu pu me faire gagner assez de temps pour qu’il ne nous tue pas tous les deux… ? Et ceci n’est pas une question rhétorique. Parce que, sincèrement, je n’ai pas connaissance de quelque chose qui t’aurais permit de rester en vie le temps nécessaire. Mais vu que visiblement ça te dérange, pardonne-moi de ne pas avoir voulu être responsable de ta mort. » Cette dernière phrase est lâché sur un ton bien trop acide, même à mon gout.


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 Sa réponse ne se fait pas attendre et son poids s’écrase violemment sur mon nez. Je lâche une flopée de jurons. « Je t’interdis de dire un truc pareil ! » Tu m’interdis ? Tu m’interdis ?! Enfoiré arrogant ! Toi et tous tes petits copains Wiccans, je leur crache à la gueule et sur leur complexe de supériorité. Vous voulez tout contrôler, même ce qui vous dépasse et après, ça vient chialer qu’il y a des pertes. Ses mains agrippent mon haut et mon dos heurte la table. « Qui avait le ventre ouvert, mais était là pour soigner les blessés graves à l’ouverture de la bouche de l’enfer ? Qui s’est fait traîner dans le bayou sans la moindre formation pour y chasser avec une Mulligan ? Qui a dû mettre sa vie en danger avec des sortilèges dangereux pour traquer un putain d’esprit qu’elle aurait pu invoquer directement ? Qui a sauvé ton putain de cul aujourd’hui ? Ne fais pas de moi une saloperie de poupée fragile parce que j’en suis pas une. Être putain d’intéressé par le fait d’apprendre des choses fait pas de moi un putain de rat de bibliothèque incapable de se défendre ! » Je ricane et j’arque un sourire narquois. « Awh, pauvre chou… Presque à plaindre. » J’ai l’impression d’entendre une petite princesse se plaindre, car elle s’est cassée un ongle. Tout ce qu’il me dit là, tout ce qui semble tant le toucher, c’est notre lot quotidien. C’est tellement courant qu’on envoie les médiums en première ligne pour évaluer les dangers. La traque d’esprit, les chasses dans le bayou, c’est rien. On est même heureux lorsqu’il ne s’agit que de ça. « C’est bien ce que je disais, tu n’y connais rien. T’es pas un gars de terrain, t’as pas les épaules pour ça. Si tu te plains déjà des traques dans le bayou, je ne donne pas cher de ta putain de peau de connard prétentieux. »

Il me relâche et se recule. Ce n’est pas fini, le connaissant, il ne va pas vouloir en rester là. Bah oui, attendez, on ne va pas laisser un médium avoir raison, quand même. Les sorciers ont une réputation à tenir. Et puis, soudain, une douleur sourde dans le sternum. Je pose une main sur ma poitrine, ne comprenant pas ce qu’il se passe avant de voir la tête d’Edwin. Saloperie. « Ne dis plus jamais que mon job se limite à faire des onguents. » J’ai le souffle court et je dois me tenir à la table de l’autre main, assailli par les vertiges. La douleur me vrille la poitrine et remonte lentement vers ma mâchoire. Il va le payer cher. « Je pourrais te tuer sans même que tu ne te rendes compte de ce qui t’arrive. Je peux faire croire à ton cerveau que ton cœur a arrêté de battre, comme en ce moment. Je peux lui donner la sensation que tes poumons ne fonctionnent plus, je peux te donner la sensation d’avoir les tripes à l’air. Et il n’y a rien que tu pourras y faire si ce n’est attendre que je relâche mon emprise. Parce que ton corps ira parfaitement bien, mais tu vivras un putain d’enfer. » La douleur s’arrête enfin et je prends une grande inspiration, cherchant à reprendre mon souffle. Je vais le tuer. La sensation d’étouffement est partie, mais les vertiges sont encore présents.

« Et ce n’est qu’une petite partie de ce que je peux faire. Alors ne t’avise plus jamais de diminuer ce que je suis ou l’ampleur de mes dons. Je comprends même pas ce que ça peut te foutre que je claque ou pas, bordel ! C’est quoi que tu me fais là ?! Une putain de crise de jalousie parce que cette fois ci, c’est pas toi qui a mis ta vie en danger pour faire fuir les méchants ! Mais putain, faudrait que tu calmes ton complexe du héros ! Et que t’apprenne un peu à respecter ceux qui ont pas le même panel de pouvoirs que toi ! Parce que, bordel, je me tue à essayer de comprendre vos conneries de spiritisme depuis des mois maintenant ! Mais vous êtes tellement secrets et précieux avec tout votre bordel qu’à part des informations données au compte goutte, j’ai jamais rien eu, putain de merde ! » Je me redresse, me décalant de la table. Sa petite démonstration de force ne m’impressionne pas, loin de là. J’ai touché un point sensible. J’ai raison, je le sais et lui est putain de susceptible et aveugle. Je suis toujours fou de rage contre lui. Il ne comprend donc rien. Edwin, toujours à côté de la plaque. « Ces conneries de spiritismes t’ont sauvé le cul plus d’une fois, donc fais gaffe à ce que tu dis ! Tu sais pourquoi on ne vous dit rien ? Tu sais pourquoi il y a une fraction entre sorciers et médiums ? Parce que vous n’y connaissez rien, mais surtout, vous ne pouvez rien y faire ! On vous met face à un poltergeist et on retrouve un cadavre dans les 5 minutes qui suivent ! Pour une fois dans vos vies, rangez votre ego démesuré et laissez-nous faire ! On cherche pas à avoir le beau rôle, loin de là. T’es le médecin, l’english, tu sais aussi bien que moi qu’il y a plus de victimes médiums que sorcières, mais tu sais aussi que sans nous, il n’y aurait même plus de sorcier ! » Je fais quelques pas vers lui, fulminant de rage. « Si on n’était pas là, tu compterais par centaines les corps de tes camarades. Arrête-moi si je me trompe, mais je doute que tu veuilles que ta petite Esmée se retrouve dans le lot. »

Son regard me quitte et glisse sur le cadavre pestilentiel du Wendigo. « Sérieusement… Dis-moi… Comment aurais-tu pu me faire gagner assez de temps pour qu’il ne nous tue pas tous les deux… ? Et ceci n’est pas une question rhétorique. Parce que, sincèrement, je n’ai pas connaissance de quelque chose qui t’aurait permis de rester en vie le temps nécessaire. Mais vu que visiblement, ça te dérange, pardonne-moi de ne pas avoir voulu être responsable de ta mort. » Je ne comptais pas le rester. Si j’avais dû y passer pour sauver ton cul, j’y serais passé. Je ne réponds pas tout de suite, laissant sa question en suspens. Il va le deviner, il me connaît.
Il sait très bien que je n’avais aucun moyen de tenir ce Wendigo à distance sans mourir ou finir salement amoché. Si je devais finir en lambeaux pour qu’il puisse s’en sortir, et bien soit. Je suis comme ça, je ne fais pas les choses à moitié. Ce qu’il ne sait peut-être pas, c’est jusqu’où je suis près à aller pour que ce soit fait. Et le pire, c’est que je n’aurais pas hésité une seule seconde. Armé d’un athamé et d’un ersatz de sort de protection, j’aurais sauté dans la gueule du monstre. Le pire dans tout ça ? C'est que je l'aurais fait pour bien moins que ça.

Mon silence en dit long, en dévoile beaucoup trop. « Comment j’aurais fait n’a pas d’importance, je l’aurais fait, c’est tout ce qui compte. » Et c’est tout ce qui devrait compter. C’est mon putain de rôle, depuis le début. « Et tu n’aurais pas été responsable. T’es pas ma putain de baby-sitter, ce que je fais ou ne fais pas ne regarde que moi. La seule chose dont tu aurais été responsable, ç’aurait été ta propre mort. » Il n’est d’ailleurs pas passé loin tout à l’heure. Abruti voulant jouer aux héros.
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Mon regard remonte sur lui et j’observe son silence. Ouais. C’est bien ce que je me disais. Il n’aurait pas pu. Je ne me gêne pas pour lâcher un reniflement dédaigneux. Donc, on en est là ? Il m’engueule parce que je ne l’ait pas laissé se suicider pour de bon ? Sale con égoïste. Être content du fait qu’on soit en vie tous les deux, c’est pas suffisant pour lui ? Il sait que je suis une tête de mule, il sait que si c’était à refaire, je ferais tout pareil. Il sait qu’il ne pourra pas me convaincre du contraire. C’est à se demander pourquoi on argumente encore, pourquoi on perd encore du temps et de l’énergie sur des conneries pareilles. Je préférais perdre mon énergie d’une manière plus charnelle avec lui. « Comment j’aurais fait n’a pas d’importance, je l’aurais fait, c’est tout ce qui compte. » Un nouveau reniflement dédaigneux m’échappe. Ouais… C’est ça. Et ma mère a une paire de couilles en plus d’être la reine d’Angleterre… Mon cul. Si j’étais pas intervenu, il se serait juste fait massacré et ça aurait été ma faute. Et toute ma putain de vie, j’aurais dû vivre avec ce poids sur les épaules. Comme si être amputé d’une jambe était pas déjà suffisant. « Et tu n’aurais pas été responsable. T’es pas ma putain de baby-sitter, ce que je fais ou ne fais pas ne regarde que moi. La seule chose dont tu aurais été responsable, ç’aurait été ta propre mort. » « Et alors ? Qu’est-ce que ça peut te foutre bordel ?! Si, comme tu le dis si bien, mon seul job c’est de faire des putains d’onguents, qu’est-ce que ça peut te foutre que je risque volontairement de me faire massacrer par un wendigo ? Putain, qu’est-ce que ça changerait que je sois là ou pas ?! Hein ?! J’suis pas ta putain de baby-sitter et t’es pas la mienne. Mes choix m’appartiennent tout comme les tiens t’appartiennent. C’est ce qu’on appelle le putain de libre arbitre. Ce que tu racontes a pas de putain de sens ! Tu te permets de critiquer ouvertement mon attitude et la prise de risque que j’ai volontairement accepté alors que tu m’interdits de ne serait-ce qu’imaginer ce qui aurait pu se passer si j’étais pas intervenu parce que, je site, ce que tu fais ou tu ne fais pas ne regarde que toi ! Mais putain, Irwyn, ouvre les yeux, merde ! Ca tiens pas la route ne serait-ce qu’une putain de minute. Et de toute manière, ce qui est fait est fait. On peut rien y changer. On peut juste être heureux d’être tous les deux en vie et en un morceau. Et j’insiste sur le ‘en un morceau’. Je comprends même pas pourquoi ce truc a l’air de te tenir tellement à cœur ! »

Je marque une pause, attrapant un linge propre et une petite bassine dans laquelle je verse un peu d’eau pour me rapprocher de lui. J’humidifie de linge et je commence à éponger son nez pour lui nettoyer le visage. « J’ai l’impression que tu me vois comme une putain de chose fragile. Ce n’est pas parce que ma jambe m’empêche de partir en chasse que j’en suis une. Penche un peu la tête en arrière que je regarde si je t’ai cassé ça proprement comme je le voulais ou pas. » Je le force à relever le menton et je rince le linge avant de retourner éponger le sang qui lui coule du nez. Ça commence déjà à gonfler mais l’œdème m’a l’air propre. Un médecin spécialisé ne devrait pas avoir de mal à placer les broches pour redresser tout ça. Il va juste siffler un peu du nez le temps que l’œdème dégonfle pour qu’on puisse placer les broches. Ça lui fera les pieds et ça lui rappellera peut-être de ne plus me sous-estimer sous prétexte que, contrairement à lui, je ne suis pas en première ligne du conflit. « Ça devrait aller. Il faudra juste que tu reviennes me voir une fois que ça aura dégonflé. Redresse la tête et continue d’éponger le sang mais laisse couler. » Je lui fourre le linge dans les mains avant de tirer un tabouret pour m’asseoir en face de lui. Je ne peux retenir un soupir de soulagement alors que je libère ma jambe de mon poids. Instinctivement, je me penche légèrement pour masser mon genou, ne pouvant retenir une grimace. « On est tous les deux des sales cons d’égoïstes butés. Aucun de nous deux ne parviendra à convaincre l’autre qu’il a raison. Laissons cette conversation derrière nous avant que je ne décide de me vexer pour toutes les conneries que t’as dit sur les sorciers. Et parle encore d’Esmée et la crise cardiaque que je t’ai simulé aura l’air d’être une putain de balade de santé à côté de ce que je vais te faire subir, ok ? »


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 « Et alors ? Qu’est-ce que ça peut te foutre bordel ?! Si, comme tu le dis si bien, mon seul job c’est de faire des putains d’onguents, qu’est-ce que ça peut te foutre que je risque volontairement de me faire massacrer par un wendigo ? Putain, qu’est-ce que ça changerait que je sois là ou pas ?! Hein ?! J’suis pas ta putain de baby-sitter et t’es pas la mienne. Mes choix m’appartiennent tout comme les tiens t’appartiennent. C’est ce qu’on appelle le putain de libre arbitre. Ce que tu racontes a pas de putain de sens ! Tu te permets de critiquer ouvertement mon attitude et la prise de risque que j’ai volontairement accepté alors que tu m’interdis de ne serait-ce qu’imaginer ce qui aurait pu se passer si j’étais pas intervenu parce que, je cite, ce que tu fais ou tu ne fais pas ne regarde que toi ! Mais putain, Irwyn, ouvre les yeux, merde ! Ça tiens pas la route ne serait-ce qu’une putain de minute. Et de toute manière, ce qui est fait est fait. On peut rien y changer. On peut juste être heureux d’être tous les deux en vie et en un morceau. Et j’insiste sur le ‘en un morceau’. Je comprends même pas pourquoi ce truc a l’air de te tenir tellement à cœur !
- C’est ça, soyons heureux et baisons une nouvelle fois près du cadavre du Wendigo pour oublier notre différent. »

Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans ‘’j’ai pas envie que tu prennes des risques inutilement’’ ? Bordel de merde, je vais vraiment devoir le formuler à voix haute ? Est-ce que ce n’est pas évident ? Est-ce que ça ne saute pas aux yeux que je préférerais y passer plutôt que d’avoir sa putain de mort sur la conscience. De toute façon, ce n’est pas comme si ma mort changerait quoi que ce soit. Il existe une tripotée de médiums pour prendre ma place et je suis tellement insupportable que personne ne me regrettera vraiment. Edwin l’a dit lui-même, tout ça ne veut rien dire. Non, ça ne veut rien dire. C’est à se demander pourquoi on se bat encore.

J’ai un petit mouvement de recul lorsqu’il s’approche de moi avec un linge humide. Laisse mon nez tranquille, tu l’as déjà bien amoché comme ça. « J’ai l’impression que tu me vois comme une putain de chose fragile. Ce n’est pas parce que ma jambe m’empêche de partir en chasse que j’en suis une. Penche un peu la tête en arrière que je regarde si je t’ai cassé ça proprement comme je le voulais ou pas. » Je suis loin de le voir comme une petite chose fragile et c’est bien ce qui m’énerve. Ç’aurait été un véritable gâchis s’il était tombé sous les coups d’un Wendigo. Je m’exécute, non sans ronchonner quelques insultes à son encontre. Avec la descente d’adrénaline, je ressens désormais pleinement la douleur de la fracture. Outch, ça pique un peu quand même. Même si ça me fait doucement rire. Me casser le nez n’est peut-être pas la meilleure manière de me faire souffrir. Je veux dire, j’ai déjà demandé à un autre médium de me le casser pour emmerder un esprit. Par contre, la crise cardiaque imaginaire m’a pas mal retourné. Ce genre de sensations, plus jamais. Ce sentiment d’impuissance alors que votre corps semble lâcher. Pour la première fois, j’étais en pleine perte de contrôle et ça m’a perturbé plus que je ne voudrais bien l’admettre.

« Ça devrait aller. Il faudra juste que tu reviennes me voir une fois que ça aura dégonflé. Redresse la tête et continue d’éponger le sang mais laisse couler.
- Va te faire foutre.
- On est tous les deux des sales cons d’égoïstes butés. Aucun de nous deux ne parviendra à convaincre l’autre qu’il a raison. Laissons cette conversation derrière nous avant que je ne décide de me vexer pour toutes les conneries que t’as dit sur les sorciers. Et parle encore d’Esmée et la crise cardiaque que je t’ai simulé aura l’air d’être une putain de balade de santé à côté de ce que je vais te faire subir, ok ? »


Appliquant le linge sur mon nez, je lui adresse à peine un regard. « Je ne savais pas que ta nièce était à NOLA… Je ne savais pas que tu avais une nièce tout court. » Rencontre plutôt mouvementée, d’ailleurs. Je n’arrive pas à imaginer Edwin en oncle. Je ne sais pas, ça ne colle pas au personnage. « Elle te cherchait et elle a cru bon de débarquer au QG de l’Audito. » Grossière erreur. Enfin, sa plus grosse erreur était surtout d’avoir l’air suspecte et de ne pas savoir faire une phrase cohérente. Je lâche une exclamation dédaigneuse. « Apparemment, le manque d’instinct de survie, c’est de famille. » Je renifle bruyamment, le saignement s’est enfin arrêté. Je ressuie rapidement et maladroitement les tâches de sang sur mon visage et je repose le linge sur la table. Je baisse les yeux vers Edwin. « Fais attention à elle. » Quel âge a-t-elle ? A peine la majorité et voilà qu’elle trempe déjà dans tout ce foutoir de fin du monde. C’est trop jeune pour commencer à sentir ce poids sur ses épaules. Et pourtant, on en a vu des plus jeunes partir les pieds devant à l’Audito. Des adolescents arrogants et inconscient croyant pouvoir changer le monde. Esmée me fait penser à toutes ses personnes qui continuent d’espérer qu’une amélioration est possible. Tout cet idéalisme, c’est des conneries. Ne me faites pas rire. La seule amélioration possible sera quand je serai six pieds sous terre.
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« Je ne savais pas que ta nièce était à NOLA… Je ne savais pas que tu avais une nièce tout court. » Je grimace à la mention du mot ‘nièce’. Je n’aime pas parler de Pertersfield, de ma famille, de mon Coven. Cela me laisse toujours un gout de regret dans la bouche, un gout d’inachevé. Je suis celui qui a coupé les ponts et pourtant que je suis sans doute celui qui a le plus souffert de l’éloignement dans l’histoire. « Je ne parle pas de ma famille. » Une simple remarque. Une remarque ? Non, plutôt une mise en garde. Je ne sais pas mentir et je ne le veux pas. Mais il n’y a pas de putain de moyen pour que je lui balance toute mon histoire familiale. Qu’il sache que Dàibhidh est mon ancêtre, c’est déjà beaucoup à mes yeux. Peut-être même beaucoup trop. C’est plus facile quand les gens oublient de penser au fait que moi aussi j’ai une famille. Passer pour un connard inhumain, c’est plus simple. « Mais je ne suis pas biologiquement son oncle. Juste par adoption. » C’est tout ce que je lui dirais. Démerde-toi avec ça si ça t’intéresse, l’irish. « Elle te cherchait et elle a cru bon de débarquer au QG de l’Audito. » Nouvelle grimace. Je me penche pour remonter mon pantalon, dévoilant ma prothèse avant de commencer à entreprendre de la retirer. Après le sprint que je le suis tapé, j’ai besoin de laisser mon genoux respirer un peu. Et cela m’empêchera de trop m’appuyer dessus. « Je sais, elle a débarqué chez toi quand… Enfin, tu sais quand. Des sacrés retrouvailles. Je suis étonné qu’on n’ait rien cassé chez toi. » Le cliquetis caractéristique retentit alors que je retire la prothèse pour la déposer sur une table. Je me repenche ensuite pour dérouler la chaussette de contention. « Apparemment, le manque d’instinct de survie, c’est de famille. » « Ca et le côté buté, oui. » Je lâche un léger soupire quand mon genoux est enfin libéré du tissus le serrant au quotidien. Je dépose mon matériel à côté de la prothèse et je me penche pour masser mon moignon. Ce n’est pas comme si Irwyn ne l’avait jamais vu après tout… « Fais attention à elle. » « J’essaye… » Je grimace à nouveau mais ce n’est pas forcément à cause de ma jambe cette fois ci. « Elle s’est mise en tête de rejoindre l’Audito. Elle est venue ici pour étudier à la base… Pas pour se lancer dans toute cette putain de folie. Toi et moi, on a déjà été brisé par la vie. S’amocher un peu plus ou un peu moins dans toute cette merde, ça change rien pour nous. Elle… Ellle a encore tellement à vivre, à apprendre, à découvrir. Je sais que je ne pourrais pas l’empêcher de rejoindre l’Audito. C’est aussi une Rosenbach après tout… »

Je lâche un léger rire désabusé. « Passe-moi le flacon vert derrière toi. » A mon grand plaisir, il s’exécute et je récupère le flacon de crème fait par mes soins. Je le débouche en un ‘pop’ sonore. Je frappe l’embouchure sur ma paume à plusieurs reprises, finissant par y recueillir assez de crème que pour l’appliquer sur mon moignon. Je m’y applique directement. « Tout ce que je peux faire, c’est essayer de faire mon possible pour qu’elle ne rejoigne pas le venandi, quitte à faire chanter Saul. Je suis content de la revoir mais… Je ne suis pas sûr qu’elle avait besoin de voir l’homme que je suis aujourd’hui. Et c’est plus facile de prendre part à toute cette merde quand on n’a pas à s’inquiéter pour sa famille. » Irwyn est-il seulement au courant que Sloan est ma mère adoptive ? Les noms de familles et les accents anglais ne trompent pas mais de là à imaginer qu’une si jeune femme ait pu être la sœur ainée de ma mère… Il y a un monde. Je finis de masser mon moignon, le produit ayant pénétré la peau. Cela va au moins apaiser un peu la douleur… Je passe une main sur mon visage. « Tout cela devient un putain de sac de nœud… J’aimerais tellement pouvoir la foutre dans un avion pour la renvoyer dans notre coven. J’aurais pas à m’inquiéter d’avoir un jour à la recoudre. » Ma main quitte enfin mon visage. Je me sens soudainement si vieux… Vieux et fatigué. Je n’aime pas le poids de l’attachement. C’est plus simple quand les gens auxquels je tiens sont loin de moi. En sécurité. Quand je peux m’idéaliser leurs vies dans ma tête, quand je n’ai pas à m’inquiéter d’être mit au courant de leur mort chaque jour qui passe. « Je peux te demander une faveur ? Veille sur elle autant que possible quand je ne peux pas le faire. Elle est jeune et débordante d’énergie et d’envie d’aider… Comme moi à une époque. Je ne veux pas que, comme moi, elle se brule les ailes à vouloir voler trop prêt du Soleil. » Grosse confession que celle-là. Et quelque part, je ne sais pas pourquoi je lui demande ça. Il y a plus de chance qu’il me rit au visage qu’autre chose…


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 « Elle s’est mise en tête de rejoindre l’Audito. Elle est venue ici pour étudier à la base… Pas pour se lancer dans toute cette putain de folie. Toi et moi, on a déjà été brisé par la vie. S’amocher un peu plus ou un peu moins dans toute cette merde, ça change rien pour nous. Elle… Elle a encore tellement à vivre, à apprendre, à découvrir. Je sais que je ne pourrais pas l’empêcher de rejoindre l’Audito. C’est aussi une Rosenbach après tout… » Autant dire tout de suite que c’est foutu. J’ai pu le voir lors de notre rencontre, elle sait ce qu’elle veut. Reste à savoir si on sera suffisamment stupide pour la laisser se jeter dans toute cette folie. D’un autre côté, c’est sa vie et si elle veut rejoindre l’Audito, ça me rassure dans un sens de savoir qu’on sera là aussi pour lui éviter certains pièges et erreurs de débutants.

« Passe-moi le flacon vert derrière toi. » Je m’exécute, plus par automatisme que pour réellement faire plaisir à cette saleté d’english. « Tout ce que je peux faire, c’est essayer de faire mon possible pour qu’elle ne rejoigne pas le venandi, quitte à faire chanter Saul. Je suis content de la revoir, mais… Je ne suis pas sûr qu’elle avait besoin de voir l’homme que je suis aujourd’hui. Et c’est plus facile de prendre part à toute cette merde quand on n’a pas à s’inquiéter pour sa famille. » Je ne sais pas trop quoi ajouter là. Oui, on voudrait la garder en sécurité, mais d’un autre côté, c’est une adulte avec son libre-arbitre. On devrait la protéger, pas l’enfermer dans une bulle hermétique. Il y aura un jour où on ne sera pas là et elle devra faire face à ce monde toute seule. Le point de vue d’Edwin est compréhensible et je le partage, mais… Je suis aussi d’avis de la laisser prendre ses propres décisions. Sauf si elle veut se suicider, là, on intervient.

« Tout cela devient un putain de sac de nœud… J’aimerais tellement pouvoir la foutre dans un avion pour la renvoyer dans notre coven. J’aurais pas à m’inquiéter d’avoir un jour à la recoudre.
- Tu ne pourras pas toujours la protéger du monde extérieur. Il arrivera bien un moment où tu devras lâcher prise et la laisser vivre, un peu. Si tu l’oppresses, elle n’en fera qu’à sa tête et là, ce sera dangereux. »

En tout bon adolescent qui se respecte, elle fera exactement l’inverse. « Je peux te demander une faveur ? Veille sur elle autant que possible quand je ne peux pas le faire. Elle est jeune et débordante d’énergie et d’envie d’aider… Comme moi à une époque. Je ne veux pas que, comme moi, elle se brûle les ailes à vouloir voler trop prêt du Soleil. » J’attends quelques secondes avant de répondre, déchiré entre cet instinct de protection et l’envie de la laisser vivre sa vie et faire face à ce monde. « C’est d’accord, je veillerai sur elle, mais on ne devrait pas être tout le temps sur son dos. C’est sa vie, après tout et, comme tu l’as dit, on ne sera pas toujours dans le coin pour assurer ses arrières. La sur-protéger, c’est l’assurance qu’elle fasse une bêtise un jour ou l’autre pour nous prouver qu’elle peut se débrouiller sans nous. Si tu veux mon avis, on devrait l’aider dans ses débuts à l’Audito, lui apprendre les bases de la protection, la laisser faire quelques missions. Et si elle veut toujours rentrer au venandi, je me porte garant d’elle. Je serai avec elle sur chaque chasse. » Cette proposition est à double-tranchant. Il sait comment je fonctionne, à quel point je suis prêt à aller loin pour que le travail soit bien fait, mais il devrait savoir que c’est que ma propre vie que je mets en danger. Et je serai plus rassuré de savoir qu’Esmée est sous ma protection plutôt que sous celle de quelqu’un d’autre de l’Audito. Pas qu’ils ne soient pas tous dignes de confiance, je sais juste que peu d’entre eux seraient prêt à y rester pour sauver quelqu’un d’autre. Lorsque quelque chose dérape, c’est chacun pour soi. « Tu ne la protégeras pas des blessures en l’enfermant dans un cocon et je préfère qu’elle ait deux ou trois coupures en sachant survivre qu’en ne sachant pas survivre du tout. Elle est à NoLa maintenant, c’est trop tard pour l’innocence. » J’avoue ne pas savoir ce que ça fait d’avoir un membre de sa famille pouvant être blessant d’un moment à l’autre. C’est vrai, j’en ai aucune idée, mais ça ne m’empêche pas de réfléchir. Edwin a l’air complètement aveuglé et effrayé qu’elle soit blessée qu’il veut littéralement lui dicter sa vie. Ça ne marche pas comme ça.


Je me relève et je vais me servir un verre d’eau. Après deux ou trois gorgées, je repose doucement le verre dans l’évier. « Bon, tant qu’on parle d’Esmée, il y a un truc que je dois te dire. Je préfère t’en parler maintenant... » Je renifle bruyamment, regrettant immédiatement cette décision. « Je t’ai dit qu’Esmée s’était rendu à l’Audito et que je l’ai rencontré là-bas. Ce que je ne t’ai pas dit, c’est qu’elle ne s’est pas présentée. » Je marque une légère pause, croisant le regard de l’Anglais. « J’étais dans le placard des fournitures, elle est arrivée dans mon dos en disant être là par hasard. » J’insiste sur les mots ‘’par hasard’’, souhaitant lui faire comprendre le point de vue que j’avais adopté à ce moment-là et préparant ainsi le terrain pour ce que je vais lui dire. « Croyant que c’était un intrus ou un espion, je lui ai comme qui dirait mis un couteau sous la gorge. Littéralement. » Je lève une main en signe d’apaisement et je reprends immédiatement « Ne t’inquiètes pas, elle n’a rien, tout s’est arrangé par la suite, elle m’a dit qui elle était et on a pu discuter. » Je me racle la gorge. « Mais voilà, je trouvais important que tu l’apprennes par moi plutôt que dans d’autres circonstances. »
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« C’est d’accord, je veillerai sur elle, mais on ne devrait pas être tout le temps sur son dos. C’est sa vie, après tout et, comme tu l’as dit, on ne sera pas toujours dans le coin pour assurer ses arrières. La sur-protéger, c’est l’assurance qu’elle fasse une bêtise un jour ou l’autre pour nous prouver qu’elle peut se débrouiller sans nous. Si tu veux mon avis, on devrait l’aider dans ses débuts à l’Audito, lui apprendre les bases de la protection, la laisser faire quelques missions. Et si elle veut toujours rentrer au venandi, je me porte garant d’elle. Je serai avec elle sur chaque chasse. » Je plisse légèrement les yeux, détaillant mon vis-à-vis. Après une brève hésitation, je lache un bref soupire. « Merci. » L’irlandais a peut-être la sale manie de finir chez moi avec des hémorragies mais je sais qu’il est parfaitement capable de risque sa vie pour celle de quelqu’un d’autre. S’il me promet de garder Esmée à ses côtés et de veiller sur elle, je ne peux que lui faire confiance. Après tout, il m’a encore prouvé ce soir que je pouvais mettre ma vie entre ses mains. « Tu ne la protégeras pas des blessures en l’enfermant dans un cocon et je préfère qu’elle ait deux ou trois coupures en sachant survivre qu’en ne sachant pas survivre du tout. Elle est à NoLa maintenant, c’est trop tard pour l’innocence. » « C’est plus facile à dire quand on ne parle pas de sa propre famille, crois-moi. » Combien de fois n’ai-je pas moi-même tenu ce discours à des familles inquiètes ? Je connais le refrain par cœur mais rien que l’idée d’avoir le sang de ma nièce sur les mains… Je la revois encore… Si jeune, si innocente… Je la revois lors des balades en forêt que nous avions pris l’habitude de faire ensemble quand je n’étais pas à Oxford… Systématiquement, après une demi-heure de marche, nous arrivions à ce que nous appelions notre QG, un renfoncement dans une paroi rocheuse permettant d’accéder à une petite grotte à condition de savoir s’y faufiler… Nous nous y arrêtions pour manger un morceau, nous cachant du si mauvais gratin de sa mère. On finissait toujours par une poignée de sucrerie avant de reprendre la balade. Balade qui se finissait toujours par une Esmée épuisée en train de somnoler sur mes épaules. Comment, en me souvenant de telles choses, je suis sensé accepter et tolérer qu’elle se jette directement dans la gueule du loup ?

« Bon, tant qu’on parle d’Esmée, il y a un truc que je dois te dire. Je préfère t’en parler maintenant... » Je lève un sourcil, mes mains continuant de masser mon moignon, interloqué. « Je t’ai dit qu’Esmée s’était rendu à l’Audito et que je l’ai rencontré là-bas. Ce que je ne t’ai pas dit, c’est qu’elle ne s’est pas présentée. » Le médium est mal à l’aise… Difficile de ne pas manquer son regard fuyant. Ce qu’il s’apprête à me dire ne va pas me plaire… Je peux déjà le dire. « J’étais dans le placard des fournitures, elle est arrivée dans mon dos en disant être là par hasard. Croyant que c’était un intrus ou un espion, je lui ai comme qui dirait mis un couteau sous la gorge. Littéralement. » « Tu as quoi ?! » Il l’a menacée ?! Pourquoi elle ne m’en a pas parlé ? Sérieusement, je n’aurais pas retiré ma prothèse, je serais déjà depuis pour lui casser une seconde fois la gueule. « Ne t’inquiètes pas, elle n’a rien, tout s’est arrangé par la suite, elle m’a dit qui elle était et on a pu discuter. Mais voilà, je trouvais important que tu l’apprennes par moi plutôt que dans d’autres circonstances. » « T’as surtout de la putain de chance que je ne sois pas en état de te péter une seconde fois la gueule, oui ! » Sur ce, la porte s’ouvre à la volée pour laisser entrer des sorciers de ma connaissance. Le pôle recherche de l’Audito venait d’arriver, prêt à embarquer le cadavre. Immédiatement, je tire mon pantalon pour cacher mon moignon alors que je me tourne vers eux, observant leurs grimaces de dégouts face à la forte odeur dégagée par le cadavre. « Dépêchez-vous de me débarrasser de ça. Je viendrais jeter un œil au corps demain. Mettez le moi sous sort de préservation et essayez de trouver quelque chose pour l’odeur. C’est une infection. » Les jeunes sorciers pillent du bec sous le ton autoritaire et s’exécutent sans demander leur reste. Je suis tellement épuisé. On ne peut pas dire que la nuit n’a pas été riche en émotion. Je coule un regard à Irwyn. « On reparlera de ça une prochaine fois. Maintenant qu’ils s’occupent du Wendigo, aide moi à rejoindre ma chambre… Et prends ma prothèse avec. » Je n’aurais pas dû utiliser ma magie aussi violemment, aussi inconsciemment. Mon corps était déjà épuisé par la course poursuite, je n’aurais pas dû m’emporter. Le médium m’aide à me lever et c’est sans hésitation que je m’appuie sur lui autant que nécessaire. Chose que je n’aurais probablement jamais fait avant cette nuit où il m’a sauvé la vie… Encore une fois.

On se dirige vers la chambre. Il s’apprête à me lâcher quand je soupire à nouveau. « Désolé. Pour ton nez et la magie. Je n’aurais pas dû. » Qu’il en profite seulement. Ce n’est pas tous les jours qu’il aura droit à des excuses de ma part. D’une main, je tire le rideau de ma chambre. « J’aimerais jeter un œil à ton bras demain matin. » Sous-entendu ; ne pars pas. Très sincèrement, après une soirée pareille, je ne suis pas sûr d’avoir envie de passer ma nuit seul. Mais si je lui demande cash, il va à tous les coups me rire au nez et partir. Il semblerait que si je ne tente pas le tout pour le tout, je n’aurais rien. Je le lâche et je m’assis sur mon lit de camp. Mes mains s’agrippent au bords de ce dernier et je lève les yeux vers lui, la bouche pincée. « Tu veux rester cette nuit ? » Il aurait toutes les raisons de refuser. Après tout, en dehors du sexe, il semblerait qu’on soit incapable de s’entendre.


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« T’as surtout de la putain de chance que je ne sois pas en état de te péter une seconde fois la gueule, oui ! » J’allais répliquer quand la porte s’ouvrit avec fracas, laissant entrer des gars de l’Audito. Je me retiens de justesse de laisser échapper un commentaire. Les visages dégoûtés des sorciers me font sourire. Quelle bande de princesses ces gars du pôle de recherches. Un cadavre de Wendigo et hop, il n’y a plus personne. L’odeur est horrible, mais ça ne nous a pas plus dérangés que ça cette nuit… Enfin, ça ne m’a pas dérangé plus que ça. Pour Edwin, je dois avouer que je ne lui ai pas spécialement demandé.

« Dépêchez-vous de me débarrasser de ça. Je viendrais jeter un œil au corps demain. Mettez-le-moi sous sort de préservation et essayez de trouver quelque chose pour l’odeur. C’est une infection. » Ouais, faites comme le sergent chef ici présent a dit. Je coule un regard à Monsieur-Autoritaire-Et-Arrogant et je remarque par la même occasion qu’il a fait de même. « On reparlera de ça une prochaine fois. Maintenant qu’ils s’occupent du Wendigo, aide moi à rejoindre ma chambre… Et prends ma prothèse avec. » Bien sûr et tu ne veux pas le thé avec ? Tu me casses le nez, t’as manqué de me tuer et tu veux qu’en plus, je te borde dans ton lit. Tu sais quoi ? « Va te faire foutre, l’english » Non sans une flopée d’insultes supplémentaires, je me décide tout de même de l’aider à se rendre jusque dans la chambre. Pour lui, mais également pour moi. Je ne suis pas au meilleur de ma forme, sûrement le contre-coup de la mort du Wendigo. En attendant, je donnerais cher pour une bonne nuit de sommeil.

Il passe son bras autour de mes épaules et je pousse un soupir lorsqu’il s’appuie de tout son poids. C’est lui qui est lourd ou c’est juste moi qui suis beaucoup plus épuisé que ce que je pensais ? On se traîne jusque sa chambre et je m’apprête à l’aider à s’asseoir sur le lit. « Désolé. Pour ton nez et la magie. Je n’aurais pas dû. » Je hausse un sourcil, amusé et un peu surpris. Les excuses de la part d’Edwin me surprendront toujours, je crois. « C’est bon, l’english, t’es pas le premier. » Information que j’aurais préféré ne pas laisser échapper.
Je suppose qu’il est au courant qu’il n'est pas le premier que j’énerve suffisamment pour qu’il se retourne contre moi. Les sorciers sont susceptibles. « J’aimerais jeter un œil à ton bras demain matin. » Je ris légèrement et ajoute sarcastiquement. « Oui, bien sûr ! » Traduction : certainement pas. C’est qu’une autre blessure, ça ne vaut pas le coup de la refaire examiner. De toute façon, je pense que je vais rester au lit demain matin. Je me sens… Nauséeux.

« Tu veux rester cette nuit ? » Dire que la vue de ses lèvres pincées ne me fait pas d’effet serait mentir. Si je ne me sentais pas aussi mal, j’aurais accepté sans aucune hésitation. Je sais que pour lui, ce n’est qu’une question de sexe, mais la relation à sens unique me convient, pour l’instant. J’ai l’espoir que ça évolue un jour et si ce n’est pas le cas, je pourrais me vanter d’avoir fait gémir de plaisir le sorcier grincheux. Je me penche légèrement et je dépose sur les lèvres tentatrices du Wiccan un baiser volontairement brusque avant de me détacher. « Non merci, j’ai du boulot demain. » Menteur, menteur… Edwin va le savoir, mais avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, je suis déjà la main sur la poignée, prêt à quitter le taudis.
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