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 Into The Unknown | Jimmy & Aedhan

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Aedhan H. Mulligan
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Posté le Mer 22 Fév - 0:21.



Aedh Jimmy
Into The Unknown
Aedhan & Jimmy


Elle fronçait les sourcils en observant la photo devant ses yeux. Le profil bien typé, du genre venant d’une bonne famille, la bouille avenante, le regard assez fier. Il lui apparaissait d’emblée comme joyeux, amical. Le type bien en somme.

« Et tu me dis qu’il est comme moi, mais n’en a pas conscience ? Il ne sait pas qu’il est médium ? La possession est exclue, pas vrai ? »

Son regard se posa sur l’esprit devant la fenêtre. Ezra avait été chargé de lui dénicher de nouvelles recrues et il ne revenait qu’avec une seule victime… Jimmy d’après ce qu’elle avait cru comprendre. Un bébé médium qu’il suivait depuis plusieurs jours. Un nouvel arrivant en ville qui n’avait pas l’air très au courant de ce que vivait la Nouvelle Orléans ou comme elle aimait les appeler un surnaturo sceptique.

Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres et Aedhan se leva, attrapant sa veste a passage.

« Essaie de me ramener un intéressant la prochaine fois, j’ai autre chose à foutre que de jouer les mères poules avec les nouveaux. Pa’obi ne va pas être content. »

L’avantage, le newbie n’habitait pas très très loin. Bon les critères de distance de la Nouvelle Orléans avaient été largement revu, mais dans ce cas-ci le quartier restait le même. Les rues commençaient d’ailleurs à doucement ressembler à quelque chose, malgré une invasion de bestioles perfides et dégueulasses.

Déjà ça craquait sous vos pieds, ça pullulait dans tous les sens et ça bouffait les maigres ressources naturelles de la ville. Puis ces saloperies diffusaient un bruit parfaitement énervant et ça l’agaçait prodigieusement. Et Aedhan avait presque envie de dire Fuck l’écologie et de balancer de l’insecticide partout.

La brune poussa un nouveau soupir avant de bifurquer dans une petite ruelle. La Nouvelle Orléans n’avait plus rien de la ville chaleureuse qu’elle avait autrefois connue. Les heures sombres semblaient être derrière eux, mais la médium ne pouvait répéter ce sentiment hors de ses tripes.

Elle arriva à destination devant un appartement qui ne payait pas spécialement de mine. La détective souffla un bon coup avant de porter quelques coups secs sur la porte. La télépathe croisa ensuite les bras, espérant que sa future, peut-être recrue, n’allait pas l’envoyer de suite à l’asile. Ou en taule. Au choix.

La porte s’ouvrit enfin sur sa victime. Et elle ne lui laissa pas la possibilité d’en placer une.

« Vous allez me prendre pour une folle, je vous préviens d’avance, mais il n’en n’est rien. »

Okay, ce n’était peut-être pas la meilleure manière d’aborder les choses non plus. Soit, Aedhan n’avait jamais été douée en diplomatie.

« Vous êtes médium. Vous avez des capacités exceptionnelles. Présentement, vous devez sans doute entendre des pensées qui ne sont pas les vôtres. Votre cerveau est constamment en ébullition, et vous ne savez pas comment chasser ces parasites de votre tête. »

Elle marqua une courte pause avant de reprendre.

« Je peux vous aider. Et ce n’est pas une arnaque. Vous n’êtes ni fou, ni malade. Vous êtes médium. »


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Jimmy L. Allistair
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Posté le Dim 26 Fév - 22:05.
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La journée avait mal commencé. Très, très mal. En plus d'avoir eu froid toute la nuit, des odeurs immondes s'étaient émanées de l'immeuble durant les heures sombres - mais cela ne changeait pas de l'habitude... Et les insectes. Ces putain d'insectes qui volaient, s'engouffrant dans les vieux appartement dès qu'ils en voyaient l'opportunité. Je soupirais et m'asseyais dans le vieux canapé rouge du salon - j'avais comaté toute la journée. Dieu merci, c'était mon jour de repos : alors je pouvais me plaindre à coeur joie, manger des crêpes devant la télévision. Être particulièrement productif, en somme. A ce rythme là, j'allais être barman jusqu'à la fin de mes jours. Adieu la danse, adieu la musique, adieu les arts. Pensée horriblement déprimante, mais qui me travaillait de plus en plus. Et si je ne m'en sortais jamais ?

Et ces voix. Ces foutues voix qui venaient me hanter. Étais-je en train de devenir fou ? Étais-ce New Orleans qui me rendait fou ? Un début de schizophrénie ? Grand-oncle Richard l'était... Oh mon dieu. Et si j'étais schizophrène sans le savoir ?! Je paniquais à cette pensée et m'allumais une clope pour me détendre. Soigner le mal par le mal, comme on le dit si bien. Et malgré mon aversion pour Belle-Chasse... Peut-être que ça n'était pas si mal que cela. Je ne connaissais personne, ici, j'entendais des voix, je voyais des silhouettes, et je n'avais pas d'amis. Peut-être que je n'étais pas fait pour voyager, peut-être que j'aurais du rester à Belle-Chasse à reprendre le commerce de mes parents, et à vivre et mourir où j'étais né.

Je fus interrompu par quelques coups secs sur ma porte d'entrée. Je sursautais et me redressais sur le canapé, les sourcils froncés. Qui pouvait bien venir toquer ici ? Oh non... Pas encore Gil, mon propriétaire. Ce gros lard était insupportable. Je me levais en soupirant, ne faisant même pas attention à ma tenue. J'étais en pantoufles avec un jogging, et un pull de Noël. La crédibilité à son comble. Et, j'ouvrais la porte. Il a fallu que j'ouvre cette foutue porte, bordel de merde. Pourquoi ?

« Vous allez me prendre pour une folle, je vous préviens d’avance, mais il n’en n’est rien. »

Oh bordel, que ça commençait bien. J'ouvrais la porte pour répliquer, mais je n'en eu pas le temps - la jeune femme en face de moi continua son petit monologue, en face de ma personne - j'étais sidéré, la clope au bec, dans un vieux jogging élimé, face à la folle du siècle.

« Vous êtes médium. Vous avez des capacités exceptionnelles. Présentement, vous devez sans doute entendre des pensées qui ne sont pas les vôtres. Votre cerveau est constamment en ébullition, et vous ne savez pas comment chasser ces parasites de votre tête. »

... Oh. Mon. Dieu. J'étais médusé. Elle finit son petit laïus en précisant que ça n'était pas une arnaque, que je n'étais pas fou. Je haussais les sourcils et... Eclatais de rire. Je riais à en avoir mal au ventre, avant de secouer la tête ; cette ville était folle, les gens étaient complètement tarés.

« Mais qu'est-ce que vous me racontez, madame ? Ca fait un foutu mois que je suis arrivé dans ce bordel ambulant de ville, et je ne croise QUE ÇA : des alcooliques finis, des clodos, des gens complètement fous ! Pour qui vous prenez vous, madame, à venir déranger les bonnes gens en pleine après-midi avec vos conneries ? »

Je sentais toute la colère, tout le stress que je retenais depuis quelques semaines remonter à la surface. Trop, c'était trop. Je n'allais pas écouter ces conneries une seconde de plus, il en était hors de question. Ma cigarette se consumait entre mes doigts, sans même que je m'en rende compte. Je ne me rendais pas non plus compte que j'étais presque en train de crier, en bonne dramaqueen. Eh oui, on ne se refait pas. Et j'en avais marre d'entendre ces conneries - il était peut-être temps de retourner à Belle-Chasse. Cette foutue ville était une purge à elle seule. Je reculais d'un pas, secouant la tête, commençant à paniquer. Je savais qu'elle avait... Je.. Non. Je ne pouvais pas accepter ça. C'était trop énorme pour moi. Non. Non.

J'étais d'autant plus énervé qu'une petite voix me soufflait qu'elle n'avait peut-être pas si tord que ça. J'étais d'autant plus paniqué qu'elle avait touché une corde sensible. J'entendais ces foutues voix dont elle parlait, j'entendais ces foutues pensées qui me parasitait continuellement, qui me réveillait en pleine nuit. Mais... Non. Je ne pouvais pas supporter cela. Ce ne pouvait être réel. Je ne pouvais l'accepter. Je la fixais, à la fois nerveux et énervé, incapable de bouger. Je tremblais de colère et de panique.

« Sérieusement madame, retournez dans votre bayou avec vos superstitions du Moyen-Âge. Non mais, j'aurai tout entendu ici, vous êtes vraiment tous tarés dans cette foutue ville ! »



Je voudrais qu'on remonte les escaliers en courant, qu'on catapulte tous nos vêtements. Bonsoir Que tu me fasse l'amour jusqu'à l'aube et pendant deux mille ans. Je voudrais partager tes nuits j'ai tant besoin qu'on se noie dans les nuits fauves.

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Aedhan H. Mulligan
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Posté le Mer 1 Mar - 15:04.

Aedh Jimmy
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Aedhan & Jimmy

Manifestement, au vu du langage corporel qu'il dégageait, ledit Jimmy n'était pas spécialement heureux de sa présence sur place. Et il la prenait davantage pour une cinglée qu'autre chose, c'était évident. Aedhan ne tenta même pas un sourire ou d'amadouer le bonhomme d'ailleurs, se contentant de déblatérer son laïus et de l'observer se décomposer à chaque étape. Certes, le contexte était un petit peu spécial, mais la médium tenait quand même à remettre cette brebis dans le droit chemin. Parce que le pauvre semblait quand même en mauvaise posture au vu du Poltergeist qui lui tirait la langue dans le dos.

Chose positive, il était quand même vachement poli.

La détective l'observa avant de froncer le nez. Madame. P'tin elle ne se ferait quand même jamais à cette appellation moyenâgeuse. Son regard glisse sur la cigarette et elle se revoit quelques mois avant, accro à cette nicotine de merde, juste pour oublier le passif tordu de la Nouvelle Orléans et combien sa vie s'était retrouvée détruite en l'espace de quelques semaines. Superstition. Okay, encore un qui ne voulait pas voir les choses en face. Qui trouvait normal qu'un trou de plusieurs kilomètres se soit formé au sein de la ville sans qu'aucune raison valable n'y soit rattachée. Qui ne pensait pas remettre en question ses connaissances fondamentales, trop craintif pour bouleverser son petit monde bien rangé. Un crétin quoi. Et un crétin qui tendait à la mettre en colère.

« Il s'appelle Fergus. Il s'agit d'un esprit écossais. Il a vécu à Inverness, puis a décidé de venir tenter la conquête de l'Or dans les années 1900. Sauf qu'il s'est complètement planté et était alcoolique. Il a fini par se faire plumer dans son pieu avec une prostituée. C'est con comme mort pas vrai ? Il est là, derrière vous. Et je vais être gentille, première leçon gratuite... Vous devriez investir dans l'encens répulsif. Vous me remercierez plus tard. »

Son ton était d'une froideur sans équivoque et ses yeux lançaient des éclairs. Aedhan n'était pas spécialement connue pour sa patience ou son tact et présentement, elle faisait tout de même de gros efforts pour prendre sur elle et éviter de lui sauter à la gorge.

« Il vous suit depuis une dizaine de jours, sous mes ordres. Il devait offrir à l'Audito Mortis des recrues qui pouvaient les aider à combattre. Vous pouvez être l'une d'entre elles si vous le souhaitez. Mais il faudra arrêter de planter votre tête dans le sol comme si vous étiez une autruche, vous munir d'une paire de couilles et affronter ce que vous êtes vraiment. »

Elle croisa les bras et pencha la tête sur le côté.

« Je ne prétends pas que c'est une balade de santé, loin de là. Mais vous avez l'occasion de les combattre et de ne pas vous sentir complètement paumé quand ils envahissent votre crâne. Ce n'est pas de la superstition. Ce ne sont pas des conneries. C'est votre vie et la mienne. Personne ne pourra mieux comprendre ce que vous ressentez lorsqu'ils entrent en contact avec vous, que moi. Personne ne pourra vous cerner et vous apprendre à les dégager de temps à autres, juste pour pouvoir respirer. Vos besoins ne sont pas les mêmes qu'un autre médium, ils sont plus pressants, plus urgents. Quand vous sortez, votre crâne est sous une pression que personne ne peut comprendre et vous avez l'impression que la schizophrénie va devenir votre nouvelle meilleure amie. Vous n'osez en parler à personne de peur d'être pris pour un malade mental – un conseil, ne le faîtes pas, d'ailleurs. »

La détective s'arrêta quelques secondes, le regardant droit dans les yeux. Sa vie, depuis l'âge de cinq ans, avait été rythmée par les apparitions spirituelles, les événements surnaturels et autres réjouissances. Elle pouvait comprendre que l'on puisse être sceptique sur le fond, mais pas aussi borné pour autant. C'était tellement impensable à ses yeux que ça la mettait en rogne. Parce qu'elle n'avait pas eu le choix de fermer les yeux, était devenu un bon petit soldat de l'Audito et faisait face jour après jour.
Alors la traiter de superstitieuse datant du moyen-âge, c'était quand même gonflé !

« Retournez vous. Et observez autour de vous. Ressentez. C'est ma seconde leçon gratuite. »


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Jimmy L. Allistair
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Posté le Lun 20 Mar - 0:25.
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Plus tard, lorsque je me rappellerai de cette rencontre déterminante, je me rappellerai seulement de la stupeur.

La stupeur d'avoir tout ce sur quoi je fermais les yeux depuis mon arrivée ici foutu en plein dans ma gueule. La stupeur de savoir que je n'étais pas fou - et, qu'en fait, ça aurait peut-être été préférable. La stupeur en me prenant cette gifle vitale, qui me fit réaliser que le cauchemar n'était pas un simple cauchemar. Mais la putain de réalité. Je crois que je n'avais jamais vraiment réussi à redescendre sur terre, depuis le jour où j'avais découvert le corps pendu de Jaimie ; je m'étais renfermé dans mon petit monde imaginaire, dans le monde de Jimmy : un monde fait de déni de la douleur, et auquel j'avais su m'accommoder, avec le temps. J'arrivais toujours à m'accommoder, c'était l'effet Belle-Chasse. J'avais ce don d'accepter avec résignation tout ce qui faisait le monde, mon monde, et de subir ma foutue vie.

Et cette foutue vie, cette foutue vie dont je n'avais jamais su trop quoi faire, la femme en face de moi venait me torturer avec. J'étais totalement déconnecté de la réalité : un rire nerveux m'échappa et je secouais la tête négativement. Je sentais une crise de panique pointer le bout de son nez, j'entendais le foutu rire du Poltergeist derrière moi. Je savais qu'il y avait un foutu fantôme derrière moi. Je savais que cette ville était hantée. Je savais que j'étais entouré de pensées qui n'étaient pas les miennes. Et parmi toutes ces choses que je savais sans vouloir le reconnaître, une me faisait mal, si mal qu'elle en était paralysante de douleur.

Et si Jaimie était là aussi ?

Et si Jaimie était avec moi ? Et si... Si je pouvais lui reparler ? Le revoir ? Le toucher. Caresser ses cheveux. Sentir sa présence, son odeur, entendre sa voix ; rattraper le temps perdu, rattraper cette vie à deux qu'on avait jamais pu connaître. Revoir ses yeux, le faire sourire, entendre son rire. Le prendre dans mes bras, et le serrer assez fort pour qu'il n'ose plus jamais mourir.

Sans m'en rendre compte, des larmes étaient venues me brouiller la vue.

« Vous.. Je.. Non, non, non. C'est pas vrai, c'est pas possible ! Laissez moi tranquille !! »

Non, non, NON ! Elle n'avait pas le droit. Elle n'avait PAS le droit. Elle n'avait pas le droit de raviver l'espoir, de me faire croire que j'allais pouvoir vivre à nouveau. Elle n'avait pas le droit de me dire que les morts étaient parmi nous, elle... Elle n'avait pas le droit de me faire croire, de me faire espérer que j'allais pouvoir le revoir. Les morts le restent. Et Jaimie aussi. Elle n'avait pas le droit de me faire croire que les morts étaient vivants, et j'étais plus que stupide de ne pas arriver à contrôler mes émotions. Mes émotions aussi tranchantes que des lames de rasoir : le temps ne les avait pas autant émoussées que ce que je voulais bien croire. Aedhan me faisait redécouvrir un monde auquel je m'étais anesthésié au fil des années, caché derrière un voile d'alcool, une odeur de cigarette et un masque renfrogné.

Je crois que je m'en voulais plus qu'à elle. Je m'en voulais d'être mis face à la fragilité de mon esprit ; je m'en voulais de voir que malgré les années, la plaie n'était pas guérie. Elle était toujours aussi douloureuse, omniprésente, écrasante. Et que malgré ce que j'avais voulu me faire croire, j'étais toujours en train de me noyer. Je n'avais pas demandé cette foutue vie, ce foutu pouvoir. Non, non. Rien de tout cela. J'étais aussi perdu qu'un petit enfant, paniqué, devant un monde inconnu.

« Vous avez pas l'droit de me dire des choses pareilles. Vous avez pas le droit ! »

Il fallait se rendre à l'évidence : si ma ville natale m'avait appris quelque chose, c'était à vivre dans le déni. Et à réussir à y replonger alors même que je sentais la présence du Poltergeist derrière moi, que j'entendais ses pensées. Que je repassais en boucle dans ma tête chaque moment passé dans cette foutue ville, et que je savais. Je savais que la fille en face de moi avait raison, et que tout était réel. Que mes superstitieux de parents avaient raison, depuis toujours. Et que le deuil n'était qu'une vision de l'esprit.

Je crois que je m'étais mis à pleurer, à un moment. J'étais médium. Un foutu médium. J'avais le don de communiquer avec tous les morts de ce monde, sauf avec celui qui m'importait vraiment. La vie avait une drôle de manière de me rappeler à son ironie. A croire que tout autour de moi me ramenait à la seule chose que j'aimerais pouvoir effacer, à la seule chose qui me faisait espérer me réveiller un jour et voir que rien de tout cela ne s'était jamais produit. Dieu que j'en avais rêvé, de le retrouver vivant. Dieu que j'en avais rêvé, de pouvoir un jour me dire « ça n'est qu'un mauvais rêve. Il est là, avec toi, et il ne partira pas ». Tout recommencer.

« ... Ca n'est pas possible. Ca n'existe pas. Ca n'existe pas. »

Je répétais ces mots en boucle, pareils à un mantra. Mes larmes s'étaient séchées. Je relevais les yeux vers la femme en face de moi, la dévisageant longuement. Sérieusement. Je crois que ma voix avait des accents de désespoir.

« Parce que si ça existe, ça veut dire que cette foutue vie est un putain de purgatoire, et qu'on est tous complètement foutus. »


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Aedhan H. Mulligan
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Posté le Mer 19 Avr - 12:54.

Aedh Jimmy
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Aedhan & Jimmy

La jeune femme voit qu'elle heurte un point sensible et que quelque chose commence à faire son cheminement dans l'esprit de l'homme face à elle. Désormais Aedhan a une entrée, fine, mais une entrée tout de même. Quelques secondes, elle se met à sa place. Si sa vie n'avait pas été celle de venir d'une famille d'exorcistes, avec une mère tarée et des grands-parents aussi pieux que dangereux, peut-être aurait-elle pu se permettre le luxe d'avoir cette réaction. Mais ce n'était pas le cas. Et qu'ils le veuillent ou non, quelque chose se préparait sans aucun doute. Parce qu'ils ne pouvaient pas s'être arrêtés là où ils l'avaient été quelques mois auparavant. Il y avait autre chose que cette espèce de cratère géant et baignant dans le soufre et le feu. Mais pour autant, lui, semblait dans un déni qui dépassait tout entendement. N'avait-il donc pris aucun renseignement sur la ville qu'il habitait désormais. Comment pouvait-on encore nier ce qui pourtant, semblait tellement évident. Comment pouvait-on être aussi étroit d'esprit.

La peur. C'est ce que Pa'Obi lui aurait répondu instantanément et la médium dût se faire violence pour ne pas laisser un rictus apparaître sur son visage à cette simple pensée. Parce qu'Aedhan n'était pas vraiment portée sur la patience ou sur ce sentiment de peur qui vous prenait les entrailles. Peut-être parce qu'il faisait partie intégrante de sa personnalité et que chaque jour, la médium le combattait du mieux qu'elle le pouvait. Alors quand devant ses yeux, certains se laissaient totalement aller, c'était quelque chose qui pouvait grandement l'agacer. Et qui surtout, n'attirait pas sa pitié.

Mais il n'était pas d'ici. Sa psyché n'avait pas été malmenée par les esprits ou les possessions, son quotidien n'avait pas été marqué de sorcellerie et de folie. Cela se voyait. Il était... normal, ou du moins pensait que c'était quelque chose de possible. Et il ne voulait pas réaliser que ce qui se trouvait juste devant lui depuis des années était sa normalité. Et ça, en un sens, la jeune femme pouvait le comprendre. Pas l'accepter, mais le comprendre du moins.

« Ça existe. C'est triste, mais c'est comme ça. En un sens, cela peut vous rassurer sur d'autres points. Mais ça existe. »

Elle haussa les épaules, les paumes des mains tournées vers le ciel.

« Je ne suis pas là pour détruire votre monde, mais pour vous ouvrir les yeux sur ce dernier. Je ne suis pas quelqu'un de patient... bien loin de là, mais je ferais mon maximum pour que vous ne deveniez justement pas complètement taré. Il existe des méthodes qui temporairement, vous aideront à prendre le contrôle total de vos pensées, à ne plus vous laisser envahir. Ce serait cool de ne pas perdre totalement la tête non ? »

Aedhan mima le geste en se tapant de l'index sur les tempes avant d'esquisser un rictus fatigué.

« Mon monde s'est retrouvé totalement bouleversé quand j'avais cinq ans. Vous êtes un médium tardif mais votre monde se retrouve sans dessus-dessous. Ne laissez pas les choses passer de cette manière. »

À sa remarque la brune laissa un ricanement léger s'échapper de ses lèvres.

« Cette ville n'est pas le purgatoire. Mais quelque chose de bien plus sombre et inhumain encore, si vous voulez mon avis. Si vous voulez fuir c'est le moment mais... sachez que la Nouvelle Orléans n'est pas la seule concernée. Vous pouvez partir mais vous ne serez jamais débarrassé de cette situation. Seulement avec mon aide, vous pourrez espérer changer les choses. »

La jeune femme croisa les bras avant de reprendre.

« Je veux juste vous aider Jimmy. Rien d'autre. Vous n'êtes pas seul face à cette folie, si on peut appeler ça comme ça. Mais la balle est dans votre camp. Je ne peux rien pour vous si vous restez fermé. »


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Posté le Dim 23 Juil - 14:37.
Bonjour,

   Le RP n'a pas de réponse depuis au moins un mois, faut-il l'archiver ? Si c'est le cas, pensez à prévenir dans le sujet adéquat. S'il n'est pas terminé, n'oubliez pas votre partenaire de jeu :beuh:
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