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 Bastian ✝ Dieu serait injuste si nous n'étions pas coupables.

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Black Death and Chill
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Bastian A. Lacroix
❝ Black Death and Chill ❞
Messages : 695 Points : 1665 Date d'inscription : 21/02/2017
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Posté le Mar 21 Fév - 22:48.
Bastian A. Lacroix
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avatarpv

Carte d'identité

Nom Démoniaque: Asmodeus.
Statut: Démon, et ouais, ma poule! Sphère de la destruction, évidemment, en tant que Ravageur.
Âge: J'ai connu l'Enfer et le Paradis... Au sens propre. Alors on peut dire que j'ai des centaines de milliers d'années d'existence derrière moi. Même si j'ai l'air d'avoir 27 ans, à peine.
Métier: Musicien quand le temps le permet.
Lieu de naissance: Paris, la ville lumière, berceau de l'amour et de la séduction. Et surtout une belle ville pour faire croire qu'on a un petit côté romantique depuis toujours.
Don: Baiser de la pestilence. Un patin et je peux te refiler la peste noire, trésor.
Particularités: J'aime bien les horloges... non, je déconne, j'en ai horreur. Mais j'ai toujours une montre sur moi, bien qu'elle soit arrêtée depuis toujours. Et bien sûr il y a tous ces motifs encrés sous ma peau, mais ça paraît bien banal en comparaison avec le reste.
Avis sur le surnaturel:Moi je les trouve adorables, mais les humains sont plus amusants.
Membre du: Aucun.



Caractère
Un démon, tu seras un démon. Alors l'évidence me pousserait à vous dire que je suis démoniaque. Je peux vous dire qu'on me prend pour un humain lambda malgré ça. J'ai l'air fantasque et candide, un petit air de prince, de jeune héritier qui claque sa fortune pour passer le temps. Mais je suis surtout méprisant et puéril. Enfin, ça, c'est ce qu'il se dit à mon propos. J'ai du goût, je ne vais pas prétendre que des humains valent mieux que moi simplement parce qu'ils sont dotés de compassion, d'empathie, ou d'amour de leur prochain. Moi, je préfère leur mettre la tête dans leurs erreurs, face la première. Moi, je préfère leur faire croire en l'amour pour mieux le briser.

Moi, je suis un démon, et pas eux.

Pour un humain, je semble futé, plus que la moyenne du moins. Mais ça ne m'empêche pas d'avoir une affection toute particulière pour la musique, le seul talent qui vaut vraiment quelque chose par ici. Guitare, piano, violon, et la capacité de reconnaître une note à l'oreille. J'en ai des raisons d'être aussi hautain. Et blasé de tout, évidemment. Je me lasse de tout et tout le monde, au point d'être furieusement infidèle selon mes fréquentations.

On a bien le droit de plaisanter un peu.

Car il n'y a bien que ça qui nous aide à passer le temps, à oublier la mort à venir. Pour ceux qui en ont une du moins... Pas mon cas.
Je préfère m'amuser gratuitement, profiter de ma condition pour changer le court des choses. Être un artiste, puis un modèle. Un monarque, puis un révolutionnaire. Un soldat, puis un punk. Toujours avec ce goût prononcé pour l'anarchie et l'ultraviolence. Mais je n'y peux rien.

Je suis ainsi fait.

Je n'ai qu'une phobie: le temps qui passe. Les battements réguliers d'un métronome, d'un coeur, d'une horloge... Rah, c'est l'horreur! Mais pour chaque coeur qui bat, il y a un silence. C'est sans doute ça, la plus belle des mélodies. Le bip d'un électro-cardiogramme qui stagne soudainement et je deviens le plus heureux des hommes.


Histoire
J'ai toujours pensé que le meilleur moyen de mentir aux yeux des humains était de se mettre en avant.

Personne ne soupçonne jamais ce qui semble être le plus évident. Qui se douterait que celui qui se cache le moins est aussi celui qui en dissimule le plus? Aucun mortel n'en est ni n'en sera jamais capable.
Je fixe mes doigts, toujours agrippés à un mediator en plastique alors que mes dents mordillent la chaîne que je porte au cou. C'est si humain tout ça, cette chair, ce sang, ces battements irréguliers, pourtant si caractéristiques de ma condition. Avant eux, les mortels, j'étais parmi les seuls à avoir une apparence, une enveloppe charnelle, bien que divine.
J'ai connu le Paradis, au sens littéral. Je suis né là-haut, avec tous les autres. Tu t'appelleras Asmodeus et tu seras un démon. Mais tu auras une gueule d'ange et des dons que tu ne soupçonne pas encore. Tu seras un Ravageur au sein de ta sphère et tu auras à ta merci la Pestilence pour seule arme. Une seule étreinte de toi et le monde succombera. Dieu m'a ainsi fait. Et même si tout était fade à l'extrême, j'étais mieux au Paradis que sur les terres que dominaient le Seigneur. On a bien tenté d'y mettre des créatures gigantesques à l'allure de reptiles, mais rien ne dure ici bas. Le second essai fut plus raisonnable. Deux êtres seulement, à l'image de leur Dieu tout puissant. C'est à nouveau un reptile qui fit pencher la balance et offrit sur un plateau la Connaissance à ce duo misérable.

L'erreur de trop, sans doute.

Ca nous a mené à suivre le favori de Dieu dans sa chute, condamnant toute la race démoniaque à séjourner plus bas que terre dans un Paradis bien à nous, bien moins fade aussi. Si l'endroit était bien plus intéressant, il n'en restait pas moins que nous avions été chassé pour nos vices, des traits de caractère que les angéliques suppôts de Dieu ne comprenaient pas. Rejetés, humiliés, isolés, nous n'en étions que plus fort et chaque prophète, chaque saint, chaque croyant supporterait la misère que les démons endurèrent. Le reste fait partie de l'Histoire biblique.

"Tu viens, Bast?"

Je relève les yeux vers ce mortel, les mains prises par des baguettes de batterie, à qui je fais fantasmer une amitié depuis des années déjà. Il m'appelle, la scène aussi. Mes fausses notes se jouent déjà dans ma tête, comme un écho lointain que je répète depuis trop longtemps. Je me lasse, c'est vrai. Sans doute trop vite, même pour un démon. Mais s'il savait combien les siècles passés me manquent. Cette décennie est marquée par un calme plat, aucune vague, aucun faux pli. Il y a bien quelques remous mais rien de suffisamment historique pour moi.
Je finis par me relever de la caisse où j'étais assis, lâchant ma chaîne qui pend à mon cou en laissant se balancer un crucifix en acier. L'évidence, c'est ça qui dissimule le mieux un mensonge. Quel con de démon porterait vraiment ça? En même temps, quand on a tutoyé le Christ, on peut bien faire partie de tous ces agneaux de Dieu qui arborent des instruments de torture en signe d'appartenance à un culte prônant l'amour et le pardon. Ma guitare en main, je rejoins ma place sous les projecteurs éteints, toisant la foule amassée qui trépigne déjà. J'ignore pourquoi, je m'en fous un peu.

Je pourrais tellement les tuer...

Tu sais ce que ça fait, toi, une pandémie? Putain, si tu savais. Ma première, c'était à la Renaissance, en Italie. Je mettais les pieds sur Terre pour la première fois. En foulant ce territoire dont j'avais seulement tiré les ficelles jusque là, j'avais senti l'ébauche d'une humanité me gagner tout entier. J'étais arrivé parmi les humains et j'étais leur égal. Il m'avait suffit de croiser une pauvre âme égarée, jolie blonde, tout juste adulte, une compassion pour son prochain qu'elle semblait vomir en continu par tous les trous. Petite sainte à la botte de Dieu, promise à un autre, attendant ses épousailles pour oser ne serait-ce que rêver de son mari du fond de ses nuits esseulée. C'était ma première rencontre avec un mortel, mon premier face à face avec ces créations que j'observais depuis si longtemps. Elle m'a demandé si j'étais perdu, et ce fut sa dernière erreur. Je sens encore mes pupilles se dilater, mon souffle s'accélérer en la regardant. Putain, elle aurait fait une épouse d'Enfer pour l'époque. C'est sans doute ce qui m'a poussé à lui arracher ce baiser, à la regarder dire non des yeux avant de me céder un oui bourré d'envie.
Elle ne le savait pas mais je venais de ronger son corps de l'intérieur. Ses petits organes frêles et intacts se trouvaient alors intoxiqués par la mort à venir. Mon dernier petit plaisir, je l'ai trouvé dans son regard terrifié alors qu'elle s'est mise à cracher du sang, de la muqueuse interne, et son dernier souffle de vie. Quand elle s'est effondrée à mes pieds, j'ai su ce que Dieu m'avait poussé à faire. J'avais levé les yeux vers le ciel, comme un défi que je lui lançais, comme un gosse qui dit "regardes, maman, j'ai fait ça tout seul, juste parce que tu m'as collé une punition".

Enfoiré.

Je regarde le spot s'éclairer, comme une instance divine qui me fixe constamment. Le public plus bas, je n'en ai que faire, même s'ils sont accrochés à ma vocale désastreuse. Je leur parle de divinité, de sang, de gloire, le tout en musique pour mieux faire passer la pilule. Et ça marche ainsi.
J'aime les foules possédées, les soulèvements d'une ville entière, le chaos dans les rues. Et par dessus tout, j'aime manipuler les humains. Cela faisait quelques décennies que je torturais la monarchie française de l'intérieur. Les aristocrates se succédaient dans la France du Roi Soleil pendant que le peuple criait famine. Famine, famine... ça n'a jamais été ma spécialité. Je me contentais de jouer les marquis marié, fidèle, bien qu'ayant quelques flirts signés d'un baiser à droite à gauche. Ce n'est certainement pas de moi que venaient ces indélicates rumeurs de faible santé plus bas que la ceinture. La cour était en émoi, mais en toute discrétion. Qui voudrait que l'on sache que le Roi se porte au plus mal parce que sa courtisane favorite ne va pas fort non plus?
Les infections resteraient leur problème. Moi, j'avais une épouse malheureusement morte aux premiers jours de la Révolution, fièvre fulgurante. Noble, je devenais révolutionnaire, criant à plein poumons dans les rues de Paris que la monarchie pouvait aller se faire mettre. Bruler, piller, saccager, mais par dessus tout en profiter. C'est à cette époque que j'ai subi ma première mort en tant que semblant d'humain. J'aurais sans doute pu m'en sortir mais j'ai préféré rire une dernière fois avant d'étouffer pendu au bout d'une corde. Une telle révolte n'est jamais gratuité. Jamais.

Retour en Enfer.

J'enchaîne les notes, les symphonies se succèdent, les mortels en redemandent encore et encore. Mentionner Dieu dans un refrain, j'en lâche un rire narquois entre deux accords. C'est pourtant évident que je le connais très bien ce vieux fou mais personne ne s'en douterait, c'est bien trop simple pour sembler vrai. Dire que la majorité de ce public ne croit même pas en Lui. À croire qu'on est devenus bien plus doués pour cacher notre existence avec les siècles. Il y a quelques millénaires encore, ils croyaient tous en Lui.
Paris est restée mon premier amour. Enfin... à l'époque. Maintenant, je n'y reconnais plus rien de ce qui me passionnait tant à son égard. Elle a vieillit. Alors que deux cent ans plus tôt, on y était si bien. Une fois la Révolution passée, j'vais remis les pieds sur Terre quelques années. J'avais voyagé en Europe de l'ouest quelques temps, et puis j'avais constaté bien vite que peu importe l'année et le lieu, il y avait un domaine qui ne vieillissait jamais: la prostitution. On crie au scandale dès qu'un malheureux fait de chastes avances avant des fiançailles mais personne ne geint lorsque le tout Paris se presse dans un sordide tombeau pour précieuses. Typique des humains.
Pour moi, bien plus qu'un haut lieu pour profiter des Paradis Artificiel comme l'absinthe et l'opium, c'était un véritable appel au vice. Vous savez ce qui se fait fréquemment dans un bordel? Oh oui, vous savez. Et la syphilis, vous avez une idée? Le plus drôle, c'est que ça se répand vite. Très vite...

Ça ne s'arrête jamais.

Les musiques se poursuivent et s'enchaînent à la perfection. Ce soir, des tonnes de vidéos fleuriront sur Instagram pour que chacun prouve à quel point sa vie sociale est meilleure que celle de son prochain. Péché d'orgueil, mes agneaux. Et pour celui qui approuve en quelques smileys, péché d'envie. Faibles, vous êtes tous faibles. Chair et esprit, tout est misérable en vous.
Vers 1940, j'ai fait mon retour sur Terre, œuvrant dans la seconde guerre qui faisait rage chez les Hommes. Je me fichais du côté pour lequel je combattais. Je pouvais tuer à vue, je n'avais même pas besoin d'un quelconque stratagème pour excuser mon geste. Les humains m'offraient sur un plateau ce que je devais autrefois voler. Et mieux encore, j'étais félicité de mes performances. Comme si un humain lambda pouvait faire autant de victimes civiles sans éprouver le moindre remord qui ralentirait sa course folle avec la Mort elle-même. J'avais appris l'italien, le français, l'anglais, l'allemand. J'avais vécu dans tous ces pays et plus encore. Mais en tant de guerre, aucune terre n'a de valeur. Seul compte la victoire. Je n'ai pas le souvenir d'avoir gagné... mais on s'est bien marré.

Fini de jouer.

Applaudissements, sourires, fuite de la scène. Une routine à répéter sans cesse jusqu'à s'en lasser. Je pose ma guitare que j'échange contre une cigarette fraîchement allumée. Je la retire de mes lèvres, mon regard se perd sur mes phalanges à nouveau.
J'ai la peau couverte d'encre depuis si longtemps que je ne me rappelle plus pourquoi ni quand j'ai fait la plupart de ces motifs. Je me rappelle du "HALLOWEEN" qui orne mes phalanges parce que c'est un soir d'octobre que j'ai vécu ma première mort humaine. Je me rappelle aussi du scorpion lorsqu'on a voulu me faire croire que les signes astrologiques avaient de l'importance dans une existence. Et je me rappelle très bien de plusieurs babioles faites d'encre et d'aiguille dans un appartement qui puait les affres de la drogue.
1970, et mon amour pour la musique revenait subitement. Comme un doux chant de sirènes tatouées et fringues en Vivienne Westwood. Mon retour sur terre, après une fusillade au front qui m'avait remis en Enfer, me faisait doucement rire. On ne se débarrasserait pas de moi avec tant de facilité. Je me revois encore fréquenter bars et caves, des lieux au goût de liberté et de révolte nouvelle. Après une période aux ordres de plus gradé que moi, j'étais plus que ravi de retrouver les bas fonds d'une ville et son idéal anarchiste. Je retrouvais avec joie cet était d'esprit merdique qu'avait les humains et mon désir ardent de me jouer d'eux comme s'ils n'étaient que mes pantins. C'est là, à Londres que j'ai connu des amitiés sans faille, des occasions en or de ruiner la vie de mortels qui pensaient voir en moi un punk candide à peine capable de blesser quelqu'un par accident. Je n'étais pas un bourreau à leurs yeux, non. Moi, j'étais ce charmant gamin qui aime tout le monde et le rend bien. Il y en avait même un que je préférais aux autres, mon favoris de l'époque. Mais que serait une romance sans quelques échanges passionnés? Au cours des siècles, j'en ai vécu des folies à deux mais celle-ci entre sûrement dans mes préférées. Il est pourtant mort d'une tuberculose ravageuse quand je me suis lassé de lui, et de la scène punk.

"Alors, ce rendez-vous chez le spécialiste?"

Dommage, il n'a toujours pas trouvé d'où venait ton mal. Du haut de mon mètre 80 et de mon allure de grunge des temps modernes, je l'enlace quand même, la pauvre petite. Elle secoue la tête négativement, blasée par ces recherches médicales infructueuses. Adorable de voir comme les humains sont capables de tout vous donner et d'attendre derrière une scène que vous ayez fini un sermon infernal en musique.
Mais moi j'en ai assez. J'en suis resté lassé comme au début de ce concert. Elle, les musiciens, la foule. Assez, ça suffit. Je ne m'étais pas senti aussi blasé depuis mon retour sur terre en Amérique à l'ère de Kurt Cobain, à peine vingt ans plus tôt. Il faut que ça cesse ou Dieu croira que je me suis assagis avec le temps, préférant l'humanité à ma nature diabolique.

Tue-les tous.

Jusqu'au dernier, pas un ne survivra. Toi, avec tes baguettes et ta batterie, tu mourras d'un infarctus, un rythme régulier qui cesse enfin de me faire chier. Toi, avec ta basse ridicule et ton air suffisant, tu mourras d'une infection si honteuse que tu n'oseras en parler à ton docteur que bien trop tard dans la progression de la maladie. Et toi, ma douce, tu mourras comme toutes mes promises, en suffoquant le sang qui remonte dans ta trachée. Aucun médecin n'aurait pu savoir que le mal qui te rongeait était celui qui t'accompagnait à tes rencards hospitaliers.

Et Dieu les accueillera dans son troupeau.

Je me rasseois dans les draps, sans trop savoir ce que m'évoque cette figure frêle étendue morte auprès de moi. Suis-je donc devenu si diffèrent face à la mort, aussi nouvelle soit-elle? Que m'ont fait ces années pour que je ne m'amuse plus autant qu'avant en provoquant souffrance et agonie chez les autres? Je l'ignore.
Je baisse les yeux vers la tâche rougeâtre qui a souillé les draps alors que le son de ses étouffements me hante encore. J'appellerais les pompes funèbres demain. Ça peut attendre.
Toutes ces années à fréquenter les humains, de la Renaissance à aujourd'hui, à les regarder batifoler depuis la naissance du monde... Et pourtant je finis par me lasser d'eux. L'Enfer me manque sûrement, je devrais sans doute y retourner quelques temps. La Bouche est encore ouverte à la Nouvelle Orléans, sans doute l'occasion pour moi de délaisser l'Angleterre pour retourner en Amérique. Je me déciderais une fois sur place entre rentrer ou rester.

Mais à qui je veux faire croire que je rentrerais en Enfer...

Je prendrais un appartement minable, je retrouverais la scène, et je fréquenterais de nouveaux mortels. J'aurais la parfaite vie tranquille d'un habitant de la Nouvelle Orléans. Je dirais bonjour à mes voisins, je paierais mes factures, et je m'attristerais de voir la maladie évoluer de plus en plus rapidement chez mes plus proches connaissances.

Ainsi soit-il.


Test RP
Tu ne tueras point...

Mais Dieu, lui, ne s'en prive pas. C'est bien pour cette raison qu'Il nous a envoyé sur terre, laissant cette bouche béante permettre aux démons de se faufiler dans son précieux troupeau. J'évolue entre eux, comme un humain banal, normal, innocent. Un sweat noir, capuche sur la tête, et des breloques qui pendent à mon cou. Je déambule dans les rues de la Nouvelle Orléans, un rictus candide aux lèvres. Ma guitare sur le dos et ma montre en poche, je me fraye une voie au milieu de la foule venue fêter le Carnaval.
Dans ce charivari festif, je passe inaperçu. Je lève les yeux vers quelques proies potentielles, reluquant de haut en bas des courbes humaines que je sens faibles. Peu d'humains se doutent de la fragilité de leur condition, de l'aspect éphémère de leur existence. Je suis né démon, je le resterais. Moi, je ne suis pas un frêle petit humain, même si mon corps actuel en donne l'illusion.

Je vaux mieux qu'eux.

Quand je m'extirpe enfin de la foule, je suis devant un immeuble refait à neuf. Une fois dans le hall, ce n'est plus aussi récent, mais ça a son charme. J'en viens presque à espérer voir un rat courir ventre à terre entre les couloirs. Si j'osais, je me prendrais même à rêver que ce rongeur soit porteur de la peste.
Mon appartement m'attend, quelques étages plus haut, dans ce pittoresque bâtiment. J'ai abandonné Londres pour ce palace que j'ouvre d'un tour de clé. Sur mes papiers, je suis Français, nationalisé américain pour l'occasion. Je suis de plus en plus loin d'Asmodeus, de plus en plus proche de Bastian, né Bastian Asmodeus De Laire, mais j'ai pris le nom de ma mère, Lacroix, pour me défaire de cette généalogie aristocrate. Quand j'étais à la cour des rois, ça faisait chic. En devenant révolutionnaire, un peu moins. Et avec les siècles, j'ai gardé ce nom parmi les humains.

Et elle, c'est quoi son nom?

Je tourne la tête vers cette inconnue sulfureuse qui vit au bout du couloir. Cheveux défaits dans un chignon lâche, t-shirt trop large, pas de maquillage. Mais on devine à son allure qu'elle met le paquet quand elle doit voir cher et tendre.
Nos regards se croisent, je fais un geste de la main en souriant comme un candide inconnu. Elle fait de même avant de fuir chez elle, presque à regret. Je la trouverais bien plus belle avec un poumon gangréné. Mon perfectionnisme causera ma perte...
Mon chez moi m'attend, les rats imaginaires aussi. C'est délabré, un des murs de l'espace cuisine tombe en lambeaux de papier peint hideux. Je me demande comment la salle de bain peut laver quoique ce soit. La chambre pue la mort et la nicotine. Quand à la pièce principale, elle est vide, désespérément vide. Je m'allume une cigarette en ouvrant la fenêtre, baissant ma capuche alors que j'ai laissé ma guitare contre le mur.

On va bien se marrer...


Hors Jeu
Pseudo: Tu peux m'appeler Boogey.
Comment as-tu connu le forum? : En errant de partenaires en partenaires après avoir écumé les top sites... Ouais, j'ai un peu galéré, ouais.
Depuis combien de temps fais-tu du rp?: Alors... Ca doit faire dans les 8-9 ans si je me plante pas...
Impressions sur le forum: Mignon tout plein. ♥
Fréquence de connexion: Au maximum possible, en générale j'arrive à me connecter au moins une fois par jour pour passer faire coucou.
Acceptez-vous les interventions dans vos rps?: Ouaip.
Un commentaire? : Envoyez les cookies!  :rolly:




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Dernière édition par Bastian A. Lacroix le Mer 22 Fév - 19:28, édité 7 fois
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Posté le Mar 21 Fév - 22:53.
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Officiellement bienvenue Bastian ! :lamouraussi:
Bon courage pour la rédaction de ta fiche et la prise en main du contexte :heart:
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Jimmy L. Allistair
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Posté le Mar 21 Fév - 22:59.
Hello, bienvenue ici ! :heart1:


Je voudrais qu'on remonte les escaliers en courant, qu'on catapulte tous nos vêtements. Bonsoir Que tu me fasse l'amour jusqu'à l'aube et pendant deux mille ans. Je voudrais partager tes nuits j'ai tant besoin qu'on se noie dans les nuits fauves.

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Leenah M. Danvers
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Posté le Mar 21 Fév - 23:06.
Bienvenue parmi nous Bastian ♥

J'ai vraiment hâte d'en lire davantage, je suis curieuse maintenant! xD

N'hésite pas si tu as une question, le staff te répondra avec plaisir! :coeeur:

Bon courage pour la rédaction :love: (t'as vu j'ai gardé le fouet loin hein! xD)


Taking Back The Crown
Welcome to the end of eras Ice has melted back to life Done my time and served my sentence Dress me up and watch me die If it feels good, tastes good It must be mine Dynasty decapitated You just might see a ghost tonight



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Irwyn Laighléis
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Posté le Mer 22 Fév - 0:28.
Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche ♥



:huhu:


War is never over
Sometimes I don't know where this dirty road is taking me. Sometimes I don't even know the reason why. Well it's easier than just a-waitin' around to die

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Bastian A. Lacroix
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Posté le Mer 22 Fév - 1:27.
Marcy => Merci pour les cookies! :cookie:

Jimmy => Merci beaucoup!

Reagan => Merci! (Et sympa pour le fouet, délicate attention... XD)

Irwyn => Merci! Toi t'as bien retenu mon amour pour Baudelaire déjà, j'aime.


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Aaron S. Mulligan
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Posté le Mer 22 Fév - 8:13.
Welcome Baba :pedro:


Bon courage pour ta fichette



Get ready... to fight  
sign by Wiise.
     
   
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Lucas A. Duplessis
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Messages : 493 Points : 3759 Date d'inscription : 15/03/2016 Age : 32 Localisation : Là où il y a des emmerdes
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Posté le Mer 22 Fév - 12:01.
Bienvenue démon (cet avatar annonce direct la couleur xD). Bon courage pour la fiche !


Open your eyes.
don't get too close, it's where my demons hide. @ ALASKA.
 
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Black Death and Chill
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Bastian A. Lacroix
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Posté le Mer 22 Fév - 13:17.
Merci vous deux! :youloulou:


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Noah J. Forester
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Posté le Mer 22 Fév - 19:32.
Bienvenue ! Ce prénom me perturbe, c'est celui de mon frère xD

J'espère que tu t'amuseras bien avec ce perso, en tout cas :stress:
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Aedhan H. Mulligan
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Posté le Mer 22 Fév - 20:07.
Aucune raison de paniquer, tout est bon *_*

Quelle belle enflure XD Je sens qu'il promet sérieusement en jeu (il va presque devenir Favori du Régent je sens... xD)

Je te laisse le petit guide de validation! Et si tu désires, les animations en cours sont dispos, ainsi qu'un event, pour te lancer dans le bain bien comme il faut ! ^^

 
Tu es validé(e)!
Bienvenue chez les fous

   
Maintenant que tu as passé le plus dur, on te laisse un petit guide de navigation sur le forum!

   Avant toute chose, tu peux dès à présent ouvrir ton sujet de liens et de rp's. Dans la section des rp's, tu auras également accès à quelques aides pour te trouver des partenaires de jeu avec les demandes de rp's où tu auras également l'occasion de demander des sujets concoctés par l'ô dieu connard lui même! Lorsque tes sujets seront terminés ou s'ils sont malheureusement à l'abandon, n'oublie pas de les faire archiver afin de faciliter la vie du staff =D

   Tu as également à ta disposition de quoi faire évoluer ton personnage! C'est à ça que sert la boutique du forum. Tu y trouveras les évolutions typiques pour ton personnage ainsi que les demandes de phrases de rang, de changement de pseudo, d'avatars,... ainsi que les demandes de double et triple comptes! La boutique fonctionne avec des points (que tu peux retrouver dans ton profil et dans tes messages) et si tu désires en gagner, voici comment faire: gagner des points

   Tu as donc toutes les clés du divin royaume! Nous te souhaitons donc une bonne visite et de joyeux rps sur HOH! (oh oh).

   Bon jeuuuuuu  

   


In chains
Somebody break these chains. Wrapped around this heart. I don't want you leaving, I'm begging for mercy, oh to break these chains. Oh heaven help me now, Trade these shackles for a crown. And I'm on my way, way down.BY PHANTASMAGORIA


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Black Death and Chill
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Bastian A. Lacroix
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Posté le Mer 22 Fév - 20:15.
Noah => Merci! Et pardon pour le prénom du coup... XD

Aedhan => MERCIII POUR LA VALIDATIOOON! :etouffe:  Et t'en fais pas, je vais essayer de me tenir à carreau... Enfin, au début. :lover:


You'll realize I'm not your devil anymore


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Bastian ✝ Dieu serait injuste si nous n'étions pas coupables.

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