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 Rechutes (ft Edwin)

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Quinn Lucinda Marchand
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Posté le Mer 11 Jan - 19:46, vous pouvez

Rechutes
FT Edwin.

Une lourde rétrospection m'attendait. Je ne pouvais plus continuer comme ça, pas moyens. Je... J'avais essayé, oui. Peut-être beaucoup, mais pas assez fort, pas comme il fallait. Mon échec était si cuisant que j'aurais pu en pleurer. Je ne l'avais pas fait, je me l'étais interdit. La douleur, l'humiliation étaient cependant bien présentes.
Impossible de dormir, impossible de me lever.
Des mots trop anodins pour ce qui me tombait à présent dessus.

Il avait été tout d'abord question de fatigue. A force de m'agiter dans tout les sens, d'être toujours occupée à quelque chose, je m'étais fatiguée, vidée. Je me levais aussi exténuée que je m'étais couchée, le sommeil, trop retardé, se faisant absent.
Mais je n'avais pas eu le choix. Que faire d'autre pour m'empêcher de penser ? Depuis cette fameuse soirée d'halloween, depuis ce verre d'alcool sur moi, cette odeur trop bien connue, je ne pouvais plus. Je ne pouvais plus faire comme si de rien n'était. Je m'étais occupée, veillant à ne pas avoir de temps libre. Pas de tentation, pas le temps d'y réfléchir. Mais la fatigue censée m'apporter un sommeil rapide était devenue trop lourde : le repos me fuyait. Et une nuit en particulier, son absence fut douloureuse.
Je fixais obstinément le plafond de tôle, posée sur mon lit de fortune, mais mon regard, lui, était attiré par autre chose. J'étais piégée. Piégée par le souvenir, par les réminiscence de ce goût, odeur et sensation. J'avais envie d'y goûter. Juste un peu. Je le savais, pourtant. Je savais qu'il ne fallait pas, que c'était mal. Et, forte de mon abstinence, je me concentrais d'avantage sur les aspérités du matériau, pensant réussir à m'ôter de la tête la tentation.
J'avais aidé quelqu'un aujourd'hui. Rien de bien spécial jusque là, si la personne en question n'avait pas refusé de me laisser partir les mains vides. On m'avait offert une bouteille. D'alcool.
Et mes yeux retombaient encore et encore sur le liquide et son contenant, inlassablement. Jusqu'à ce que la bouteille disparaisse et que la tôle s'écarte sur un ciel rose bonbon. J'avais froncé les sourcils, puis haussé les épaules. Bon. Le ciel était devenu rose. J'avais tâché de dormir quand même : après tout, il était toujours là, pas besoin de s'inquiéter.
Je n'avais pas réagit du tout, quand, quelques heures plus tard, je demandais très sérieusement à un chien errant de quitter ma pièce, pour que je puisse dormir. Il avait évidemment refusé : le ciel n'était plus rose. J'avais haussé les épaules en lui promettant que s'il posait ne serait-ce qu'une patte sur le matelas, je le jetais dehors. Il avait proposé de me chanter une berceuse danoise, parce qu'elles font dormir, je n'ai pas répondu et il s'est couché devant la porte, comme pour en garder l'entrée. Il n'est pas parti et pourtant, quand je me suis retournée pour lui demander l'heure, il n'était plus là. J'ai enfoui ma tête dans mon oreiller pour réprimer un vertige. Quand je me suis levée, plus tard, le chien n'avait toujours pas reparu, mais il devait avoir vidé la bouteille en passant, vu qu'elle était vide, et même son contenant avait été brisé après coup. Je l'avais injurié, ce sale profiteur qui ne pouvait même pas faire attention à l'endroit où il posait ses grosses pattes. Ca m'appendrai à offrir l'hospitalité à des animaux pareils !
Le lendemain, j'étais fatiguée et comme courbaturée. Je me rappelais mon drôle de rêve et me levais, la bouche pâteuse. Mon regard rencontra la carcasse de la bouteille. Je la jetais aux ordures rapidement, le souffle court. Plus tard, j'oubliais son existence.

Je ne pouvais pas avoir bu. Pas moyen. Donc comme tout allait bien, je continuais de m'occuper et de maintenir au possible mon train de vie. Jusqu'à la prochaine crise.
Je ne me suis pas vue dérailler, cette fois. Le ciel n'était pas rose, comment aurait-il pu l'être ? Il avait toujours été jaune, c'était tout. Tout aussi jaune que ce chien. Un autre, pas celui de l'autre fois. Lui, il était poli, et très gentil. Il avait frappé avant d'entrer, et m'avait offert du thé. Maintenant, il dormait, à côté du lit, tandis que je clouais un morceau de bois à un autre, comme il me l'avait demandé.
Sauf que je ne me rappelais pas avoir de marteau. Qu'importe, je clouais. Et le ciel était beau et rose.
Réveil difficile. Douleur intense dans mon bras, je ne me sens pas de me lever. Il le faudrait pourtant. Impossible de retrouver ni le chien ni la planche. Pas de thé en vu non plus. Je décidais d'attendre un peu, il devait être occupé. Quand je me réveillais, il était déjà tard. Je me levais légèrement, vacillais, retombais sur mon bras, me trouvait sonnée par la douleur. Je finissais par y jeter un coup d’œil ; vomissais.
Je ne sortais que le lendemain, me sentant misérable. Le plâtre était sale, fêlé et rougit. Là, je tâchais de m'adonner à mes activités quotidiennes, me disant que la douleur passerait, comme le reste.
Seulement, elle allait en s'amplifiant. Je grimaçais et m'arraitais de plus en plus souvent, jusqu'à ce qu'on me recommande fermement un spécialise. " Bien, j'irais. " Pourquoi ces mots ? Je ne les avais pas voulu, je ne pensais même pas ce que je disais. Mais, au final, j'étais bien là, devant l'habitation du médecin en question. Une nuit de plus à m'endormir la tête dans l'oreiller, dans le vertige, la douleur et la peur. La peur d'être rendue folle par la douleur, douleur qu'on finisse par me dire que le chien que je recherche et dont j'ai parlé à plusieurs personnes ne sorte de ma tête. Là, j'avais un peu pleuré. Puis je m'étais rendue plus présentable - moins flippante, même si mon état devait faire aussi peur aux autres qu'à moi : pâleur, cernes, visage émacié crispé par la douleur, tremblements et divagations fréquents et j'en passe.
Je respirais un grand coup et frappais trois petits coups.

- Bonjour, j'espère que je ne dérange pas..



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Quinn ξ Edwin

Dans un silence de mort, je range méticuleusement le matériel médical que j’ai été acheter et, soyons parfaitement honnête, partiellement volé à l’hôpital du coin. Compte tenu de la situation actuelle et malgré le fait que j’ai été viré de l’établissement pour comportement soi-disant abusifs il y a des années de cela, ils me laissent un accès minimal à leurs ressources. Cela ne me coute pratiquement rien comparativement au prix réel du matériel et des appareils que je grappille chez eux à chacun de mes passages. Dans les premiers jours précédents la catastrophe, ayant moi-même eu besoin de soin mais m’obstinant à aider, j’avais passé quelques semaines à travailler sur place. Mais, rapidement, il a été une évidence pour tout le monde que le directeur de l’hôpital ne voulait en aucun cas que l’on puisse relier son établissement à mon nom. Peut-être qu’insulter sa femme en face de lui n’avait pas été l’acte le plus intelligent de ma vie mais cette grognasse l’avait amplement mérité. J’ai cependant de la chance dans mon malheur. La situation étant ce qu’elle est, j’ai un accès restreins à leurs stocks. Je n’ai bien sûr pas le droit de toucher à tout. Il y a d’ailleurs certaines denrées que je ne peux pas stocker chez moi. Tout simplement parce que je vis dans un taudis qui tient à peine debout. J’ai plus d’espace à moi que n’importe qui d’autre dans le coin mais je suppose que c’est ce que l’on gagne quand on est insupportable de base, un passif d’alcoolique et une saloperie d’ancêtre qui vous hante et vous pourri la vie. Avoir un peu plus d’espace pour ainsi me permettre d’accueillir et de veiller un blessé, c’est pas de trop. Après tout, je ne travaille pas dans une infrastructure stable et aseptisée, moi. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que je range mon butin dans ce qui me sert d’armoires et d’étagères. Ma boite de premiers secours est à nouveau pleine et j’ai de nouveau de quoi pouvoir faire des transfusions de sang. Ce qui n’est pas négligeable quand on sait que je n’ai pas la capacité de stocker des poches de sang ici. Étant donneur universel, on va dire que je fais office de poche de sang de secours… Dans une moindre mesure, bien sûr. La dernière fois, Irwyn était là et j’avais détesté devoir me montrer dans cet état en face de lui. La prochaine fois, je le foutrais à la porte avant. Dans un geste souple, je décroche le fenouil que j’ai mis à sécher pour aller le déposer dans mon stock d’herbes en tout genre. J’ai réussi à m’occuper de ça plutôt discrètement, je ne voudrais pas que Dàibhidh se rende compte que je prépare de quoi rendre l’entrée à mon domicile presque impraticable à tout esprit. Voir ma porte d’entrée fermée à sa sale gueule de rat, c’est tout ce que cet enfoiré mérite après tout. Je jubile en observant les stocks de sel que j’ai fait aussi. Le sel fonctionne très bien au naturel mais par précaution, je dois encore le charger en énergie protectrice si je veux m’assurer que quelques grammes de sel à quelques endroits stratégique du taudis dans lequel je vis soit suffisant pour repousser l’ectoplasme un peu trop collant à mon gout.

Je manque ne pas entendre les quelques coups toqué à ma porte tant ils sont timide. Un moment, je relève la tête, sourcils froncés, prêt à insulter le spectre qui est probablement encore venu me hanter. Depuis notre discussion au bayou, je me suis montré plus strict et fermé avec lui. Mais depuis cette discussion, je ne suis pas sûr de vouloir encore prendre des pincettes avec lui. Cependant, rien ne vient. Je me dis un moment que j’ai dû rêver avant que mon regard ne se pose sur la porte d’entrée. Non… ? Personne ne vient jamais me voir. Ou du moins, personne avec une poigne aussi timide. Je suis connu pour être un râleur et pour être désagréable. Les gens timides ne viennent pas me voir. Si ça touche à la magie, ils se tournent vers d’autres sorciers de l’Audito Mortis et si c’est pour des soins, les gens préfèrent trainer leur carcasses jusqu’à l’hôpital. J’abandonne donc le bordel médical qu’il me reste encore à ranger et je boite jusqu’à la porte. Curieusement, j’ouvre lentement la porte, ne m’attendant pas vraiment à grand-chose. Pourtant… Pourtant, il y a bel et bien quelqu’un derrière ma porte ! Surpris, j’observe la jeune femme. Un bras dans le plâtre, teins blême, regard cerné, de léger tremblements. Encore trop tôt pour dire si elle est là pour mes dons de médecins ou de wiccan ou même savoir quel mal la ronge. Avec l’ouverture de la bouche de l’enfer dans le coin, on ne sait plus vraiment dire. « Bonjour, j'espère que je ne dérange pas… » Je retrousse le nez, le naturel revenant au galop. « Les gens me dérangent toujours. Entre. » Certains trouvent qu’une honnêteté presque radicale est un problème au quotidien, que parfois de gentils mensonges pour arrondir les angles ça permet de mettre tout le monde à l’aise en société. J’emmerde ces branleurs et leurs concepts. J’ai consacré ma vie à rétablir l’équilibre naturel, puis à sauver des vies. Est-ce que la société et la vie me l’a rendu ? Non. En plus, même ce genre de mensonges de ‘bonne société’, je suis incapable de les proférer sans que ça ne soit visible. Autant être directement honnête. Ça évite les quiproquos. Je m’efface de l’entrée et je la laisse me suivre à l’intérieur. Boitant légèrement, je retourne à mon matériel médical, continuant de le ranger. « Qu’est-ce qui t’amène chez moi ? Je suis en général le gars qu’on vient voir quand on n’a plus d’autre choix ou quelque chose à cacher. » Ce qui est stupide compte tenu du fait que je suis capable de détecter facilement un mensonge… Mais ça, il n’y a que peu de monde qui le sait. « Si c’est pour ton plâtre, tu es une putain de petite chanceuse, je reviens tout juste de l’hôpital où je me suis approvisionné. J’ai même volé un peu de matériel à ces enfoirés pédants se jugeant trop bien pour mes services. » Je soulève une caisse contenant un appareil fonctionnant sous batterie et je la pause sur une table que j’ai improvisé avec quelques tréteaux. Je souffle sous l’effort, c’est que ce truc est super lourd ! Le chargeur de la batterie doit peser un âne mort à lui tout seul… Je me retourne ensuite pour faire face à la jeune rousse. « En tout cas, t’as plutôt une sale gueule. Mais vu le climat de merde dans lequel on vit, difficile de dire si la pâleur et les mains légèrement tremblantes sont un signe de mal nutrition ou d’autre chose. De même pour tes cernes. Troubles du sommeil ou bien simplement difficulté à dormir à cause des événements récents ? Et, putain, j’ai même pas encore parlé des problèmes de santé que le surnaturel peut engendrer. Alors, gamine, tu viens me voir pour quoi ? »


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Posté le Jeu 12 Jan - 22:42, vous pouvez

Rechutes
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Je ne sais pas ce que j'attends - ou si j'attends seulement quelque chose, mais mon rythme cardiaque en dit long sur ma nervosité. Je tâche de me rassurer. C'est un médecin, il doit pouvoir m'aider. Et c'est ce dont j'ai besoin, pas vrai ? De l'aide. Les secondes passent, je me demande s'il est seulement là. Je me suis peut-être arrangée pour le louper. C'est certainement la seule raison de ma venue... Pas l'hospital. Tout, mais pas là-bas. Je ne suis pas en assez bon état pour y pénétrer en tant que cliente. Non, avec.. mes, hum, problèmes, il y a de fortes chances qu'on ne me laisse pas sortir de sitôt. Je déglutis, fixe la porte, ma main valide tirant légèrement le bas de mon t-shirt. J'attends une minute, puis je m'en vais. J'égrène les secondes, ne sachant pas ce que je souhaite. Ralentir et attendre de voir, ou bien accélérer et prendre mes jambes à mon cou ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je crois que, quelque part, je ne me fais plus confiance pour juger des choses.
Et c'est là que je sens ce frémissement diffus que j'ai appris à redouter. Il y a quelque chose qui ne va pas. Je ne devrais pas être ici...
Non, définitivement pas, mais avant que je ne me décide, voilà la porte grande ouverte et le médecin en face de moi.

« Quinn »

Je déglutis, l'interdiction me nouant le ventre, après une moue, il me répond :

- Les gens me dérangent toujours. Entre.

J'hoche distraitement la tête tandis qu'il s'efface pour me laisser passer. La seconde qui suit, j'ai fais un pas. Le reste se suit et une fois la porte close, je me sens plus légère, mes jambes retrouvent de leur vigueur, plus de fourmillements. Je n'ose pas penser à ce que cela signifie. Non, je ne suis pas là pour ce genre de choses. J'essaie de rester concentrée, d'aller au bout de ma démarche, quelle qu'elle soit. Le médecin s'affaire et je le regarde, lui laissant de l'espace, n'ayant en réalité par osé le suivre, déjà trop intrusive selon mes propres standards.

- Qu’est-ce qui t’amène chez moi ? Je suis en général le gars qu’on vient voir quand on n’a plus d’autre choix ou quelque chose à cacher.

Ah ah. Je me crispe légèrement, ses propos étant bien trop vrais. Plus d'autres choix ? En effet, ma vie devient invivable, et de biens des façons. Mais il ne peut pas savoir. J'imagine que c'est une entrée en matière comme une autre et me concentre sur de petits éléments insignifiants. Des grains de poussières qui volettent, l'établi sur lequel il travaille actuellement. Je suis bien trop raide pour une simple visite médicale ; certaines choses planent dans l'air, rien de bon. Je n'essaie pas de sourire, ce serait bien trop faux : pas besoin de maintenir les apparences, s'il me soigne, il verra bien l'état du plâtre, de mon bras, plus besoin de faire semblant de ce point de vue-là.

- Si c’est pour ton plâtre, tu es une putain de petite chanceuse, je reviens tout juste de l’hôpital où je me suis approvisionné. J’ai même volé un peu de matériel à ces enfoirés pédants se jugeant trop bien pour mes services.

J'acquiesce silencieusement, sans pouvoir m'empêcher d'être surprise par le flot de paroles continu. J'avais entendu dire qu'il était revêche, pas qu'il était bavard. Enfin, ça ne change rien à la raison de ma venue. La douleur est toujours présente, de plus difficile à ignorer, d'ailleurs. Mais c'est bien, elle me rappelle ce que je viens faire ici, m'assure de rester jusqu'au bout - pas que je me serais sauvée, à ce stade : il était déjà bien trop tard pour ça. Je suis rassurée, quelque part, de m'être adressée à ce qui me semble être la bonne personne. S'il a en plus de ces connaissances, le matériel, rien ne peut aller de travers, hein ? Il soulève et déplace des choses, il ne me vient même pas à l'esprit de proposer une quelconque aide (laquelle, d'ailleurs ?, avec mon bras, c'aurait été stupide). Après quoi il me fait face, et je sens que les choses démarrent à présent.

- En tout cas, t’as plutôt une sale gueule. Mais vu le climat de merde dans lequel on vit, difficile de dire si la pâleur et les mains légèrement tremblantes sont un signe de mal nutrition ou d’autre chose. De même pour tes cernes. Troubles du sommeil ou bien simplement difficulté à dormir à cause des événements récents ? Et, putain, j’ai même pas encore parlé des problèmes de santé que le surnaturel peut engendrer. Alors, gamine, tu viens me voir pour quoi ?

Je manque de m'étrangler, quelque chose d'amer sur le palais. C'était à prévoir. C'est peut-être la façon la plus abrupte qu'on a eu de me faire remarquer que je n'avais pas l'air très en forme, mais ça a le mérite d'être direct. Il ne tourne pas autour du pot. Sans pouvoir m'empêcher d'apprécier cette qualité, je me retrouve angoissée, pas certaine d'être capable de lui retourner la faveur. Pas certaine d'arriver à mettre des mots sur tout. Malheureusement, je ne suis peut-être pas en état de duper quiconque. Je tâche de réduire mes tremblements.
Par où commencer ? Il n'a pas idée combien je cumule, depuis un certains temps. Mais je suis venue pour un élément en particulier.

- Pour mon bras.

Je ne peut m'empêcher d'accompagner mes paroles d'un léger geste vers l'avant, désignant le plâtre. Court, mais efficace. Enfin je l'espère. Quoique. Je ne parle peut-être pas assez. Je devrais certainement lui expliquer. Mais que dire ? Que je ne me souviens pas de grand chose, à part de la nécessité de clouer une planche pour quelque chose qui n'existe pas ? Que j'ai certainement utilisé mon bras en guise de marteau (à priori jusqu'à en fêler mon plâtre et m'abîmer d'avantage le bras)  ? Non.

- Je.., le plâtre s'est abîmé et mon bras.. La douleur ne fait qu'empirer depuis.

D'où un paquet d'autres choses. Je ne m'attends pas à ce que la douleur disparaisse, mais s'il pouvait faire en sorte qu'elle réduise au lieu d'augmenter, j'imagine que je ne serais plus au bout du rouleau. Disons plus à ce stade-ci.



:bril:  Le gif est superbe puis ta réponse est parfaiiite ! Prends ton temps pour répondre, je suis loin d'être aussi rapide d'habitude (si ça peut te rassurer ^^), j'ai juste eu du temps libre cette semaine !


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Posté le Mar 17 Jan - 8:44, vous pouvez

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Quinn ξ Edwin


Les bras croisés, j’attends une réponse de ce qui pourrait bien être ma première vraie consultation depuis un moment. Depuis l’ouverture de la bouche de l’enfer, je me fais plus la sensation d’être un médecin urgentiste qu’autre chose. Elle semble hésiter. Jamais bon signe. Je n’ai pas pratiqué longtemps avant de me retrouver dans ce trou avec une partie de moi en moins mais je sais par expérience que les gens ont tendance à mentir à leur médecin. Parce qu’on est trop honteux de dire qu’on s’est coincé le dos pendant un ébat sexuel, parce que ça nous met trop mal à l’aise de dise que ce poignet tordu n’est pas l’œuvre d’une mauvaise chute mais d’un mauvais traitement conjugal, parce que c’est plus facile de mentir à cette personne qui est juste là pour nous retaper et nous remettre en forme sur le moment. Autant soigner les symptômes et pas la source, n’est-ce pas ? En silence, j’observe la jeune femme, je détail son visage sans trop de pitié pour elle. Si elle a eu mon adresse, elle savait à quoi elle s’exposait en venant me voir à la place d’une visite à l’hôpital. Je ne compte pas lui rendre la vie plus facile parce qu’elle a l’air jeune et totalement perdue. Alors je la dévisage, attendant de voir s’il s’agirait de l’un de ces nombreux menteurs ou si, pour une fois, je vais avoir quelqu’un d’honnête sur comment il a fini chez moi. « Pour mon bras. » Les mots percent l’air. Je fais la moue. Je ne m’attendais pas à ça. Du tout. D’habitude, les gens commencent à expliquer la raison du pourquoi du comment ils ont fini chez moi. J’ai droit à tout le pedigree. J’ai droit au nom de la femme, de la sœur, du frère, du fils et même du chien. Parce que, c’est bien connu, savoir que Fiddo est une brave bête, ça va changer le diagnostic. Ici, juste trois mots… Pour mon bras. Je lève un sourcil, intrigué par la jeune femme. Soit j’ai affaire à un cas rare de personne n’appréciant pas s’étaler sur son quotidien, soit elle essaye de me mentir par omission. On verra bien ce que cela dit. En dehors de l’Audito Mortis, je ne suis pas vraiment connu pour mes dons en ce qui concerne le fait de déceler un mensonge quand j’en entends un. Il serait malvenu de le crier sur tous les toits en même temps. Peut-être que j’aurais pu faire quelque chose de ce don dont Cernunnos m’a probablement béni à ma naissance. Peut-être aurais-je pu être négociateur ou encore policier. J’aurais fait un super flic avec ma capacité à détecter les mensonges. Aucun interrogatoire ne m’aurait résisté. Aha… Si seulement… Si seulement je n’étais pas tombé naïvement amoureux de la médecine. Maintenant, je me retrouve à devoir écouter les mensonges de mémé-bayou qui n’ose pas me dire que si son genoux est ouvert ainsi, c’est simplement parce qu’elle a fait une mauvaise chute. Ils ont bon dos les esprits depuis l’ouverture de la bouche…

« Je… Le plâtre s’est abîmé et mon bras… La douleur ne fait qu’empirer depuis. » Je soupire lourdement alors que je me détache de mon meuble pour m’approcher de la jeune fille. « Un plâtre ne s’abîme juste pas comme ça. Tu me caches des choses, gamine. » Je suis curieux de voir comment elle va réagir. Comme un chat resté enfermé trop longtemps seul, je joue avec la petite souris qui vient de s’infiltrer chez moi. Après tout, ce n’est pas vraiment comme si j’avais mieux à faire. C’est peut-être un comportement de con de ma part… Probablement même. Mais ce n’est pas comme si j’en avais grand-chose à faire dans le fond. Ma réputation de connard arrogant est déjà faite. Autant leur donner une raison de parler sur mon dos. J’attrape le plâtre avec une délicatesse qui ne colle pas avec mes paroles sèches et distantes. Je le détaille en silence, le faisant tourner pour l’observer. Effectivement, ça doit lui faire un mal de chien. Je suis peut-être le dernier des trous-du-culs de la Nouvelle-Orléans mais je reste avant tout un médecin qui a prêté serment. Et en tant que wiccan, un serment a toujours beaucoup d’importance. C’est quelque chose que l’on respecte. Je me retrouve un peu coincé entre mes croyances et le fait que j’ai juré de sauver un maximum de vie que possible mais eh… Personne n’est parfait. « Tu as massacré ce plâtre ma parole… Tu t’en es servi pour faire levier sur quelque chose ou quoi ?! Ça doit te faire un mal de chien. Tu l’avais depuis combien de temps ? Et depuis combien de temps est-il dans cet état ? » Il est important de savoir tout ça. Si elle a attendu longtemps avant de venir me voir, il se pourrait que je doive à nouveau briser l’os pour qu’il puisse se ressouder à nouveau mais dans le bon axe. « De toute manière, je vais devoir te le retirer. Je ne suis pas sûr d’avoir le matériel pour t’en faire un nouveau ici. Ce genre de truc, c’est sensé se faire à l’hôpital, pas chez moi. Franchement, les gens de la Nouvelle-Orléans n’auront de cesse de m’étonner par leur stupidité crasse. » C’est plus fort que moi, je recommence à pester dans ma barbe alors que je m’éloigne de la jeune femme pour aller déballer le matériel tout neuf que j’ai volé à l’hôpital. « Pose ton cul là et le plâtre sur la table. Je vais pouvoir tester mon nouveau jouet. » Je commence alors à déballer le matériel et à l’assembler, prenant mon temps. « Alors… ? Tu t’es fait ça comment ? Tu t’es servi de ton plâtre pour empêcher une porte automatique de se fermer ? T’avais rien de mieux pour servir de planche pour tes travaux ? Parce que j’ai jamais vu quelqu’un réussir à abimer autant un plâtre, même volontairement. Même les cons qui essayent de se le retirer tout seul se l’abiment pas comme ça. »


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Posté le Mar 17 Jan - 23:07, vous pouvez

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J'ai du mal à m'empêcher de grimacer, à croire que je le fais déjà depuis trop longtemps. Le plus gros est fait. Enfin c'est ce que j'essaie de me dire. Je sais très bien que ce n'est pas le cas et que je la guérison complète de mon bras est très très loin. J'ai même peur, qu'avec mes.. mes bêtises, j'en garde des séquelles. Il a beau être qualifié, il n'est pas non plus magicien. Je baisse la tête, frustrée.
Et si.. Je n'ai pas envie de penser à ce genre de choses. Non, et pas maintenant. Pourtant, c'est bien ce que je suis en train de faire. Et si ça recommençait ? Et si c'était pire, la prochaine fois ? Je ne vais pas pouvoir me pointer tout les trois jours avec un plâtre fêlé. J'ai la gorge nouée et la bouche sèche. Je tâche de m'ancrer dans le présent, le futur m'hérissant les poils des bras. Non, décidément pas le moment pour ce genre de choses. Le médecin s'approche et je fais taire la petite voix qui m'implore de reculer, de fuir. Je n'ai pas fait tout ça pour rien. Maintenant que je suis là, je reste. Et jusqu'au bout.

- Un plâtre ne s’abîme juste pas comme ça. Tu me caches des choses, gamine.

J'hésite trop sur une éventuelle réponse et abandonne, lui offrant finalement ce que j'ai de plus vrai : l'honnêteté de mon silence. Je m'efforce de ne pas réagir quand il s'enquiert de l'état du plâtre, parvenant même à ne faire qu'une légère grimace, palissant peut-être du même coup mais qu'importe, faire plus est au dessus de mes forces. Je suis des yeux ses doigts et me rend compte que même pour ça, je me suis menti. Encore une fois, je nie l'évidence. Mon coeur se serre tandis que je constate avec effroi où je suis tombée. Si bas que je ne me rends plus compte de mes propres mensonges. De mes propres dénis. Comment la douleur aurait-elle pu s'atténuer avec le temps ? Ce qui est censé maintenir mon bras est fichu. Pire que fichu, même, vu qu'il réveille et amplifie la douleur.

- Tu as massacré ce plâtre ma parole… Tu t’en es servi pour faire levier sur quelque chose ou quoi ?! Ça doit te faire un mal de chien. Tu l’avais depuis combien de temps ? Et depuis combien de temps est-il dans cet état ?

Je grimace cette fois pour de vrai. Il va me falloir répondre et... ce que j'ai à dire ne me plaît pas. Le pire, c'est que je l'ai cherché. Mais je n'avais plus le choix. Enfin.. il me laisse le temps d'y réfléchir un peu et je profite de ces quelques secondes de répits, frileuse tout à coup de me jeter à l'eau, avare des détails. La seule chose sur laquelle je pourrais être franche est la douleur, mais, quelque part, je m'en blâme bien trop pour cela. Je me refuse de me plaindre. Puisque c'est ma faute, ma punition. Je le mérite.

- De toute manière, je vais devoir te le retirer. Je ne suis pas sûr d’avoir le matériel pour t’en faire un nouveau ici. Ce genre de truc, c’est sensé se faire à l’hôpital, pas chez moi. Franchement, les gens de la Nouvelle-Orléans n’auront de cesse de m’étonner par leur stupidité crasse.

J'hoche doucement la tête, n'appréhendant finalement plus autant : c'est la preuve que je n'en peux plus. Je me sens évidemment visée par l'attaque et résiste à la tentation que représente le bas de mon t-shirt. Je savais plus ou moins à quoi je risquais de me frotter, j'ai fais mon choix. Je supporterais donc, si possible la tête pas plus basse qu'en entrant. Il s'éloigne et je respire plus librement, le poids de mon silence coupable s'atténuant sans la pression de son regard - malgré une gorge de plus en plus serrée. Je n'aime pas ce que je suis en cet instant. Je me sens faible et lâche. Et je.. Je n'aime pas la tournure que prennent mes pensées.
J'ai honte, j'ai mal et je m'en veux.

- Pose ton cul là et le plâtre sur la table. Je vais pouvoir tester mon nouveau jouet.

J'hausse un sourcil et suis ses instructions, perplexe mais plus vraiment concernée par cette partie de mon corps. A croire que je suis passée à "advienne que pourra". C'est peu reluisant. Je suis peu reluisante. J'ai maintenant affaire à son dos et je dois dire que je le trouve moins... moins sceptique et moins scrutateur. Je me sens moins jugée, moins vulnérable.

- Alors… ? Tu t’es fait ça comment ? Tu t’es servi de ton plâtre pour empêcher une porte automatique de se fermer ? T’avais rien de mieux pour servir de planche pour tes travaux ? Parce que j’ai jamais vu quelqu’un réussir à abimer autant un plâtre, même volontairement. Même les cons qui essayent de se le retirer tout seul se l’abiment pas comme ça.

Cette fois, je me l'autorise. Je baisse la tête et laisse mon regard dériver sur mes chaussures et le sol. Ma voix est basse et j'ai l'impression d'hurler. Claire mais sourde, je ne la reconnais pas, ce n'est pas mon timbre, pas mon intonation, je ne me reconnais pas à travers cette lassitude, cette résignation douloureuse.

- Ce n'est pas si loin de la vérité, au final.. Juste que.. je n'essayais pas d'enlever mon plâtre, si c'était bien une question. Je ne sais pas ce que j'essayais de faire non plus.. Enfin pas ce que j'essayais vraiment de faire. Je me suis cassé le bras quand la porte a été ouverte.. en août. Je n'ai eu mon plâtre que plus tard, ils n'avaient plus rien, à l’hôpital. Depuis, ça cicatrise mal. Je.. Pour l'état du plâtre, j'en suis à.. mon quatrième jour, je crois.

Je crois. Mon incertitude me hante. Ca pourrait être plus, je n'ai pas été très ancrée dans le.. réel, ces derniers temps. J'en reviens à l'objet du délit, le fameux plâtre que je n'ai pas loupé. Il est bien amoché. Et même si je ne me souviens que trop bien de cette nuit-là, les détails ou la logique m'échappent. Je me souviens une planche, un clou à enfoncer, mon travail pour ce faire et mes pensées à ce moment-là. Pas de douleur, pas de prise de conscience. Je clouais, voilà tout. Comment expliquer cela à quiconque sans se faire enfermer ? J'ai même peur d'essayer, d'y songer trop. Alors je me frotte les yeux de mon bras valide dans l'espoir de me réveiller d'avantage, d'évacuer la tension qui ne quitte ni ma voix ni mes muscles crispés.
J'ai tellement peur que ça recommence. Je fixe une étagère sur ma droite, me concentre sur les détails à m'en bousiller la rétine, à me rappeler à jamais de la disposition, des choses. Jusqu'à ce que la crise passe, jusqu'à ce que mes doigts ne tremblent plus. J'inspire, je me mord la lèvre et me dis que ça ira mieux. Mon regard retrouve le dos de mon médecin. Je n'ai pas le choix, de tout façon.
Je ne peux qu'aller mieux. Et là voilà, ma seule certitude. Et je ne peux plus reculer, je n'ai plus de possibilités - je suis certaine que j'en mourrais.



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« Ce n'est pas si loin de la vérité, au final... Juste que... je n'essayais pas d'enlever mon plâtre, si c'était bien une question. Je ne sais pas ce que j'essayais de faire non plus... Enfin pas ce que j'essayais vraiment de faire. Je me suis cassé le bras quand la porte a été ouverte... en août. Je n'ai eu mon plâtre que plus tard, ils n'avaient plus rien, à l’hôpital. Depuis, ça cicatrise mal. Je... Pour l'état du plâtre, j'en suis à... mon quatrième jour, je crois. » Un lapin pris dans les phares d’une voiture. Je ne vois pas de description plus juste à l’attitude de la jeune femme face à moi. Elle fixe un point de la pièce, visiblement en plein conflit interne. Je soupire lourdement. Pour ce que j’en ai à foutre des petits soucis des personnes qui viennent me voir. Je ne suis pas un psy, je suis un médecin. Je répare les corps, pas les esprits. De toute manière, personne ne voudrait de mes conseils, pas même moi. Je fais preuve de tellement de panache dans le fait de me montrer parfaitement con, distant, arrogant et colérique que je semble destiné à faire foirer toutes les relations amicales ou pas que je mets en place. Avec la délicatesse toute particulière qui me caractérise, je claque des doigts à plusieurs reprises devant son regard pour essayer de la ramener à elle. « Hey, Alice au pays des merveilles ! On se réveille. Pose ton plâtre sur la table, là. On va te retirer cette saloperie pour commencer. » Je me détourne et je vais chercher mon nouveau jouet. Ce genre de matériel se fait rare dans le coin. L’hôpital peut toujours aller se faire foutre pour que je leur rendre cette scie dernier cris. L’objet en main, je  me retourne vers ma patiente et j’appuie sur le bouton d’allumage deux fois. La scie vrombit dans l’habitacle en un bruit sinistre et un peu glauque compte tenu de l’état assez misérable des lieux. J’aurais été du genre de Dàibhidh, un sourire malsain aurait ourlé mes lèvres justes dans le but de faire encore plus peur à ce petit bout de femme. J’ai assez peu de respect pour les gens et malgré ma réputation de trou du cul à tenir, je ne suis pas non plus un sadique. Même si, effectivement, je me fiche pas mal de l’état de traumatisme dans lequel elle sera en sortant de chez moi. C’est pas mon problème. Quand on vit dans une situation comme la nôtre, c’est marche ou crève. On ne peut pas avoir le luxe de se montrer fragile et faible. Et puis, je l’ai déjà dit. Je soigne les corps, pas les esprits.

« Bouge pas. J’voudrais pas te charcuter au passage. » Des paroles pas du tout rassurantes mais honnête. Je n’aime pas les médecins qui balancent de doux mensonges pour rassurer leurs patients. De toute manière, je n’ai jamais été doué pour mentir. Raison pour laquelle je ne le fais jamais. Mais, au-delà de ça, je trouve que l’honnêteté dans ce genre de cas, si ça ne rassure pas, à au moins le mérite de garder la personne en face calme et consciente des risques. Si je me plante et que la lame mord sa chaire, ça sera sa faute, pas la mienne. Et elle en aura parfaitement conscience parce que l’aurais mise en garde à ce propos. Et encore une fois, c’est du corps que je m’occupe, pas de l’esprit. Je positionne ma lame et j’appuie sur le bouton, lançant le mécanisme. Le vrombissement devient plus sourd alors que l’appareil mord le verni du plâtre. On est partit. L’opération se déroule dans un silence relatif, la scie circulaire criant son travail dans toute l’habitation. Cela me prends plus de temps que prévu compte tenu de l’état du plâtre mais finalement, j’arrive à le retirer. Je jette les déchets dans un coin, je m’en occuperais plus tard. Je me penche ensuite sur le bras blessé que j’observe sous toutes ces coutures. Sans me montrer le moins du monde délicat, je le palpe, cherchant une réaction de douleur pour voir où est vraiment le problème. Quand j’ai trouvé la zone sensible, je la palpe plus en détail pour essayer de comprendre la facture. Pas facile de travailler sans radio… Quand j’estime avoir assez d’informations, je vais chercher mon matériel et je vais faire chauffer une décoction qui devrait aider à apaiser les os meurtris. « Ils ont fait ça comme des porcs à l’hôpital. On n’aurait jamais dû donner leur diplôme à cette bande de babouin en blouse blanche. Pas étonnant que ça cicatrice mal. T’as de la chance de t’être pointée chez moi, gamine. Si tu t’étais pas bousillé le plâtre, t’aurais gardé une faiblesse dans l’os de bras. »


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Encore perdue, je plisse des yeux pour tenter de déchiffrer une étiquette, sur un bocal. Je ne cligne pas des yeux et détourne le regard, gênée. Mes yeux sont humides, ne devraient pas l'être. Je pense trop. Je respire et mes yeux - secs, cette fois - reprennent leur inspection de l'étagère. Inspection étant un bien grand mot, mon regard n'étant fixé sur rien. Je ravale mon émotion et m'assure que rien n'en ressortira plus. C'est loin d'être le moment pour ce genre de choses.
Je sursaute quand des claquements de doigts me ramènent à la réalité. Je me mords la lèvre, gênée. J'ai divagué. Encore.

- Hey, Alice au pays des merveilles ! On se réveille. Pose ton plâtre sur la table, là. On va te retirer cette saloperie pour commencer.

Je ravale une excuse et m'exécute, me maudissant d'être si simple à troubler. Décidée à ne plus être reprise à me couper du monde, je surveille les mouvements du médecin, curieuse quelque part par rapport à la suite. Une scie ? Je ne m'attendais pas à ça, à vrai dire, mais qu'importe. La douleur pourrait m'inquiéter, ou bien juste l'objet en lui-même. A vrai dire je.. Je ne suis plus à ça près. Même en essayant de faire abstraction, la douleur est omniprésente, je vie avec elle depuis plusieurs jours maintenant. Même là, immobile, mon bras me lance. Moins puissamment que ça ne l'a été, oui, mais présente. Je suis là pour ça : être délivrée de ce trop-plein de douleur. Un vrombissement suit l'allumage de l'appareil et je suis à nouveau surprise : en parfait l'état, la machine dénote avec le reste du décor. Un frisson - d’appréhension ? d'anticipation ? - et la voilà devant moi, prête à supprimer ce à quoi je me suis raccrochée pendant les derniers mois.

- Bouge pas. J’voudrais pas te charcuter au passage.

Je me contente d'hocher la tête, réajustant alors la position de mon bras, les lèvres closes sans être serrées, ne me posant pas vraiment de questions. C'est fou mais.. je ne l'imagine pas me "charcuter". Il me l'a dit, donc, pour moi, ça n'arrivera pas. Je suis une enfant naïve, si vous vous demandez. Enfin la lame m'effleure et le travail commence. Moins de poussière que prévu et, surtout, la coupe est bien plus nette que ce à quoi je pouvais bien m'attendre. Je n'y connais absolument rien, en plâtre, et mon ignorance aide certainement à la réfutation de mes prédictions. Bientôt, mon bras est nu. Je ne cherche pas à le bouger - je ne suis pas si stupide, et, à vrai dire, je n'ose rien bouger. La douleur est stable et je crains qu'au moindre frémissement, celle-ci n'explose. J'ai l'impression d'avoir perdu quelque chose : mon membre est trop léger, me semble trop mou. C'est bête, c'est pourtant mon impression.
L'observation en elle-même est plus que supportable. Puis mon regard capte le mouvement du spécialiste et là, je serre les dents. Je me demande d'ailleurs ce que lui voit que je ne sais pas décoder : membre enflé, pas tout à fait droit et différent de l'autre. Je vois sans traduire. Ses mains s'approchent et tâtent l'objet de ma visite : je ravale un gémissement et serre l'établi de l'autre main. Pu..Putain ce que ça fait mal. Je ferme les yeux et me crispe. Je n'ai qu'une envie, me rouler en boule et attendre, comme un enfant, que tout cesse. Mais je n'ai plus seulement de volonté ou de force, je ne suis que mollesse malmenée, créature perdue et désorientée face à un mur qui m'oppresse et m'arrache des exclamations de douleurs, malgré toute la force que je mets à rester de marbre. Yeux humides et même plus, je dois bien admettre que ce que j'ai connu ses derniers jours n'était pas aussi intense que... ça. Je me mords la lèvre, rouge et fiévreuse, pas si loin que ça de défaillir. Je parviens cependant à me l'interdire et respire à nouveau quand la torture s'arrête. J'ouvre un oeil, l'autre. La douleur pulse toujours mais va en diminuant. Respiration laborieuse, saccadée. Larmes essuyées d'un revers de manche, je renifle attends la suite.

- Ils ont fait ça comme des porcs à l’hôpital. On n’aurait jamais dû donner leur diplôme à cette bande de babouin en blouse blanche. Pas étonnant que ça cicatrice mal. T’as de la chance de t’être pointée chez moi, gamine. Si tu t’étais pas bousillé le plâtre, t’aurais gardé une faiblesse dans l’os de bras.

- Ah.

Je ne sais pas bien quoi répondre, ne pouvant pour l'heure pas remercier les événements de m'avoir amenés ici. Un bras en pleine forme est cependant un atout non négligeable, j'ajoute :

- Merci.

Il s'affaire je suis son dos du regard. Plus calme, la douleur passée, je me demande un instant pourquoi ne travaille-t-il pas avec l'hospital. J'hausse ensuite les épaules : pourquoi le ferait-il ?



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« Ah. Merci. » Je ramasse mes ingrédient et je commence à les hacher sommairement. Je jette le tout dans mon mortier et je commence à écraser les plantes coupées pour en extraire le jus et commencer à en faire une sorte de pate. Quand j’estime en avoir assez, je remplis une casserole en fonte d’un peu d’eau avant d’y rajouter mon mélange de plantes. J’installe le tout au-dessus d’un réchaud de camping et je mélange la mixture à l’aide d’une cuillère en bois, essayant d’obtenir une pate la plus lisse possible. Un long silence siffle dans la pièce alors que je ne porte plus du tout attention à la jeune rousse. A quoi bon ? Elle n’a pas l’air du genre bavarde et cela mon convient largement. Au moins une qui ne va pas me raconter sa vie dans le moindre détail à peine eut-elle mit un pied chez moi. Après un long moment à ignorer totalement ma patiente, je me relève enfin, retirant ma décoction du feu pour la transvaser dans un petit bol en bois. Je ramène le bol vers elle. La pâte fume encore, il va falloir attendre que le tout refroidisse. Face à elle, je pose mes coudes sur la table, tendant les mains dans sa direction. « Fais voir ta main valide. » La rouquine obéis et ce n’est qu’une question de seconde avant que je ne me retrouve avec une main tremblante entre les miennes. J’observe en silence les légers spasmes qui agitent le membre, tournant et retournant presque avec délicatesse la main que je devine fragile dans les miennes. « Teins pâle, tremblement, cernes… Il y a beaucoup de possibilité de scénarios possible pour ces symptômes… Malnutrition, empoisonnement, manque de sommeil, crise de manque et j’en passe. Si tu te drogues ou à des fortes carences, je dois le savoir. Pas que ça ait une quelconque influence sur la pose d’un plâtre mais tant qu’à faire, autant exercer mon métier jusqu’au bout. Après tout, j’ai prêté serment. » Je relâche sa main pour mélanger encore un peu ma pâte et m’assurer qu’elle reste bien lisse. Elle est encore chaude… De toute manière, je ne m’attends pas vraiment à  la voir refroidir aussi vite. Je me penche et j’attrape un bout de bois et de la ficelle. En attendant, ça devrait faire l’affaire pour protéger son bras. « Ton bras cassé. » Ma voix claque dans l’air, sur le ton de l’ordre. Une fois son bras sur la table, je pose rapidement l’atèle rudimentaire. « Ça t’empêchera un quelconque traumatisme le temps que le baume refroidisse. » En parlant du baume, j’y retourne, le mélangeant à nouveau. Je me penche et j’hume le cataplasme pour m’assurer que je sens assez le millepertuis dans le mélange. Cela devrait au moins apaiser un peu ses nerfs traumatisés et les muscles courbaturés de son bras après tant d’inactivité. L’odeur me semblant convaincante, je me redresse et plante mon regard dans le sien. En attendant que le cataplasme refroidisse, je n’ai rien de mieux à faire que de m’occuper d’elle de toute manière… « Alors… ? L’origine de ces tremblements et de ce teins pâle ? »


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Je ne sais pas bien pourquoi mais mes membres recommencent à trembler. Enfin je le sais bien, au fond. Seulement, le moment n'est pas le bon et l'angoisse monte, sourde. Je pense m'en être sortie, jusque là. Presque, du moins. Mon apathie n'est ni bonne ni normale. Qu'est-ce qui m'arrive ? Je ferme encore un peu les yeux. Ca finira bien par partir, de toute façon. Ca le fait toujours. Je n'ai qu'à serrer un peu les dents et attendre. Plus j'y pense et plus mes membres s'agitent. Je replis mes bras contre moi et les sens tressauter d'avantage encore. Au moins sont-ils moins visibles.
Et si.. J'en ai la gorge sèche, comme bloquée. Une boule qui me paralyse et m'effraye. J'ai peur qu'à y regarder de plus près, j'y trouve l'inscription Alcools. Et je serre d'avantage mes bras contre moi. Je regrette presque d'être venue, j'ai peur. Je ne sais pas p- si, je sais. Et je sais que je ne veux pas savoir.
Pourquoi ? Hein, pourquoi ? Je n'ai rien demandé à personne, moi. Et j'essaie, je m'acharne, vraiment, vainement. J'ai envie, j'ai besoin d'aller mieux. Alors quoi, quand je rectifie quelque chose, c'est l'autre côté qui se détraque ? J'ai l'impression d'être une vieille horloge en miettes, plus bonne à rien, pas même en état de donner l'heure. Adieu petit coucou adieu ma raison, je suis démunie, je n'ai rien que mes os et cette douleur, cette peur toujours plus vive. De dérailler, encore, de faire pire, qu'on sache, que les choses continuent et empirent.
Il me tourne le dos et je soupire. Mon souffle lui-même tremble. L'instant dure sans que le temps ne passe, je suis bloquée, coincée dans mes pensées. Parler pour meubler ce foutu silence qui m'oppresse, ne rien dire, non, rien du tout, de peur de ce qui sortirais. J'ai le mot au bord des lèvres, les symptômes qui en débordent.  Je suis une sorte d'épave et le pire est que je ne suis même plus capable de le cacher.

Le médecin se tourne vers moi - trop tôt, trop tard - avec un bol qui dégage de la vapeur. Je ne sais pas comment mais je soutiens son regard.

-  Fais voir ta main valide.

Je lui tends sur le champ. Elle tremble toujours, j'ai l'espoir fou qu'il ne le remarque pas. Mais qui ne le verrait pas ? Il ne peut que le voir, mes faiblesses étalées en capitale sur le visage je reste immobile. Délicatement, il l'examine. Qu'y a-t-il à voir ? S'impliquer, ne pas s'impliquer. Je suis désolée de l'avoir, en quelque sorte, impliqué par avance. Qu'il choisisse de parler ou de ne pas le faire, il a vu, il sait. Et c'est par ma faute.. Mon choix ?

- Teins pâle, tremblement, cernes… Il y a beaucoup de possibilité de scénarios possible pour ces symptômes… Malnutrition, empoisonnement, manque de sommeil, crise de manque et j’en passe. Si tu te drogues ou à des fortes carences, je dois le savoir. Pas que ça ait une quelconque influence sur la pose d’un plâtre mais tant qu’à faire, autant exercer mon métier jusqu’au bout. Après tout, j’ai prêté serment.

Ma lèvre tremble aussi, maintenant. Je ferme la bouche. Elle n'est plus aussi serrée qu'avant. Je pense qu'il y a une issue. Un choix à faire, encore, toujours. Ses doigts lâchent ma main. Il s'affaire sans se détourner de moi, il attend une réponse. Est-ce que je peux.. Suis-je prête ? Je ne sais pas, tout devient réel, trop sans doute pour moi.

- Ton bras cassé. Ça t’empêchera un quelconque traumatisme le temps que le baume refroidisse.

Je le lui tends volontiers, silencieuse encore. Je ne suis pas tout à fait sûre de ce que je vais faire, dire, de ce qui va maintenant se passer. Je ne sais pas encore si je suis en train de chercher mes mots ou si je me suis seulement décidée.
Il s'affaire et j'en tremble - toujours. Je ne cherche pas à suivre ses mouvements, mon regard fixe le vague. Je suis mal assurée, baisse presque la tête. Le moment passe, l'heure vient. Il lève les yeux vers moi.

- Alors… ? L’origine de ces tremblements et de ce teins pâle ?

Je lève les yeux et m'immobilise. J'hoche sobrement la tête, ouvre la bouche. Je pose ma main sur le plan de travail.

- Je.., les mots se bousculent ma voix flageole. Je m'arrête, prise entre la peur, la honte et plus puissant encore : le déni. Je suis alcoolique.

Clair, net. Pas d'atténuation. Pas le pathétique "je pense que je suis.." qui me démangeait alors. Non, je sais. Je sais quel est mon problème, cette fois. Je serre mon poing, impuissante, incapable de rien.

- J'essaie d'arrêter depuis.. plusieurs mois - au moins six, presque huit. Je pensais que je pouvais m'en sortir, que ça irait, je n'imaginais pas... Mais je.. je n'arrive pas. Il y a des fois où je me réveille et il y a une bouteille vide à côté de moi. J'ai peur de m'endormir ou que tout recommence. J'ai.. j'ai eu des sortes d'hallucinations. Ma voix se réduit, se brise presque au fur et à mesure. Je ne me rend pas toujours compte que c'en est... Ca à l'air tellement logique, tellement vrai... C'est de cette façon que j'ai brisé mon plâtre. Je crois que ça me rend folle - ou que je le suis déjà. J'ai peur. Que ça revienne, que.. Que je perde les pédales.

J'ai l'impression d'avoir couru un marathon, ou bien d'avoir trop parlé d'un coup. C'est comme si je venais d'ôter le siphon, que l'évier se vidait. Les mots et phrases se forment et coulent en tourbillonnant, rapidement.
C'est réel, je ne peux plus me le cacher. J'ai des problèmes. Et c'est grave. Je.. Je suis alcoolique. J'inspire, baisse les yeux sans pouvoir m'en empêcher.

- Je ne sais plus quoi faire je.. Est-ce que vous pourriez m'aidez ?

Je lève les yeux, tâche de conserver le peu de contenance qu'il me reste. Je suis sérieuse au possible, presque grave. Prête à accepter un refus sans broncher, consciente que j'en demande beaucoup. Il n'a pas signé pour ça, je lui impose presque mes propres problèmes. Ce n'est pas moi mais je sais que je n'ai plus le choix : je dois me faire aider.



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