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 So long and... hello again | PV Vivian

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Black Death and Chill
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Bastian A. Lacroix
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Posté le Sam 25 Fév - 16:17.
Living Dead Girl ✝ Crise cardiaque.

C'est écrit en toutes lettres dans la pierre, gravé à jamais en mémoire de cet inconnu dont le nom est également inscrit pour toujours ici. Mari, père, grand-père, au moins il a eu le temps de vivre ce que tout humain lambda souhaite expérimenter au cours de son existence.
Je n'aime pas vraiment les crises cardiaques. C'est un peu la roulette russe de mes capacités. Parfois je me laisse aller et le myocarde flanche en un instant, et de temps en temps ce n'est qu'un arrêt maladie de quelques semaines, mois tout au plus. C'est aussi hasardeux qu'ennuyeux. Pas de lente chute vers sa propre fin, pas de douloureuse déchéance, rien. C'est comme appuyer sur le bouton d'arrêt d'une machinerie pourtant en parfait état une heure plus tôt.

Un simple stop.

Je relève mon regarde vers l'étendue de tombes devant moi. J'ai l'habitude de toujours partir bien avant les obsèques, ne trouvant que peu d'intérêt à ces cérémonies typiquement humaines. C'est tout à fait normal pour quelqu'un comme moi. Je sais où vont les morts, je les ai déjà vu à leur premier jour en Enfer. Ces petites heures de recueillement pour se donner bonne conscience et s'imaginer que le Paradis nous attend tous,  je trouve ça risible. Aussi, j'affiche un sourire en coin en observant, à quelques mètres de là, des âmes éplorées vagabonder entre les pierres tombales, pleurant un mari, une mère, une amie, un frère, peu importe.
Je remets mes mains dans les poches de ma veste. Mars approche mais le froid est toujours bien installé dans les environs. Mon chewing-gum a perdu toute sa saveur, mais je continue de le mastiquer pour m'occuper l'esprit davantage, la bouche ouverte, avec un bruit qu'on a peu l'habitude d'entendre entre les pleurs de veuves.
Ma balade se poursuit et je commence à me demander à quoi pensent les humains qui me voient errer par ici. Ils pensent sans doute que je viens me recueillir auprès des reste d'un proche, un parent sans doute, un ami peut-être. Avec mon air désinvolte et un écouteur dans l'oreille gauche, je me crois dans un parc publique. Mais ça fait si longtemps que je n'ai pas mis les pieds en Enfer qu'un simple cimetière en devient presque familier. La maison ne ressemble pas vraiment à ça, c'est un peu plus... animé. Mais la douleur et la mort omniprésente ont le même parfum que le soufre quand on les combine.

C'est comme rentrer chez soi après de longues vacances.

Mais je n'ai pas prévu de billet de retour. Et j'ai bien des veuves attristées à aller réconforter. J'en saliverais presque d'avance, imaginant déjà leurs petits corps frêles succomber face à leur misérable condition éphémère. Je parle d'amour tout en frappant au coeur.
Plus ça va et plus ma tête remue au rythme de cette musique humaine que j'aime tant. Dire qu'il a fallu des milliers d'années aux Hommes pour inventer de quoi transporter toute la musique de leur monde dans une simple poche. Je lis des noms plusieurs fois, des épitaphes en tout genre, et des dates plus ou moins rapprochées. Combien ici sont morts par la faute d'un démon? Combien ici ont trépassés à la volonté de Dieu?

Combien ici ont péris grâce à moi?

J'ai du mal à contenir mon sourire mutin et je tente de le dissimuler contre mon écharpe noire, comme un gosse qui se fait sermonner pour sa mauvaise conduite. Je mordille ma lèvre inférieure, songeant au bonheur que j'éprouve simplement en agissant de la sorte. J'en ravale même un fou rire d'insolence.
Mais mon petit moment d'immaturité se voit rapidement interrompre. Je me calme doucement, gardant un rictus hautain plaqué sur mon visage. Je n'ai pas besoin de chercher très loin dans ma mémoire pour remettre cette silhouette féminine bien trop familière. J'ai de rares connaissances qui, j'en suis certain, errent encore parmi les humains, cachant leur nature inhumaine. Aussi, je ne m'étonne plus de revoir, des siècles plus tard, le même visage parmi la foule.

"Esprit, es-tu là?..." dis-je sur un ton moqueur une fois tout près de cette figure familière, lâchant même un court rire de gamin

Curieux de la retrouver ici, elle que j'avais connue en Amérique, deux cent ans plus tôt. J'avais appris sa mort peu de temps après, les mortels restent des créatures éphémères.

"Je pensais pas te revoir un jour... Toujours à jouer les mères poules pour des filles égarées, hm?"


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Nothing's more bitter than a Poltergeist
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Vivian Owen
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Posté le Sam 25 Fév - 18:31.
Ici, repose en paix.

Du grand n’importe quoi. D’un, il n’est pas « ici » et de deux « en paix », ça reste à prouver.  Les épitaphes sur les pierres étaient toutes à mourir d’ennuie, des « Il était aimé », des « Elle laisse dans le deuil »… de la magnifique foutaise. Une prose générique pour des gens génériques. Et puis c’était déprimant cet endroit ! Erg, les gens se recueillaient, puis pleurait, l’odeur de leur larme et le son des familles en deuil était insupportable. Ça avait été émouvant pendant une année, ou deux, probablement parce qu’elle n’aura jamais eu d’hommage aussi émotif ou aussi peuplé, mais ça avait fait son temps pour devenir un spectacle routinier et ennuyant.

Elle avait cherché sa propre pierre tombale pendant un temps. Elle avait assez de sous pour que quelqu’un s’en occupe post mortem, mais elle s’était vite faite à l’idée que, malgré toute la tune que tu pouvais avoir, ce n’était pas toujours suffisant pour qu’on te respecte aussi dans la mort.

Oh allez, ce n’est pas comme si elle avait des remords. Son choix était fait et elle menait une vie de Poltergeist assez palpitante en soi. L’éternité avait son lot d’avantages, même morte. Il y avait aussi un lot de désavantages ce qui l’avait rendu encore plus amer, mais après 150 ans, elle ne pouvait pas cracher sur la richesse de sa non-existence.

Bref, qu’est-ce qu’elle foutait là ? Va savoir, un peu de torture personnelle ou encore, l’espoir de croiser d’autre comme elle qui ne serait pas trop des gros connards ou des petites lourdasse nouvellement décédée. Les vieux fantômes se faisaient rares, surtout qu’à une époque où on vous offrait le paradis ou l’enfer sur un plateau d’or, voir plus loin que cette simple destinée était quasi impossible. Vivian en avait croisé quelque un. Pas beaucoup. Il y en avait ici aussi, sur le terrain de jeu de Tu-Sais-Qui, mais, de l’ectoplasme neuf dans les parages pourrait être divertissant.

Le cimeterre était passablement vide. Elle apparaissait avec des vêtements du siècle et logique pour la température du moment. Ses cheveux longs et blonds étaient attachés en queue de cheval derrière sa tête et elle cachait ses yeux derrière d’énormes verres fumés, même si le soleil ne perçait pas les nuages préprintemps. Parfait déguisement. Si elle ne s’effaçait pas comme un pet au grand vent ou ne faisait pas bouger des trucs par magie, une personne normale ne se douterait de rien.

Elle l’avait vu bien avant qu’il ne la reconnaisse. Oh, un démon comme lui, ça ne s’oubliait pas même après tout ce temps. Au début, elle se plaisait même de croire que son choix de revenir sur terre était à cause de lui. Après tous, sans vraiment le faire, sans vraiment le dire à voix haute, mais disons, que d’une manière irrévocable, il lui avait montrer que les humains c’était qu’une infime partie de ce qui existait. À l’époque, elle n’avait pas eu peur, ni pris panique. Vivian croyait qu’il était tout simplement barge. Teinté de cruauté, sans cœur et avec plus d’un tour dans son sac, mais sympathique à son gout pour qu’elle traine avec lui quelque temps.

Dire que maintenant, elle pourrait faire bien plus avec lui, sans aucune crainte… Oh la la. Cette pensée lubrique faillit la faire éclater d’un rire satisfait, au milieu de tous ces terrés en décomposition. À la place, elle se contenta de se retourner, charmant sourire sur ses lèvres, baissant ses verres fumés pour le scruter sans vergogne de son regard bleu glacier.

- Ah ha ! force-t-elle le semblant de rire, comme si c’était la première fois qu’on me la faisait . Moi aussi. C’est une surprise ; J’avais fait une croix sur tes belles manières.

Vivian penche la tête, garde le silence encore un peu et l’observe encore, comme s’il était un spécimen nouveau. Après tout, elle avait toujours observé tout le monde sans gêne, pourquoi cela devait changer depuis qu’on la voyait trop facilement ?

Ses épaules se relevèrent puis elle répondit simplement, comme si c’était des peccadilles :

- Oh tu sais, ça passe le temps et puis, ça fait quelques choses à faire de temps en temps. Il y a même de rumeurs sur mon compte : Je deviens la sainte des putes et la valkyrie des proxénètes. Si je n’étais pas si morte, ça me rendrait presque fière.

Lunette sur sa tête, elle demanda :

- Et toi ? Tu viens visiter la famille ou c’est un voyage d’affaires !?




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Bastian A. Lacroix
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Posté le Sam 25 Fév - 20:04.
Living Dead Girl ✝ "C'est sûr... Protéger des humains... Quel passe-temps louable..."

Mes iris roulent sur le côté, toujours aussi navrés de voir le gâchis qu'elle faisait de sa condition fantomatique. J'affiche cet air désolé une seconde avant de ravaler ma bulle de chewing-gum en reposant mon regard perplexe sur elle. Elle n'a pas changé, ce qui n'est pas si surprenant en vérité. Toujours grande, toujours blonde, toujours cette allure trop bien pour vous mais trop morte pour le montrer.

"Affaires, comme à chaque fois." dis-je en retirant l'écouteur qui continue de cracher faiblement une mélodie "Toi tu les sauve, et moi je te donne du boulot." finis-je en la gratifiant d'un sourire satisfait

Une seconde bulle claque contre ma langue tandis que je jette un oeil sur les pleureuses un peu plus loin. Vivian avait le don de ne pas s'épancher aussi vulgairement. Je doute même qu'elle ait un jour pleuré sa propre mort. Cette facette de sa personnalité tendait à la rendre plus attrayante à fréquenter. Un peu moins humaine aussi, malgré la mortelle qu'elle avait un jour été.

"Même si, où que j'aille, maman surveille toujours." je reporte mon attention sur la gracieuse apparition, oubliant la douce tristesse au loin

Mes doigts se faufilent sous mes mèches rebelles, relevant la moitié de mes cheveux dans un coiffé décoiffé qu'eux seuls savent faire. L'habitude. Je rebaisse le bras et l'épaule avec, ma main reprend le fil blanc relié à mon portable pour l'enrouler sous mes doigts.
Des siècles déjà, c'est fou comme le temps passe. les saisons changent, les gens vieillissent et meurent... Les banalités de la vie. Mais quelque chose me disait que mettre les pieds à la Nouvelle Orléans n'était pas un si mauvais choix. Avec le cataclysme divin et tout ce que ceci engendrait, le surnaturel devait grouillé par ici. Je n'avais pas encore croisé bien des inhumanités dans les environs mais plus je restais, plus je pouvais sentir comme des présences familières. Et retrouver Vivian ici même, après des dizaines de décennies, me confortait dans cette idée.
J'ignorais pourtant ce qu'elle pouvait bien faire pour s'occuper l'esprit. Ce n'est pas comme si cette ville avait encore son charme d'autrefois. Une grande partie de la ville était dévastée, ce qui était, certes, une chance pour moi, mais nettement moi pour les humains et anciens humains. En générale, les mortels s'attachent à des lieux chargés de souvenirs et voir son chez soi démoli jusqu'à la cave avait du démoralisé plus d'un vivant.

Être optimiste ici, ça devient presque illégal.

"Je comprends que tu sois venue dans le coin, c'est une belle ville." je lance ça en regardant autour de moi, constatant les tombes de fortune qui se sont multipliées en quelques temps et l'atmosphère générale d'apocalypse qui règne ici "J'imagine que c'était un peu plus vivant au siècle dernier, j'ai pas du rater grand chose. Enfin, c'est vrai que ça manque un peu d'animation le dimanche après-midi, mais quand on cherche, on trouve toujours..."

Une cougar qui rêvait d'avoir trente ans à nouveau, une étudiante qui se fait offrir un verre après ses examens, un barista qui se découvre une nouvelle sexualité... Les mortels ne manquent pas, les raisons de les rendre mourants non plus.
Mon sourire revient, ma curiosité aussi, alors que je me penche légèrement vers Vivian, forçant mes yeux dans les siens.

"Mais dis-moi, Vi..."

Je baisse un peu mon volume sonore, comme si ce qui allait se dire devait rester entre nous. J'aime toujours autant la mise en scène et l'art de l'exagération. On s'amuse comme on peut.

"Toi, tu fais quoi de tes journées, à part la garderie pour trainées? Me mens pas, je le saurais."

Au fond, j'espérais bien qu'elle trouvait mieux à faire que visiter un cimetière. Je déteste le gâchis chez les jolies femmes. encore plus chez les esprits. Avec des talents comme les siens, elle pouvait faire mourir de peur plus d'un vivant. Alors j'espère qu'elle en profite foutrement bien. Sinon, il faudra que je la pousse moi-même à se manifester...


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Vivian Owen
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Posté le Jeu 2 Mar - 17:07.
- Je suis sélective et ça me permet d’en cibler pour les faire chier dans leur froc.

C’était extravagant.  Protégez la pute et de l’orpheline était un passe-temps bien étrange pour un poltergeist. Ça s’éloignait du classique, du connu, de ce bon vieil esprit frappeur qui faisait des siennes sans que l’on comprenne pourquoi. Pfff, ennuyant ! Il y avait tant de possibilités en étant morte que s’adonner qu’à cette simple activité pour se sentir nostalgique de l’humanité. Son mentor lui avait montré une éternité qui n’était pas seulement remplie de mauvais coups et d’équipe de reporters du paranormal stressé sur YouTube.

Elle lui répond du même sourire satisfait puis passe son bras sous le sien, comme si c’était la chose la plus normale du monde. D’essence démoniaque, Bastian pourra sentir son toucher sur lui. Froid, léger, une pression par habitude que les yeux analysaient facilement avec le cerveau. Vivian se colle contre lui et lui confirme :

-T’aurais adoré. C’était décadent et ça puait la charogne. Tu aurais été le roi de Mardi gras, assurément. J’étais la reine du quartier chaud… C’était le bon temps.

Un regard sur les tombes. Un sourire mystérieux. C’était vraiment le bon temps ? Oui et non. Assurément, c’était différent. Elle se lécha les lèvres avant d’ajouter :

-Mais vraiment moins plaisant que maintenant.

Assurant sa prise sur le démon, sans crainte, Vivian ne se gêne pas de proposer :

-Si tu cherches de l’animation le dimanche après-midi, contacte-moi. Ça peut s’arranger facilement.

Phrase pesante de double sens, Vivian n’était pas du genre à cacher ces intentions, aussi libidineuses quelles soient. De son vivant, ils n’avaient pas été très profondément dans leur relation. Gardant le tout par dessus les jupons, elle avait eu de la chance de ne pas crever d’une maladie virulente comme Bastian avait refilé à l’autre pétasse. Ceci étant dit, il attendait peut-être plus tard, question d’en profiter un peu plus longtemps des charmes de la blonde.

Plus tard qui n’arriva jamais. Considérant qu’elle a été assassinée quelques années plus tard, sans jamais se revoir.

Maintenant morte jamais il ne pourrait lui refiler quoi que soit, hormis son numéro de téléphone.

Alors, doucement il se penche vers elle, Vivian soutient son regard avec une lueur d’amusement sur sa tendance théâtrale. Un « mmmh ? » intéressée, elle écoute sa question chuchotée puis lui répond d’abord avec un clin d’œil et un claquement de langue sonore. Sur le même ton de la confidence, elle tapote son bras puis murmure :

- La garderie des trainées, c’est sur appel seulement. Qu’est-ce que tu veux faire ? J’entre partout, je fais chier qui je veux et je m’adonne à des activités si futiles que ça en est plaisant ! Sans oublier ; faire dorer la réputation exécrable d’Owen-La-Hyene.

Elle sert son corps ectoplasmique un peu plus contre le sien et demande :

-Tu veux rire ?

De son fin menton, elle pointe la procession funèbre qui se déroulait dans un des coins du cimetière. Des gens émotifs suivaient un cercueil et un prêtre vers le « le dernier repos » de celui.




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Bastian A. Lacroix
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Posté le Jeu 2 Mar - 19:10.
Living Dead Girl ✝ Ah, les non vivants...

Vi avait le don de me rappeler cette époque vibrante qu'était la sienne, et je n'avais aucun mal à me projeter en roi de Mardi gras, comme elle le laissait entendre. Décadence, charogne, fête, tout ce que j'aime en somme. Si j'avais adoré les temps de la Révolution parisienne, ma douce capitale était devenue un paradis à l'époque des maisons closes et de l'absinthe. Je pouvais encore entendre les violons pleurer et les jupons tomber. La syphilis faisait rage, grâce à moi, et cette muse inavouée de Picasso n'en finissait pas de défigurer les plus jolies créatures de Dieu. J'ai toujours préféré ces petits anges libertins une fois rongés par ce poison.
A l'époque, j'étais encore un De Laire, ce petit prince des bas-fonds parisiens. J'agissais en noble, je me foutais royalement des normes. Mes paires m'appelaient Monsieur, mes putes m'appelaient chéri. Et puis, à trop provoquer, j'ai fini la corde au cou. Un véritable martyre de la jeunesse romantique.

Et puis j'ai recommencé.

Parce que c'est ce que je fais de mieux, parce que c'est ce que j'aime. Je m'étonne toujours de revoir des visages familiers parce que je fais tout pour les éviter. Cependant, dans le fond, on a toujours un certain réconfort à retrouver un souvenir d'une époque plus simple, moins dure. Des siècles plutôt, j'étais déjà ce petit con, merdeux aux yeux de tout le monde parce que j'avais tout. Je suis toujours un salaud immature, j'ai juste de nouveaux problèmes et trop de temps à tuer.
Instinctivement, je pose les mains sur la taille marquée de Vivian. C'est rafraichissant comme étreinte, même si je me sens forcément frustré en sachant que je ne pourrais pas lui refiler une peste quelconque. Fichus esprits et leur mort déjà venue.
Owen-La-Hyene avoue chercher à retrouver sa réputation, et faire des conneries çà et là. Je la reconnais bien. Parfois, j'en viendrais presque à regretter qu'elle soit morte. L'humanité va bien à certains, c'est le cas de Vivian. Son côté vivant, elle le portait à merveille, même si je dois admettre que je suis ravi de la retrouver pour le reste de l'éternité. Et elle avait eu la chance de mourir jeune. Au moins maintenant, je sais qui appeler si jamais j'ai besoin de compagnie...
Je lève un sourcil quand elle me propose de rire soudainement. Je tourne la tête vers la direction qu'elle m'indique d'un léger mouvement et je pose mon regard sur la procession funèbre qui s'avance à l'autre bout du cimetière. Quelques vivants, un mort, la routine. Je penche un peu la tête d'incompréhension face à ce petit spectacle mortel. Je n'étais pas bien placé pour comprendre la mort et ses défauts. Moi je l'aime, je ne cherche pas à la comprendre, je la sers seulement.

Et je m'amuse avec elle.

Le jeune con que je suis se prend d'un sourire en coin en fixant cette marche funeste. Je ne sais pas ce que Vivian a en tête, mais j'aime déjà l'avant-goût que j'en ai. Je me mords la lèvre comme un gamin pour éviter à mon rictus de s'étirer davantage. Mes yeux reviennent sur Vivian et sa malice à peine cachée.

"Oh, Vi... Tu sais bien que je peux pas te dire non."

Je m'autorise à placer une main sous son menton pour lui relever la tête vers moi. Joueur, mais pas fou, je retiens mes envies de peste et je me contente de la fixer dans les yeux.

"Je pensais partir et te rappeler dimanche mais je meurs d'envie de savoir ce qui trotte dans ta tête à propos de l'enterrement d'à côté."

Voilà que je me mords à nouveau la lèvre, vieux réflexe quand je sens un goût de mort noire me revenir sur la langue. Je finis par lâcher Vivian pour me tourner à nouveau vers le cortège qui s'avance vers sa destination. Je replace ma capuche sur ma tête en observant la tristesse sur ces visages amputés d'un membre de leur famille. Regard fou, sourire puéril, j'échange à nouveau tête à tête avec la belle blonde.

"Tu n'as qu'un mot à me dire, trésor, et je leur fais cracher tripes et boyaux. Mais j'imagine que t'as un autre plan..."

Je tremble presque d'impatience, même mon coeur s'emballe à l'idée de martyriser des vivants. Mes envies de massacre me poussent vers la déraison et je ne peux jamais ignorer ces besoin dévorants très longtemps. Une semaine sans embrassades langoureuses et je me mets à agir comme un toxicomane en plein sevrage forcé. Une horreur...
Je replace mes doigts sur les hanches de Vi, cherchant dans son regard familier un indice sur sa vision de l'enterrement d'à côté.

"Dis-moi juste que ce sera drôle à en crever..."


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Vivian Owen
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Posté le Jeu 2 Mar - 21:06.
Bien qu’elle soit invisiblement dans le bas de la chaîne alimentaire démoniaque et que la plupart de ceux au-dessus de son inexistence n’avait que faire de Vivian, la jolie blonde appréciait certain d’entre eux. Bon, elle appréciait aussi tout ce qui n’essayait pas de la renvoyer en enfer, mais ça, c’était une autre histoire.

Le mot d’ordre était : ceux qui ne te font pas chier ne sont pas chiants.

Bastian était du type mesquin, cruel et franc-jeu. Des qualités difficiles à absorber si on n’avait pas eu une existence devant soi, à ruminer un peu de relativité. De plus, Vivian avait rencontré tout type de personne : seuls ceux qui avaient une colonne et qui avait du répondant se trouvaient à ses aises devant l’ancienne propriétaire de Bordel le plus populaire de La Nouvelle-Orléans entre 1892 et 1897.

Il attrape son menton et elle se laisse faire, docile, comme on aime penser qu’elle l’est. Ses doigts auraient simplement pu passer au travers de son être, mais elle le laissa la toucher, la capturer du bout des doigts. Voir la tension sur son visage, cette lèvre qu’il mordait d’envie, c’était le genre de petite chose qui lui plaisait. Le genre de geste, anodin qui en disait long. Le genre de réponse qu’elle préférait entre toutes.

- Je suis irrésistible, je le sais… mais rien ne t’empêche d’aussi m’appeler le dimanche. papillonna-t-elle de ses prunelles bleues.

Elle se retourne vers la procession qui marchaient toujours lentement jusqu’à destination un instant. Les doigts qu’elle sent sur ses hanches ne peuvent l’empêcher de frissonner. Malgré la mort, malgré l’éternité, son corps qui n’en ait pas vraiment un, n’arrivait pas à effacer ces anciens réflexes. C’était un vrai frisson ou seulement cette habitude de ressentir le contact physique à cet endroit féminin sur son corps ?

Peu importe.

Elle effaça cette sensation par un sourire malicieux en coin et leva une main sur le visage de Bastian, une douce caresse sur son maxillaire saillant :

- Laisse-moi faire.

Sa main quitta la gorge du démon en s’effaçant de l’atmosphère, devenant invisible. Qu’une seconde et Vivian disparue de sa vue. Il put par contre entendre :

- Regarde bien.

Sans être vue, jouissant de ses capacités de revenant, Vivian s’approcha du cortège, l’observant du même silence qu’ils faisaient preuve. Doucement, elle se concentra, un sourire sur ses lèvres, le regard pétillant d’une malice malsaine.

Timmy, qui tenait le cercueil sur son épaule gauche, juste derrière son vieux cousin Albert, reniflait la morve qui lui coulait du nez. Pas à cause de la tristesse, mais de ces putains d’allergies. Il s’emmerdait grave et ça lui plombait l’épaule. Soudainement, un mouvement dans le cercueil le fait sursauter. C’était un mouvement bref, rapide, juste assez pour qu’il le sente contre sa joue. Sur d’avoir halluciné, il n’aurait pas du fumer un joins avant l’enterrement, il scrute les gens autour de lui : Personne n’avait rien remarqué.

Une deuxième fois, un mouvement se fait sentir, mais ce coup là, Albert, le vieux cousin, ratât un pas, ce qui fit brasser un peu le cercueil et les hommes qui le tenait. Timmy l’observa, tourner la tête à gauche et à droite, mais ils continuèrent tous à avancer.

Mais un troisième coup fit arrêter le cortège. « Ya quelque chose qui bouge là dedans ! » s’exclame-t-on, alarmé. « Allons, c’est impossible. » «  Oncle George ? » « Mais si, je te dis que ça bouge ! Je ne suis pas débile ! » « C’est impossible ! »

« Iiiiiiiiii ! » - Le cri strident de la veuve remplit le cimetière quand le couvercle du cercueil de bois s’ouvre rapidement comme s’il ne pouvait plus contenir la pression. « Qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce que c’est ! » demande les porteurs, paniqués, essayant de descendre de leur épaule l’objet de tant d’incongruité.  

Tentative vaine et pas assez rapide.

Oncle George se redresse soudainement et s’avachit sur le côté de son coffre de bois, les bras et la tête pendant dans le vide. Les yeux globuleux et terne ouverts, la peau enflée et bleue. Un spectacle aucunement romantique. N’en faut pas plus au cortège de porteurs pour s’éloigner, laissant le cercueil tomber au sol dans un fracas qui brisera les pentures. Oncle George, d’un dernier soubresaut, laisse couler de sa bouche semi-ouverte et sans langue, un long filet de la formule de conservation de corps mort de la morgue.

Pour clôturer le spectacle, un coup de vent étrange vient faire virevolter les robes et les jupes de ses dames, montrant leur petite culotte à tout le monde, pendant qu’elles s’enfuient, paniqué.

Bastian sentira la présence d’une force près de lui, Vivian de retour à ses côtés, mais toujours invisible. Elle lui dit :

- Tu fais vomir qui tu veux maintenant. Ça sera la cerise sur le Sunday.




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Bastian A. Lacroix
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Posté le Jeu 2 Mar - 21:59.
Living Dead Girl ✝ Lent soupire...

Vivian disparaît doucement et je reporte mes yeux sur la famille meurtrie plus loin. Ils se ressemblent tous, pas tant dans leur physique mais dans leur attitude. C'est parce qu'ils sont tous assaillis des mêmes questions, à des échelles différentes. Et si c'était moi le prochain? Est-ce que je veux un cercueil ou une urne? Vont-ils pleurer pour moi aussi? Mon pauvre petit, personne ne chialera pour ton cul. ils vont tous être tristes un temps et puis ils finiront par se lasser du deuil et retrouveront leur vie. Pendant ce temps, toi, tu seras à l'étage d'en dessous, avec des types comme moi pour se servir de ton âme comme jouet. T'as été trop gourmand? Tu vas vomir tout ce que t'as bouffé. T'as été égoïste? Tu seras à jamais seul et pauvre. T'as été trop lubrique? Tu serviras de vide-couilles contre ton gré. C'est comme ça. La mort te reprendra ce que la vie t'a donné. Et ce n'est pas un dernier lit avec couvercle intégré qui te protégera de moi.
Je souris tendrement alors que le cercueil commence à s'agiter. Impossible de dire ce que Vivian trafique à l'intérieur, mais je sais assurément qu'elle est à l'origine de ce phénomène. Son "laisse-moi faire" ne m'a laissé aucun doute à ce sujet.
Je me décale d'un pas, appuyant mon épaule contre un mausolée en béton, les yeux toujours rivés sur l'étrange scène. Le défunt tremble dans son cercueil, les vivants pâlissent. D'abord des questions, puis des réponses affreuses. Le vieil oncle est de retour sur Terre visiblement, et la veuve n'a pas l'air aussi ravie qu'on pourrait le penser. Je souffle un rire en voyant leurs têtes passant de peine à peur, mais je contiens le fou rire qui me guette. Quand il finit par sortir de sa bière comme un Diable à ressort, je me mords la phalange de l'index pour retenir mon amusement. Sourire aux lèvres, je les regarde s'agiter dans la panique, ravalant des larmes parce que leur instinct de survie fait passer l'effroi au dessus du chagrin. Ils sont tellement en proie à toute cette horreur qu'ils ne pensent pas à juger ces dames et leurs dessous apparents. Dommage, c'est plutôt intéressant de voir que la gentille cousine éloignée n'est pas si prude que ça avec sa lingerie en dentelle. C'est papa et maman qui vont être surpris de savoir qu'elle a une vie en dehors de la fac quelconque dans laquelle elle étudie. Toutes les mêmes...

Bon, peut-être pas toutes.

Vivian et sa petite voix malicieuse me hante à nouveau, me proposant d'ajouter une petite finition à ce joli spectacle. Mes pupilles sont figées sur cette scène, mais dilatées par l'envie d'en rajouter une couche. Je lâche ma phalange avant de mordre jusqu'au sang mais un rire mesquin m'échappe. Un vrai gamin à Noël, cherchant des yeux la meilleure occasion possible. Timmy qui sent la fumée d'ici? Tatie qui est encore sous le choc de son défunt mari revenu d'entre les morts? Ou la mignonnette qui cache ses tickets de caisse de chez Victoria's Secret? Voyons... Tatie elle est déjà meurtrie par son mariage fichu, alors elle va souffrir toute sa vie. Timmy, il sera traumatisé à jamais par ce carnage subit bien trop jeune. Mais la dernière, elle a la vie devant elle, et en plus elle n'a pas encore versé une seule larme, la vilaine menteuse.
Je rebaisse ma capuche, je dégage mes cheveux. On devine facilement mon tatouage au cou, sagement assortis à ceux des mains. Ouais, j'ai l'air de ce gendre que personne ne veut, alors on va bien se marrer.
J'abandonne Vivian un instant pour aller en direction de cette procession funèbre chaotique. La brebis égarée, chanceuse du jour, est à l'arrière, horrifiée par la vision d'un cadavre pour la première fois de sa vie. Tout le monde a peur, personne ne remarque un invité de plus.

"Oh, j'aime pas les enterrements à cercueil ouvert, ça pue..."

Elle se tourne vers moi, sans un mot mais avec une stupeur bien présente sur son visage. Belle de loin mais loin d'être belle. Trop de maquillage, elle a du faire un selfie pour Instagram juste avant ou alors elle essaye de serrer le prêtre.

"Et je crois qu'à toi aussi ça te refile la nausée, mon coeur."

J'entends son petit coeur s'affoler de panique alors que je pose les mains sur ses joues doucement. Mon sourire narquois vient se coller à sa moue terrifiée, une seconde, et puis deux. Elle a fumé elle aussi, c'est sûrement pour ça qu'elle a du mal à réagir et qu'elle se laisse faire. Ou alors elle a un petit faible caché pour les démons.
Je m'écarte enfin et je la pousse vers ses parents avant qu'elle n'ait rouvert les yeux. La légère perte d'équilibre la secoue suffisamment pour qu'elle s'agrippe à sa mère avec un mouvement de retenu. Elle a les joues gonflées, elle essaye de retenir ce qui va inéluctablement arriver. Sa mère s'inquiète, son père aussi, mais quand elle ouvre la bouche pour répondre, elle rend tout le contenu de son estomac dans le cercueil, en plein sur le crâne chauve de son oncle défunt. Quelque chose me dit qu'elle ne passera pas la nuit. Mais ça, ses parents ne s'en préoccuperont que bien trop tard. Là, ils doivent déjà ramasser leur fille et payer la nouvelle mise en beauté du mort.
J'esquisse toujours mon petit sourire narquois en revenant près de la présence fantomatique de Vivian. J'essuie les traces de rouge à lèvres sur le dos de ma main en lâchant un rire amusé sous mes mèches en bataille.

"Je pense qu'ils vont s'en souvenir longtemps de cet enterrement..."


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Vivian Owen
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Posté le Sam 4 Mar - 21:25.
Toujours invisible aux yeux des humanoïdes qui hurlaient, détalant en panique devant les derniers élans de noblesse d’Oncle George, Vivian observa avec beaucoup de satisfaction, le grand jeu de Bastian. Il s’avança comme la mort elle même, donner sa malédiction d’un baiser meurtrier sur les lèvres de la bimbo du groupe. Le spectacle de celle-ci qui se vide de l’intérieur dans le cercueil toujours ouvert et exposant son défunt était particulièrement divin.

La belle blonde a toujours le regard fixé sur le groupe. Le prêtre qui fait des signes de croix, la famille qui quitte outré ou larme aux yeux, les employés de la morgue et du cimetière qui arrivent en courant, incroyablement mal à l’aise, essayant de replacer le mort dans son cercueil.

Chose qui s’avéra plus difficile que prévu ; un rigor mortis dans cette position mi-assise, mi-écrasée, mi-sortie et mi-pliée. Un claquement de langue satisfait, Vivian sourit à son acolyte diabolique et prend sa main, laissant sa présence vide, invisible et froide d’avoir utilisé un peu d’énergie pour cette connerie. Présence légère, Bastian sentira des lèvres sur sa joue quand il aura fini de rire. Un baiser trop long pour être chaste, mais assez désintéressé pour ne rien promettre.

Après tout, n’est-il rien de plus envoutant de conserver ses limites non franchies ? Une fois consommées, elles perdent toute leurs sens et leur magie. Elles deviennent fades et s’oublie aussi rapidement qu’assouvit.

- Je m’imagine déjà les gros titres dans la gazette du quartier : « Y’avait encore de la vie dans Pépé. » suivit de : « Ça petite nièce meurt 2 jours plus tard de boulimie »

Doucement, elle ensuit les dernières traces de rouge à lèvres sur les lèvres de Bastian, de son pouce puis demande :

- On devrait faire ça plus souvent. Tu as un horaire chargé ?  

Vivian n’avait pas de mission, ou quelqu’un qui attendait quoi que ce soit de sa part. Seule, la plupart du temps, sauf de la présence de son mentor et amant poltergeist, l’existence de l’esprit n’était qu’amusement, divertissement et trouble. Un esprit frappeur et moqueur dans sans les inconvénients… du moins, pour elle.




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Posté le Sam 4 Mar - 22:23.
Living Dead Girl ✝ Je souffle un rire léger en imaginant les journaux tels que décrits par Vivian.

Les humains ont le don de tout rapporter au sensationnel. C'est vendeur, ça fait peur, alors ça attire forcément. Personne ne crache sur des rumeurs et des potins infondés, mais tout le monde s'offusque quand on va trop loin. Combien seront-ils à critiquer la presse à scandale s'emparant d'une triste histoire d'enterrement raté? Et pourtant, tout le monde lira ces articles, en parlera, et s'imaginera la scène. Pitoyables qu'ils sont, tous, à prêcher contre des vices qu'ils sont les premiers à avoir.
Machinalement, je pose mes doigts sur ma joue effleurée par ma fantomatique amie. Malgré mon manque d'intérêts pour les marques d'affection - ne me servant d'elles que pour propager peste et autres poisons -, j'avais encore cette partie angélique de moi qui remontait à la surface par moment, titillée par la possibilité même infime que je ne sois pas seulement la pire enflure que Dieu ait envoyé sur Terre. C'est drôle quand on y pense, on peut être un démon par nature, avoir grandi sa vie entière dans les Enfers avec la seule destinée de répandre mort et pestilence sur Terre, et pourtant on se trouve chaque année des défauts grandissant qui nous éloignent de ce destin tout tracé.
Ma main glisse sur ma mâchoire puis loin de mon visage. J'y jette un regard habituel, par réflexe, et je la remets au fond de ma poche. L'autre enlace ses doigts avec ceux de Vivian, comme par instinct. Je lève un sourcil et mes iris verts en réfléchissant à la question de Vivian au sujet de mon emploi du temps. L'humain que je feins d'être a bien sûr des obligations diverses et un travail vaguement prenant, mais en vérité j'ai surtout une éternité de libres et des nuits sans sommeil à combler.

"Mercredi j'ai répet', mais je vais sûrement annuler. Jeudi, c'est concert. Donc vendredi je serais encore bourré de la veille. Le samedi je récupère de ma semaine. Et bien sûr toutes les nuits c'est peste à volonté."

Un innocent croisé en sortie de bar et je transmets mon cadeau. C'est mieux que de passer sa soirée à dormir.

"Ce serait un plaisir que tu te joigne à moi, Vi. Et puis j'imagine que la vie de spectre, ce n'est pas vraiment une existence dont on peut rêver, alors autant ne pas vivre ça toute seule."

Des fantômes j'en avais connu, certains l'étaient devenus à cause de moi en fait. J'ai toujours pensé que le plus difficile, c'est de ne plus rien pouvoir sentir contre soi. C'est en ça que les démons sont de parfaits garde-fous pour défunts. On peut les touches, on leur redonne le sentiment d'être réels, changeants, vivants. La privation, ça vous met n'importe qui à genoux. Privez-les de la parole et soudain ils voudront crier. Privez-les de la vue et soudain ils voudront revoir leur famille une dernière fois.

Privez-les du toucher et soudain ils voudront pouvoir se brûler.

Je finis par lâcher la main de Vivian, récupérant ma solitude si chère à mon coeur et mon désir toujours grandissant de ne m'attacher à personne. Tout ce que je touche, je le détruis. J'ai été créé dans ce but. Je reporte seulement mes iris vers ces crétins qui tentent de remettre le cadavre en place.

"En plus, je meurs d'envie de savoir ce qui a bien pu se passer entre ta maison close et maintenant. J'ai changer de vie tellement de fois depuis cette réputation de merdeux parisien que tu as connu..."

Vivian m'avait rencontré quand je me faisais passer pour un héritier français dilapidant fortune et dignité dans des bordels malsains. Et moi J'avais connu d'elle Owen-La-Hyène. Les choses changent, les gens évoluent.

Le temps suit son court, malheureusement.


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Vivian Owen
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Posté le Dim 19 Mar - 17:18.
Les doigts de Bastian qui serra les siens l’empêchèrent de réfléchir pendant quelques secondes. La capacité des créatures démoniaques avait de toucher les entités était déboussolant. Habituée des contacts sauvages, demandant et parfois tenaces des autres poltergeist, vieux et moins vieux, Vivian resta une seconde déconcertée. Elle le savait, l’avait déjà expérimenté aussi, mais cela lui faisait toujours un peu étrange. La fantôme qu’elle était « touchait » même si la plupart du temps, personne ne ressentait rien sous ses gestes instinctifs d’une vie de charme, passion et de sexe.

Bien que cela ne servait à rien, quand il lâcha sa main fantomatique, Vivian expira comme si cela la soulageait. Aucun oxygène n’entrait dans ses poumons et seulement le réflexe d’une ancienne humanité faisait soulever sa poitrine sous ce faux effort.

L’écouter parler de ses activités « normales » la fit sourire.

- Je pourrais jouer la groupie. Ça te ferait un bon coup de publicité d’avoir une groupie poltergeist. Du jamais vue. Et ça serait super plaisant de foutre la trouille à des jeunettes complètement dingue avec un quotient intellectuel d’une chenille.  

Elle reprenait de la consistance puis on pouvait lentement la voir au grand jour quand elle proposa à son tour :

- Si jamais tu recherches de la chair fraiche, pour tes soirées bestioles pour tous, tu me fais signe, je connais les meilleures adresses pour trouver de parfaits spécimens.  

Hey ! Vivian était de nature curieuse à la base. Depuis le temps à errer dans le coin, la Nouvelle-Orléans avait peu de secrets pour la belle blonde. Elle l’avait observé évoluer, puis scintiller de glamour pour sombrer lamentablement. Elle aimait toujours beaucoup ce petit coin de désastre, qui dévoilait des surprises à tout instant. De plus, Owen-La-Hyène surveillait la pute et l’orpheline ; nécessairement, c’était parfois de beurré de drame en tout genre et de sordides histoires.

Des « Basket case », elle pouvait t’en pointer 12 dans la demi-heure.
Ce n’est pas ce qui manquait.

- Ça reste une existence que j’aurais choisi de plein gré, mais j’avouerais que la solitude pèse parfois. Une chance que je ne suis pas la seule en ville, que certains médiums ne sont pas tous déplaisants et qu’il y a des démons plutôt pas mal qui viennent trainer dans les parages.

Elle leva les épaules puis eut un sourire franchement taquin, en observant Bastian du soin de l’œil :

- Et puis il est difficile de dire à d’aussi bonne compagnie qu’est la tienne, mon mignon finit-elle en français, au souvenir de leur première rencontre. Oh, tu sais, mon histoire est banale. La tienne doit être mille fois plus palpitante. Je n’ai pas eu à m’inventer des vies ou mentir sur qui j’étais. Je suis une putain de fantôme. Hanter sous ma propre apparence, c’est ce que je fais de mieux. J’ai possédé quelques fois, mais, c’est tellement risqué maintenant, avec tout ces casseurs de fêtes qui veulent t’exorciser… ce n’est plus comme il y a une trentaine d’année.




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Dernière édition par Vivian Owen le Mar 4 Avr - 20:21, édité 1 fois
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Posté le Ven 31 Mar - 0:47.
Living Dead Girl ✝ Ah, ma chère maquerelle...

Je laisse mon rire résonner alentours alors qu'elle se moque vicieusement de mes groupies débiles. Un visage de femme fatale mais la répartie d'un général d'armée, c'était ce qui me plaisait le plus chez elle, déjà de son vivant. Vivian avait de la discussion, de la présence, un je-ne-sais-quoi. J'avais plus de points communs avec elle que je n'en avais jamais eu avec mes dernières histoires d'amour, même si l'amour reste un concept qui me dépasse. Aimer, jamais. Respecter, oui.
Dire que je l'avais connue dans les bas-fond des maisons closes d'un siècle passé. Je ne pensais pas que je la reverrais des décennies plus tard alors que mon souvenir le plus marquant de cette époque était l'amoncellement de corps défigurés par la syphilis rongeant chair et beauté sur de frêles fleurs du macadam. Encore une pandémie divine, un chef d'oeuvre me rendant si fier.
La hyène, la seule, l'unique, m'arrache davantage d'amusement alors qu'elle me propose des occasions de doubler mon quota de victimes. Délicate attention qui me fait doucement resserrer les doigts sur les siens avant de lâcher sa main. Ma nicotine me manque, mon briquet ne tarde pas à allumer un cancéreux bâton planté entre mes lèvres.

Fumée douce.

Je suis une putain de fantôme, des mots qui me restent en tête. Mes seules fréquentations aujourd'hui, ce sont des humains à usage unique et des esprits de mon passé. Troublante réalisation alors que je tire un peu plus sur ma cendre. Je m'attristerais presque de savoir qu'elle se meurt d'ennui plus que du reste.
Elle n'a cependant pas tort sur un point, ma vie a été bien plus mouvementée que la sienne. J'aurais pu passer les siècles derniers en Enfer, vacances bien méritées, mais j'étais bien trop amoureux des humains pour oser les délaisser plus de quelques années. J'avais bien trop à faire avec eux, et mes virus tant aimés ne me faisaient pas de faveur lorsque j'oubliais de les répandre aux quatre vents.

"Les gens changent, évoluent. Malheureusement..." je passe un bras derrière elle, posant ma main sur sa taille alors que mes yeux divaguent vers elle, encore le sourire aux lèvres "Au moins t'as rien perdu de ton sublime accent français, ma chérie."

Ah, Paris...

"Moi..." je relève les yeux devant moi, perdant mon sourire au profit d'une réflexion légère "J'imagine que ça ne va pas te surprendre, mais j'ai passé le plus clair de mon temps par ici. Les Enfers sont... bien ennuyeux pour moi face au bordel qu'on trouve sur Terre."

Ja lâche Vivian, cigarette aux lèvres, en faisant quelques pas pour me dégourdir, sans jamais vraiment m'éloigner d'elle.

"Voyons... J'ai été musicien tourmenté dans ma chère Paris." je lâche un rire candide "Ensuite, j'ai passé quelques temps loin de l'Europe." j'agrémente de gestes et de mimes chacun de mes mots, de mes exploits "Et au début du siècle suivant, américain volage. La prohibition, drôle d'époque... J'ai rencontré une fille, un peu paumée, travestie." rire moqueur, mon côté hautain qui revient à la surface "Tuberculose. Je suis retourné en Europe, et ces cons d'humains ont relancé une guerre, juste après la première. J'ai choisi mon camp et j'ai vu ce que ça faisait de tuer au nom d'un pays, d'une idéologie... Mais je vais pas te mentir, c'était très chiant." je jette un regard à Vi, continuant de faire les cent pas devant elle alors que mes mains expliquent encore et toujours mes paroles "Après ça j'ai été fusillé, l'occasion de retourné en Enfer un petit moment avant de retrouver Paris, et puis Londres. Tu connais les punks? Ils en avaient de super là-bas, de vrais potes, des mortels intéressants pour une fois. Et puis il y avait..." je m'interromps, pensif "J'oublie toujours son nom... Mais c'était un bon coup et la tuberculose lui allait bien, à lui aussi." je souris en coin en regardant ailleurs "Vingt ans plus tard, je suis passé de punk à grunge, encore une belle époque. Ah et entre les deux, il y a eu tout ça." je désigne le scorpion encré dans mon cou, celui qui s'assortit si bien à tous mes autres tatouages, vestiges d'époques décadentes que j'ai profondément aimé "J'ai refait un tour à Londres, le temps de me faire une fausse vie humaine, et puis quand j'en ai eu assez, je suis venu ici voir de moi-même ce que Maman avait en réserve pour NOLA."

Je place les mains dans la poche avant de mon sweat en m'arrêtant finalement.

"Rien d'extraordinaire, pas d'épidémie, pas de pandémie, pas de renouveau digne de ma chère peste noire, je te l'accorde. Mais je dois dire que je m'amuse bien..."


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Posté le Mar 4 Avr - 20:16.
Acteurs, chanteuses, performeurs et baladins ; tous des beaux parleurs. L’existence lui avait apprit qu’ils s’abreuvaient à la coupe du narcissisme et se droguait à l’attention. C’était ainsi depuis la fin des temps. Et pour chaque comédien un public assoiffé d’amour et d’illusion. On avait tué aux noms des muses et de la musique, pas étonnant que ceux qui se comblent de ces belles paroles, ne possédaient qu’un intellect moindre.

Un sourire charmant, un regard aguicheur, digne de ce qu’elle avait été, Viviane répondit avec une certaine fierté :

- C’est que mon accent, je l’ai apprit des meilleurs. Je dois avouer que ce fut bien pratique de travailler à la NOLA, beaucoup de vogageur francophone seul et cherchant un peu de divertissement.    

D’un coup de hanche amusé, elle se dégagea de la main de Bastian au creux de ses reins puis fit quelques pas désintéressé pendant qu’il se dégourdissait les jambes, clope au bec. Elle s’arrêta pour s’adosser contre une pierre tombale et écouter le récit des exploits passé de son acolyte pestilentiel. Un tableau événementiel qui lui aurait laisser un goût amer en bouche si elle avait encore ses facultés gustatives. La belle blonde se contenta d’un soupire en repoussant ses longs cheveux sur sa tête.

- Rien d’extraordinaire. M’ouais. Tu auras peut-être la chance d’une nouvelle pandémie sous peu, avec ce qu’il se trame dans le coin. Encore heureuse d’être qu’un fantôme pour pouvoir bénéficier du spectacle.  

Elle se releva lentement, comme si son corps céleste avait un réel poids, une masse volumique et était encombrant mais, elle avait une idée soudaine un peu folle :

- Il y a un bar pas loin, tu as envie de boire un verre ? Le regard lumineux et malicieux, ses dents blanches s’exposèrent dans un sourire qui brillait par une absence de désintéressement totale. Un mouvement dans l’air, elle en profita pour passer au travers de Bastian, lentement, le laissant une milli seconde de trop au prise avec une errance au travers de son être démoniaque. Elle refit surface tout aussi lentement devant lui, l’illusion de sa tangibilité revenue, puis lui attrapa la main pour l’attirer vers le bar, sans attendre sa réponse.

- Et si tu me parlais des membres de ton groupe ? Tu en a un parmi eux qui est toujours bien alcoolisé, dépressif ou suicidaire ? Tu pourrais choisir le plus con d’entre eux et lui faire croire un truc facilement ? Tu en aurais pas un purement et stupidement sataniste ?  

Vivian était prête à n’importe quoi pour s’amuser un peu.




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Posté le Hier à 14:35.
Bonjour,

   Le RP n'a pas de réponse depuis au moins un mois, faut-il l'archiver ? Si c'est le cas, pensez à prévenir dans le sujet adéquat. S'il n'est pas terminé, n'oubliez pas votre partenaire de jeu :beuh:
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So long and... hello again | PV Vivian

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